VI. — COUCHE MUQUEUSE
Couche mu- L'une et l'autre face du voile du palais sont revêtues par une membrane muqueusc. (ju(.i,ye, qui constitue comme le tégument de ce voile. (]cs deux feuillets muqiieux
DE LA DOUCHE liï DE SES DÉPENDANCES.
sont remarquables en ce que cliacun d'eux présente les caractùres de la cavité à laquelle ils appartiennent. Ainsi, le feuillet muqueux buccal conserve les carac- l'euiiiciimiitèresde la muqueuse buccale ; le feuillet muqueux nasal, les caractères de la ''"''"^i""'' 1 muqueuse nasale. Ces deux feuillets se continuent l'un avec l'autre, au niveau Feuiiietmu- , du bord libre du voile du palais; le repli muqueux qui constitue ce bord libre, ''"'î."J.°'" . dépasse en arrière les autres éléments qne nous avons trouvés dans la structure • du voile du palais; si bien que, dans l'espace d'un à deux millimètres, les deux ; feuillets muqueux sont adossés. La mOme disposition se rencontre pour la luette, . dont le sommet, quelquefois la moitié inférieure, est constituée par un repli 1 muqueux, dans l'épaisseur duquel se voit un tissu celluleux lâche, très-suscep- ' lible d'infiltration. C'est l'infiltration séreuse ou sanguine de la luette qui déter- 1 mine cette augmentation de longueur connue suus le nom de luette tombée. Je ( dois faire remarquer la grande différence qui existe, sous le rapport de la sensii bilité et de la susceptibilité inflammatoire, entre la muqueuse du bord libre et la muqueuse du bord adhérent du voile du palais.
vu. — VAISSEAUX HT NERFS.
Trùs-mullipliées eu égard à la petitesse de l'organe, les artères viennent de la Arières.
palatine supérieure, branche de la maxillaire interne, de la palatine inférieure, i branche de la faciale, et de la pharyngienne inférieure. Les veines doivent être
distinguées en : i° celles de la face supérieure du voile du palais, qui vont se
rendre au plexus delà fosse zygomatique, avec les veines postérieures de la pitui- ! taire; 2° celles de la face inférieure, beaucoup plus nombreuses, qui se jettent
dans la iugulaire interne ou dans une de ses branches d'origine. Les vaisseaux
lymphatiques, également disposés sur deux plans, se rendent aux ganglions lym • : phatiques qui occupent l'angle de la mâchoire.
Les nerfs viennent des rameaux palatins, qui émanent du ganglion de Meckel
et du glosso-pharyngien. Le corps charnu du péristaphylin externe reçoit son
nerf de la racine motrice du trifacial.
DÉVELOPPEMEN'l'.
Il n'est plus possible aujourd'hui de mettre en doute la formation du voile du oéveioppepalais par deux moitiés latérales, qui se réunissent plus lard sur la ligne médiane ; mode de formation qui explique les cas de bifidilé et delà luette et de ce voile. Cette bifidilé coïncide tantôt avec la bifidilé de la voûte palatine et de la lèvre, et tantôt en est indépendante.
ff. — IS*GKS.
Le voile du palais est une soupape contractile, qui remplit des usages Irèsimportanls, relatifs à la déglulilioii, à la succion, i\ l'ai liculation des sons et à la modulation de la voix. Il jouit de deux mouvements : l'élévation et l'abaissement. L'élévation porte sur la portion musculeusc, et nullement sur la portion aponévrotique; elle ne peut jamais être assez considérable pour que le voile soit renversé de bas en haut. L'abaissement peut être porté jusqu'.'l l'occlusion de l'isthme du gosier par le rapprochement du voile du palais, des piliers antérieurs et de la base de. In langue. La contraction des pharyngo-staphylins, muscles curvilignes,
.SPLANCIINOLOUH!].
I" Dans le sens vertical ; 2" Dans le sens transversal .
Situation.
Forme .
Volume.
Kace interne.
Trous dont elle est
criblée.
peutOlio porl(5c justju'au coiilact des piliers posli^rieurs, cl par conséquent jusqu'à l'occlusion de la portion i)uccalc du pharynx. Lu luette jouit de mouveaienls
indépendants de ceux du voile du palais, i'ar la tension de son aponévrose, li' voile du palais résiste à la fois et à l'élévation et à l'al)aisgement.
-AMYGDALES OUÏONSII.LES
On donne le nom d'amygdales {i\iM-{8aXr., amande) ou de tonsillesknna masse glanduleuse qui occupe, de chaque côté, l'intervalle des inliers du voile du palais. Leur forme est exactement celle d'une amande; leur direction est oblique en bas et en avant; leur volume est sujet à une foule de variétés congéniales ou accidentelles.
Chez certains sujets , elles existent à peine ; chez d'autres, elles remplissent l'excavation amygdalienne tout entière, et proéminent plus ou moins dans l'isthme du gosier, au point de gêner la déglutition et mémela respiration.
L'amygdale est multiple lorsque les follicules qui la composent, se sont réunis en plusieurs petites agglomérations distinctes.
Sa face interne, libre, est visible chez un individu dont on abaisse la base de la langue; elle est criblée de- trous ou lentes semblables à ceux de l'enveloppe ligtieuse de l'amande. Ces trous, plus ou moins nombreux, plus ou moins considérables, en ont souvent imposé pour des ulcérations syphilitiques, llë conduisent à de petites cellules dans lesquelles s'amasse et quelquefois se concrète le mucus.
il 10
(*) Section horizontale de la tète, passant par la commissure des lèvres. Section trausversalc des piliers du voile du palais et des amygdales. — B, bucciiialeur. — M, massétcr. — f section de la mâchoire inférieure. — Cp, constricteur supérieur. — P/, ptérygoïdien interne. — Sg, sljlo-glosse. — Stih, stylohyoïdien. — Bm, ventre postérieur du digasirique. — SfJ;i, sicrno-cléido-mastoïdicn. — S/), slylo-pharyngicn. — • \p, voile du palais. — P/j, pharyngo-staphylin. — Gs, glosso-staphylin (tous ces muscles sont divisés en travers). — I, parotide. — 2, aponévrose qui sépare la parotide des parties proTondes. — 3, grand nerf auriculaire. — 1, rameau pharyngé ilu nerf pncumo-g.islriquc. — 5, nerf glosso-pharyngieii.
6, nerf granil sympathi(iue. — 7, artère carotide interne. — J<, Ironc du nerf pneunio-gastri.)uc. — '.>, ucri
grand hypoglosse. — in, artère iiharyngienne inférieure. — Il, veine jugulaire interne. — 12, aniygilalc
DE LA BOUCHE ET DE SES DÉPENDANCES
(Fig. 27) (n.
([iii est alors rendu sous la forme de grumeaux durs et fétides, qu'on a souvent l)ris pour des tubercules pulmonaires.
Sa face externe est recouverte immédiatement par l'aponévrose pharyngienne (1), et Diédiatement parle constricteur supérieur du pharynx. Elle répond au niveau (le l'angle delà mâchoire inférieure. Une compression exercée derrière cet angle l'atteint directement, et provoque de la douleur dans le cas d'inflammation de l'amygdale. Un rapport important est celui qu'elle affecte avec la carotide inlerne; mais ce rapport est très-éloigné, excepté dans les cas, assez fréquents, où celte artère décrit une courbe <à convexité interne qui confine à l'amygdale.
En avant, l'amygdale répond au [lilier antérieur du voile du palais, i t , par conséquent, au muscle losso-staphylin ; eu arrière, au [lilier postérieur , el , par conséijuent, au muscle pharyngo-staphylin. tille déborde, en dedans,
10 pilier antérieur, mais elle est débordée par le pilier postérieur, i!\cepté dans les cas de maladie.
Structure. Les amygdales sont constituées par l'agglomération d'un certain nombre de follicules composés, qui l'ont suite aux follicules delà base de la langue et qui sont réunis par une enveloppe commune. Chacun de ces follicules pré- -ente une cavité tapissée par un prolongement Je la muqueuse buccale, recouvert d'un épi- Hiélium et garni de papilles, et une membrane
11 breuse extérieure, qui le sépare des follicules voisins. Entre la muqueuse du follicule et ! e(te fibreuse, sont disposées des capsules glan- 'Inlaires ou follicules clos, de forme arrondie ou uvalaire, de couleur blanchâtre , analogues aux follicules clos des glandes de Peyer, ou des :-'landes solitaires de l'intestin. Ces capsules i|ui ont 0'°'",2 â 0""",0o de diamètre, suivant Kœlliker, sont très-serrées les unes contre les autres, et forment une couche continue; elles
■ composent d'une enveloppe fibreuse assez
sislante, et d'un contenu liquide grisâtre, ilans lequel on distingue des cellules et des noyaux sans caractère particulier.
la membrane muqueuse revêt la surface interne de l'amygdale, et pénètre par les trous dans les cellules qu'elle tapisse.
{') KoUicule de la racine de la langue humaine. — a, cpilhélium qui le lapisse. — 6, papilles. — surface inlérieurc du follicule el enveloppe de tissu conjonctif. — e, cavité du follicule. - /, épillié- 'ni du follicule. — (/, capsule close dans répaisscur de la paroi du follicule. Grossissemenl de 30 diu- "";'.^.!'v~ ^' ''«s Éléments d'/nstoloyie humaine de Kœlliker.
) Vaisseaux de quelques capsules closes de l'amygdale de l'homme,' vus de l'inlcrieur d'un follicule. — (grossissemenl de 60 diamélres.
(I) Cette aponévrose explique pourquoi le développement de l'amygdale se fait on 'I':'laii3, et pourquoi il est sans exemple qu'un abeèa de l'amygdale se soit ouvert l'exiirieur.
Happ'irts de la face exienie.
Ses rapports avec Tarière carotide interne.
1» en avant ;
2» en arrière.
Structure .
Cellules du l'amygdale.
Vaisse(\u.>.
SPLANCHNOLOGIIÎ
Arlères.
Veines.
Vaisseaux lymphatiques.
Nerfs.
Les ar/éres sont volumineuses, eu c'igard à la pelilesse de l'organe, lilles viennent de la pharyngienne infcTieure, de la linguale et des palatines supérieure et iiift^rieure. lîUes se ramifient flans l'enveloppe fibreuse des follicules, forment autour des capsules dos réseaux serrés, et envoient des anses simples ou iiiullipIcR dans les papilles. Les veines forment autour de l'amygdale un plexus tonsillam dépendance du plexus pharyngien. Les vaisseaux lymji/uitîques vont se rendre dans les ganglions qui occupent l'angle de la m.lchoire; d'où rinflammation ou l'engorgement de ces ganglions consécutivement à l'inflammation ou à l'engorgement de l'amygdale (1).
Les nerfs lingual et glosso-pharyngien forment, en dehors des lons^illes, un plexus ou plutôt un pinceau très-remarquable, qui leur envoie quelques rameaux.