partie moyenne, où se trouve un canal médullaire d'une
grande capacité , le tibia est spongieux à ses deux extrémités ,
qui sont percées d'un grand nombre de trous vasculaires.
Nombre de Développement. >Le tibia se développe par trois points d'os-
points.
sification : un pour le corps , deux pour les extrémités. Quelquefois il en existe quatre. Bécîard a vu une fois la malléole interne développée par un point particulier, époque et or- Le point osseux du corps paraît le premier , du trente-cin-
dre d'apparition.
quième au quarantième jour, à la même époque à peu près que celui du corps du fémur; quelquefois même, ainsi que j'en ai observé un exemple , il paraît avant celui du fémur.
Le germe osseux de l'extrémité supérieure se montre le plus ordinairement vers !a fin de la première année qui suit la naissance. Je ne l'ai jamais vu précéder l'époque de la naissance. Ce n'est que dans le cours de la deuxième année que l'extrémité inférieure s'ossifie. La malléole interne est un prolongement du point d'ossification de celte extrémité. Ordre de réu- La réunion de toutes ces pièces n'est complète qu'à l'époque de l'entier développement, c'est à dire de la dix-huitième à la vingt-cinquiènae année. Elle commence toujours par l'extrémité inférieure , qui cependant est la dernière dans l'ordre d'apparition.
Une remarque importante, et qui du reste s'applique à la plupart des extrémités articulaires , c'est que l'épiphyse supérieure du tibia ne constitue pas l'extrémité supérieure du tibia
Plateau apo-
physien. tout entière, mais seulement une espèce de plateau horizontal
qui supporte les cavités articulaires
Il faut encore observer que la tubérosité antérieure du tibia
... P Son prolonge-
esl formée par un prolongement vertical du plateau que lorme ment inférieur, l'épipliyse supérieure. Il semblerait, sur quelques sujets, que cette tubérosité antérieure se développe par un point par-; tituber.
Du Péroué.
Ainsi nommé de vtpoiv (fibula, agrafe), parce que, suivant Sabalier , il a été comparé à une espèce d'agrafe en usage chez les anciens.
Pour bien comprendre la descripiion de cet os, il faut lui donner très exactement la position qu'il occupe dans le squelette. 11 est situé inféricurement à la partie externe (1) du tibia, situation, supérieurement à la partie externe et postérieure du même os.
Aussi long que le tibia, il est extrêmement grêle; il est volume. même le plus grêle de !ous les os longs , et peut , par ce seul caractère , être reconnu au premier coup d'oeil.
Le péroné est dirigé verticalement, légèrement déjelé en Direction, dehors à sa partie inférieure. C'est de tous les os longs celui qui est le plus tordu sur lui-même, et celui sur lequel on peut le mieux vérifier celte loi d'ostéologie , savoir , que toujours les Torsion en
torsions des os sont en rapport avec tes changements de rapport avec les
rt u déviations du
direction , soit des tendons , soit des vaisseaux (2). Le péroné tendonse divise en corps et en extrémités.
(1) Jusqu'ici nous avons négligé d'Indiquer pour chaque osla position qu'on doit lui donner lorsqu'on l'étudié isolément, cette précaution nous ayant paru inutile, puisqu'il suffit de jeter un coup d'œil sur un squelette articulé, pour être à même déplacer chaque os dans la position convenable. Le péroné n'est pas tians le même cas ; la Urrsion très marquée qu'il présente peut causer de natation. Nous dirons donc que pour mettre le péroné en position, il faut chercher celle de ses extrémités qui est aplatie, et la placer en bas, en ayatit soin de tourner en dedans la facette articulaire qu'on y trouve, et en avant le bord le moins épais de l'éminence qui constitue celte extrémité.
(2) La torsion du péroné, comme d'ailleurs celle de la plupart des os longs , n'est qu'apparente, et résulte de la manière dont sont disposées les faces del'os, qai, au lien d'être verticales, sont taillées obliquement autour Ô« l'os.
A. Le corps a la forme d'un prisme triangulaire. Pour bien saisir son mode de conformaiion , il faut savoir que les muscles qui occupent en haut la région externe du péroné, se contournent en arrière inférieurement. Dès lors il est facile de concevoir comment la face externe du péroné devient postérieure dans son cinquième inférieur , d'externe qu'elle était dans ses quatre cinquièmes supérieurs. Dépression en La face externe est profondément excavée en gouttière dans
gouttière. ' °
le sens de sa longueur; elle donne insertion ù deux muscles nommés péroniers latéraux. Elle est lisse dans sa partie intérieure , qui est déviée en arrière.
La face interne est divisée en deux parties inégales par une mentêle huèros- cr^te longitudinale, à laquelle s'attache le ligament interosseux* seux. La partie de cette face qui est au devant de la crête , est
beaucoup plus étroite que l'autre, et , chez certains sujets , n'a pas plus de deux lignes de largeur. Elle donne attache aux muscles de la région antérieure de la jambe : la partie postérieure, plus considérable, donne attache au muscle jambier postérieur. Cette face devient antérieure en bas.
La face postérieure du péroné, étroite en haut, s'élargit inférieurement, où elle devient interne, et se termine par une surface raboteuse, donnant attache aux ligaments qui unissent le péroné et le tibia. Celte face est destinée en totalité à des insertions musculaires; elle présente le conduit nourricier principal, qui pénètre l'os obliquement de haut en bas. Souvent on trouve ce conduit nourricier sur la face interne de l'os.
Déviation des Les trois bords participent aux déviations que présentent bords' les faces. Ainsi , 1° le bord externe devient postérieur inférieu-
rement; 2° le bord antérieur devient externe, et se bifurque; 3° le bord interne devient antérieur, et, dans toute sa partie déviée, forme la continuation de la crête du ligament interosseux que nous avons signalée à la face interne, et, comme celle crête, donne attache au ligament interosseux. Tous ces bords sont destinés à des insertions musculaires et
à des cloisons aponévrotiqucs, el se font remarquer par leur Leurreliefen relief on forme de crêle.
B. L'extrémité supérieure ou tête du péroné présente une
facette articulaire plane ou très légèrement concave qui s'arli- Facétie arii-
i /< . i -L- i > culaire libiale
cule avec une facette correspondante du tibia : en dehors, sont supérieure, des empreintes inégales pour l'insertion du muscle biceps, du long péronier latéral et du ligament latéral externe de l'articulation du genou. À la partie postérieure de cette tête se voit une apophyse destinée à l'insertion du tendon du biceps, et dont le développement, inégal suivant les sujets, est en raison directe du développement de ce nniscie ; c'est V apophyse styloïde du péroné.
C. U extrémité inférieure ou malléole externe déborde de Malléole ex-
terne.
beaucoup la facette articulaire inférieure du tibia-, elle forme
en dehors le pendant de la malléole interne, qu'elle surpasse en longueur et en épaisseur. Aplatie de dehors en dedans, la malléole externe présente, 1° une lace externe, convexe, souscutanée ; 2° mue face interne, qui s'articule avec l'astragale par Facette astra-
, gaiienne.
une facette articulaire qui complète en dehors l espèce de mortaise que forment par leur réunion l'extrémité inférieure du tibia et l'extrémité inférieure du péroné : au dessous et en arrière de cette facette, est une excavation profonde, rugueuse, qui donne attache à un des ligaments latéraux externes de l'articulation libio-tarsienne ; 3° un bord antérieur, qui donne attache au deuxième ligament de la même articulation ; 4° un bord postérieur, plus épais el creusé en dehors d'une coulisse
r > i r Coulisse des
superficielle pour le passage des tendons réunis des deux mus- tendons posté-
, . , rieurs,
clesperoniers; 5 un sommet qui donne attache au troisième
ligament latéral externe de l'articulation libio-tarsienne.
B.ésumé des connexions. Le péroné forme la partie externe de la jambe , il s'articule avec le tibia el l'astragale.
Conformation intérieure. Compacte à sa partie moyenne, le péroné est spongieux, à ses extrémités, el présente à sa partie moyenne un canal médullaire très étroit. La structure compacte du corps du péroné, jointe à sa gracilité , lui donne la
flexibilité et l'élasticité des cotes. On peut le considérer comme
une espèce de ressort de l'articulation tibio-tarsienne, sans
cesse mis en action parles mouvements de latéralité du pied.
Fierbiiité et Celle flexibilité me paraît pouvoir être portée assez loin , pour
roné!"1 up"que le péroné vienne s'appuyer contre le tibia. L'homme seul
présente une disposition de structure du péroné aussi favorable
pour le mouvement de ressort.
Nombre des Développement. Le péroné se développe par trois points :
points osseux. , , , . ,
un pour le corps, un pour chaque extrémité.
Le point osseux du corps paraît un peu après celui du corps du libia, du quaranlième au cinquantième jour.
A la naissance , les deux extrémités sont encore cartilagineuses. Ce n'est que dans la deuxième année qu'un point osseux apparaît pour l'extrémité inférieure. A cinq ans apparaît celui de l'extrémité supérieure.
Époque de la La réunion des extrémités avec le corps n'a lieu qu'à l'époque du développement complet, de vingt et un à vingt-cinq ans : c'est l'extrémité inférieure qui se réunit la première.
du pied.
Le pied et la Le pied est pour les membres abdominaux ce qu'est la main variétés°nl d'uji PÛUr ^es membres thoraciques. L'un et l'autre ne sont que des mémetyp». variétés d'un même lype d'organisation ; mais ces deux parties présentent des différences qui sont en rapport avec leurs usages respectifs. Le pied, par exemple, offre des conditions de solidité évidemment en rapport avec sa destination , qui est de servir de support à tout l'édifice , tandis qu'on voit au contraire à la main prédominer les conditions de mobilité. Le pied se compose de vingt-six os. Il présente : 1° Un massif osseux composé de sept pièces solidement articulées entre elles : c'est le tarse;
2° De ce massif osseux partent cinq pyramides parallèles composées chacune de quatre colonnes, excepté la première, ou la plus interne, qui n'en présente que trois. Métatarse. Les cinq premières colonnes forment le métatarse.
Tarse.
Les colonnes qui suivent constituent les orteils. Orteils.
La grandeur du pied varie clans les différents individus; son volume du volume est supérieur à celui de la main. Cet excès de volume pie ' se rapporte à l'épaisseur, à la longueur, et non à la largeur du pied, qui est moindre que celle de la main.
Le pied est dirigé horizontalement d'avant en arrière , et fait Direction. avec la jambe un angle droit, bien différent en cela de celui de la main, dont l'axe se confond avec celui de l'avant-bras.
Le pied est aplati de haut en bas , excavé à sa partie interne, Figure; étroit en arrière, où il offre une hauteur assez considérable, moins épais et plus large à son extrémité antérieure, qui est digitée. Il présente à considérer :
1° Une face supérieure ou dorsale , convexe , dos du pied; ses régions.
2° Une face inférieure ou plantaire , plante dit piedj qui offre une double concavité, savoir ; une concavité dans le sens améro-posiérieur, et une concavité dans le "sens transversal ;
o° V>w bord interne ou tibial, très épais, qui répond au gros orteil;
k° Un bord externe ou péronéal, qui répond au petit orteil;
5° U ne extrémité postérieure ou calcauienne ;
6° Une extrémité antérieure ou digitale.
Nous allons décrire successivement le tarse, le métatarse et les orteils.