C. Portion pierreuse
La portion pierreuse du temporal , rocher ou pyramide , Portion picrapophyse pélrée, est placée entre les portions squameuse et mastoïdienne, sous la forme d'une apophyse pyramidale dirigée d'arrière en avant , et de dehors en dedans , qui proémine dans la cavité du crâne. Le nom de rocher qui lui a été donné indique assez l'excessive dureté du tissu osseux qui la compose, dureté qui, d'une part, est importante pour la nature de ses fonctions, car le rocher sert de réceptacle à l'appareil vibralile de l'audition, et qui, d'autre part, rend compte de sa fragilité prouvée par la fréquence de ses fractures. Le rocher représente Forme pyraune pyramide tronquée à trois pans ou faces , séparés par trois arêtes ou bords.
1° Lixface inférieure qui se voit à la base du crâne, et qui est très inégale, présente de dehors en dedans :
1° Une apophyse très longue et très grêle, ayant ordinairement douze à quinze lignes, et quelquefois jusqu'à près de deux pouces de longueur. Celle apophyse , qu'on nomme styloïde , Apophysestyest, chez l'homme, continue au reste de l'os dans le plus grand nombre des cas; mais quelquefois elle s'articule avec lui d'une manière mobile, représentant ainsi la disposition qui existe chez les animaux, où elle forme toujours un os à part, connu sous le nom tfos styloïdien. 2° En arrière de cette apophyse, enlre elle et la masloïde, est une espèce de petite fosse, au fond Fossette et de laquelle se voit le trou stylo-?nastoïdien : ce trou, au voi- toWieq, sinage duquel se voient un ou plusieurs trous accessoires , est l'orifice inférieur d'un canal nommé improprement aqueduc de Fallopia , qui donne passage au nerf facial. 3e En dedans de l'apophyse styloïde et du trou stylo-mastoïdien , se trouve une facette triangulaire qu'on peut appeler facette jugulaire , Facette juguqui s'articule avec une facette semblable qu'on trouve sur l'occipital. k° Un peu en dedans et en arrière de l'apophyse styloïde, se voit une fossette profonde faisant partie du trou Fossette jugudéchire postérieur , et concourant à former la fosse jugulaire ^U U tempo"
qui conlienl un renflement veineux qu'on nomme le golfe de la rieur'^du '"^1 ve^ne7u9^uire. 5° L'orifice inférieur du canal carotidien , à carotidien. travers lequel passe l'artère carotide, et qui est dirigé d'abord verticalement de bas en haut, puis horizontalement en avant et en dedans, pour redevenir vertical à sa terminaison dans la gueSuUsefaàC?nser3 cav'lé du crâne. 6° Une surface rugueuse, donnant insertion non musculaire. aH ninscle péristaphylin interne. 7° Enfin, au devant de l'apophyse styloïde est une lame osseuse, en forme de crête verticale, Crête verticale, continuation de la lame qui constitue tout à la fois et la partie inférieure du conduit auditif, et la partie postérieure delà cavité glénoïde qu'elle complète. Cette crête verticale , en partie décrite j£j}°pl,yse va" par les auteurs sous le nom d'apophyse vaginale styloïdienne, parce qu'elle se prolonge sur la partie antérieure de l'apophyse styloïde sans y adhérer, s'étend, d'une part, en dedans jusqu'au devant du canal carotidien qu'elle concourt à former; d'autre part, en dehors jusqu'à l'apophyse mastoïde.
Des deux autres- faces du rocher, qui toutes deux répondent dans l'intérieur du crâne, l'une est supérieure, l'autre postérieure; tontes deux présentent des bosselures, sillon du filet 1° La face supérieure , qui regarde en devant, présente un
crânien du nerf 7-10
vidien. sillon dirigé d'avant en arrière et de bas en haut, qui va se ter-
miner vers le milieu de cette face à une petite ouverture iné-
HiatusdeFai- gale, nommée hiatus de Fallopia, qui communique avec Yaqueduc de Fallopia. Le sillon et l'hiatus contiennent le filet supérieur ou crânien du nerf vidien, et une artériole.
Conduit audi- 2° La face postérieure présente un canal obliquement di-
tif interne. ' r .. \
rigé de dedans en dehors et d arrière en avant : c'est le conduit
auditif interne , moins long que l'externe, que termine une
lame divisée par une crête transversale en deux parties : une
supérieure, sur laquelle existe une ouverture isolée qui com-
Orifice supé- mence F aqueduc de Fallopia et reçoit le nerf facial ; une inférieur de l'aque- 777,7 duc de Fallopia. riëure , criblée de plusieurs ouvertures , lame cnhlee du nerf
Lame criblée auditif, à travers laquelle pénètrent les filets de ce nerf. Sur la
du nerf auditif. ' ' -11
Ouverture de même face est l'ouverture d'un conduit nommé aqueduc du
l'aqueduc du ve- ,.1 .
stityile. vestibule.
Trois bords séparent les faces du rocher. 1<° L'un supérieur présente , 1° un' sillon destiné à former la ffOUltière pélreuse supérieure ; 2° une saillie d'aulanl plus Gouttière pê-
° .x x . * treusesupéneu-
prononcée qu'on l'examine dans le temporal d'un plus jeune re-
suiet, et qui répond au relief que forme le canal demi-circu- Bordure du
J ' 1 ' canal demi-cir-
laire supérieur; 3° en dedans de celte saillie est un cul-de- cuiaire supé-
. » rieur.
sac, dont la profondeur est en raison inverse de 1 âge , et qui cul-de-sac s'efface peu à peu chez l'adulte: h° une dépression située près sa"s nom: ,
r r i r Dépression du
du sommet, et qui répond au nerf trijumeau. nerf trijumeau.
2° Le bord antérieur ou sphéno'klal se confond dans sa moitié externe avec la portion écaillcuse, dont il est séparé par une suture qui persiste quelquefois dans un âge avancé, et dont la trace ne s'efface jamais complètement. Ce bord est libre dans sa moitié interne; il forme, en se réunissant avec la portion squameuse, un angle rentrant, au sommet duquel se voient les ouvertures de deux canaux adossés comme les canons d'un fusil double, et séparés par une petite lamelle osseuse. Le ca- canaidumus-
; . , cle interne du
val supérieur , beaucoup plus petit , contient le muscle ante- marteau, rieur ou interne du marteau ; le canal inférieur constitue la portion osseuse de la trompe d1 Eustachi. Tous deux communi- Portion o*sseu-
± se de la l rompe
q lient avec la caisse du tympan ; la lamelle qui les sépare porte d'Eustachi. le nom de bec de cuiller. Bec de cuiller.
3° Le bord inférieur, ou postérieur, ou occipital, rugueux, sans dentelures, s'articule par juxla-position avec l'occipital. Il présente une échancrure profonde qui fait partie du trou dé- Echancrure
. , , r pour le trou dé-
chire postérieur. Celte échancrure, qui se continue avec la fos- chirépostérieur.
selle jugulaire déjà décrite, offre souvent une languette osseuse
qui divise le trou en deux portions, l'une aniérieure, l'autre
posîérieure. Immédiatement au devant de l'échancrure , se
trouve un petit trou triangulaire : c'est l'orifice inférieur de Orifice infé-
„ ? îi' rieur de l'aque-
/ aqueduc au limaçon. duc du limaçon.
La base , confondue avec le reste de l'os, présente l'orifice
évasé du conduit auditif externe, situé derrière la cavité glé- conduit audi-
\ if 6xL6rnc
noïde, garni inférieurement d'aspérités pour l'insertion du carlilage de la conque , plus élroit au milieu qu'à ses extrémités.
présentant une courbure dont la concavité regarde en bas et en avant, formé principalement par une lame recourbée qui constitue Ja moitié postérieure de la cavité glénoïde. orifice supé- Le sommet est très inégal, comme tronqué : il présente l'ori-
rieur du canal , . , ... ».'.',
carotidien. tice supérieur du canal carotidien , et lait partie du trou déchiré antérieur.
Besumé des connexions. Le temporal s'articule avec cinq os, savoir : trois os du crâne, le pariétal, l'occipital, le sphénoïde ; et deux os de la face , l'os malaire et le maxillaire inférieur. On pourrait, à la rigueur, y ajouter l'os hyoïde qui est uni à l'apophyse styloïde par un ligament.
Conformation intérieure du temporal. Compacte dans sa portion écailleuse , excepté à la circonférence, où l'on trouve des traces de diploé ; plus compacte encore et analogue par sa durelé aux dents ou à certaines exostoses éburnées dans la portion pierreuse , le temporal est creusé de cellules très considérables dans la portion mastoïdienne , qui est extrêmement sujette aux caries. Nous renvoyons à l'article de l' Or eille l'histoire des cavités auditives creusées dans l'intérieur du rocher, et la description des conduits nerveux et vasculaires dont le temporal est parcouru, à la description des nerfs et des vaisseaux qui les traversent. (Voyez pour l'aqueduc de Fallopia la description du nerf facial.) cinq points Développement. Le temporal se développe par cinq points
d'ossification. ,, .n . ... .
d ossification : un pour la portion écailleuse, un pour la portion pierreuse, un pour la portion mastoïdienne, un pour le conduit auditif, un pour l'apophyse styloïde. Epoque d'ap- Le point osseux qui paraît le premier est celui de la portion écailleuse ; il se montre vers la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine. La portion pierreuse s'ossifie presque immédiatement après par un point qui s'étend de la base vers le sommet de la pyramide. Le troisième point est celui du cercle du tympan , espèce d'anneau creusé dans toute sa circonférence interne d'une cannelure pour l'encadrement de la membrane du tympan. Ce cercle, d'abord dirigé presque horizontalement,
devient de plus en plus oblique par le progrès de l'âge 5 il est ouvert à sa partie supérieure, et ses deux extrémités qui sont appliquées sur la portion écailleuse,, se croisent au lieu de s'unir. Dans un grand nombre d'animaux , le cercle du tympan cercicdutym- D J pan.
constitue un os distinct toute la vie , et connu sous le nom d'os tympanal. Le quatrième point d'ossification est celui de la portion mastoïdienne; il n'apparaît que dans le cinquième mois. Le cinquième point, celui de l'apophyse styloïde, est le plus Os styioïdie . tardif: comme le précédent, il reste distinct toute la vie chez un grand nombre d'animaux : c'est l'os styloïdien. Il n'est pas rare de voir chez l'homme l'absence de soudure de cette apophyse.
Le développement de ces cinq pièces se fait d'une manière inégale; celle qui marche le plus promptement est la poriion pierreuse. La poriion mastoïdienne , la poriion écailleuse et la ordredcjoncporiion pierreuse se soudent entre elles dans la première année. L'apophyse styloïde se soude à l'âge de trois ou quatre ans ; à hi naissance, la cavité glénoïde présente une surface presque plane, ce qui dépend de l'absence du conduit audilif et du peu de développement de l'apophyse zygomatique dans sa racine transverse. Les changements ultérieurs qu'éprouve le temporal dépendent, 1° du développement du conduit audilif; 2° du développement de la caviié glénoïde ; 3° du développement de l'apophyse masloïde qui se creuse de cellules d'autant plus considérables que l'individu est plus avancé en âge ; h° dès 1 a première année qui suit la naissance , les saillies de la surface du rocher, si considérables chez le fœtus , se sont effacées , les creux se sont remplis.
Il est digne de remarque que les temporaux des individus les plus avancés en âge présentent des iraces de la soudure de la base du rocher avec lés portions écailleuse et mastoïdienne.
tion.
14 0 OSTJSOLOGIE.
Les différents os qui viennent d'être étudiés se réunissent pour former le crâne, boîte osseuse qui renferme le cerveau , le cervelet , la protubérance annulaire et le bulbe rachidien. Il
Position. est situé en arrière et au dessus de la face , occupe la partie la plus élevée du squelette , et fait suite à la colonne vertébrale.
Forme. La forme du crâne est celle d'un ovoïde aplati en bas et sur
les côtés , dont la grosse extrémité est tournée en arrière. Le crâne n'est jamais parfaitement symétrique ; mais un défaut de maiysmcomepièJtae".sym^lr'e lr^s prononcé m'a paru souvent coïncider avec un état pathologique de l'encéphale. L'examen attentif du orâne d'un grand nombre d'idiots et de maniaques m'a présenté une différence remarquable entre les deux moitiéslatérales de cettecavilé.
Dimensions. Les dimensions du crâne ont été déterminées avec beaucoup d'exactitude par Bichat. Le diamètre anléro-postérieur mesuré du trou borgne à la protubérance occipitale interne , est de cinq pouces environ; le diamètre transversal, mesuré delà base d'un des rochers à celle de l'autre, est de quatre pouces et demi; le diamètre vertical , étendu de la partie antérieure du trou occipital au milieu de la suture sagittale , est un peu moindre que le diamètre transverse. En avant et en arrière du lieu où ont été mesurées la largeur et la hauteur du crâne , c'est à dire en avant et en arrière de la base des rochers, les diamètres diminuent progressivement. Il suit de là que la partie du crâne qui a le plus de capacité est celle qui répond à la réunion des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur du crâne, c'est à dire à l'endroit où se trouve le concours , ou , qu'on me passe l'expression, le confluent du cerveau, du cervelet et de la moelle.
Mais le crâne présente de nombreuses différences, soit dans l'étendue de ses dimensions, soit. dans sa forme.
variétés du Les variétés que présente la forme du crâne chez les diffé-
crâne dans sa . ,. . , . . , , , , , , ., ,
forme et dans ses rents individus , paraissent généralement dépendre de 1 excès
dimensions, ,„ , , , , ,. , .. „ ,
de tel ou tel diamètre; et il faut remarquer a ce sujet que
l'augmentation d'un des diamètres coïncidant presque toujours avec une diminution proportionnelle dans les autres diamètres , il en résulte que la différence absolue de volume est peu considérable.
Le crâne présente aussi dans sa forme et dans son volume : variétés d'âge,
, ., , , „„, . . . ,, - , ,. iite sexe, de race.
des variétés chez les différents peuples, ainsi que lont établi les recherches de Blnmenbach et de Scemmering. Chez plusieurs nations , la configuration du crâne dépend de l'usage où l'on est d'exercer sur la tête des enfants nouveau nés une compression permanente ou fréquemment réitérée. Enfin, le crâne offre des variétés relatives à l'âge , au sexe , aux races ; il est proportionnellement plus considérable chez le fœtus que chez l'adulte, chez l'homme que chez la femme, chez la race blanche ou caucasique que chez les autres races humaines , et notamment que chez la race nègre. Quelles que soient, au reste , les variétés que présente le crâne , ir est à remarquer qu'elles portent exclusivement sur la voûte. Le crâne étant Les diiîéren-
, v ces porient sur
exactement moule sur le cerveau, on a attache un grand intérêt la voûte.
à l'apûréciaiion exacte des dimensions du crânequi traduisent , Mensuration
x de la capacité
à l'extérieur les dimensions du cerveau : delà les diverses me- du Clâlie-
sures imaginées pour cet objet. La plus ancienne est celle qui
a été proposée par Camper sous le nom tianqle facial. Cet Ansle ficial
f •' de Camper.
angle est destiné à mesurer le rapport qui existe entre le volume du crâne et celui de la face. Tirez une ligne qui , des dents incisives moyennes de là mâchoire supérieure, vienne passer au devant de la ligne médiane du front, coupez cette ligne par une autre qui, de ces mêmes dents incisives , aboutisse au conduit auditif, et vous aurez l'angle facial qui est, chez l'Européen , de 80 à 85°, de 75° dans la race mongole , et de 70» dans la race nègre. Cette circonstance analomique n'avait point échappé au génie observateur des anciens. On voit, en effet, que dans les statues de leurs héros et de leurs dieux, ils ont poussé jusqu'à l'exagération la grandeur de l'angle facial , qui est de 90°, et même davantage , dans la statue du Jupiter- Tonnant.
L'angle facial ne fournissant aucune donnée sur la capacité des régions postérieures du crâne, Daubenton a eu spéciale- Angle occipi- ment en vue cet objet dans la mesure qui porte le nom Sanglé ton. e " occipital de Daubenton; mais cette mesure, comme celle qui
précède, comme, au reste, toutes les mesures linéaires appliquées à la détermination de la capacité du crâne , sont nécesimperfection sairement inexactes. D'une part, en effet, l'épaisseur variable
de ce mode de . ,
mensuration, des parois de la cavité et le développement plus ou moins considérable'des sinus; d'une autre part, la saillie considérable des alvéoles ou leur affaissement, après la chute des dents, introduisent dans le problème à résoudre des données dont il n'est pas tenu compte; encore faut-il remarquer que l'angle insuffisancedes facial et l'angle occipital n'expriment les dimensions que dans mesures imeai- un &ens Qr? ja capacilé d'une cavité , comme le volume d'un solide, ne peut être déterminée que par la connaissance de ses Mesures de trois dimensions. Ce n'est donc que par des mesures de surface
surface. , i ,». . , . , » , . , ,
et des mesures prises a 1 intérieur du crâne , que la capacité de
celte boîte osseuse peut être exactement appréciée. Tel est le
Airesdeiaface t»ut clue s'était proposé Cuvier, en comprenant ïaire du crâne
et du crâne. et iaire de [a face, sciés verticalement d'avant en arrière.
La coupe du crâne représente un ovale dont la grosse extrémité est tournée en arrière; celle de la face est triangulaire. Chez l'Européen , l'aire du crâne égale quatre fois celle de la face, la mâchoire inférieure exceptée; chez le nègre, l'aire de la face augmente d'un cinquième. Le résultat le plus général
Lesdimensions auquel conduise l'examen comparatif du crâne et de la face dans
du crànesonten ,,. .11 •<•< 1 1 a . , r
raison propor- 1 homme et dans les mamm itères, cest que le crâne et la face inverse deceiles sont dans un rapport inverse de développement. L'une de ces
parties semble , pour ainsi dire , n'augmenter qu'aux dépens de
l'autre.
Division du crâne et description de ses diverses régions.
Le crâne, considéré comme une seule pièce, se divise en surface extérieure et surface intérieure ou encéphalique . Beaucoup d'objets déjà décrits dans 1 histoire de chaque os se-
DU CRANE EN GÉNÉRAL, \k?>
ront seulement indiqués; ceux qui résultent de l'union des os en une pièce commune seront examinés plus en détail.
Surface extérieure du crâne.
La surface extérieure du crâne présente à considérer une région supérieure ou voûte , une région inférieure, deux régions latérales.
A. Région supérieure ou voûte. Elle est bornée par une ligne circulaire qui, parlant de la bosse frontale moyenne, aboutirait à la protubérance occipitale externe, en suivant le contour de la fosse temporale. Cette région , qui est principalement recouverte par les muscles occipito-fronlaux présente :
Sur la ligne médiane, tl° La trace d'union des moi liés .,Suture b|'Paprimitives du frontal; 2° la suture hi-pariétale ou sagittale (sagitla, flèche), qui, en devant, coupe perpendiculairement la suture fronto-pariélale, et, en arrière, se termine à l'angle supérieur de la suture occipito-pariétale ou lamhdoïde (a des Grecs).
Sur les côtés , on trouve trois bosses plus ou moins saillantes, suivant les individus , d'autant plus saillantes que les individus sur lesquels on les examine sont moins avancés en âge. Ces trois bosses sont , 1° la bosse frontale, 2° la bosse pariétale, Bosses fron-
..-',''",'-. ^ taie, pariélale,
3° la bosse occipitale supérieure. Lnire la bosse frontale et la occipitale supe-
• ' i n rieure.
bosse pariétale, on trouve la suture fronto-pariétale ; entre la Sulure fronto-
, . , , ,>"'-•'., pariélale lamb-
bosse pariétale et 1 occipitale, se remarque la suture lamhdoïde. doïde. Indépendamment de ces trois grandes proéminences , il existe une foule d'autres petites bosselures qui ont acquis beaucoup d'importance dans le système de Gall , sous le nom de vro- Protubérances
r de Gall. , tujberances.
B. Région in férieure ou base du crâne, aplatie et très inégale, bornée en arrière par la protubérance occipitale externe
et la ligne demi-circulaire supérieure de l'occipital, en avant Limites. par la bosse nasale : elle est circonscrite latéralement par une ligne étendue de l'apophyse masloïde et de l'apophyse orbilaire externe d'un côté, aux mêmes parties du côté opposé. Je me
contenterai de décrire ici la moitié postérieure de la base du crâne; l'autre moitié sera comprise dans la description de la face , avec laquelle elle concourt à former les fosses orbitaires, nasales et zygomaliques. Les apophyses ptérygoïdes en bas, et plus haut le bord postérieur du sphénoïde, établissent la limite de ces deux moitiés.
Protubérance La moitié postérieure de la base du crâne présente d'arrière
occipitale externe, en avant : 1° sûr la ligne médiane , la protubérance occipitale
Crète occipi- A . .
taie externe, externe , la crête occipitale externe, le trou occipital et les con-
ïrou occipital. , . , „ , .. . -. . ,
condyies. dyles,la surface basilaire, et enfin la suture transversale qui laire. résulte de l'articulation du corps sphénoïde avec l'angle infé-
Suluresphéno- . , , ,, . . , , . , --., . . ,
occipitale. rieur tronque de 1 occipital : c est la suture spneno-occipitale.
Bosses occipi- 2° Sur les cotés , bosses occipitales inférieures , offrant chez
' les divers sujets des différences de volume auxquelles Gall , dans
son système crano'.ogique, a attaché une grande importance.
Lignes demi- Ces bosses sont limitées en haut par la ligne demi-circulaire
circulaires de , . , ., . . , , . , . ,
l'occipital. supérieure de 1 occipital ; sur leur partie moyenne se dessine la ligne courbe occipitale inférieure , séparée de la précédente par des empreintes musculaires-. Entre la ligne courbe occipitale inférieure et le trou occipital se voient encore des inégalités Fosse et trou destinées aussi à des insertions de muscles. Plus en devant, on rieur! ien P°sle" trouve la fosse condylienne postérieure, et le trou condylien surface jugu- postérieur, dont l'existence n'est pas constante. En dehors des laEminenceju- condyies de l'occipital est la surface jugulaire, l'éminence de ^Suture pétro- même nom et la suture pétro-occipilale , obliquement dirigée occipitale. d'arrière en avant et de dehors en dedans, sans engrenure et même sans juxla-position complète des os, et terminée en arrière par une ouverture considérable, à bords inégaux, Trou déchiré nommée trou déchiré postérieur, lequel est divisé par une postérieur. languette osseuse en deux parties , l'une antérieure, plus petite, à travers laquelle passent des nerfs; l'autre postérieure, plus Fosse jugu- grande,, appelée fosse jugulaire, et recevant un renflement veineux considérable, nommé golfe de la veine 'jugulaire. La suture pétro-occipilale se termine en devant à une autre ouverture inégale, de forme triangulaire, fermée par un cartilage,
véritable fontanelle qui se trouve à la limite de trois os , l'occi-
Diial. le temporal et le sphénoïde : c'est le trou déchiré anté- Trou déchiré 1 ' r * antérieur.
rieur. Au devant de la suture pélro-occipitale, se voit la face inférieure du rocher avec ses nombreuses aspérités ; puis d'arrière en avant , l'apophyse masloïde, la rainure digastrique , le trou stylo-mastoïdien, l'apophyse slyloïde ei son chaton ou gaine, l'orifice inférieur du canal carotidien ; plus en avant est la suture pétro-sphénoïdale , à l'extrémité externe de laquelle s'ouvre, par un orifice dirigé obliquement en avant et en bas, la portion osseuse de la trompe dEustachi.
Ainsi, toutes les sutures de la moitié postérieure de la base Toutes les sudu crâne ont pour aboutissant le trou déchiré antérieur. De ÏÏérïeuSia l'angle interne part la suture sphéno- occipitale qui s'étend ^s^,°décy ré transversalement d'un des trous déchirés antérieurs à l'autre. anlérieur- De l'angle externe, part la stuture pétro-sphénoïdale qui se continue avec ia scissure de Glaser ; de l'angle postérieur, part la suture pétro-occipitale qui s'unit à angle obtus avec la suture occipito-mastoïdienne. Toutes ces sutures, sans exception, se font par juxta-posilion , et non par engrenure, comme les sutures de la voûte.