EMBRYOGÉNIE
L'Ovoloqie ou Emhryoloqie est celte branche de Tanaloniie . objet dei'em-
° v a bryogenie ou
qui a pour objet, non seulement l'étude de l'évolution de l'œuf «voiogie. des ovipares, mais encore celle de l'évolution de l'œuf humain et de l'œuf des mammifères. L'ovologie constitue une science Elle constitue toute nouvelle, une science à part, dont les premiers fonde- tenoSuveïiee. lou" ments ont été établis par Graaf (1), qui , le premier, considéra les vésicules ovariennes comme le germe du nouvel être, comme fournissant l'élément femelle de la procréation , suivant l'exposition aussi énergique que vraie de M. Bischoff. Ces idées, toutefois, seraient restées stériles, si Buër n'avait reconnu, en 1827, que les vésicules de Graaf (ova graafiana) ne sont pas des œufs à proprement parler, mais bien des vésicules , des follicules contenant dans leur cavité un œuf préexistant à la fécondation , et si , d'une autre part, M. Coste, fécondant les idées de Baër, n'en avait fait comprendre toute l'importance et n'avait découvert dans l'œuf humain et dans celui des mammifères la vésicule germinative (vesicula proligera) que Purkinje avait décrite dans l'œuf des ovipares, et qu'il considère ajuste titre comme la partie fondamentale de l'œuf. Les travaux des ovologisles modernes ont donc établi expérimentalement le grand fait de l'identité entre l'œuf des ovipares
(d) De mutierum organis. Amsterdam, 1705.
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identité de et l'œuf de l'homme et des mammifères , réhabilité et rigou-
l'œuf des ovi- , ,,..,, . T
pares etdesvi- reusement démontre le vieil adage omne vwum ex ovo. Nous
vipares, » „,„n ,.,,.,.
avons vu (t. S, p. 6u8) qu il était également démontre que chaque période menstruelle s'accompagnait de la rupture d'une vésicule de Graaf, de l'issue de l'œuf de Baër à travers cette rupture, et qu'il était infiniment probable que cet œuf, porté par la trompe utérine jusque dans la cavité de l'utérus, était éliminé avec le sang menstruel: en sorte qu'il se passerait chez la femme , à chaque période menstruelle , quelque chose d'analogue à la ponte spontanée des ovipares. Phénomènes Lorsqu'un ovule (œuf de Baër) parvenu à sa maturité, a sub
généraux que , ,
présente l'œuf l'influence de la fécondation , la vésicule de Graaf se déchire,
depuis le pie- ,
miermomentde 1 ovule féconde ou non encore féconde est transporte par la
la fécondation . , , . A s. .. ..
jusqu'à l'expui- trompe dans la cavité de 1 utérus, qui, elle-même, a subi, des les
sion du fœtus. . , . „ , , . ,
premiers moments de la fécondation, des changements préparatoires fort remarquables, et, s'il n'a pas encore été fécondé, rencontre dans son trajet la liqueur séminale mâle qui vient la féconder. Doué d'une vitalité propre et d'une force immense de développement , l'ovule fécondé se greffe sur l'utérus, organe de gestation dont la structure spongieuse et vasculaire est éminemment propre à fournir au fœtus les matériaux de son évolution. Ainsi greffé sur la matrice comme un végétal au sol par une sorte de racine , l'œuf humain ou plutôt le produit de la conception acquiert , en neuf mois, dans l'espèce humaine, le degré de développement nécessaire pour pouvoir vivre d'une vie indépendante, s'assimiler , par ses organes digestifs, la nourriture qui a été préparée d'avance dans les mamelles de la mère, et, par ses voies respiratoires , les principes vivifiants de l'air atmosphérique. A la fin du neuvième mois , dans l'espèce humaine, le fœtus est expulsé par les contractions utérines, secondées de l'action des muscles abdominaux. Après lui et quelques instants après, ses enveloppes ou annexes, qui lui ont fourni et des enveloppes protectrices et des moyens de développement, désormais inutiles, sont également expulsés, sous le nom de sçcondines , arrière-faix , délivre.