‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 86 sur 180 · I. — SURFACE EXTERNK · texte numérisé non relu

I. — SURFACE EXTERNK

Fitjure. Vue par devant et de côté, la trachée est cylindrique; vue par derrière, elle est aplatie ; en sorte qu'elle représente un cylindre dont le quart ou le tiers (postérieur aurait été enlevé. Sa surface extérieure est rude au toucher, et comme interrompue par des reliefs circulaires, qui répondent aux cerceaux cartilagineux de la trachée.

Les rapports de sa surface externe doivent être examinés lau cou et dans le thorax.

A. Rapports de la portion cervicale de la trachée. 1° En avant, elle est en rapport avec la glande thyroïde, dont l'isthme, ; quelquefois très-étroit, d'autres fois très-développé, recouvre mn nombre plus ou moins considérable de cerceaux cartilagineux. En général, le premier cerceau delà trachée est au-dessus de l'isthme. Au-dessous du corps thyroïde, la trachée répond aux muscles sterno-thyroïdiens, : dont les bords rapprochés ne sont séparés l'un de l'autre que par la ligne blanche cervicale ; elle répond, enouti'e, à l'aponévrose cervicale, au plexus veineux thyroïdien, à une assez grande quantité de tissu cellulaire libre, à l'artère thyroï- . dienne deNeubauer, lorsqu'elle existe, et au tronc brachio-céphalique, qui dé- I borde toujours un peu la fourchette sus-sternale. Tous ces rapports sont de la >plus haute importance pour l'opération de la trachéotomie.

2" Sur les côtés, la trachée est embrassée par les parties latérales de la glande thyroïde, qui lui est unie par du tissu cellulaire très-résistant; aussi, dans les ma-

(•) Sectioa horizontale de la trachée, passant par le bord d'un anneau cartilagineux. — 1, cartilage. — 2, couche glandulaire. — 3, membrane élastique et muqueuse.

(l) L'allongement et le raccourcissement de la trachée ont des limites bien plus restreintes chez l'homme que chez les oiseaux, où les cerceaux de la trachée, mus à l'aide de muscles ■ longitudinaux, se. reçoivent réciproquement, de telle sorte que, dans le plus grand raccourcissement possible, trois cerceaux rapprochés s'imbriquent au point de ne [)résenter que la hauteur d'un seul cerceau. Il en résulte que la trachée de l'oiseau peut dimiiuier des deux tiers.

SPLANCllNOLOGIK

3" Ka arrière.

Rapports de la trachée avec l'oesophage.

Rapports de la trachée dans le thorax, {"En avant;

2o En arrière ;

3" Sur les côtés.

Deux ganglions lymphatiques «ntourent la trachée.

ladies de cette glande, la portion correspondante de la trachée e.sl-ellc dt-tormée i aplatie d'un côlé à l'autre, elliptique ou triangulaire; si bien que la compression de ce conduit peut Cire portée jusqu'à la suffocation. L'artère carotide primitive et le nerf pneumo-gastrique côtoient les parties latérales de la trachée; d'où 1, possibilité de la division de cette artère dans l'opération de la Irachéotouiie. lieganglions lymphatiques, très-mullipliés, longent encore les parties latérales de ( c conduit, etpeuvent devenir assez volumineux pour exercer surla trachée une coin< pression qui intercepte la circulation de l'air. Du reste, tons les rapports de lalra-l chée, à l'exception de ceuxqu'elle affecteaveclaglande thyroïde, sefonl parTentrej mise d'un tissu cellulaire très-lâche, au milieu duquel ce canal est comme plongél

3° En arrière, la trachée est plane, membraneuse, et répond à l'œsophage, qu la déborde un peu à gauche, et qui la sépare de la colonne vertébrale. I.e nerj récurrent gauche se place dans la gouttière que forment dans ce sens latrachè et l'œsophage ; le nerf récurrent droit est postérieur à la trachée.

Les rapports immédiats de la trachée avec l'œsophage expliquent pourquoi dei corps étrangers arrêtés dans l'œsophage ont pu déterminer la suffocation et né cessiter l'opération de la trachéotomie.

La mollesse et la flexibilité de la trachée au niveau de l'œsophage ont paru^ quelques physiologistes n'avoir d'autre but que de favoriser la dilatation de ce deri nier conduit pour le passage du bol alimentaire; mais nous verrons que lescaj naux aériens conservent, en arrière, la disposition membraneuse dans des point où ils ne sont nullement en rapport avec l'œsophage. L'anatomie comparée, er montrant la trachée cylindrique chez l'oiseau, anguleuse en arrière chez le bœuf le mouton, etc., réfute d'ailleurs pleinement cette manière de voir.

B. Rapports de la portion thoracique de la trachée. Dans le thorax, la trachée oc cupe le médiastin postérieur. Elle répond : i° en avant, et de haut en bas, au sler; num et aux muscles sterno-thyroïdiens, au thymus chez le fœtus et chez l'enfanj nouveau-né; à la veine sous-clavière gauche; au tronc artériel brachio-cépha-( lique, dont l'anévrysme peut s'ouvrir dans la trachée : sa partie latérale gauchi est comme embrassée entre ce tronc brachio-céphalique et l'artère carotide pri-f mitive gauche; à la partie postérieure de la crosse aortique, laquelle repofO immédiatement sur la trachée, dans toute sa hauteur : d'où la dyspnée qui aci compagne si fréquemment l'anévrysme de l'aorte, et la fréquence de l'ouverture} de cet anévrysme dans la trachée; plus bas, à la bifurcation de l'artère pulmo-t naire, qui répond à la bifurcation de la trachée.

2° En arrière, la trachée répond à l'œsophage, qui la sépare de lacolonne dorsale)

3° Sur les côtés, aux plèvres qui forment le médiastin, aux nerfs pneumo-gasi triques et à la partie supérieure des nerfs récurrents.

Dans toute sa portion thoracique, la trachée est entourée de vaisseaux et ganglions lymphatiques extrêmement multipliés, et d'un tissu cellulaire lâcli4 et très-abondant, qui communique avec celui de la région cervicale. Ces vain seaux et ganglions lymphatiques et ce tissu cellulaire Klche constituant les rap ports immédiats de la trachée, on conçoit que l'engorgement des ganglionpuisse déterminer de graves accidents.

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