‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 48 sur 140 · DU CRANE. DU SPHENOÏDE · texte numérisé non relu

DU CRANE. DU SPHENOÏDE

petite gouttière antéro-postérieure, portion du conduit plérygo- Gouttière pté-

r ° l 1 rygo-palatine.

palatin, par lequel passe Tarière piérygo-palatine.

Plus en dehors encore, on voil naître de la face inférieure du corps du sphénoïde les apophyses ptérygoïdes {^n^%, aile). Ce Apophyse» sont deux éminences considérables, dirigées perpendiculaire- pt y801 ment en bas, et qui présentent, 1° en devant, une surface large et lisse en haut, où elle fait partie de Va fosse ptémj go maxillaire ; étroite et bifide en bas , où elle présente des inégalités pour s'articuler avec l'os palatin. 2° En arrière, une fosse profonde donnant insertion au muscle piérygoïdien interne : c'est la fosse ptérygoïde, dont les côtés sont formés par deux lames : Fosse ptéryl'une externe, plus large, appelée aile externe ; l'autre interne, AiIe externe plus étroite, appelée aile interne de l'apophyse ptérygoïde (1). j?âpophysepté-e

3° En dedans de l'apophyse ptérygoïde, se voit une surface ryg°ïdeplane qui concourt à former la paroi externe et l'ouverture postérieure des fosses nasales.

U° En dehors , une surface large , faisant partie de la fosse zygomatique, et donnant insertion au muscle ptérygoïdien externe.

5° En haut, l'apophyse ptérygoïde présente une base qui

se confond avec le reste de l'os, percée d'avant en arrière par Conduit vidie

deux trous très importants, l'un interne, c'est l'orifice antérieur

du canal vidien ou ptérygoïdien , dont l'orifice postérieur se

voil sur les côtés du corps du sphénoïde; l'autre externe, un peu 0rifice

plus considérable, c'est l'orifice antérieur du trou ou canal rieu.r du srand r ' rond.

grand rond , dont l'orifice postérieur se voit sur la grande aile du sphénoïde à côté du corps. Une languette sépare ce dernier trou de la fente sphénoïdale.

6° En bas , un sommet profondément bifurqué , pour rece- crochet voir la tubérosilé de l'os palatin. La branche interne de la bifurcation est très déliée et se recourbe en crochet, sur lequel se réfléchit le tendon du péristaphylin externe.

G. La face antérieure ou ethmoïdale du corps du sphé-

(1) Au-dessus de l'aile interne est un enfoncement elliptique, appelé fossette scaphoïde, qui donne attache au muscle péristaphylin externe.

120 OSTÉGLOG1E.

noïde présente sur la ligne médiane et de haut en bas 1° une petite saillie anguleuse, horizontale , articulée avec le bord postérieur de la lame criblée de l'eihmoïde , avec lequel elle est Ciêie sphé- souvent soudée , 2° une crête verticale , crête sphënoïdale , forniée par la saillie de la cloison qui sépare les sinus sphénoïdaux, cloison qui se réunit à angle aigu avec le bec du sphénoïde pour former une épine extrêmement saillante chez quelques sujets : celte crête s'articule avec la lame perpendiculaire de l'eihmoïde.

Sinus sphé- Sur les côtés sont les ouvertures des sinus sphénoïdaux , au noidaux. '

nombre de deux, séparés l'un de l'autre par une cloison déjelée tantôt à droite, tanlôtà gauche, subdivisés chacun en plusieurs cellules par des cloisons incomplètes. Ces sinus, qui manquent chez les enfants, acquièrent un très grand développement chez l'adulte; ils occupent tout le corps du sphénoïde, qu'ils convertissent en une vaste cellule à parois très minces. Leur cavité se prolonge jusque dans l'épaisseur de la base des petites ailes du sphénoïde, et jusque dans l'épaisseur de l'os palatin, dont une cellule s'ouvre alors dans le sinus sphénoïdal. En dehors de l'orifice inégal des sinus sphénoïdaux , est une surface couverte d'aspérités, articulée en haut avec les masses latérales de l'eihmoïde; en bus, avec l'os palatin. L'orifice du sinus est en grande partie fermé par une lame de figure très variable -, recornei sphé- courbée sur elle-même, et qui porte le nom de cornet sphénoïdal ou cornet de Berlin. Cette lame, qui reste distincte de l'os pendant un certain temps, semble naître de l'extrémité supérieure des os palatins, pour venir former la paroi antérieure et une partie de la paroi inférieure du sinus : il n'est pas rare de la voir soudée à l'os palatin ou à l'eihmoïde, dont elle se sépare, avec brisement, dans la désarticulation de la tête (1).

D. La face -postérieure ou occipitale est quadrilatère, rugueuse, inégaie, articulée avec une surface correspondante que présente l'apophyse basilaire de l'occipital, au moyen d'un car-

(1) Cher un sujet il n'existait qu'un seul sinus sphénoïdal s'ouvrant dans la fosse nasale droite.

DU CKAHK. DU Sl'HÉNOÏDK. 1 21

filage dont l'ossilicaiion est. ires précoco. Verticalement dirigée, elle forme un angle 1res obius, ouvert en avant, avec la lame quadrilatère qui surmonte en arrière la fosse piluitaire. On trouve sur les côtés #t en bas de celle même face l'oi ifice postérieur du conduit vidien ou plérygoïdien.

E. Les faces latérales du corps du sphénoïde sont confondues avec la base des grandes ailes qui nous restent à décrire.

Des grandes ailes du sphénoïde ou ailes temporales.

Ce sont deux larges ailes triangulaires auxquelles on consi- our'aJiesetempodère trois faces , une supérieure , une antérieure , une infé- rales* rieur e ; deux bords, un externe et un interne; deux extrémités, une antérieure et une postérieure.

A. Face supérieure ou cérébrale. Cette face, qui fait partie de la fosse moyenne et latérale de la base du crâne, est concave, quadrilatère , parsemée d'impressions cérébrales el de sillons artériels. Elle présente vers sa partie interne et d'avant en arrière, 1° le trou maxillaire supérieur ou grand-rond, petit TJoa Srandcanal obliquement dirigé de dedans en dehors et d'arrière en

avant, donnant passage au nerf maxillaire supérieur; 2° le trou Trou ovale. ovale ou maxillaire inférieur, véritable trou , perçant l'os directement de haut en bas, et donnant passage au nerf maxillaire inférieur ; 3° le trou petit-rond ou sphéno- épineux, Trou petit-

, '".. > »''',, "■'■'■i , , rond.

destine a 1 artère menyngee moyenne.

B. Face externe ou temporo-zygomatique. Divisée par une crêle transversale en deux portions, l'une supérieure ou temporale, qui fait partie de la fosse du même nom, et donne attache au muscle temporal; l'autre inférieure, qui forme la paroi supérieure de la fosse zygomatique, el donne attache au muscle plérygoïdien externe. C'est sur celte dernière partie qu'on voit l'orifice inférieur désirons ovale et peiit-rond.

C. Face antérieure ou orbi taire. C'esi une facette quadrilatère et lisse qui forme la plus grande partie de la paroi externe de l'orbite. Son bord supérieur s'articule avec le fronlal ; l'infé-

rieur fait partie de la fente sphëno-maxillairé . L'interne fait partie de la fente sphënoïdale , et présente constamment vers son extrémité interne un petit tubercule dont j'ignore l'usage. L'externe s'unit à l'os malaire.

D. Bord interne. Convexe, il commence en dehors par une surface triangulaire très inégale qui s'articule avec une surface également triangulaire de l'os frontal; plus en dedans il fait

• Fente sphé- partie de là fente sphënoïdale , fente complétée par les petites ailes du sphénoïde, large en dedans, étroite en dehors, qui donne passage à la troisième , à la quatrième paire de nerfs , à la branche- ophihalmique de la cinquième, à la sixième paire, et déplus à la veine ophihalmique et à un prolongement deladure- Echancrure mère L'extrémité externe de celte fente présente une échan-

de I,i fente sphé- ■■■-,*• • i>

noïdaie crure quelquefois convertie en trou pour le passage d un ra-

me m récurrent de l'artère ophihalmique, destiné à la dure-mère. En dedans de la fente sphënoïdale , le bord interne se confond avec les parties latérales du corps du sphénoïde. En arrière du corps, le bord interne reparaît pour se porter presque direcle- Goutiière de ment de dedans en dehors, et s'articuler avec le rocher. Là il

la trompe d'Eus- , ., , , . ... , ,

laehi. est creuse en gouttière pour loger la partie cartilagineuse de la

trompe d'Eustachi.

E. Bord externe. Concave, largement taillé en biseau, supérieurement aux dépens de la table externe , et inférieurement aux dépens de la lable interne, pours'arliculer avec le temporal.

F. Extrémité antérieure. Très mince, taillée en biseau aux dépens de la lable interne, pour s'articuler avec l'angle antérieur et inférieur du pariétal.

Epine dusphé- G. Extrémité' postérieure. Elle présente une. apophyse verticale; c'esl Xëpine du sphénoïde : reçue dans l'angle rentrant que forme la portion écailleuse du temporal avec le rocher, celle épine donne attache à une lame fibreuse improprement appelée ligament latéral interne de la mâchoire inférieure-: elle donne également attache au cordon fibreux appelle muscle interne ou antérieur du marteau.

Résumé des connexions. Le sphénoïde s'articule avec tous

DU CRA.NE. DU SPllÉNOÏDE. 123

les os (lu crâne et avec plusieurs de ceux de la face, savoir, avec les os palatins, le vonier et les os de la pommette.

Conformation intérieure. Le trait le plus saillant de celle conformation intérieure du sphénoïde est l'existence des sinus sphénoïdaux qui convertissent le corps de cet os en deux ou plusieurs cellules. Le tissu compacte domine dans les petites et les grandes ailes du sphénoïde et dans les apophyses plérygoïdes; on ne trouve de iissu spongieux que dans les portions épaissies de ces ailes et de ces apophyses.

Développement. Chez le fœtus, le sphénoïde est divisé en deux parties bien distinctes : 1° un sphénoïde antérieur que sphénoïdean

térieur.

constituent les petites ailes et la portion du corps qui les soutient; T un sphénoïde postérieur qui constitue les grandes ailes sphénoïde po-

r slérieur.

et la portion du corps répondant à la selle turcique.

1° Le sphénoïde antérieur se développe par quatre poinis d'os- Nombre des sification : deux pour le corps, deux pour les petites ailes (1).

2° Le sphénoïde postérieur se développe aussi par quatre points : deux pour le corps, et deux pour les grandes ailes.

Outie ces huit points, on en trouve deux autres de chaque côté, savoir : un pour l'aile interne de l'apophyse plérygoïde, et un pour le cornet sphénoïdal ; ce qui porte à douze le nombre des points d'ossification du sphénoïde.

Voici dans quel ordre apparaissent ces divers points: ordre d'appa- 1° ceux des grandes ailes qui ne sont bien distincts que du quarantième au quarante-cinquième jour de la vie intra-ulé-

(1) I.'après Albinus, le sphénoïde antérieur est exclusivement formé par la réunion sur la ligne médiane des points osseux des petites ailes. D'après Béclard, tantôt les choses se passent comme l'indique Albinus : tantôt il y aurait un point osseux médian ; d'autres fois il se formerait pour chacune des petites ailes deux points, dont l'un interne formerait la base de la petite aile, etla demi-circonférence interne du trou optique ; dont l'autre externe formerait le reste de la petite aile. Ce sont ces deux points que je considère comme formant le corps du sphénoïde antérieur. Quant aux points très nombreux admis par quelques anatomisles, ce ne sont ordinairement que des grains osseux épars, qu'on a pris pour des pièces constantes d'ossification.

rine ; 2° pea de jours après, les poinis des petites ailes qui sont situés eu dehors du trou optique ; 3° vers la fin du second mois, les germes osseux du corps du sphénoïde postérieur ; k° à la fin du troisième mois, les germes osseux du corps du sphénoïde antérieur; 5° à peu près à la même époque, les germes osseux des ailes externes des apophyses ptérygoïdes; 6° au septième mois de la vie fœtale, d'après Béclard; à là deuxième année après la naissance, suivant Berlin, paraissent les points d'ossification des cornets sphénoïdaux.

ordredejonc- Les deux points du corps du sphénoïde postérieur se soudent du troisième au quatrième mois de la vie intra-utérine; ce n'est que dans les cinq ou six premiers mois après la naissance que se fait la réunion du corps du sphénoïde aux grandes ailes.

Les deux points osseux du corps du sphénoïde antérieur se soudent avec les peiites ailes avant de se souder entre eux : cette soudure a lieu du troisième au quatrième mois de la vie fœtale. La réunion sur la ligne médiane des deux points latéraux du corps du sphénoïde antérieur, s'effectue du huitième au neuvième mois de la vie fœtale ; les ailes internes des apophyses ptérygoïdes commencent à se souder pendant le sixième mois(l).

Le corps du sphénoïde antérieur se soude avec le corps du sphénoïde postérieur du huitième au neuvième mois de la vie fœtale.

Les cornets sphénoïdaux ne se réunissent au corps de l'os que de quinze à dix-huit ans.

Les changements que subit ultérieurement le sphénoïde tiennent au développement des sinus. De dix-huit à vingt-cinq ans, le corps du sphénoïde s'unit à l'occipital.

Ethmoïde.

Nom. Ainsi nommé (de K&pos, crible) parce qu'il présente une mul-

(1) Chez les animaux, les deux sphénoïdes restent isolés toute la vie. L'aile interne de l'apophyse plérygoïde forme aussi un os distinct,,

DU CRANE. DE L'kTIIMOÏDE. 125

littide de trous ; Yethmoïde est placé à la partie moyenne et an- Poiition. térieure de la base du crâne ; il appartient plutôt à la face et aux fosses nasales qu'au crâne. Il est reçu dans l'échancrure médiane de la face orbilaire du frontal , et se trouve comme encaissé entre cet os, qui lui correspond en avant et sur les côtés, et le sphénoïde qui est en arrière.

Cet os est symétrique, cuboïde, composé de trois parties : Figure. une partie moyenne ou lame criblée et deux tuasses latérales.

A. Lame criblée. C'est une lame située sur la ligne média- Lame criblée, ne, horizontale, quadrilatère, percée de trous, à laquelle on considère deux faces et deux bords.

1° Su face supérieure présente, 1° sur la ligne médiane une apophyse verticale, triangulaire, qui coupe perpendiculairement la lame criblée : c'est l'apophyse cris ta galli, dont le sommet Apophyse crirenflé donne attache à la faux du cerveau , dont le bord antérieur se termine en devant par deux petites éminences qui s'articulent avec le frontal , et complètent souvent le trou borgne ; dont le bord postérieur oblique et très mince se continue jusqu'au bord postérieur de la lame criblée par un épaississement notable'. Celte apophyse présente de nombreuses variétés dans son volume et dans sa direction ; elle est souvent déviée de l'un ou de l'autre côté (1). 2° De chaque côté est une gouttière plus profonde et plus étroite en avant qu'en arrière : c'est la gouttière ethmoïdale, percée, dans toute son étendue, de trous nombreux Gouttière eth-

, , , moïdale.

qui ont ete décrits avec beaucoup d exactitude par Scarpa , et

qui forment deux séries : 1° les uns internes, plus grands,

situés le long de l'apophyse crista galli ; 2° les autres externes, Trous oirac-

plus petits. Tous transmettent des filets du nerf olfactif : ils ont

la forme d'entonnoirs, et sont les orifices de conduits qui se

subdivisent en traversant la lame criblée, et se terminent en

gouttières, soil sur les cornets, soit sur la lame perpendicu-

(1) Morgagni parle d'un asthmatique chez lequel l'apophyse crista galli était si obliquement située, que la gouttière ethmoïdale, étroite d'uu côté, était considérable du côté opposé; il y avait beaucoup plus de trous d'un côté que de l'autre.

laire de l'elhmoïde. Parmi ces ouvertures, il en est une qui, Feme du filet sous la forme d'une fente dirigée d'avant en arrière, longe l'apophyse crisla galli , et donne passage au filet ethmoïdal du rameau nasal du nerf ' ophthalmique .

2° La face inférieure de la lame criblée fait partie de la voûte des fosses nasales; elle présente sur la ligne médiane une lame verticale , anléro-postérieure, qui la divise en deux par- Lame perpen- ties égales : c'est la lame perpendiculaire de l'ethmoïde , lame diculairedel'eih- 3 r r

moïde. verticale épaisse surtout en avant et en bas, qui fait suite à

l'apophyse crista galli, quadrilatère, souvent déjetée d'un côté ou de l'autre , constituant en partie la cloison des fosses nasales, qui s'articule par son bord antérieur avec l'épine nasale du frontal et avec les os propres du nez ; par son bord postérieur avec la crête du sphénoïde; par son bord inférieur avec le vomer et le cartilage de la cloison , et qui se confond par son bord supérieur avec la lame criblée qu'elle coupe perpendiculairement, et avec l'apophyse crisla galli, qui paraît en être une dépendance.

3° Le bord antérieur de la lame criblée s'articule avec le frontal.

h° hebord postérieur est ordinairement échancré pour rece-

•voir l'épine qui surmonte la crête médiane du sphénoïde.

Masses laté- B. Masses latérales. Cuboïdes, à cellules extrêmement vastes

et irrégulières., dont l'ensemble porte le nom de labyrinthe. On

cellules eih- leur considère six faces : 1° une face supérieure qui présente

moidaies. des cellules incomplètes que recouvrent comme une espèce de

couvercle ou de toit {tectum) les demi-cellules correspondantes

de l'échancure elhmoïdale du frontal. On y trouve aussi deux

ou trois gouttières qui , réunies à des gouttières analogues du

frontal , forment les conduits orbitaires internes.

2° Une face inférieure qui offre des lames minces, irrégulièrement contournées, lesquelles concourent à rétrécir l'ouverture du sinus maxillaire; il en est une entre autres ordinairement h seiu- l'ort remarquable, qui constitue l'apophyse unciforme ou la ciforme. grande apophyse de l'ethmoïde. C'est une lame recourbée qui

DU CRANE. DE l'eTUMOÏDE. 127

naît de la face inférieure des cloisons transversales qui ferment les cellules eihmoïdales antérieures : elle est placée entre l'extrémité antérieure du cornet moyen et la lame papyracée ou os planum, parties qui vont être décrites. Celle apophyse s'articule quelquefois avec le cornet inférieur des fosses nasales.

3° La face antérieure présente des demi-cellules que recouvrent l'os unguis et l'apophyse montante de l'os maxillaire.

Zi°«A la face postérieure se voit la partie postérieure des cornets et méats supérieur et moyen , et une surface convexe , inégale , répondant aux cellules eihmoïdales postérieures. Celte surface s'articule avec le sphénoïde en haut et avec l'os palatin en bas.

ô°La face externe des masses latérales présente une lame Lame pnpy-

,.',',' '\\ , \ x « , ,, , • racée ou os pla-

quadrilaiere, lisse, verticale, 1res mince, a laquelle les anciens num. donnaient le nom de lame papyracée ou os planum. Celle lame, qui représente un carré allongé, est un peu contournée sur ellemême, et forme la plus grande partie de la paroi inlerne de l'orbite. Son bord supérieur s'articule avec le frontal, et concourt à former l'orifice des conduils orbitaires internes ; son bord inférieur s'articule avec les os maxillaire et palatin ; son bord antérieur avec l'os unguis ; son bord postérieur avec le sphénoïde et l'os palatin.

6° La face interne des masses latérales qui constitue la plus Face interne. grande partie de la paroi externe des fosses nasales, présente : 1° en avant, une surface quadrilatère, rugueuse, sillonnée de conduils et de gouttières qui logent les divisions du nerf olfactif. En arrière sont deux lames minces, recourbées sur elles-mêmes en forme de cornets : ce sont les cornets ethmoïdaux. L'un supérieur, plus petit : c'est le cornet supérieur, cornet de M or- cornet supégagni , que Berlin dit avoir vu double ; l'autre inférieur, plus neur* considérable: c'est le cornet moyen. Ce cornet s'articule par Cornetmoyen. son extrémité postérieure avec l'os palatin, et se continue par son bord supérieur avec une cloison transversale, qui gagne le bord inférieur de la lame papyracée, et qui ferme, mais incomplètement, les cellules moyennes ou frontales. Les cornets supérieur et moyen sont séparés l'un de l'autre par une goût-

128 ostéologii:.

Méat supé- ll^re horizontale nommée méat supérieur des fosses nasales, ieur. a ja parlje supérieure duquel apparaît une ouverture de com-

munication avec les cellules eihmoïdales postérieures.

Au-dessous du cornet moyen se voit une gouttière antéropostérieure qui fait partie du méat moyen des fosses nasales, et qui conduit à une cellule large enbas, étroite en haut, qu'on infundibuium. a pour celle raison désignée sous le nom d'infundibulum ou entonnoir. Cet entonnoir communique d'une part, p£r une ■ • petite ouverture,- avec les cellules eihnioïdales aniérieures, et d'autre part, fait communiquer directement les sinus frontaux avec le méat moyen.

Conformation intérieure. L'ethmoïde se compose de lames extrêmement minces et fragiles, papyracées, arrangées en cellules hexaè'dres, peniaèdres, tétraèdres, plus ou moins irrégulières. On reconnaît que ces cellules sont disposées en deux séries bien distinctes, et qui n'ont aucune communication l'une avec l'autre. 1° Cellules antérieures qui s'ouvrent dans le méat moyen par l'infundibulum : ce sont les plus nombreuses et les plus vastes ; 2° cellules postérieures qui s'ouvrent dans le méat supérieur.

Il existe un peu de substance spongieuse dans l'apophyse crista galli , laquelle est quelquefois creusée par un petit sinus qui communique avec les sinus frontaux; il existe aussi de la substance spongieuse à la partie supérieure et à la partie inférieure de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde; on en trouve encore dans les cornets, et par une exception remarquable, elle en occupe la superficie. La légèreté spécifique de l'ethmoïde, qui est telle que par une exception toute spéciale, il surnage lorsqu'on le plonge dans l'eau, sa fragilité si grande, qu'il se brise parla moindre pression, s'expliquent aisément par sa structure spongieuse.

Résumé des connexions. L'ethmoïde a des rapports avec treize os qui sont : le frontal, le sphénoïde, les unguis, les os maxillaires supérieurs, les cornets inférieurs, les os propres du nez, les os palatins, le vomer.

DU CRANE. DE L'ETlIïlOÏUli. 129

Développement. L'ossification de l'ethmoïde ne commence qu'au cinquième mois de la vie fœtale. C'est par les masses latérales, et plus particulièrement par l'os planum que débute l'ossification ; peu de temps après paraissent les cornets, et ce n'est qu'après la naissance que s'ossifie la partie moyenne. L'apophyse crista gaili et la partie voisine de la lame perpendiculaire deviennent osseuses de six mois à un an, ainsi que la lame criblée. A la fin de ia première année, la lame criblée est unie aux masses latérales. Dans le fœtus à terme, les masses latérales sont si peu développées, que la paroi interne et la paroi externe de ces deux niasses sont presque conliguës. A l'âge de quatre à cinq ans, les cellules sont complètement formées.

Pariétaux.

Ainsi nommés parce qu'ils forment la plus grande partie Nom, des parois du crâne Qparietes, parois) , les pariétaux sont au nombre.de deux, distingués en droit et gauche, quelquefois soudés entre eux dans l'âge adulte. Ils occupent le sommet et situation les parties latérales du crâne. Quadrilatères, épais dans leur moitié supérieure, ces os vont en diminuant d'épaisseur jusqu'à la partie inférieure, aussi arrive-l-il souvent que celle-ci se fracture seule à la suite de chocs qui ont porté directement sur la partie supérieure. Les pariétaux présentent deux faces, quatre bords et quatre angles.

1° Face externe ou cutanée. Convexe et lisse, bombée à sa partie moyenne, qui constitue la bosse pariétale, plus sail- Bosse pariélante chez l'enfant que chez l'adulte, et correspondant au lale' point le plus large de la voûte du crâne. Au-dessous d'elle est une ligne courbe, demi-circulaire, à concavité inférieure, ligne à peine indiquée chez la plupart des sujets, qui limite en haut une surface appartenant à la fosse temporale et donne attache à l'aponévrose temporale. Toute la partie de cette face qui est au-dessous de la ligne courbe temporale donne attache au muscle temporal. Le reste de cette face est recouvert par l'aponévrose épicranienne qui la sépare de la peau.

2° Face interne ou encéphalique. Concave, parsemée d'é-

minences mamillaires et d'impressions digitales, celle face est

Gouttières ra- parcourue par des goutlières rameuses, analogues aux ner-

DQ6US6S*

vures d'une feuille de figuier, qui viennent aboutir, l'une à l'angle antérieur inférieur, les autres, au nombre de deux au moins, au bord inférieur de l'os; elles répondent aux ramifications de l'artère ményngée. A sa partie moyenne, œtte face

Fosse parié- présente une concavité: c'est la fosse pariétale qui correspond à la bosse du même nom.

Bord sagittal. 3° Le bord supérieur ou sagittal ou pariétal ', très épais, dentelé, .est le plus long des quatre bords; il s'articule avec celui du côté opposé pour former la suture sagittale; il est creusé du côté de la face interne, dans toute sa longueur, par une demi-gouttière qui, réunie à une demi-gouttière du parié-

Gouttière lon lai opposé, forme la gouttière longitudinale. Il est rare de gitudinaie. yojr cetle gouttière creusée également sur les deux pariétaux,

Trou pariétal, presque toujours elle est déviée. Un trou appelé pariétal, très variable dans ses dimensions, dans sa position, et même dans son existence, avoisine le bord supérieur, et s'ouvre dans la partie postérieure de la gouttière. Il contient une veine quelquefois très volumineuse. Enfin , pour ne rien omettre , on rencontre presque toujours sur les côtés de la gouttière, des dépressions fort irrégulières, plus considérables chez les vieillards que chez les jeunes sujets, et qui répondent à de petites masses granuleuses connues sous le nom de glandes de Paechioni.

Bord tempo- ^° Le bord inférieur ou temporal est le plus court; il est ral* concave, mince, largement taillé en biseau aux dépens de la

table externe, en manière d'écaillé Çmargo squamosus), à sillons radiés; il s'articule avec la portion écailleuse du temporal.

Bord frontal. 5° Le bord antérieur ou frontal, moins épais et moins profondément dentelé que le bord occipital, est taillé en biseau; supérieurement aux dépens de la table externe, inférieurement aux dépens de la table interne, pour s'articuler avec le frontal qui offre des dispositions réciproquement inverses.

DU CRANK. DIS PARIETAUX. I.îl

6° Le bord postérieur ou occipital est très profondément Bord occipital. dentelé, pour s'articuler avec le bord supérieur de l'occipital, et former la suture lambdoïde.

7° Des quatre angles , les deux supérieurs sont droits : des .Angles supédeux angles inférieurs^ 'antérieur ou sphénoïdal est aigu, très Angles inféallongé, très aminci par les biseaux en sens opposé du bord neurs" antérieur et du bord inférieur de l'os. C'est en dedans de cet angle qu'est logé le sillon principal, quelquefois converti en Angle sphé-

. , „ . t , noïdal.

canal complet qui loge 1 artère et les veines menyngees moyennes : aussi recommande-l-on d'éviter cet angle dans l'opération du trépan. L'angle postérieur ou mastoïdien est comme tron- Angle mastoiqué, reçu dans l'angle rentrant que forme la portion écaiUeuse avec la portion mastoïdienne du temporal. En dedans, il est creusé d'une gouttière qui fait partie du sinus latéral.

Résumé des connexions. Le pariétal s'articule avec cinq os : le pariétal du côté opposé, le frontal, l'occipital, le temporal et le sphénoïde. En haut , il n'est séparé de la peau que par l'aponévrose épicranienne , et par conséquent présente une grande surface à l'action des corps extérieurs : d'où la fréquence de ses fractures. Cet os loge l'artère et les veines ményngées moyennes, circonstance qui explique pourquoi les fractures du pariétal sont bien plus que toutes les autres accompagnées d'épanebements sanguins entre l'os et la dure-mère.

La conformation intérieure du pariétal est tout à fait analogue à celle du frontal. On trouve , comme dans ce dernier os, des canaux veineux parcourant un long trajet dans l'épaisseur Cînaux vei„ de la substance diploïque. Sur un grand nombre de pariétaux neux du dipioè. on peut voir sans préparation les principaux canaux veineux, en plaçant le pariétal entre l'œil et la lumière.

Développement. Cet os se développe par un seul .point d'ossification qui se montre au centre de l'os dans le lieu où existe la bosse pariétale. Les premiers linéaments se voient dès le quarante-cinquième jour de la vie intra-utérine. Les angles sont les dernières parties de l'os qui se développent. C'est au niveau de ces angles et par suite de leur absence chez le fœtus et chez l'enfant nouveau né qu'existent les fontanelles du crâne.

Temporal.

Nom. Le temporal, ainsi nommé parce qu'il répond à la région

Position. de la tempe, est un os pair qui occupe la partie latérale et inférieure du crâne. Il est situé au dessous du pariétal , au dessus du maxillaire inférieur, au devant de l'occipital et derrière le sphénoïde. Il recèle dans son épaisseur un appareil compliqué, appartenant à l'organe de l'ouïe, n se compose Sa figure est très irrégulière : nous n'en donnerons une idée e trois parues. ^ue ^Y ja description des trois parties dont il se compose : ces trois parties sont connues sous les noms de portion e'cailleuse, portion mastoïdienne et portion pierreuse.

A. Portion e'cailleuse.

portion écait- En forme desquame ou d'écaillé demi-circulaire, représentant très bien l'une des valves de certaines coquilles , occupant la partie antérieure et supérieure de l'os, elle est sans contredit la partie la moins épaisse des parois du crâne : de là l'opinion vulgaire et très fondée du danger des chutes sur la tempe, danger qui du reste est beaucoup diminué par la présence de l'arcade zygomatique et du muscle temporal.

1° La face externe, convexe, assez lisse , est parcourue par

quelques sillons vasculaires, et fait partie de la fosse temporale.

Ap0phySe Zy- Elle présente à sa partie inférieure X apophyse zygomatique ,

gomanque. -^ nomruée ju grec çtvyy{,u je j0ins ? parce qu'elle unit les

parties latérales du crâne à la face: Celte apophyse, qu'on appelle encore anse de la tête, ansa capitis, est une des plus longues apophyses du squelette. Large à son origine et dirigée en dehors, elle se rétrécit immédiatement, puis se contourne sur elle-même , pour se porter d'arrière en avant et un peu de dedans en dehors; elle est aplatie de dehors en dedans, et p'résenteune face externe convexe, facile à sentir à travers la peau, au dessous de laquelle elle çst immédiatement placée; une face interne concave et lisse, un hord supérieur tranchant qui donne attache à l'aponévrose temporale, un bordinférieurconviwe,

très épais , qui donne attache au muscle masséler, un sommet taillé par une coupe oblique aux dépens du bord inférieur, sommet très alongé , dentelé , s'appuyanl sur une coupe oblique correspondante qui appartient à l'os malaire. Celle apophyse présente une base creusée en gouttière supérieurement, pour offrir une poulie de réflexion au muscle temporal. Celte base est divisée en arrière en deux portions ou racines : l'une inférieure Racines de l'a-

1 ' , pophyse zygo-

ou transversale, plus considérable , recouverte d'un cartilage, maiique. bornant en devant la cavité glénoïde en même temps qu'elle augmente la surface articulaire. L'autre supérieure , longitu- 1° Transverse. dinale ou antéro - postérieure , est bifurquée, et présente, 1° une branche supérieure qui va gagner la ligne demi-circu- 2? Longiiudi-

Page 1