‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 38 sur 180 · C.horion · texte numérisé non relu

C.horion

Papilles.

Couche musculeuse

Epiderme œsophagien.

Glandules œsophagiennes .

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SPLANCIINOLOGIE.

Arlèrcs.

Veines.

Vaisseaux lymphatiques.

Nerfs.

4" Vaisseaux cl nerfs. Los urlùres amophnfjiennes sont nombreuses et émaiicnl de plusieurs sources. On peut les dislinguer en cervicales, qui viennent de l'arlOre lliyroïdienne infi5rieure; en thoraciquei, qui naissent 1° dircclemonl de l'aortr, 2" des arlùres bronchiques, 3° des intercostales, et 4' quelquefois de. la mammaire interne ; en abdominales, qui proviennent de l'artùre coronaire stomachique et de l'artùre diaphragraatique inférieure.

Les veines qui naissent de la muqueuse œsophagienne, forment sous celle membrane un réseau à mailles allongées, puis travericnl la tunique musculeuse et se rendenl dans les thyroïdiennes inférieures, la veine cave supérieure, i'azygos, les mammaires internes, les bronchiques, les diaphragmatiques et les coronaires stomachiques.

I,es vaisseaux lymphatiques vont se rendre aux ganglions médiaslinaux postérieui's et à quelques-uns de ceux qui occupent les parties profondes et inférieures du cou.

Les nerfs, très-nombreux, proviennent des pneumo gastriques, qui enlacent l'œsophage dans une série d'anses successives ; à ces nerfs viennent se joindre quelques branches provenant des ganglions thoraciques.

Usages. L'œsophage a pour usage de porter rapidement les aliments du pharynx dans l'estomac. Il y concourt 1° par ses filjres longitudinales, qui le raccourcissent, 2" par ses fibres annulaires. Celles-ci se contraclenl successivement de haut en bas dans la déglutition, et de bas en haut dans le vomissement oa dans la régurgitation.*

DE L'IîlSTOMAC.

DéfiDitioii.

Situation.

Ses moyens de llxité.

Direction.

L'estojnac {venlriculus, stomachus, ^aoTrip) est un des principaux organes de la digestion. C'est cette portion du canal alimentaire qui est intermédiaire à l'œsophage el à l'intestin, ample dilatation dans laquelle. les aliments s'amassent et sont convertis en chyme.

Situation. L'eslouiac est situé à la réunion du dixième supérieur et des neuf dixièmes inférieurs du canal alimentaire. Il occupe la partie supérieure de la cavité abdominale, remplit presque entièrement l'hypochondre gauche, et s'a- 1 vance dans l'épigastre jusqu'aux limites de l'hypochondre droit. Il descend plus I ou moins dans la région ombilicale, selon qu'il est plus ou moins distendu par |

les aliments. i 11 est maintenu dans sa situation par l'œsophage et le duodénum, et par les .1 replis du péritoine qui le fi.xent au diaphragme, au foie el à la rate. Aussi l'estomac est-il moins sujet aux déplacements que- le plus grand nombre des viscères ] abdominaux. On peut même dire, d'une manière générale, que la plupart des i changements de rapports de cet organe sont consécutifs aux déplacements et aux ] changements de volume des organes avec lesquels il a des connexions. Je ne | parle pas des cas de transposition complète des viscères, ou de ces cas de vices j de conformation du diaphragme, dans lesquels on a vu l'estomac occuper la ca- 1

vilé thoracique. '

Direction. L'estomac est obliquement dirigé de haut en bas, de gauche a ^ droite et un peu d'arrière en avant. On explique, au moins en partie, par celle direction le décubitus sur le côté droit, que nous prenons le plus habituellement pendant le repos, cl le sommeil pénible, la digestion laborieuse qui accompagnent le décubitus sur le côté gauche.

DE L ESTOMAC

Les changements tie direction de l'estomac sont, d'ailleurs, dus aux mûmes causes que les cliangemenis de situation de cet organe. Ainsi, les (raclions exercées par l'intestin grêle ou par l'épiploon déplact'is, l'augmentation du volume du foie, de la rate, et l'usage de corsets trop serrtis (I) doivent nécessairement influer sur la direction de ce viscère. Il est assez fréquent de trouver des estomacs qui présentent une direction verticale.

Nombre. L'estomac est unique chez l'homme, comme d'ailleurs chez le plus grand nombre des animaux. Les prétendus estomacs doubles ou triples observés dans l'espèce humaine sont des exemples d'estomac unique, rétréci circulairement en un ou deux points de son étendue (2) : ce qui caractérise un double estomac, ce n'est point un l'étrécissement congénial ou accidentel, mais bien une différence de structure. Au reste, rien de plus fréquent que les estomacs bilocuîaires; mais celte disposition (en forme de gourde de pèlerin), que l'on observe souvent sur les animaux vivanis, au moment de la digestion, et qui est quelquefois extrêmement prononcée sur des estomacs vides, disparaît, au moins en grande parlie, lorsque cet organe est fortement distendu par l'insufflation.

L'estomac est la partie la plus volumineuse du canal alimentaire, et cela dans toute la série animale, si bien que, dans beaucoup d'espèces, chez lesquelles la ligne de démarcation entre l'estomac et les autres parties du tube digestif n'est pas aussi tranchée que chez l'homme, on reconnaît l'existence de l'estomac à la présence d'un renQemenl.

Son volume, considéré dans la série animale, est considérable chez les herbivores, beaucoup moindre chez les carnivores. L'estomac de l'homme lient le milieu entre ces extrêmes, disposition qui atteste sa destination à l'une et à l'autre espèce d'alimentalion. Du reste, l'estomac de l'homme présente d'innombrables variétés, depuis cet état de rétrécissement extrême dans lequel il ne surpasse pas en volume le duodénum, qui lui fait suite, jusqu'à cet élat de dilatation énorme dans lequel il remplit un tiers, une moitié, ou même la presque totalité de la capacité abdominale. Ces différences dans le volume de l'estomac tiennent moins à une différence originelle qu'à une structure tout à la fois éminemment dilatable et élastique, qui permet à cet organe de se prêter à l'introduction d'une très-grande quantité d'aliments, et de revenir plus ou moins complètement sur lui-même, dans l'état de vacuité.

Ainsi l'estomac est bien plus considérable chez les individus qui ont la mauvaise habitude de ne faire qu'un seul repas, très-copieux, en vingt-quatre heures, que chez ceux qui en font plusieurs, mais peu copieux; il devient énoime dans certains cas de rétrécissement du pylore. L'abstinence longtemps continuée détermine un rétrécissement tel qu'on a prétendu qu'il en résultait un frottement

(1) On ne saurait trop insister sur l'influence qu'exerce l'usage des corsets trop serrés sur la silualion et même sur la forme des viscères qui occupent la base du thorax. Aussi les changements de situation et de direction de l'estomac sont-ils plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Sœmmering avait observé, sans en indiquer la cause, que l'estomac est plus arrondi chez l'homme cl plus oblong çhcz la femme

(2) On pourrait dire, à la rigueur, que les ruminants n'ont (|u'un seul eslomac, la caillette; que les trois premiers, la panse, le bonnet et le feuillet, ne sont autre chose que des renflements de l'œsophage, dans lesquels les aliments subissent une élaboration préjiaraloire. Ln même oljservalion est applicable aux oiseaux, dont le jabot cl le gésier ne sont nullement des organes de chymilication, mais bien, le premier, un oigane d'insalivalion, et le scf:ond, un organe de triluralion.

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