‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 19 sur 180 · C. — USAGES DE LA LANGUE · texte numérisé non relu

C. — USAGES DE LA LANGUE

La langue est un organe de locomotion.

Mouvements extrinsèques ou de totalité.

Mouvements intrinsèques.

Les mouvements relatifs à l'articulation des sons sont les plus multipliés.

La langue remplit deux usages bien distincts : 1° elle est un organe de locomotion ; 2° elle est un organe de sensibilité.

Les mouvements de la langue sont relatifs à la préhension des aliments, à la succion, à la mastication, à la gustation, à la déglutition, à l'articulation des sons et au jeu des instruments à vent.

Pour répondre à un grand nombre d'usages, la langue est organisée de manière à exercer toute espèce de mouvements.

Ces mouvements peuvent être divisés en extrinsèques et en intrinsèques.

Dans les mouvements extrinsèques ou de totalité, la langue subit des déplacements dont on aura une idée exncte par l'action isolée ou combinée de se:^ muscles extrinsèques. Ainsi, la langue est portée hors de la bouche, retirée dan* la cavité buccale, inclinée à droite ou à gauche, dirigée en haut, en bas, et dans toutes les positions intermédiaires.

Quant à ses mouvements intrinsèques, la langue se raccourcit transversalement par les fibres transversales, se raccourcit d'avant en arrière par les fibres antéro-postérieures, se raccourcit verticalement, se creuse en gouttière par le? fibres perpendiculaires, porte sa pointe en haut par les fibres longitudinales supérieures, en bas par les fibres longitudinales inférieures.

De tous ces usages, celui qui exige les mouvements les plus variés, les plus précis et les plus rapides, c'est celui qui est relatif à l'articulation des sons, dont la langue est un des agents principaux. Par cet usage, qui n'est nullement le résultat d'une conformation spéciale, la langue s'associe à l'intelligence, dont elle

(1 ) L'observation m'a démontré que l'intumescence si considérable de la langue, qui acquiert quelquefois un volume monstrueux, n'est autre chose qu'un œdème lingual ; or, l'œdème atteste la présence du tissu cellulaire séreux.

DE LA BOUCHE ET DE SES UÉPENDANCES

k-vicnt un des principaux instruments, lîlle esl l'organe d'expression le plus lia- Uiel de la pensée. Cet usage est propre à l'houime, et les philosoplics ont licieusemenl remarqué que l'articulation des sons n'était nullement le résulat de la forme et de la structure de la langue humaine, puisqu'on parvient à aire articuler trés-distinctement dessous au perroquet et à plusieurs autres fiscaux, dont la langue diffère essentiellement de la nûtre par sa conformation \torieure et intérieure, et que si, à force d'art, on pouvait arriver à faire proer à l'animal des sons articulés, l'homme seul avait la faculté de parler, parce ■ Lie l'homme seul était intelligent.

Les animaux peuvent articuler les sons;

l'homme seul parle.

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