LABYRINTHE OSSEUX
Préparation Préparation. Considérée, à juste titre, comme une des plus diffiseux.ïnDt e°S" c''es c'e l'anatomie, et supposant la connaissance préalable de la disposition des parties , elle doit être faite sur des sujets de divers âges, sur des temporaux dont les uns auront macéré, dont les autres seront desséchés sans macération, dont les autres seront à l'état frais. Commencer par des temporaux de fœtus, chez lesquels il est extrêmement facile d'isoler le labyrinthe, qui n'est encore entouré que d'un tissu spongieux, facilement attaquable par le scalpel. Chez l'adulte, le labyrinthe, qui est proportionnellement beaucoup moins développé que chez le foetus, étant entouré d'un tissu compacte, on est obligé d'avoir recours au ciseau ou à la lime, ou bien à un fort scalpel. Il importe d'avoir un grand nombre de temporaux, pour pouvoir les soumettre à des coupes très diverses.
Préparation Préparation du vestibule. Ouvrir le vestibule par sa paroi supé- ' Heure, qui répond à la face supérieure du rorher, au niveau de la fenêtre ovale, entre le canal demi-circulaire vertical supérieur elle conduit auditif interne, Des canaux Préparation des canaux demi- circulaires. Chez le fœtus, l'un des demi - circulai- cana|ix demi-circulaires est saillant sur la base du rocher; on l'isole facilement., ainsi que les deux autres canaux demi-circulaires, en enlevant, à l'aide d'un fort scalpel, le tissu spongieux, dans l'épaisseur duquel ces canaux compactes sont logés. Il est utile d'étudier les canaux
de l'organe de l'ouïe, oreille interne. 151
demi-circulaires sur deux pièces, donl l'une présente ces canaux non ouverts, et l'autre les mêmes canaux ouverts.
Préparation du limaçon. Enlevez couche par couche la portion du Préparation rocher qui correspond au fond du conduit auditif interne: une couche dulimaǰnde tissu spongieux très rare, annonce, chez le foetus, qu'on arrive au limaçon ; enlevez avec précaution ce tissu spongieux, découvrez le limaçon, et par sa face supérieure et par sa face inférieure. Sur une pièce, vous isolerez le limaçon sans l'ouvrir ; sur une autre pièce, vous l'ouvrirez avec précaution, et pour cela, il suffit de faire une simple incision à chaque spire de la cochlée : il importe de ne pas enlever le sommet de la coquille.
La macération du rocher dans l'acide nitrique étendu d'eau, facilite singulièrement cette préparation , en permettant de diviser les os à la manière d'un cartilage.
Vestibule.
Si on enfonce un stylet dans le trou ovale, il pénètre dans une Le vestibule
est le ccnlve de
cavité ovoïde qu'on appelle vestibule. l'oreille interne.
Centre de l'oreille interne, espèce de carrefour (forum metallicum, Vésale) intermédiaire aux canaux demi-circulaires qui sont en dehors, et au limaçon qui est en dedans, le vestibule se trouve dans la direction de Taxe prolongé du conduit auditif interne.
Le vestibule est remarquable par un grand nombre d'ouvertures grandes et petites.
Les grandes ouvertures , au nombre de sept, sont : 1° la Des sept granfenèlre ovale, qui établirait une large communication entre le d^vesiibuiè! vestibule et la caisse du tympan , si elle n'était obstruée par la base de l'étrier, qui la bouche hermétiquement, ainsi qu'on peut s'en assurer, en examinant la fenêtre ovale du côté du vestibule, l'étrier restant en place ; 2° cinq orifices pour les canaux demi-circulaires ; 3° l'orifice de la rampe ditevfcstibulajre du limaçon.
k° Sur les temporaux qui ont macéré, on voit encore, au dessous de la fenêtre ovale, une huitième ouverture, qui est
oblongue et qui conduit dans la parlie la plus élevée delà fene Ire ronde.
Des petites lues petites ouvertures sont : 1° le pertuis de V aqueduc du
ouvertures du -t j • i i • • 1 • •
vestibule. vestibule , qui s ouvre sur la paroi postérieure de celte cavité , en dedans de l'orifice commun aux deux canaux demi-circulaires verticaux, contourne un peu cet orifice commun, puis se coude à angle droit pour se terminer sur la face postérieure du rocher par un pertuis déjà décrit (Voyez Ostéologie) ; 2° des permis vasculaires; 3° des pertuis nerveux : ces deux derniers ordres de pertuis répondent au fond du conduit auditif interne.
La cavité du vestibule , irrégulièrement ovoïde , présente :
Des deux fos- 1° deux fossettes , une inférieure, qui est hémisphérique , fossettes du vesti- , . . . . . ' kuie. sette hémisphérique (fovea seu recessus hemisphœricus) ;
2° une supérieure, qui est semi- ellipsoïde (fovea seu recessus hemi-ellipticus) ; 3° Morgagni a décrit une troisième fossette en forme de sillon (recessus seu fovea sulciforrnis) , qui occupe l'embouchure commune des deux canaux demi-circulaires.
Canaux demi-circulaires.
Situation des Les canalise demi-circulaires , au nombre de trois, reprétrois canaux de- .... , r -, n 7 „ N
mi-circulaires, sentent trois cylindres ou tubes [tubœformes canales, Scemm.)
égaux en diamètre, recourbés en cercles forts réguliers, situés
dans l'épaisseur de la base du rocher, en arrière du vestibule,
dans lequel ils s'ouvrent par cinq orifices.
ils sont dis- On a distingué les canaux demi-circulaires en grand , en
lincts les uns ' . . . , . ,
des autres l' par moyen et en peut, expressions qui introduisent une grande
leur longueur, „ . , , ,., , . ,!.«•-
confusion dans le langage, parce qui! n existe pas de dine-
rences assez notables entre eux sous le rapport de la longueur,
pour qu'on puisse les distinguer les uns des autres par ce seul
caractère.
2° Par leur Leur direction établit entre eux des différences plus trandirection,
chées. Deux sont verticaux , un est horizontal : les verticaux
sont, î'un ant prieur et supérieur, l'autre postérieur et infe~
rieur; l'horizontal est externe et reçu dans l'intervalle que
laissent entre eux les deux premiers.
1° Le canal vertical supérieur, qui décrit les deux tiers d'un 1* Canal ver- . , , ,, 'T.i-, • . t tical supérieur.
cercle, occupe la partie la plus élevée au labyrinthe, immédiatement en dehors du vestibule : un plan qui passerait par les deux branches de ce canal, couperait la base du rocher à angle presque droit.
Sa convexité est dirigée en haut; sa concavité, qui est inférieure, est libre chez le fœtus, disposition qui permet de le voir sans préparation à cet âge de la vie. Chez l'adulle , celte concavité est remplie par du tissu compacte.
La branche antérieure et externe (crus anterior seu exter- Sa branche
., , ,., , ..... ampullaire.
nus) de ce canal se dilate en ampoule , pour s ouvrir isolement à la partie supérieure et externe du vestibule. La branche Sa branche
, non ampullaire.
postérieure et interne (crus posterior seu-znlernus) sunit-a
la branche correspondante du canal verlical postérieur pour former un canal commun, qui s'ouvre sans dilatation à la partie supérieure et interne du vestibule.
2° Canal verlical inférieur. Perpendiculaire au précédent, 2° Canal ver-
„,, , , , . , , .. , , tical inférieur.
parallèle a la face postérieure du rocher, il s ouvre en dedans et en haut du vestibule, par le canal commun dont je viens de parler, se porte presque directement en dehors, se recourbe de n décrit un
, !*••,? ,-, 7 cercle presque
haut en bas , puis d arrière en avant , se dilate en ampoule complet. (ampullà) au voisinage du vestibule, pour s'ouvrir, dans cette cavité, à une ligne environ du point d'où nous l'avons fait partir. Il suit de là que ce canal décrit un cercle presque complet : d'où le nom de canalis major, longior, sous lequel il est encore désigné par Sœmmering, par opposition au canal demicirculaire verlical supérieur, qu'il appelait min or, hrevior.
3° Canal horizontal(minimus, brevissimus, Hve exterior, 3° canal ho- ^ 7 montai.
Sœmmering). Il commence dans le vestibule, entre la fenêtre ovale qui est au dessous, et l'orifice ampullaire du canal vertical supérieur qui est au dessus , se dilate en ampoule , décrit Ses deu*
ii- .ix . . , , - branches.
un cercle horizontal dont la convexité est en dehors , et vient s'ouvrir sur la paroi inférieure du vestibule, entre l'orifice
commun des deux canaux verticaux et l'orifice propre du canal vertical postérieur, caractères II suit de là : 1° que les trois canaux demi -circulaires ont trois canaux de- une extrémité ampullaire et une extrémité non-ampullaire;
mi-circulaires. 0 , , , . , , , , ' ,
2 que les deux canaux verticaux s abouchent par leur extrémité non-ampullaire ; 3° que des cinq ouvertures appartenant aux canaux demi-circulaires, deux occupent la paroi externe du vestibule, et trois la paroi interne, et que ces dernières sont formées par le canal commun aux deux canaux verticaux et par les deux extrémités ampullaires des canaux vertical postérieur et horizontal.
Limaçon ou cochlée.
Forme du ti- ^e limaçon ou cochlée (cochlea), ainsi nommé à cause de maçon. sa ressemblance avec la coquille du mollusque dont il porte le
nom , est une cavité conoïde, qui décrit deux tours et demi de spire (canalis spiralis cochleœ), et qui est divisée en deux demi-cavités ou rampes, par une cloison étendue de la base au sommet.
sa situation. Le limaçon est la partie la plus antérieure de l'oreille interne : il est situé en dedans et en avant de la caisse du tympan ; sa base est appuyée sur le fond du conduit auditif interne. s» surface Sa surface extérieure est confondue, chez l'adulte, avec le
externe. t ,
tissu propre du rocher ; en sorte qu il faut beaucoup d art pour sculpter le limaçon, sans pénétrer dans sa cavité à cet âge de la vie; chez le fœtus, au contraire, rien de plus facile, à raison de la couche mince de tissu spongieux qui l'isole du reste du rocher.
On distingue dans le limaçon la lame des contours, la lame spirale, Xaxe ou columelle, âeuxrampes et un aqueduc.
Lame des contours.
On appelle lame des contours, la lame compacte, qui forme les parois ou la coquille du limaçon. Qu'on se figure un cône osseux, contourné en spirale, sicut circa fulcrum oonvolvulus
Ses bords.
(Haller), ou comme la rampe d'un escalier tournant, de telle manière que le tour de spire, qui avoisine la base, embrasse le lour de spire qui est plus élevé , et que les parois adossées de ces tours de spire, se confondent : on aura une idée exacte idée générale
.',,.., de la lame des
de la lame des contours, qui décrit deux tours et demi de contours, spire.
Lame spirale.
Le canal spiroïde, qui constitue le limaçon, est divisé, suivant sa longueur, en deux cavités secondaires, désignées sous le nom de rampes (scalœ), par une cloison qu'on appelle lame Lame spirale spirale. Née de la base du limaçon et de la fenêtre ronde, où u imaçon* on l'aperçoit très facilement, la lame spirale se contourne, suivant ses bords, autour de Taxe du limaçon, et se continue sans interruption jusqu'au sommet ou voûte du limaçon, dont elle suit les contours. Par son bord interne, elle appuie sur l'axe du limaçon, auquel elle adhère intimement, excepté supérieurement, où elle est libre dans un petit espace, pour permettre une communication entre les deux rampes ; margo liber laminœ spiralis quo fit ut utriusque scalœ sit commumcalio (Sœmmering). Par son bord externe, elle adhère aux parois de la lame des contours. Il suit de la forme conique du limaçon, que si la lame spirale était déployée, elle représenterait un triangle isocèle , dont la base répondrait à la fenêtre ronde, et le sommet au sommet, ou à la voûte du limaçon.
Structure. La lame spirale est composée de deux portions : 1° d'une portion osseuse qui forme la partie interne de celle lame ; 2° d'une portion membraneuse qui forme ia partie externe.
La portion osseuse, qui domine dans le premier tour, diminue graduellement dans le second ; elle cesse au commencement du troisième, où elle se termine par une espèce de crochet ou de bec ( hamulus , rostrum laminœ spiralis). Cette portion osseuse est épaisse et composée de deux lamelles,
Sa structure.
i Sa portion osseuse.
entre lesquelles se voient des canaux extrêmement déliés et très nombreux, destinés aux nerfs du limaçon. Ces deux lamelles impriment sur l'axe deux rainures bien distinctes. Portion mem- La portion membraneuse {lamina spiralis membra-
braneuse de la B i
lame spirale, nacea cartilagmea, seu zona ralsalvœj complète la cloison, dont elle forme la partie externe. Étroite dans le premier tour de spire, elle s'élargit dans le second, et constitue à elle seule la cloison dans le troisième.
Il suit de là que la portion osseuse et la portion membraneuse représentent chacune un triangle isocèle , tellement disposé, que la base de l'un correspond au sommet de l'autre, et réciproquement.
Au reste, suivant la remarque de Comparelli, on pourrait distinguer, dans la portion membraneuse de la lame spirale, trois zones, dont la consistance serait progressivement décroissante, depuis l'axe jusqu'à la lame des contours.
Axe ou columelle.
idée générale Du fond, ou plutôt de la parlie postérieure du fond du maçon ou colu- conduit auditif interne, s'élève un noyau osseux, dirigé presque horizontalement eh dehors, qui occupe le centre ou l'axe du limaçon, et autour duquel la lame des contours et la lame spirale décrivent leur lourde spire. Ce noyau osseux porte le nom A' axe du limaçon ou columelle (modiolus, nucleus). L'axe règne depuis la base jusqu'à la voûte du limaçon, mais en présentant quelques modifications. Extrêmement épais au niveau du premier tour, il est de beaucoup moindre pour la première moitié du deuxième. Il est remplacé, pour la seconde moitié du deuxième et pour le demi-lour de spire du troisième, par une lamelle appelée infundibulum (scyphus, Vieussens), lamelle caliciforme, dont l'évasement répond à la coupole du limaçon. Il suit de là que l'axe du limaçon présente trois étages parfaitement distincts.
Sa base. La base de la columelle, qui se voit au fond du conduit au-
ditif, présente une disposition en pas de vis très prononcée 5
DE L'ORGANE DE l'ou'HC. OREILLE INTERNE. 157
elle est percée de trous, par lesquels s'exprime, pour ainsi dire, le nerf auditif.
Le sommet de la columelle (apex), examiné dans un limaçon Aspect du
.„,. , . i ■■• •• sommet de la
ouvert par la face inférieure du rocher, présente la disposition columelle. infundibuliforme , d'une manière très prononcée. Dans un limaçon ouvert par sa face supérieure, il présente-, au contraire, l'aspect d'une tige très grêle, qui continue la columelle, et qui va directement à la voûte, dette double disposition lient à ce que la lamelle terminale de la columelle ne décrit qu'un demi-infundibulum, qui répond à la moitié inférieure du limaçon. Cette lamelle terminale de la columelle, très Sa lamelle
* terminale doit
bien décrite par M. Huguier, est triangulaire, parcourt un être étudiée sur
x ° ■'.' ' ° " ■ " ■' deux pièces, l'u-
demi-iour de spire, et adhère, par son bord externe convexe, "e ouverte par
7 le haut, l'autre
à la lame des contours. Son bord interne, droit et libre, est la ouverte par le
bas.
seule partie de cette lamelle que 1 on aperçoive lorsque le limaçon est ouvert par le haut, tandis que le bord convexe et les faces sont parfaitement visibles lorsque le limaçon est ouvert par le bas. C'est sur le milieu de la longueur de son bord libre que vient se terminer le crochet de la portion osseuse de la cloison spirale.
La surface de la columelle est taillée en vis par une double Double rai-
nuredelacolu-
rainure qui correspond aux deux lamelles osseuses de la cloi- meite. son spirale : cette surface est criblée de trous (foramina modiolf), pour le passage du nerf auditif. Lorsqu'on divise la columelle suivant son axe, on voit qu'à Étude de la
^ ^ columelle divi-
son centre elle est percée d'une foule de conduits destinés au s«e suivant son
axe.
passage du nerf auditif. Ces conduits aboutissent aux trous dont est criblée la surface de la columelle, parmi lesquels il en est un principal (tubulus centralis modioli) pour la branche terminale du nerf auditif. Au centre du demi-infundibulum décrit par la lamelle terminale, se voit une ouverture par laquelle passe le rameau terminal de la branche cochléenne du nerf auditif.
Des deux rampes du limaçon.
Division du La cloison spirale divise la cavité du limaçon en deuxcavi-
limaçonendeux , , *
rampes. tes secondaires, quon appelle ra?npes du limaçon, scalœ.
On les distingue en rampe externe ou supérieure ou vestihulaire {scala vestibuli), et en rampe interne ou inférieure ou tympanique {scala tympani). La première communique directement avec le vestibule ; la seconde, qui aboutit à la fenêtre ronde , communiquerait avec le tympan , sans la membrane qui obture celle fenêtre {scala clausa). La rampe veslibulaire a notablement plus d'ampleur que la rampe tympanique. La coupe de chacune de ces rampes, perpendiculairement à leur axe, représente un demi-cercle.
Les deux rampes communiquent entre elles au voisinage du sommet du limaçon.
Modedecom- Le mode et le lieu de celte communication sont faciles à
municalion des . ,• , É . .
deux rampes, déterminer; il a ele bien détermine par Sœmmering, et récemment par MM. Breschet et Huguier.
Nous avons vu que la cloison spirale adhérait intimement à la columelle : elle continue sa marche spirale autour de la lamelle terminale semi-infundibuliforme; mais en passant au niveau de la concavité du demi-infundibulum, comme elle ne s'enfonce pas dans cette concavité, son bord interne devient libre, pour se continuer ensuite, avec adhérence, jusqu'au sommet du limaçon. Il suit de là : 1° que la cloison oppose la concavité de son bord interne à la concavité derinfundibulum; d'où résulte une sorte d'inlerrupiion dans la cloison, une ouverture circulaire, qui établit une communication entre les deux rampes ; 2° que celle ouverture n'existe pas au sommet des deux rampes, mais un peu au dessous du sommet. Nous avons vu que l'orifice de communication de la rampe veslibulaire avec le vestibule ne se trouvait pas non plus à la parlie la plus inférieure de cetie rampe.
llg a émis une manière fort ingénieuse d'envisager le limaçon. Suivant cet auteur, la columelle ne serait point un
novau osseux indépendant de la lame des contours, mais bien idée générale
J du limaçon d'a-
la paroi interne du canal spiroïde qui, en décrivant son pas près iig.js
de vis, intercepterait un espace considérable et cylindrique pour le premier tour, espace qui a deux lignes et demie de diamètre; moins considérable, mais toujours cilyndrique, pour le deuxième tour, où il n'a qu'une demi-ligne de diamètre; pour le troisième tour, l'espace étant nul, l'axe vient à manquer, et se trouve remplacé par la paroi interne de la spire elle-même. La lame terminale de la columelle serait donc, comme la columelle, formée par la paroi interne des spires.
Cette manière de voir est appuyée : 1° par la disposition du fond du conduit auditif, lequel présente une gouttière spiroïde, qui décrit un tour et demi, et qui est parfaitement en harmonie avec la spire du limaçon ; 2° par les coupes du limaçon, faites à la manière de Sœmmering, du sommet à la base (1).
Aqueduc du limaçon.
L'aqueduc du limaçon, ouvert, d'une part, dans la rampe Aquedue au lympanique du limaçon, près de la fenêtre ronde , d'une autre imaÇ0Q" part, au bord inférieur du rocher, à côté de la fosse jugulaire, par une extrémité évasée, ne paraît nullement avoir l'usage que lui avait assigné Cotugno. De même que l'aqueduc du vestibule, il n'est autre chose qu'un canal vasculaire, appelé par Wildberg canalis venosus cochleœ. Le liquide de Cotugno ne saurait, en aucune manière, trouver d'écoulement par ce canal, qui est obturé par la dure-mère.