‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 4 sur 180 · S1'LA.N(:UN0L0G1I · texte numérisé non relu

S1'LA.N(:UN0L0G1I

(Mandes SHilS canal

Dvaire.

niinales garnies de cellules polygonales, à noyau ceniral ou excenlrlque (//V/. S). D'autres, enfin, présentent des V(5siculcs remplies complètement d'une substance tinemcnl granulée, dans laquelle sont disséminés des noyaux qui ne paraissent pas contenus dans une membrane d'enveloppe : telle est la parotide

A côté des glandes véritables, il faut ranger un certain nombre d'organes qui se rapprochent des glandes proprement dites par une feule de caraclères, mais qui s'en distinguent par celte particularité qu'ils sont dépourvus de canal excréteur. Ici se placent en première ligne les ovaires, auxquels les trompes de Fallope consliluent un véritable canal excréteur, séparé, il est vrai, du corps glandulaire, mais contractant avec lui des relations intimes au moment de l'excrétion du produit sécrété. Cette particularité n'est pas tellementsurprcnanle qu'elle doive empêcher de considérer l'ovaire comme une glande^ attendu qu'on voit quelquefois la glande et le conduit excréteur se former isolément et ne se souder que parles progrés du développement; on conçoit dès lors que ce développement puisse s'arrêter avant que la soudure ait lieu.

Mais l'ovaire présente un autre caractère qui le différencie des glandes ordinaires, c'est sa composition. En effet, les éléments sécréteurs y sont des vésicules

parfaitemen l closes de toutesparts,

mais qui crèvent, lorsqu'elles sont arrivées à maturité , pour verser leur produit dans la trompe.

Si l'ovaire, malgré les particularités qu'il présente, est manifestement une glande, la nature glandulaire est moins évidente dans certaines productions, privées de toute espèce de canal excréteur,

tFig. 10) (••).

Follicules clos.

qui ont, avec l'ovaire, cette analogie qu'elles se composent de vésicules closes; tels sont les corps globuleux connus sous le nom de follicules dos, qu'on rencontre à la base de la langue, dans les amygdales, l'intestin grêle, où ils constituent les plaques de Peyer, et le gros intestin, où ils sont isolés; ce sont des

{•) Coupe fine d'une glande sublinguale desséchée, ramollin de nouveau dans l'eau. Dans les vcsicules glandulaires, soiil des cellules polygonales, en partie tombées. Cloisons cclluleuscs des vésiculo

glandulaires. ....

l'*) Fragment de la préparation précédenip. Iraile pari acide accliqiic

CONSIDÉUATIONS C.ÉNÉRALES.

amas de corpuscules analogues i\ ceux de la lyraphe, di'tposés dans les mailles do fibres conjonctives enlre-croisécs, sans vérilablc enveloppe bien nette; les mûmes coi pusculcs se rencontrent égiilcmcnt disséminés dans le voisinage de ces amas. Ces derniers ont leur siège dans le tissu cellulaire sous-muqueux; mais lorsqu'ils ont un certain volume, ils envahissent la muqueuse elle- môme, ou la soulèvent en saillies arrondies.

L'observation de ce qui a lieu pour l'ovaire, et l'idée que l'on se formait de la nature glandulaire des follicules clos, avaient fait admetire que ces derniers, arrivés à un certain degré de développement, crevaient pour verser leur contenu à la surface de la muqueuse, ou dans la cavité dont ils tapissaient cxiérieurement

(Fig. 11) n.

la paroi. Mais, en dehors de l'élat pathologique, on n'a jamais pu constater aucun fait annonçant celle rupture, soit imminente, soit opérée. Tout au plus serait-il permis, dans l'état actuel de nos connaissances, d'admettre que les matériaux accumulés dans l'intérieur des follicules clos travjersent par endosmose la paroi de ces derniers, à une certaine période de leur existence, sans que pour cela une rupture soit nécessaire : c'est ce qui expliquerait les difl'érences considérables que l'on observe relativement au volume, à l'abondance et à la distribution de ces follicules.

il est enfin un certain nombre d'organes que l'on a longtemps rangés dans la catégorie des glandes, bien qu'ils soient privés de canal excréteur et que l'on fût resté dans une ignorance presque complète de leur fonction. Les données de la physiologie moderne, jointes aux connexions de ces organes avec l'appareil vasculaire sanguin, les ont fait réunir dans un groupe spécial, sons le nom de glandes vasculnires SQnfjuines. Ce groupe comprend la rate, le thymus, la thyroïde et les capsules surrénales.

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