DE L ŒSOPHAGE
dials avec la ciossq de l'aorte, au moment où elle se porte d'avant en arrii-re et (le droite à gauche pour gagner le côté gauche de la colonne vertébrale. C'est surtout dans ce point qu'on voit les anévrysmes de l'aorte s'ouvrir dans l'œ- • sophage.
Dans toute cette ru^giou, l'œsophnge est enveloppé par un tissu cellulaire séreux, extrêmement hlche et très-abondant ; il est environné par un grand nom- :bre de ganglions lymphatiques, qu'on a appelés improprement glandes œsophaigieunes. Ces ganglions, engorgés, compriment quelquefois l'œsophage au point de rendre la déglutition impossible.
Enfin, l'œsophage est longé de chaque côté par les deux nerfs pneumo-gaslriques, lesquels se placent inférieurement, le gauche, en avant, le droit, en . arrière de ce conduit, et communiquent entre eux dans toute leur longueur par ides anses ou arcades qui expliquent peut-être la douleur que cause la distension ide l'œsophage pendant la déglutition d'un corps trop volumineux.
C. Dans sa portion abdominale (si toutefois on doit admettre une portion abdoiminale), l'œsophage est en rapport avec l'ouverture œsophagienne du diaphragme, auquel il est très-solidement adhérent.
Au niveau de l'orifice œsophagien du diaphragme, on voit constamment, ainsi que l'a fait connaître M. Rouget {Gaz. médic, 1851), des fibres musculaires se détacher du bord interne des deux piliers, se porter sur l'œsophage, auquel elles •sont intimement accolées, et s'y terminer, ou décrire sur sa face antérieure des anses qui s'entre-croisent avec celles du côté opposé. Ces fibres musculaires, un peu plus pâles que celles du diaphragme, grêles et peu nombreuses, sont un irudiment, suivant M. Rouget, du sphincter œsophagien, si développé chez les
avec les nerfs pneiimo-gaslriques.
Portion abdominale.
Rapports.
Au-dessous du diaphragme, l'œsophage est enveloppé par le péritoine dans toute sa circonférence. A droite et en avant, il est embrassé par l'extrémité gauche du foie, en arrière, par le lobe de Spigel. Chez quelques sujets, la portion abdominale de l'œsophage présente 2 centimètres d'étendue ; mais cette disposition m'a paru la conséquence d'un abaissement de l'estomac.
Surface interne. Elle est remarquable 1" par sa couleur blanche, qui contraste avec la couleur rosée de l'estomac et celle de la partie supérieure du pharynx ; 2» par le froncement de ses parois, dont les divers points se touchent; 3° par des plis longitudinaux, qui sont en rapport avec le besoin d'une dilatation instantanée, l'œsophage n'étant qu'un lieu de passage.
Structure. L'œsophage, dont les parois ont environ 2 millimètres d'épaisseur, est essenliellement constitué par deux membranes cylindriques, dont l'une est interne ou muqueuse, et l'autre, externe ou musculeuse ; une couche fibreuse ou fibro-cellulcuse est interposée dans ces deux tuniques.
1° Membrane musculeuse. Elle est beaucoup plus épaisse que la tunique musculeuse des autres parties du canal alimenlairo. 11 fallait en effet que le bol alimentaire fût rapidement et énergiquement porté du pharynx dans l'estomac.
\/<i membrane musculeuse est susceptible d'hypertrophie, comme on l'observe chez des individus qui ont un rétrécissement de la partie inférieure de l'œso- .phage. Je l'ai vue présenter, dans ces cas, de 10 à 12 millimètres d'épaisseur. Chez les herbivores, dont l'œsophage travaille en quelque sorte incessamment, chez le cheval, chez les ruminants, la tunique musculeuse est encore bien plus développée que chez l'homme.
Sa couleur, rouge immédiatement au-dessous du pharynx, est d'un blanc rosé FI. 8
Surface interne.
Membrane ntnscule lise.
Son cpaissenr.
Couleur de la membrane musculeuse.
SPLANCJJNOLOGIK.
Ses deux plans de lîlires.
Kibi'cs longitudinales.
Fibres circulaires.
Premier anneau musculaire de
l'œsopliage.
Fibres striées.
Fibres lisses.
Membrane Fibreuse.
Membrane muqueuse.
Son épaisseur.
dans (oui le reste de sa longueur, mais moins pAlc que dans. la pariie du canal alimenlaire qui lui fait suite. Celle couleur esl d'un rouge vif chez les herbivores,
l-a membrane musculeusc présente deu.v plans de fil)res bien dislincls : l'un, extérieur, esl formti de fibres longitudinales réguliùremenl disposées tout autour de l'œsophage; l'autre, intérieur, est composé de fibres circulaires, où l'on cherche vainement la disposition en spirale admise par quelques anatomistes chez les animaux et chez l'homme.
Les fibres longitudinales naissent 1" de la face poslérieure du cartilage cricoïde, sur la ligne médiane, entre les deux muscles crico-arylénoïdiens postérieurs; ce sont les plus nombreuse*. Immédiatemeni après leur origine, elles divergent en éventail, pour couvrir toule la surface de l'œsophage ; 2" des parties latérales du cartilage cricoïde, par quelques faisceaux pâles et minces qui se portent en arriére et en bas sur l'œsophage. Les fibres longitudinales de l'œsophage se continuent bien manifestement avec les fibres musculaires longitudinales de l'estomac
Les fibres annulaires de l'œsophage forment une couche bien moins épaisse que les fibres longitudinales. Le premier anneau musculaire semble naître du cartilage cricoïde ; on l'a désigné sous hnom de muscle crico-œsophagien. On cherche vainement le sphincter admis par quelques anatomistes autour de l'ex Irémité inférieure de l'œsophage.
Dans la portion cervicale de l'œsophage, la tunique musculeuse ne présente que des fibres striées ou de la vie animale; plus bas, des fibres lisses ou de la vio organique se mêlent graduellement aux précédentes, auxquelles elles finissent par se substituer complètement, dans un point qui n'est pas exactement déterminé et qui présente probablement des différences individuelles.
2° La membrane fibreuse de l'œsophage, moins résistante que celle du pharynx, est lâchement unie par sa face externe avec la tunique musculeuse, très-adhérente au contraire, à la membrane muqueuse, avec laquelle elle glisse. Lllo renferme une assez notable proportion de tissu élastique et loge les ramifications des vaisseaux, ainsi que les glandules œsophagiennes.
30 Membrane muqueuse. D'après la remarque de Bichat, la muqueuse œsophagienne esl peut-être, après la buccale, la portion la plus épaisse de la muqueuse alimenlaire. Par une exception remarquable, que nous rencontrerons encore au rectum, celle membrane, unie à la membrane fibreuse, glisse sur la tunique
r\ l'Iiarvnx et œsoDbaire ouverts par la face postérieure ; on a enlevé la muqueuse. - 1, s.,mmeldc la ( ) 1 harynx cl œsopnagt J ^' éoMoHe. - 3, muscle arylénoïdien. - 4, muscle cr.co-
corne supérieure du cartdage '^y,"''^,"-„,,^f ' f ''l^'L pharyn-o-staphyli n. - I.;., conslricl. ur inférieur.
aryténoïdien postérieur. —Sp, stylo-pharyiigicn . — ip, P"" Î'V" " »l J
r, fibres circulaires de l'œsophage. - //. libres long.lud.uales.