‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 120 sur 140 · ta,.. c ■ ,*, , Double arthro · texte numérisé non relu

ta,.. c ■ ,*, , Double arthro

douhle arthrodie. La tête brisée est formée par la letedu grand die.

os, réunie à l'apophyse supérieure de l'os crochu ; la cavité, également brisée, est constituée par les facettes inférieures du scaphoïde, du semi-lunaire et du pyramidal. Cette cavité, fortement échancrée en avant et en arrière, est complétée dans ces deux sens par deux ligaments : l'un antérieur, l'autre postérieur, qu'on peut appeler ligaments glénoïdiens , en ayant égard à leur position sur le pourtour de la cavité, et à leur usage, qui est d'en augmenter la profondeur.

Le ligament glénoïdien postérieur est composé de fibres Ligaments giétransversales qui s'insèrent à la première rangée, dont ils fer- rie'ur^et posiément l'échancrure postérieure. Le ligament glénoïdien antérieur, beaucoup plus épais que le premier, appartient à la seconde rangée; il se confond avec les ligaments antérieurs de l'articulation des deux rangées entre elles, et s'étend transversalement de l'os crochu au trapèze , en passant au devant du

rieur.

terne

486 ARTHROLOGIE.

col et de la tête du grand os. Indépendamment de ces deux ligaments glénoïdiens, on trouve :

Ligament an- 1° Un ligament antérieur : Cehii-ci est très épais. De la face tërieur. . , . , - , , , ,

antérieure du grand os, il s étend par rayons divergents aux

trois os de la première rangée qui forment la cavité enarthro-

diale, dans laquelle est reçue la tête du grand os, savoir, au

scaphoïde, au semi- lunaire et au pyramidal.

Lîgamentpos- 2° Un liqament postérieur, qui consiste seulement en quelteneur. . ,

ques fibres obliquement étendues des os de la première rangée

à ceux de la seconde.

Arthrodie in- En dedans et en dehors de l'enarihrose carpienne, on trouve une arthrodie. 1° En dedans, se voit l'articulation du pyramidal avec l'os crochu, articulation qui est constituée par des surfaces planes, et que fortifie un ligament postérieur, très mince, un ligament antérieur, beaucoup plus épais que le précédent, et enfin un ligament latéral interne.

Arthrodie ex- 2° En dehors de l'articulation enarlhrodiale de la lêle du grand os, se voit l'articulation du scaphoïde avec le trapèze et le trapézoïde. Les surfaces articulaires sont, du côté du scaphoïde , une espèce de tête ou plutôt une convexité allongée; antéite'u8rsmenlS du côté du trapèze et du trapézoïde, deux facettes concourant à former une concavité dans laquelle est reçue la convexité du scaphoïde. Cette petite articulation est fortifiée par des ligaments : deux antérieurs, partant tous les deux du scaphoïde, et allant se rendre , l'un au trapèze, Paulre au trapé- Deuxiigameats zoïde ; deux -postérieurs qui offrent la même disposition que

postérieurs. , , , ... ,

les précédents, mais qui sont beaucoup plus minces. Capsule sj-no- Capsule synoviale. Une synoviale unique; extrêmement lâ-

viale. '. , .

che, surtout en arrière, revêt les surraces articulaires par lesquelles se touchent la première et la seconde rangée. Mais ses prolonge- cette synoviale fournit en outre autant de petits culs de sac

ments entre les « » »

os de chaque qu'il y a d'intervalles entre les os de ciiaque rangée, c'est a rangée. , . ,

dire qu elle en fournit trois en bas et deux en haut.

Mécanisme du carpo.

Le mécanisme du carpe doit cire considéré sous le rapport Conditions rade la solidité ii sous le rapport de la mobilité. iS'68 a la so"

Les conditions favorables à la solidité, sont :

1° La multiplicité des os du carpe ;

2° L'engrènement réciproque des deux rangées ; la rangée anlibrachiale entre dans la rangée métacarpienne et réciproquement ;

3° Les nombreux moyens d'union des os de chaque rangée entre eux. Aussi le carpe résiste-t-il aux chocs les plus violents; ce qui dépend en grande partie de la déperdilion qu'éprouve la quantité de mouvement dans les nombreuses articulations du carpe.

Sous le rapport de la mobililé, on doit distinguer : 1° les conditions fa-

, ^ . . i t i vorablcs à la

mouvements qu effectuent les uns sur les autres les os de chaque mobilité, rangée; 2° les mouvements des deux rangées.

l°La mobilité partielle des os d'une même rangée les uns sur ciisspment ié-

, % . '-il i , • ger des os de

les autres est a peine appréciable, et ne donne lieu a aucune chaque rangée, considération particulière.

2° La mobilité des deux rangées l'une sur l'autre est au Mobilité re-

marquable des

contraire olus remarquable. L'arliculation enarihrodiale de la deux rangées

l'une sur l'autre.

tête du grand os n'exécute de mouvemenis qu'en avant et en arrière; les arthrodies qu'on observe de chaque côté de l'enarthrose ne lui permettent aucun mouvement de latéralité.

Mécanisme de V enarthrose carpienne. 1° Le mouvement De l'enarthrose d'extension est très borné, à raison de la résistance des liga- carP'ennements antérieurs de l'articulation.

2° Le mouvement de flexion, au contraire, est beaucoup plus £tendue d considérable; il peut être porté assez loin pour déterminer la fle°x1onment d8 luxation de la tête du grand os en arrière. Le peu d'épaisseur et la laxilé des ligaments postérieurs, ainsi que la laxilé de la synoviale en arrière, expliquent la facilité des mouvemenis de cette articulation dans le sens de la flexion. Il importe de

488 ARTHROLOGIE.

de'flexîon^ôfîa remarquer que l'enarthrose carpienne prend aux mouvements grande" partie ^e A^011 de la main une part plus active que l'articulation tion" des^deux radio-carpienne elle-même; circonstance qui est du plus haut rangées. intérêt pour l'intelligence du mécanisme du carpe.

Articulations métacarpiennes.

Séparés les uns des autres dans leurs corps, les métarcarpiens sont unis par leurs extrémités. Nous allons examiner successivement les articulations : 1° des extrémités carpiennes, 2° des extrémités digitales.

1° Articulations des extrémités carpiennes des métacarpiens.

Ce sont des symphyses ou amphiartliroses .

Surfaces arti- A. Surfaces articulaires. Elles occupent les parties latéculaires.

raies de 1 extrémité carpienne des métacarpiens, et sont en partie contiguës, en partie continues. La partie contiguë se présente sous l'aspect d'une facette encroûtée de cartilage , faisant suite à la facette qui s'articule avec le carpe. La partie destinée à être continue est rugueuse. Ligaments in- B. Moyens d'union. Les ligaments sont interosseux, dorsaux et palmaires. Les ligaments interosseux sont des faisceaux fibreux, courts et serrés, extrêmement résistants, interposés aux portions rugueuses des facettes latérales de deux métacarpiens voisins. Ils constituent le moyen principal d'union de ces os, ainsi qu'on peut s'en assurer en essayant de les séparer après avoir divisé les ligaments dorsaux et palmaires.

Ligaments dor- Les liqaments dorsaux et palmaires consistent en des fais-

saux et palmai- u l

•es- ceaux fibreux, transversalement étendus de l'un à l'autre mé-

tacarpien. Les ligaments palmaires sont beaucoup plus considérables que les dorsaux.

2° Articulation des extrémités digitales des os métacarpiens.

Bien que les extrémités digitales des os du métacarpe ne

Ligament

transverse du

soient pas articulées entre elles, à proprement parler, cependant comme ces extrémités sont contiguës , et exécutent des mouvements les unes sur les autres, une synoviale revêt les surfaces contiguës, et favorise leurs mouvements ; en outre, un ligament transverse palmaire est étendu transversalement au devant de métacarpe ces extrémités, et les unit lâchement, mais solidement, les unes aux autres. Ce ligament est commun aux quatre derniers métacarpiens. Le métacarpien du pouce en est dépourvu. On peut considérer ce ligament comme une dépendance des ligaments antérieurs des articulations métacarpo-phalangiennes, et comme destiné à établir la continuité entre ces ligaments. Du reste, ces ligaments sont extrêmement puissants et s'opposent très efficacement à l'écartement des doigts. Libres par leur bord inférieur , ils se continuent par leur bord supérieur , et avec l'aponévrose interosseuse palmaire et avec les languettes digitales de l'aponévrose palmaire superficielle. Pour mettre à découvert ce ligament et bien étudier ses connexions avec les ligaments antérieurs de l'articulation métacarpo-phalangienne, il suffit d'ouvrir les gaines fibreuses des tendons fléchisseurs des doigts, et d'enlever les petils muscles lombricaux , les nerfs et les vaisseaux collatéraux des doigts.

On peut considérer Y aponévrose interosseuse palmaire comme représentant, par rapport au corps des os métacarpiens, le ligament interosseux de l'avant-bras. On pourrait à

la rigueur considérer comme un ligament transverse dorsal, Ligament

transverse dor-

beaucoup moins fort que le précédent, le bord inférieur épaissi gai. de l'aponévrose interosseuse dorsale , laquelle se continue avec les tendons des muscles extenseurs.

Les muscles inlerosseux complètent , ainsi que nous Je verrons , les moyens d'union des os du métacarpe entre eux.

Articulations carpo-métacarpiennes.

Facettes articulaires. Ce sont , d'une part , les facettes inférieures des os de la deuxième rangée du carpe ; d'autre pan, les facettes de l'extrémité supérieure des os métacarpiens.

Aponévrose interosseuse dorsale.

690 ARTHROLOGIE.

on peut les Nous pouvons considérer toutes les articulations carpo-mé-

considérer com- A

me formant une lacarpiennes comme eonstUuant une seule et même articu'a-

seule articula- . ,

lion à- surface tion a surface brisée. L'articulation du trapèze avec le métacarpien du pouce , celle du cinquième métacarpien avec los crochu , méritent seules une description spéciale.

A. Articulation des deuxième, troisième et quatrième métacarpiens avec le carpe.

Surfaces articulaires. L'articulation des deuxième, troisième et quatrième métacarpiens avec le carpe nous présente une ligne sinueuse, qu'on pourrait peut-être assujettir à des Arthrodieser- règles de désarticulation , si cette désarticulation paraissait

rée à surface „ .' , .'.',' ',' '„.'. . , -. , .

anguleuse. offrir quelque utilité, Elle constitue une arthrodie serrée a surface anguleuse.

En procédant de dedans en dehors , l'articulation des quatrième et troisième métacarpiens avec l'os crochu et le grand os correspondants , forme une courbe assez régulière , à concavité tournée en haut; mais le deuxième métacarpien , s'articulant par une triple facette avec le trapèze, le trapézoïde et le grand os , présente une surface anguleuse.

Ce deuxième métacarpien emboîte par une surface concave

transversalement la facette concave en sens opposé du trapé-

Le deuxième zoïde , et s'articule par deux facettes latérales avec le trapèze

métacarpien en- *

tre dans le car- et le grand os , en sorte qu'il entre pour ainsi dire dans le carpe

pe.

par deux saillies anguleuses reçues dans l'intervalle des trois

os avec lesquels il s'articule: il suit de là que les articulations carpo-métacarpieunes présentent non point des surfaces concaves et convexes favorables à la mobilité , mais bien des surfaces anguleuses qui témoignent de l'immobilité de ces articulations.

Moyens d'union. Des ligaments distingués en dorsaux et palmaires , les uns et les autres très forts , très courts , très serrés , maintiennent les surfaces articulaires en rapport tellement intime , que ces articulations présentent l'immobilité des symphyses.

Ligaments dor- Ligaments dorsaux. Beaucoup plus forts que les ligaments

palmaires, composes de plusieurs couches superposées dont

les plus profondes sont les plus courtes. Pour l'articulation do

deuxième métacarpien, il existe (rois ligaments dorsaux: Aunombrede ,,,.., . trois pour le 2*

un moyen , étendu du trapezoïde a cet os; un externe, qui métacarp en.

vient du trapèze , et qui cache l'insertion du tendon du premier

radial externe: un interne qui vient du grand os : le premier

est vertical , les deux derniers sont obliques. Pour l'articulation

du troisième métacarpien, il existe deux ligaments dorsaux : Aunombrede

l'un vertical , qui vient du grand os ; l'autre oblique , qui vient eux,'our e •

de l'os crochu. Pour le quatrième métacarpien, existe un liga- m seul pour

a le 4e

ment dorsal plus long et plus laehe que les précédents.

Ligaments palmaires. Ils sont beaucoup moins prononcés Ligaments patque les précédents: ce qui contraste avec les ligaments pal-maires" maires du carpe. On n'en trouve point pour le deuxième métacarpien : le tendon du radial antérieur paraît en tenir lieu. Pour l'articulation du troisième métacarpien , existent trois ligaments : un externe qui vient du trapèze , un moyen qui vient Aunombrede

j i • ± • • t i e i v c trois P°ur le 3e

du grand os , un interne qui vient de I os crochu. Lnhn pour métacarpien. l'articulation du quatrième métacarpien , il existe un ligament palmaire qui vient de l'os crochu.

Synoviale. La synoviale des articulations carpo-mélacar- synoviale dé-

.i . • .• il -ii •!.• i pendante de la

piennes est la continuation de la synoviale des articulations du synoviale carcarpe, et se prolonge même entre les extrémités supérieures pienne' des os du métacarpe; et comme ., d'une autre part , la synoviale du carpe communique avec l'articulation radio- carpienne, on conçoit quels ravages doit produire l'inflammation , lorsqu'elle envahit quelqu'un des points de cette synoviale.

Je dois signaler ici un ligament interosseux ou latéral , qui Ligament innaît du grand os et un peu de l'os crochu , et va s'insérer au fa^f1" ou côté interne du troisième métacarpien. Il isole presque complètement les articulations des deux derniers métacarpiens , qui pourraient être extirpés avec la plus grande facilité sans toucher aux autres articulations carpo-métacarpiennes. Ce ligament interosseux latéral étant destiné au troisième métacar-

réciproque.

breuse.

A92 ARTHROLOGIE.

pien , déjà pourvu de ligaments très forts , renforce singulière* ment l'articulation de cet os.

B. Articulation carpo -métacarpienne du pouce. Cette K!ie est le type articulation bien distincte et complètement isolée des autres

des articulations

par emboîtement articulations carpo-métacarpiennes , est remarquable par la disposition des surfaces articulaires. Il y a emboîtement réciproque entre le trapèze qui est concave transversalement , convexe d'avant en arrière , et le premier métacarpien qui est convexe et concave en sens opposé. Elle est le type des articulations par emboîtement réciproque.

capsule fi- Pour moyens d'union , capsule fibreuse orbiculaire , interrompue en dehors , et que remplace même quelquefois dans ce sens le tendon du long abducteur du pouce, capsule orbiculaire qui est beaucoup plus épaisse en arrière qu'en avant , et assez lâche pour permettre des mouvements étendus dans tous

Synoviale. les sens : à cette articulation appartient une synoviale isolée dont les rapports, tous d'une grande importance , sont les suivants : 1° en arrière , les tendons extenseurs du pouce; 2° en dehors, le tendon épanoui de l'abducteur; 3° en dedans, les muscles interosseux et l'artère radiale au moment où elle pénètre dans la paume de la main pour devenir arcade palmaire profonde; k° en avant, les muscles de l'éminence thénar.

Emboîtement C. Articulation carpo-métacarpienne du cinquième mé-

réciproque im-

pariait. tacarpien. L'articulation du cinquième métacarpien avec l'os

crochu a beaucoup d'analog:.; avec la précédente. On trouve entre l'os crochu et cette extrémité supérieure , une sorte d'emboîtement réciproque analogue à celui qui existe entre le premier métacarpien et le trapèze. En outre , une sorte de capsule orbiculaire, très forte en avant, mince en arrière, incomplète en dehors à cause de la présence du quatrième métacarpien , capsule fi- capsule fibreuse assez lâche , maintient en rapport les surfaces articulaires. Le tendon du cubital postérieur fortifie en arrière celle articulation , de la même manière que le tendon du longabducteur du pouce fortifie l'articulation du trapèze avec le premier métacarpien.

AUTICULATIONS Dlî CAUPR. /|9"

La synoviale de celle articulation appartient en même temps synoviale. ù l'articulation du quatrième métacarpien. On pourrait à la rigueur considérer les quatrième et cinquième métacarpiens comme formant avec l'os crochu une seule et même articulation, et le ligament interosseux latéral comme complétant la capsule orbiculaire de l'articulation. D'une autre part, le

r ' Les articula-

deuxième et le troisième métacarpiens forment avec le grand tions carpo-n <i-

tacarpiens for—

os, le trapézoïde et une petite facette du trapèze , une articula- nunl trois arli-

culatioiis dislion bien distincte; enfin une autre articulation est propre au Unctes.

premier métacarpien et au trapèze : en tout trois articulations distinctes pour les articulations carpo-mélacarpiennes , dont nue à surfaces articulaires simples, et deux à surfaces articulaires brisées.

Mécanisme des articulations carpo-mélacarpiennes.

Le mécanisme des articulations carpo-métacarpiennes doit être étudié sous le double rapport, 1° de la solidité, 2° de la mobilité.

1° Sous le rapport de la solidité , les os du métacarpe Solidarité des

1 x r y os métacarpiens.

se prêtent un mutuel appui et résistent en commun à l'action des corps extérieurs: aussi ne sont-ils susceptibles de se fracturer que par l'action de causes assez violentes pour en briser plusieurs à !a fois. Pour que l'un d'eux se fracture seul, il faut qu'il soit soumis à l'action d'une cause fracturante qui agisse isolément sur lui. Ainsi, j'ai vu une fracture du troisième métacarpien produite par la chute d'une baguette de feu d'artifice.

Ce qui donne au métacarpe une si grande solidité, ce n'est . Les articuia-

^ , tions augmen-

pas seulement la résistance simultanée des diverses pièces cjui tem la solidité. le constituent, mais encore les articulations qui unissent ces pièces et qui deviennent le siège d'une déperdition dans la quantité de mouvement, une partie de cette quantité de mouvement étant employée à produire un glissement des surfaces articulaires, qui est sans résultat dans la transmission définitive des chocs.

494 ARTHROLOGIE.

2° Sous le rapport de la mobilité, ces articulations, qu'on pourrait appeler des arlhrodies anguleuses serrées, ne jouissent que de mouvements de glissements obscurs; ce qui dépend de la disposition anguleuse des facettes articulaires, de la sinuosité de la ligne articulaire commune, de la force et de la brièveté des ligaments.

Différences Toutefois, la mobilité des différents os du métacarpe est bien

désarticulations i ■ ,,», , A ...,,... , , .

carpo-metacar- 'ûin d être la même. Ainsi, 1 articulation du trapèze avec le

piétines sous le ... , , . ,. ,

rapport de la premier métacarpien tient le premier rang; elle est en quelque

mobilité. . i j . î-i

sorte hors de ligne sous ce rapport comme sous celui de sa position, et mérite une description particulière. En second lieu vient l'articulation du cinquième métacarpien ; en troisième lieu, l'articulation du quatrième. Quant aux articulations du deuxième et du troisième métacarpien, elles ont l'immobilité des symphyses. Un mot sur le mécanisme des articulations du premier et du cinauième métacarpien avec le carpe.

Mécanisme de l 'articulation du trapèze avec le premier métacarpien. Il résulte de l'emboîtement réciproque des surfaces articulaires que cette articulation permet quatre mouvements, qui sont: la flexion, l'extension, l'abduction, l'adduction, et par conséquent la eircumduclion. Lemonvement La flexion n'est pas directe, mais oblique en dedans et en

d'oppo-itien

n'est autre chose avant; c'est celle flexion oblique qui constitue le mouvement

qu'une flexion

oblique. d opposition, mouvement caractéristique de la main, mouve-

ment très étendu et dont l'exagération peut amener une luxalion en arrière, d'autant plus facile que le ligament orbiculaire a très peu d'épaisseur dans ce sens.

Etendue du L'extension peut être portée au point que le premier méta-

mouvement

d'extension, carpien fasse un angle droit avec le radius: la théorie conçoit la possibilité de la luxation en avant par suite de ce mouvement ; mais un bien petit nombre de causes tendent à exagérer l'extension, et d'ailleurs la moitié antérieure du ligament orbiculaire est extrêmement résistante: aussi n'exisle-t-il dans les auteurs aucun exemple positif de cette luxation. Quant à Y abduction, elle est très étendue son exagéra-

ARTICULATIONS DES HOIGT3. 495

tion peut amener la luxation en dedans ; car le (rapèze étant , Étendue

1 ' du mouvement

placé sur un plan antérieur au reste du métacarpe, les os d'abduction, métacarpiens voisins ne mettent aucun obstacle au déplacement.

Enfin Yadduction directe est bornée par la rencontre du deuxième métacarpien.

Mécanisme de Varliculalion du cinquième métacarpien Elle présente „ 7/1 .... . le vestige des

avec l os crochu. Celle articulation présente en quelque sorte mouvements de

, , i i) • i • ' r , l'articulation du

le vestige des mouvements de 1 articulation précédente : comme icr métacarpien. celle dernière, elle serait exposée aux luxations si elle ne présentait des connexions intimes avec les autres métacarpiens; de telle sorte que la même cause qui tend à déplacer le cinquième métacarpien , tend également à déplacer le quatrième.

Elles comprennent, 1° les articulations des doigts avec les os du métacarpe; 2° les articulations des phalanges entre elles.

Articulations métacarpo-phalangiennes.

Ces articulations appartiennent à la classe des condyliennes.

A, Surfaces articulaires. Du côté des métacarpiens, tête aplatie d'un côté à l'autre, ou condyle, qui va en s'élargissant de condyte, la face dorsale à la face palmaire, et se prolonge beaucoup plus dans ce dernier sens, où elle présente le vestige d'une division en deux condyles. Du côlé des premières phalanges, cavité peu profonde, cavité gle'noïde, obiongue transversalement, ayant Cavité glénoïde; par conséquent son grand diamètre dirigé perpendiculairement au grand diamètre de la tête métacarpienne, qui est allongée d'avant en arrière. Ainsi, à une tête obiongue d'avant en arrière, correspond une cavité obiongue transversalement. Cette opposition des disposition est avantageuse à l'étendue des mouvements de freSUarUcuiai«t" flexion et d'extension non moins qu'à celle des mouvements de latéralité, lesquels sont aussi considérables qu'ils le seraient

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