‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 33 sur 136 · RÉGION INFÉRIEURE OU BASE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

RÉGION INFÉRIEURE OU BASE DU CERVEAU

Parfaitement décrite, et non moins bien figurée par Sœmmer- Elude de la

base du cerveau.

ring dans un travail exprofesso (1), la base du cerveau présente un grand nombre d'objets à considérer. Pour s'en faire une bonne idée, il convient de l'étudier : 1° le cerveau étant encore entouré de ses membranes, et sa convexité étant contenue dans la voûte du crâne; 2° le cerveau étant débarrassé de ses membranes , et sa convexité reposant sur un plan horizontal. Dans le premier cas, la base du cerveau est ramassée sur elle-même, et peut être considérée dans son ensemble ; dans le second, eHe s'étale et peut être étudiée dans ses détails.

C'est par sa base que le cerveau communique avec les autres parties du centre céphalo-rachidien, à l'aide de ses pédoncules, que nous pouvons considérer comme la racinre des hémisphères.

A. Be'qion médiane. Sur la ligne médiane, au centre de la a. Région mé-

J a diane.

base du cerveau, et au devant de la protubérance, est une excavation cru'on peut appeler excavation médiane de la hase Excavation

7 t\'-~ • ' s ii •!!'-,' médiane ûe la

du cerveau. Déjà mentionnée a l'occasion de 3a sérosité sous- base du cerveau, arachnoïdienne, qui la remplit, cette excavation résulte d'une sorte de courbure du cerveau sur lui-même, courbure qui s'efface en partie lorsque cet organe repose par sa convexité sur un plan horizontal : elle représente une pyramide, dont le sommet est en haut, et la base en bas. Celle-ci figure une sorte d'hexagone, dans Taire duquel est inscrit l'hexagone artériel de la base du crâne. Les côtés de l'hexagone sont formés, les postérieurs, par les pédoncules cérébraux; les moyens, par la partie interne des lobes postérieurs du cerveau ; les antérieurs, par la partie interne et postérieure des lobes antérieurs du cerveau.

Des six angles de l'hexagone parlent autant de sillons : 1° de

(1) De basi encephali, Collection de Ludvoig, t. 2,

320 NÉVROLOGIE.

suions qui l'angle antérieur, le sillon de séparation des lobes antérieurs, bas/de l'exca- ou la grande scissure médiane du cerveau ; 2° des angles latéraux et antérieurs, les scissures de Sylvius ; 3° des angles latéraux et postérieurs, les deux moitiés de la grande fente cérébrale; h° de l'angle postérieur, qui répond à l'intervalle des pédoncules cérébraux, le sillon de la protubérance annulaire. parties situées: Dans Faire de la grande excavation médiane, se voient, de la grande ex- d'arrière en avant : V l'espace interpédonculaire ,■ 2° les tuberdiane ; cules mamillaires; 3° la bandelette des nerfs optiques ; 4° le

plancher postérieur du quatrième ventricule ou tuber cinereum; 5° ïinfundibulum et le corps pituitaire. 2° Audevant; Au devant de l'excavation médiane, se voient, toujours d'arrière en avant : 1° le plancher antérieur du quatrième ventricule ; 2° ['extrémité antérieure ou réfléchie, ou le genou du corps calleux ; 3° la partie inférieure de la grande scissure médiane du cerveau.

3° En arrière. Derrière l'excavation médiane, se voient, d'avant en arrière, la protubérance annulaire, et derrière la protubérance: 1° la partie moyenne de la grande fente cérébrale, par laquelle la pie-mère pénètre dans l'intérieur du troisième ventricule ; 2° le bourrelet postérieur du corps calleux; 3° la partie postérieure de la grande scissure médiane du cerveau.

b. Régions la- B. Réqions latérales de la base du cerveau. Sur les parties té raies de la base " . . .

du cerveau. latérales, on voit la face inférieure du lobe antérieur du

cerveau, la scissure de Sylvius, qui le sépare du lobe postérieur, et la face inférieure du lobe postérieur. Il n'y a pas de lobe moyen.

Je vais décrire successivement et avec détail les diverses parties que je viens d'énumérer, à l'exception des pédoncules cérébraux et de la protubérance , que nous avons étudiés ailleurs comme parties constituantes de l'isthme de l'encéphale.

CENTRE NERVEUX CEPHALO-RACHIDIEN. CERVEAU. 521 A. Région médiane de la base du cerveau.

1° Espace in terpédonculaire .

Cet espace interpédoneulaire ou plutôt celle excavation de P . espace et

r * laisceaux inter-

forme triangulaire à base dirigée en avant, dont les bords égaux pédoncuiaires. sont constitués par le côlé interne des pédoncules cérébraux, dont le sommet est formé par l'échancrure médiane antérieure de la protubérance, cei espace est remarquable par sa couleur grise, par les trous vasculaires nombreux dont il est perforé, d'où le nom d'espace perforé moyen , sous lequel il est désigné, et par l'origine des nerfs de la troisième paire. On y remarque un sillon médian aniéro-poslérieur et deux faisceaux séparés des pédoncules cérébraux par une ligue noirâtre. Nous avons vu que les faisceaux interpédonculaircs étaient constitués par le prolongement des faisceaux innommés du bulbe.

2° Tubercules mamillaires.

Ce sont deux petits globules pisi formes ou plutôt hémisphériques, proéminents et comme détachés de la face inférieure du cerveau, blancs à leur surface {tubera candicantia, Sœmnierrin"), çjris à l'intérieur, situés derrière le tuber cinereum, T

o-" » ' Leur situa -

qui se moule sur la partie antérieure de leur circonférence, et, lionpar conséquent, situés derrière l'infundibulum, entre les pédoncules cérébraux, au devant de l'espace interpédonculaire. Ils us sont ]a sont séparés l'un de l'autre par une fente ou scissure profonde, p*i rieV "ai s°anfé— excepté à leur partie supérieure, où ils sont continus au moyen J^ûte! de la d'une couche mince de substance grise, qui se déchire avec la plus grande facilité; ils répondent a la base ou plancher inférieur du troisième ventricule. Nous verrons que l'écorce blanche de ces petits tubercules est la terminaison des piliers antérieurs de la voûte, d'où le nom de bulbes de la voûte à trois piliers (bulbi priorum crurum fomieis, Casserius), dénomination qui mériterait d'être conservée. Les deux tubercules mamillaires sont généralement d'un égal volume. Dans plusieurs cas d'atrophie d'un des hémisphères céré- 4. 21

322 NÉVROLOGIE.

braux , j'ai trouvé le tubercule mamillaire correspondant atrophié.

On ignore complètement leurs usages.

Il n'existe deux éminences mamillaires que chez l'homme

et chez les carnassiers. Chez les autres animaux , il n'y a qu'une

Des éminen- éminence mamillaire. Les poissons présentent ces éminences

ces mamillaires ,, . ij'i .. • . ^ . *• •

chez les ani- a leur maximum de développement, si toutefois on peut rapprocherde ces éminences, avec Vicq-d'Azyr, les deux groslobes qui , dans celte classe d'animaux , correspondent par leur sieteziefœtus. tuation aux éminences mamillaires. Chez le fœtus , confondus en une masse unique , assez volumineuse dafls les premiers temps, les deux tubercules mamillaires ne deviennent distincts l'un de l'autre qu'au septième mois de la vie intra-utérine.

3° Bandelette des nerfs optiques.

Au moment où les pédoncules cérébraux s'enfoncent dans le cerveau, ils sont contournés par une bandelette blanche ; c'est la Bandelette bandelette des nerfs optiques : cettebandelette naît, en arrière, ques. r s op '" de chaque côté, d'une éminence appelée corps g enouillë externe, que nous verrons être une dépendance de la partie du cerveau connue sous le nom de couche des nerfs optiques (le corps genouillé interne n'est autre chose qu'un tubercule inscrit dans l'espèce de coude ou de genou que forme le corps genouillé externe). La bandelette des nerfs optiques est la continuation du corps genouillé externe , dont elle se distingue par sa blancheur, qui tranche sur la couleur blanc-grisâtre de ce corps : d'abord large et mince, elle est appliquée sur le pédoncule cérébral , dont elle ne se dislingue que par la direction de ses Elle est la fibres. Elle contourne ensuite horizontalement ce pédoncule,

continuation du , .

corps genouillé s en détache , en même temps qu elle devient moins large et

externe.

plus épaisse ; arrivée au devant de lui , elle change de direction , se porte en avant et en dedans pour se réunir à celle du

chiasma des côté opposé , et constituer par celte réunion le chiasma des nerfs optique,. nerfs optjques.

On pourrait considérer la bandelette des nerfs optiques comme une commissure des couches optiques.

La bandelette des nerfs optiques et les pédoncules céré- Espace îosanbraux interceptent un espace losangique, dans Faire duquel se voit l'espace interpédonculaire, les tubercules rnamillaires, le tuber cinereum, l'infundibulum et le corps pituitaire.

4° Tuber cinereum , infundihulum , corps -pituitaire.

Tuber cinereum. Nom donné par Sœmmerring à un amas Tuber cinede substance grise et molle, légèrement proéminent à la base du cerveau , qui remplit l'intervalle triangulaire compris entre les tubercules rnamillaires et la bandeletle optique. On l'appelle ^encore : 1° plancher du troisième ventricule, parce que celte masse grise ferme , en arrière et en bas , le troisième ventricule ; 2° base de V infundihulum, parce que c'est de cette substance grise que part l'infundibulum.

\] infundihulum {lige pituitaire, Lieulaud ; tige sus-sphe- inftindibuium. noïdale , Chauss.) est une espèce de cordon rougeâtre, long de deux lignes [h millim.), très obliquement dirigé d'arrière en avant, et comme couché sur la face inférieure du tuber cinereum : large à son extrémité supérieure, il se rétrécit bientôt, et va s'implanter sur le corps pituitaire avec lequel il se continue.

L'infundibulum est-il creux ou bien forme-t-il une lige L'infundibupleine? Le seul nom d'infundibulum , entonnoir, qui lui avait d™eSnic?eus6 été donné par les anciens ; les expressions synonymes de pelvis colatoria, scyphus, aquœ ductus, encephali senlina, etc., qu'ils lui avaient imposées , attestent assez leur manière de voir à ce sujet, et sous le point de vue anatomique et sous le point de vue physiologique. Galien et Vésale , si souvent en opposition, sont parfaitement d'accord sur ce point, et décrivent l'infundibulum avec une minutieuse exactitude : les voies de communication, admises par Galien entre les fosses nasales et le cerveau à travers les os ethmoïde et sphénoïde, celles non moins hypothétiques , admises par Vésale , ayant été rejetées à juste litre, on a cru devoir rejeter aussi le liquide

324 TXÉVROI-OGÎË.

et l'entonnoir destiné à sa transmission. Haller, qui rappelle, dans des notes savantes, les opinions contradictoires de ses devanciers, reste dans le doute à cet égard. Sœmmerring lui-même, après une longue énumération des travaux entrepris à ce sujet, n'est pas arrivé à un résultat plus satisfaisant (1).

Démonstration Un examen attentif de la tige pituitaire m'a convaincu de

de la cavité de ., , , , ,,

rinfuadibuium. 1 existence, au moins dans un certain nombre de cas, d un canal infundibuliforme, tout à fait semblable à celui qui a été décrit et figuré par Vésale, évasé en haut, où il communique avec le troisième ventricule, et rétréci en bas où il arrive jusqu'au corps pituitaire, corps que les anciens n'avaient pas dénommé et que Vésale appelle glans pituilam excipiens. Pour démontrer ce canal, il faut renverser la bandelette optique d'avant en arrière, et diviser la lame cornée denii-iransparenie, qui forme le plancher antérieur du troisième ventricule : alors on voit derrière une bandelette blanche, bien distincte de la commissure antérieure du cerveau, une ouverture circulaire assez considérable pour admettre l'extrémité mousse d'un gros stylet, lequel pénètre dans toute la longueur de la lige piluiiaîre jusqu'au corps du même nom. Un autre mode de démonstration, consiste à couper la tige pituitaire en travers, à souffler sur la coupe à l'aide d'un chalumeau, ou à laisser tomber sur celte coupe quelques gouttes d'eau : on vois, alors un permis parfaitement circulaire, et qui ne saurail être le résultai des moyens employés pour la démonstration. Enfin, on peut, à l'exemple de Vieussens, remplir le troisième ventricule d'un liquide coloré qui arrive bientôt jusqu'au corps pituitaire. La même expérience réussit encore bien mieux avec le mer-

(1) Collect. de Ludwig, Sœmmerring, De basi encephali, p. l\\.. Quibus omnibus ub\(jue partium studio rite mecum perpensis, non potui non complecti illorum virorum sententiam, qui infundbuluro, si non perfeclè solidum, cerlè non adeo cbirspicuo, uti veleres opinati sunt, canali perforatum esse, censuerunt. Hunier, Kruickshank, disaient que l'infundibulum était tantôt plein et tantôt tubulé.

cure. Cependant, je dois dire que, dans deux cas d'hydropisie du troisième ventricule, la lige pituilaire divisée ne donnait nullement issue au liquide.

La structure de l'infundibulum est facile à démonirer. Une membrane fibreuse et vasculaire, continuation de la pie-mère, forme son enveloppe extérieure, que double une couche mince de substance grise continue à celle du plancher de l'infundibulum. Celte substance grise forme un cylindre plein lorsque la tige pituilaire n'est pas canaîiculée.

Corps pituilaire ou hypophyse. C'est un pelit curps rîu poids corps p;tnide 5 à 10 grains, qui remplit la selle-turcique ou fos e sus- ph'yse.° yp sphénoïdale (appendice sus-sphénoïdale du cerveau, Chauss.; hypophyse, Sœmni.). Pour pouvoir mieux apprécier son volume, il convient d'abattre, à l'aide d'un coup de ciseau, la lame carrée qui forme la paroi postérieure de la selle turcique ou fosse pituilaire, el qui est elle-même creusée en avant par une fossette, qui augmente l'étendue antéro postérieure de cette fosse (1).

Ainsi encaissée dans la fosse sus-sphénoïdale, l'hypophyse son encaisest maintenue de chaque côté par le repli de la dure-mère, qui constitue le sinus caverneux, et en haut par un prolongement ou lente de celle membrane, qui se termine autour de l'infundibulum par une ouverture circulaire.

En avant et en arrière, le sinus coronaire, qui se prolonge couche vas-

> . iji i i ,, . , , * * • i culaire autour

entre I hypophyse et la selle lurcique, de chaque cote, les de l'hypophyse; sinus caverneux, forment un cercle vasculaire autour de l'hypophyse, qui ne baigne pas dans le sang, ainsi qu'on l'a prétendu..

La face supérieure de l'hypophyse est légèrement excavée ;

(1) Pour bien voir l'hypophyse et l'infundibulum, il convient de sacrifier un cerveau et une base de crâne, et de cerner par une coupe circulaire le corps du sphénoïde, qu'on enlève avec la portion correspondante de la base du cerveau.

326 NÉYROLOGIE.

il n'est pas rare, cependant, de la voir convexe et débordant plus ou moins le niveau de la selle turcique. Lobes de Si on enlève l'hvpophvse, on voit qu'elle est formée de deux

l'hypophyse. J r r J i 1

lobes bien distincts , dont 1 antérieur est le plus considérable , et dont le postérieur, plus petit, remplit la fossette de la lame carrée. Ces deux lobes ont été très bien décrits par les frères "Wenzel. La couleur de leur substance n'est pas la même ; ainsi le lobe postérieur est d'une couleur gris-blanc , semblable à celle de la substance grise du cerveau ; la couleur du lobe antérieur est gris-jaunâlre.

Structure des a. ,,.»,,

lieux lobes de bi on presse entre les doigts le lobe antérieur, on en exprime une pulpe de couleur blanc-jaunâtre, assez semblable pour l'aspect à du plâtre délayé. Une coupe verticale anléro-poslérieure de l'hypophyse établit en outre que les deux lobes sont parfaitement distincts ; une lame fibreuse les sépare. Ils sont pourvus d'un grand nombre de petits vaisseaux. On a dit, mais on n'a pas prouvé que l'infundibulum se divisait en deux canaux, l'un pour le lobe antérieur, l'autre pour le lobe postérieur. Il est extrêmement rare de trouver, dans l'épaisseur de l'hypophyse, des concrétions pierreuses analogues à celles de la glande pinéale.

sa disposition II n'est peut-être pas sans intérêt de remarquer que l'hypomaux vertébrés" physe est à son maximum de développement chez les poissons, chez lesquels elle forme un vériiable lobe ; qu'elle est proportionnellement plus développée chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles que chez l'homme. Elle est creuse chez tous les animaux.

Son déveiop- Plus volumineuse chez le fœtus de 4, 5, 6 mois, qu'elle ne l'est

pemenU , ,„ , , - -,

après la naissance, 1 hypophyse est également creusée d une cavité qui communique avec le troisième ventricule ou ventricule moyen. J ai trouvé, chez un adulte, l'hypophyse creusée par une cavité considérable.

Ses usages. Usages. Les usages de l'hypophyse sont enveloppés delà plus grande obscurité. Sa constance dans tous les animaux vertébrés, et sa grande vascularité, attestent assez son impor-

CE5TRE NERVEUX CÉPHALO-RACHIDIEN. CERVEAU. o57

tance. Il est évident que ce corps communique avec le troisième ventricule, mais pourquoi ? Verse-t-il dans ce ventricule un liquide particulier? Absorbe-t-il une partie du liquide ventriculaire ? Quoi qu'il en soit de cette question, l'hypophyse n'a aucune communication directe avec les sinus veineux qui l'entourent. Ce n'est point un ganglion lymphatique , comme l'a opinions di-

, . •»«■ ? • .. »• i i verses des au-

dit Monroj ce n est point un ganglion nerveux du grand syni- teurs à ce sujet.

pathique, comme on l'a avancé dans les derniers temps, sur la foi de quelques filets nerveux, très grêles, émanés du ganglion cervical supérieur, qu'on croit avoir vu s'anastomoser sur l'hypophyse et même pénétrer dans son épaisseur. Les rameaux de la cinquième et de la sixième paires, que Litre etLieutaud disent avoir vus pénétrer dans son épaisseur, ne sont rien moins que démontrés.

5° Plancher antérieur du troisième ventricule.

Le plancher antérieur du troisième ventricule ne peut être bien vu que lorsqu'on a renversé, davant en arrière, le chiasma des nerfs optiques. C'est un plan incliné de haut en panies c»nbas, et d'avant en arrière, qui constitue la partie antérieure du pia Suanteplancher du troisième ventricule. Il est formé : 1° par une lame me^enincuie?" fibreuse qui se continue avec le névriîème des nerfs optiques ; 2° par une lame cornée, très mince, demi-transparente, très résistante, qui envoie des prolongements sur la face supérieure du chiasma pour se continuer sur les nerfs optiques : on pourrait appeler ces prolongements racines grises des nerfs optiques. Si Ton divise cette lame coriée, on pénètre dans le troisième ventricule : on voit alors que celte Lime fait partie d'une masse assez consiiérable de subs ance grise, qui, d'une part, se prolonge sur les parois latérales du troisième ventricule, et entoure les piliers antérieurs de la voûte, et, d'une autre part, vu se continuer au dessus de la commissure optique avec le tubercinereum.

328 NÉVROLOGIE.

6° Portion réfléchie du corps calleux.

Au devant du plancher antérieur du troisième ventricule, est une traverse blanche, qui n'est autre chose que l'extrémité antérieure du corps calleux, lequel se recourbe sur lui-même de hi'ut en bas et d'avant en arrière, pour fermer, en avant, les ventricules cérébraux : on peut donc appeler portion ré- Portion réflé- fléchie du corps calleux, l'extrémité antérieure de ce corps,

chie ou genou .

du corps cal- qui a également reçu le nom de genou. A cette traverse, aboutissent deux faisceaux blancs, qui naissent dans l'angle de réunion- de la scissure de Sylvius, avec la grande fente cérébrale; se dirigent en dedans et en avant, en longeant la bandelette optique, en dehors de laquelle ils sont situés; limitent de chaque côté le plancher antérieur du troisième ventricule, et viennent se terminer, en s'adossant sans se confondre, en Pédoncutesdu arrière de la portion réfléchie du corps calleux. Vicq d'Azyr a décrit ces deux faisceaux blancs sous le titre de pédoncules du corps calleux.

7° Partie antérieure de la scissure, médiane du cerveau. parties anié- Située au devant de la portion réfléchie du corps calleux, elle

rieure et infe- l. r '

rieuredeiascis ne peut être vue, dans toute son étendue, qu'après l'ablation

sure médiane. t . ' x r

d'une lame fibreuse très dense qui unit l'un à l'autre, et quelquefois d'une manière intime, en arrière, les deux lobes antérieurs du cerveau. 1! n'est pas rare de voir ces deux lobes empiéter l'un sur l'autre, car la faux du cerveaUj extrêmement étroite en'avant, ne remplit qu'une très petite partie de cette scissure.

Enumëration Toutes les parties que nous venons d'énnmérer à la région

des parties mé- »,.'•,,

dianesdeiabase médiane de la base du cerveau, sont situées au devant delà

situées derrière ,

la protubéran- protubérance annulaire. Les parties qui nous restent à étudier ce.

sur celte ligne médiane, sont situées derrière la protubérance;

ce sont, d'arrière en avant ; la partie postérieure de la grande

scissure médiane, le bourrelet postérieur du corps calleux

et la grande fente cérébrale.

8° Partie postérieure de la grande scissure médiane • du cerveau.

Elle est limitée par le bourrelet postérieur du corps calleux , partie posté-

, i i i t . . i i« . ' •,.' rieure de la

et, comme ce bourrelet est beaucoup puis distant de 1 extrémité grande scissure

i 11. i ^ . ' • i» . j médiane.

postérieure du cerveau, que le bourrelet antérieur ne lest de l'extrémité antérieure du même organe, il en résulte que la partie postérieure de la scissure est beaucoup plus étendue que la partie antérieure. En outre , cette partie de scissure étant occupée, dans toute sa profondeur, par la base de la faux du cerveau, tandis que la partie antérieure n'est occupée qu'incomplètement par le sommet de la faux , cette scissure postérieure est libre dans toute son étendue : on dirait même qu'eu cet endroit les lobes postérieurs tendent à s'écarter l'un de l'autre.

9° Bourrelet postérieur du corps calleux, et portion, médiane de la grande fente du cerveau.

Le bourrelet postérieur du corps calleux n'est autre chose Bourrelet

., , . , , . , . . ^ postérieur du

que 1 extrémité postérieure de ce corps, ainsi nommée a cause corps calleux.

du renflement considérable qu'elle présente. Ce bourrelet, que

nous verrons se continuer avec les piliers postérieurs de la

voûte à trois piliers, forme le bord supérieur d'une fente Cpor- Portion media-

r 7 ne de la grande

tion médiane de la grande fente cérébrale) dont les tuber- renie cérébrale. cules quadrijumeaux constituent le bord inférieur. C'est par cette fente médiane que pénètre la pie-mère, sous le nom de toile choroïdienne. Là, se trouve encore le conarium, ou glande pinéale ; c'est encore là que Bichat avait décrit l'orifice de son canal araehnoïdien. Cette fente médiane se continue de chaque côté avec une fente latérale, pour constituer la grande fente cérébrale.

10° Grande fente cérébrale.

La grande fente cérébrale (Bichat) est une fente très con- (jranje fente sidérable, demi-circulaire, à concavité antérieure, étendue de cerebraIe-

BSÔ HÉVROLOGIE.

la scissure de Sylvius d'un côté à la scissure de Sylvius du côté opposé , en passant au-dessous du bourrelet postérieur du corps calleux, et en contournant les pédoncules cérébraux. Cette fente, qu'on voit très facilement lorsque le cerveau étant couché sur sa convexité , on renverse le cervelet d'arrière en Sa portion avant, présente : 1° une portion médiane ou transverse, déjà décrite, située entre le bourrelet postérieur du corps calleux et les tubercules quadrijumeaux : c'est par elle que pénètre, dans l'intérieur du cerveau, la portion de pie-mère intérieure connue sous le nom de toile choroïdienne; 2° deux portions laté- Hat^raies0rtions ra^es dirigées obliquement en avant et en bas, portions latérales ou antéro-postérieures .

Rapports de Si, comme j'espère le démontrer, on considère le pédoncule

la grande fente , ,, , , , . , . ,

cérébrale avec cérébral et la couche optique, comme constituant la racine de

la couche opti- , , , . , , , ., , , , ,

que. chaque hémisphère cérébral, on verra que cest autour de la

moitié postérieure de cette racine que règne la partie latérale de la grande fente cérébrale, parce que c'est autour d'elle que se réfléchit en dedans de lui-même l'hémisphère cérébral correspondant. C'est ce bord réfléchi et concave de l'hémisphère, que nous verrons constitué parla circonvolution du pied d'Hippocampe ; c'est, dis-je, ce bord réfléchi et concave qui forme le bord externe de la portion laiéraledela grande fente cérébrale, tandis que la couche optique en forme le bord interne. Cette fenie conduit immédiatement dans la partie inférieure ou réfléchie du C'est par elle ventricule latéral. C'est par la grande feule cérébrale, que la pSee-mèreetIdans pie-mère extérieure pénètre dans les ventricules moyen et latévèntncuîes. ** raux, pour constituer la pie-mère intérieure du cerveau. Elle établirait une très large communication entre la surface extérieure et la surface intérieure du cerveau, sans une membrane qui l'obture du côté des ventricules latéraux.

B. Régions latérales de la base du cerveau.

Les régions latérales de la base du cerveau sont divisées en deux lobes, un antérieur, un postérieur, que sépare la scissure de Sylvius.

Scissure de Sylvius.

Scissure considérable (grande scissure interlohulaire , Scissure de

„, v »,,,.,,. , , , Sylvius.

Chauss.) qui commence a 1 extrémité antérieure de la grande fente cérébrale, avec laquelle elle forme un angle obtus: On trouve au niveau de cet angle, une substance blanche, perforée d'ouvertures vasculaires considérables, à laquelle Vicq-d'Azyr a donné le nom de substance perforée antérieure , et que Substance

perforée 3nté~

M. Foville a décrite, dans ces derniers temps, sous le nom de rieure. quadrilatère perforé, avec une exactitude proportionnée à l'importance, peut-être exagérée, qu'il accorde à celle région du cerveau.

La scissure de Sylvius se dirige de dedans en dehors, en décrivant une courbe légère, à convexité antérieure : elle répond. au bord postérieur des petites ailes du sphénoïde qu'elle reçoit.

On ne peut bien voir la scissure de Sylvius, qu'après l'ablation des membranes arachnoïde et pie-mère. On découvre alors , Description

' de laseissure.

que celle scissure est très profonde , que Tarière cérébrale moyenne en occupe le fond, que la pie-mère la revêt dans toute son étendue, que cette scissure ne tarde pas à se bifurquer, que la branche antérieure de la bifurcation, plus pelite, continue le trajet primitif de la scissure, tandis que la branche postérieure de la bifurcation, bien plus étendue, se porte en haut et en arrière, sillonne la convexité de l'hémisphère, et se termine à une distance plus ou moins considérab e : l'inlerva'le de ces deux embranchements est rempli par une espèce d'«/e (insuh, Reil), que j'ai décrite sous le nom de lobule du Lobu'e du corps strié, attendu que cette portion de l'hémi>phère se moule corpS6> ne* surla convexité du corps strié, dont elle traduit le volume par sa saillie plus ou moins considérable.

Ce lobule a la forme d'un triangle, dont la base est en haut et le sommet en bas : il est parcouru par de petites circonvolutions superficielles qui vont en rayonnant de bas en haut.

Page 1