‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 57 sur 140 · OS UNGUIS , CORNETS INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

OS UNGUIS , CORNETS INFÉRIEURS

face rugueuse qui répond à l'cthmoïde, dont elle couvre les cellules antérieures.

3° Bords. Des quatre bords, le supérieur, inégal, s'articule Bor(ls'

„ , .... t \ ti • f • > Supérieur.

avec 1 apophyse orbilaire interne du coronai ; 1 inférieur s ar- inférieur. tieule, 1° en avant avec le cornet inférieur par une petite langueue anguleuse qui concourt à la formation du canal nasal; 2° avec le bord interne de la face orbi (aire de l'os maxillaire supérieur. Le bord antérieur s'unit par juxtaposition à l'apo- Antérieur. physe montante de l'os maxillaire ; le bord postérieur, légère- Postérieur. ment dentelé, s'articule avec l'os planum de l'cthmoïde.

Résumé des connexions. L'unguis s'articule avec le frontal, Résumé des

° 7 connexions.

l'cthmoïde, le sus-maxillaire et le cornet inférieur. Il concourt à la formation du sac lacrymal, du canal nasal et de la paroi interne de l'orbite.

Conformation intérieure. Formé par une lame très mince de n est le plus

lénu et îe plus

tissu compacte, il est le plus fragile de tous Les os ; sa ténuité et fragile de tous

F ' . les os du sque-

sa fragilité sont d'autant plus importantes à noter , qu'on agit letie. parfois sur cet os dans l'opération de la fistule lacrymale. De là des précautions pour éviter de le traverser dans Popéraiion delà fistule lacrymale par la méthode ordinaire; de là, par une sorte de compensation, la possibilité d'ouvrir aux larmes, en le traversant, une voie artificielle clans les fosses nasales.

Développement. L'os unguis s'ossifie au commencement du troisième mois ; il se développe par un seul point d'ossification.

Cornets inférieurs ou sous-etbmoïdauT.

Les cornets inférieurs, ainsi nommés à cause de leur forme Situation recourbée {os lurbiniitunx) , qui leur donne quelque ressemblance aveC'Cerlaines coquilles de mev{eoncha nasi inferior, Sœuuii.), sont-silués à la partie inférieure de la paroi externe des fosses nasales, au dessous de l'ethïïToïde, d'où ie nom de cornets sous- ethmoïd 'aux , et complètent la série des cornets de l'ethmoïde dont ils pourraient être considérés comme une dépendance. Ce sont des os pairs, non symétriques, ayant leur Forme.

176 ostêoloitIf.

plus grand diamètre dirigé d'avant en arrière. On leur considère deux, (aces, deux bords cl deux extrémités.

1° Leur face interne est convexe, et regarde la cloison du

nez qu'elle louche quelquefois, lorsque celle-ci est déviée; 2° leur

face externe est concave, et fait partie du méat moyen. Toutes

spongiositéde deux sont rugueuses, comme spongieuses, ce qui a fait dire

leur surface. „ . v , , . , , , , „

que ces os faisaient exception a la loi générale par laquelle tous

les os présentent la substance spongieuse à l'intérieur; mais la

spongiosilé de ces surfaces paraît dépendre de la multiplicité

Elle paraît de- des canauxou demi-canaux prodigieusement ramifiés destinés

pendredelatnul- ~ .

tipiicitédes ca- à proléger les vaisseaux de la pituilaire.

naux vasculai- , . , «.'»,«,,»

res. 3 Le bord supérieur ou articulaire, très inégal, offre da-

vant en arrière : 1° un bord mince qui s'articule avec l'apophyse montante de l'os sus maxillaire ; 2° une petite éminence trian- Apophysena- gulaire portant le nom d'apophyse nasale ou. lacrymale, qui maie. s'arlfeule par son sommet avec l'unguis, et par ses deux bords

avec les deux lèvres de l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, pour compléter le canal nasal ; 3° une lame recour- Apophyse au- j^e, nommée apophyse auriculaire par Berlin , qui la comparaît à l'oreille du chien ; lame qui se dirige en bas, et s'applique en partie sur l'orifice du sinus maxillaire qu'elle concourt à rétrécir; h° derrière celte apophyse on trouve un bord mince qui s'arlicule.avec une petite crête de l'os palatin ; 5° enfin, entre l'apophyse auriculaire et l'apophyse lacrymale, se voient de petites saillies qui s'unissent à l'ethmoïde. Bord libre du 4° Le bord inférieur ou libre, convexe, plus épais à sa cornet. partie moyenne qu'à ses extrémités , est séparé du plancher des

fosses nasales par un intervalle plus ou moins considérable; disposition importante à connaître pour l'introduction des instruments dans les fosses nasales.

5° \1 extrémité antérieure est un peu moins aiguë que la

postérieure ; ce qui sert à distinguer le cornet droit du gauche.

Résumé des connexions. Les cornets inférieurs s'articulent

avec les os maxillaires supérieurs, les os palaiins, l'ethmoïde

et les unguis ; ils ont des rapports importants avec l'orifice in-:

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férieur du canal nasal, qu'ils garantissent de l'atteinte des corps extérieurs. On peut les considérer comme appartenant essentiellement à la piluitaire dans l'épaisseur de laquelle ils sont développés.

Conformation intérieure. Leur aspect spongieux à Texte- conformation rieur (spongiosa inferiord) dépend de la multitude des canaux vasculaires(l) dont leur surface est sillonnée; mais ils sont presque exclusivement composés de tissu compacte.

Développement. Leur ossificalion ne commence que cinq Diveioppe-

x , , , r , . ment.

mois après la naissance , par un seul noyau situe a leur partie moyenne.

Vomer.

Ainsi nommé à cause de sa forme, qui a été comparée à celie Si[ua,. n d'un soc de charrue, le vomer est symétrique, situé sur la ligne médiane et forme la partie postérieure de la cloison des fosses nasales; il est mince, aplati, quadrilatère, et présente à considérer deux faces et quatre bords.

1° Les faces latérales sont planes, souvent déjetées d'un Faces latérale». côté ou de l'autre de la ligne médiane, et alors convexes et concaves en sens opposé; quelquefois ce déjeltement a lieu en sens inverse de l'inclinaison que présente la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, laquelle forme alors avec le vomer un angle obtus : un tubercule très saillant, apophysaire, se voit quelquefois au niveau de cet angle; dans quelques cas il n'y a qu'un tubercule sans déviation. Toujours lisses et tapissées par la piluitaire , les deux faces du vomer présentent de petits sillons vaseulaires et nerveux.

Des quatre bords, le supérieur ou sphénoïdal est le plus Bordsphénorcourt et le plus épais ; il est creusé en gouttière profonde , pour recevoir la crête inférieure du sphénoïde ; les deux lèvres de la gouttière, fortement déjelées en dehors, et qui ont reçu de

(1) Bertin comparaît les cornets inférieurs à un pont solide sous iequeî passent les larmes.

quelques anaiomistes le nom d'ailes du vomer, sont reçues dans les rainures de la même face inférieure, et complètent un petit conduit qui donne passage à des vaisseaux et à des filets nerveux.

Bord maxil- Ls bord inférieur ou maxillaire , le plus long de tous , est reçu dans la rainure qui résulte en arrière de la réunion des os palatins entre eux, et en devant, de la réunion des os maxillaires : il se termine quelquefois par une apophyse plus ou moins saillante derrière l'épine nasale antérieure. Bord ethmoïdal. Le bord antérieur ou ethmoïdal présente la continuation de la gouttière du bord supérieur, pour s'articuler avec le bord inférieur de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde et recevoir en bas le prolongement caudal de ce cartilage (1). Bord guttural. l6 lord postérieur ou guttural est libre; il est mince et tranchant, incliné de haut en bas et d'arrière en avant, et forme un angle obtus avec le bord inférieur; il sépare les ouvertures postérieures des fosses nasales.

Résumé ;des Résumé des connexions. Le vomer s'articule avec le sphéeoonexions. ..,.». , .,, . ». , , .

noide, 1 ethmoide, les os maxillaires supérieurs, les os palatins,

en tout six os ; il s'articule en outre avec le cartilage de la cloison.

conformation Conformation intérieure. Le vomer est composé de deux nteneure. ' r

lames compactes très minces , distinctes dans la moitié ou les deux tiers supérieurs et antérieurs de cet os. Développe- Développement. Le vomer se développe par un seul point ment. d'ossification. C'est par la partie inférieure que débute l'ossi-

fication, qui apparaît avant la fin du deuxième mois. Il se présente alors sous la forme d'une gouttière profonde , plus large en arrière qu'en avant, embrassant le cartilage, comme il embrassera plus tard la crête sphénoïdale. A la naissance , le vomer n'est encore qu'une gouttière; plus lard, cette disposition n'est manifeste que pour la moitié ou les deux tiers su-

(1) J'ai décrit sous le nom de prolongement caudal du cartilage de la cloison, une languette cartilagineuse qui est reçue entre les deux lames du vomer,

MAXILL.V1KK INKÊRI Kl K. 179

péi icurs de cet os. Il n'est pas sans intérêt de noter la manière insolite dont procède l'ossification, qui se fait ici de la surface à la profondeur du cartilage.

Os maxillaire inférieur.

Tandis qu'un nombre considérable d'os entrent dans la composition de la mâchoire supérieure, un seul os constitue la mâchoire inférieure : c'es Vos maxillaire inférieur, sur lequel on ne saurait trop appeler l'attention, vu l'importance et la multiplicité des conséquences pratiques qui découlent de la connaissance de sa forme et de ses connexions.

Cet os occupe la partie inférieure de la face. Il a la forme ..

Situation.

d'une courbe parabolique , dont les deux extrémités , qu'on appelle branches , forment un angle droit avec la partie moyenne Fisar#qu'on appelle corps.

A. Du corps ou de la partie moyenne. Le corps représente «ne parabole ou un fer à cheval , convexe en avant , concave en arrière. On lui considère une face antérieure, une face postérieure, un bord supérieur, un bord inférieur.

1° La face antérieure présente à sa partie moyenne une

ligne verticale , appelée symphyse du menton : c'est la trace

de l'union des deux pièces dont cet os est composé chez les Symphyse du

. , . i • • i.i menton,

jeunes sujets, pièces qui restent distinctes toute la vie chez un

grand nombre d'animaux (1).

La manière dont sont réunies les deux moitiés du corps de symphyse ar-

l'os maxillaire, lesquelles forment un are, au lieu de former un gueuse."011 an~

angle, comme chez les animaux, constitue ;iin des caractères

distinelifs de l'espèce humaine, et la direction verticale de la s.a direction r ' > verticale.

symphyse, comparée à la direction très oblique en arrière et en bas, et presque horizontale , qu'elle présente chez les ani-

(1) Bien plus, elles constituent chez les serpents une articulation mobile; et cette mobilité, se trouvant en harmonie avec celle des deux moitiés de la mâchoire supérieure, permet à ces reptiles d'avaler une proie beaucoup plus volu* mineuse que leur tête et même que leur corps.

*S0 OSTÉOLÛGIE.

maux, esl encore un caractère non moins dislinciif de l'homme, qui seul est pourvu de ce qu'on appelle le menton(l). En avant, la symphyse se termine par une éminence triangu- Eminence ]aire appelée mentonnière. En arrière , elle présente en bas

mentonnière. ' r

quatre petits tubercules, deux supérieurs et deux inférieurs, Apophyse géni. connus sous le nom collectif d'apophyses geni (yevitov , menton), et qui donnent attache aux muscles génio-hyoïdiens et génioglosses.

De chaque côte' de la symphyse, la face antérieure ou cutanée du corps de la mâchoire inférieure présente, 1° unepetite

Fossetiemen- fossette à insertion musculaire, nommée fossette mentonnière; 2 une ligne qui , née de 1 éminence mentonnière, se porte obliquement en haut, et va se continuer avec le bord antérieur de

Ligne oblique la branche de la mâchoire : c'est la ligne oblique ou maxillaire

oiimaxillairees- . , ■ !•»>•■ • • i •

turne. externe, également destinée a des insertions musculaires;

3° au dessus de celle ligne, se voit le trou mentonnier, orifice du canal dentaire inférieur, par lequel passent les vaisseaux . et nerfs mentonniers; U° la face antérieure de \' arcade alvéolaire , remarquable par une série de reliefs qui répondent aux alvéoles, séparés par des cannelures verticales, qui répondent aux cloisons inter-alvéolaires; 5° au dessous de la ligne oblique externe, est une surface lisse, séparée de la peau par le muscle pea ucier.

2° La face postérieure ou linguale est moulée en quelque Ligne myioï- sorte sur la langue; elle présente, 1° la ligne myloïdienne (de pvXos , dent molaire), nommée aussi oblique ou maxillaire interne ; née de l'apophyse géni , cette ligne , qui est destinée a des insertions musculaires , se porte en haut et en arrière , et devient plus saillante au niveau de la dernière dent molaire ;

(1) Il est curieux de voir la symphyse, verticale et même un peu oblique de haut en bas et d'arrière en avant dans la race caucasique, devenir oblique d'avant en arrière et se rapprocher dans la race nègre de la disposition qu'elleoffre clkzk'5 animaux, et surtout chez le singe. Du reste, l'inclinaison variable de la symphyse détermine h différence qui existe entre les divers individu» sous le rapport de la saillie du menton.

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