‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 107 sur 291 · LONG FLECHISSEUR DU GROS ORTEIL · texte numérisé non relu

LONG FLECHISSEUR DU GROS ORTEIL

troisièmes phalanges. Des membranes synoviales lubrifient la portion tendineuse de ce muscle dans toutes les gaines tendineuses qu'il traverse.

Rapports. Recouvert par le soléaire, les vaisseaux et nerfs libiaux postérieurs, ce muscle recouvre le tibia et lejambier postérieur. Au pied, il est recouvert par le court fléchisseur commun et l'adducteur du gros orteil.

Action. Le long fléchisseur commun des orteils fléchit la troisième phalange sur la seconde, celle-ci sur la première, la première sur le métatarsien correspondant. Lorsque cet effet est produit, ce muscle étend le pied sur la jambe : à raison de l'obliquité de sa portion réfléchie, il renverserait un peu les orteils et la plante du pied en dedans, si l'accessoire ne venait redresser, pour ainsi dire, son action, en même temps qu'il augmente sa puissance, comme muscle de renforcement. Dans la station, le fléchisseur commun s'oppose au renversement ou à la flexion de la jambe en avant.

Long fléchisseur du gros orteil.

Le long fléchisseur du gros orteil est le plus externe et le plus volumineux des muscles de la région jambière profonde : il est prismatique et quadrangulaire, vertical et charnu dans toute sa portion jambière, tendineux et horizontal dans sa portion pédieuse.

Insertions. Il s'insère, d'une part au péroné, d'une autre part'A la dernière phalange du gros orteil (pérone'o-sous-phalangien du pouce, Chauss.).

Ses insertions pèronieres ont lieu directement, 1° aux deux tiers inférieurs de la face postérieure , ainsi qu'aux bords interne et externe du péroné. D'autres fibres naissent encore: 1° de l'aponévrose qui recouvre le jambier postérieur (ces deux insertions sont séparées l'une de l'autre par les vaisseaux péroniers); 2° d'une cloison aponévrotique qui sépare ce muscle des long cl court péroniers latéraux; 3° dans une petite étendue, inférieuremenî, du ligament ituerosseux. De ces nombreux 2. 2a

Rapports.

Action.

Fléchisseur.

Rotateur en dedans.

Situation.

Figure.

Insertions.

Insertion péronière.

Aponévrotique.

Interosseuse,

Direction.

Le tendon est abandonné brusquement par les libres charnues.

Sa réflexion dans les gouttières astragalienne et calcanienne.

Il croise le tendon du long fléchisseur commun.

Rapports.

En arrière.

En avant.

En dehors.

En dedans.

Fléchisseur.

386 MYOLOGtE.

points d'origine, les fibres charnues se portent obliquement en bas et en arrière autour d'un tendon qui règne dans toute la longueur du muscle, et qu'on aperçoit à la partie inférieure de la jambe, à travers une couche mince de fibres charnues. Celles-ci l'abandonnent brusquement derrière l'articulation du pied, au niveau de la gouttière oblique astragalienne dans laquelle ce tendon s'engage; il se réfléchit dans une gouttière calcanienne qui fait suiie à la précédente , et qui est située au dessous de celle du tendon du long fléchisseur commun, puis il s'enfonce sous la plante du pied. Une gaine fibreuse extrêmement forte et continue maintient ce tendon dans les deux gouttières astragalienne et calcanienne, qui sont obliques en bas, en dedans et en avant. Parvenu sous la plante du pied, ce tendon est profondément situé, marche d'arrière en avant, croise à angle aigu le tendon du long fléchisseur commun, au dessus duquel il est situé, et auquel il envoie un prolongement fibreux assez considérable : il est ensuite reçu dans une gouttière qui établit la limite entre le court fléchisseur et l'abducteur oblique du gros orteil, passe au dessous du ligament glénoïdien inférieur de l'articulation mélatarso-phaiangienne de cet orteil, entre les deux os sésamc'ïdes de l'articulation, est reçu dans la gaine ostéo-fibreuse de la première phalange, pour aller s'implanter, en s'élargissant, à l'extrémité postérieure de la seconde.

Rapports. Recouvert par le soléaire dont il est séparé par une lame aponévrolique qui va s'épaississant de haut en bas, recouvert encore par le tendon d'Achille, le long fléchisseur du gros orteil recouvre le péroné, le jambier postérieur, l'artère péronière, et en bas le ligament inlerosseux. En dehors, il répond aux long et court péroniers latéraux : en dedans il répond médiatement au long fléchisseur commun des orteils.

Action. Ce muscle fléchit la seconde phalange du gros orteil sur la première, et celle-ci sur le premier métatarsien ; quand cet effet est produit, il étend le pied sur la jambe. II résulte de l'obliquité de son corps charnu que ce muscle tend à

APONÉVROSE JAMBIÈRE. 387

renverser !e gros orteil et le pied en dehors. Sous ce rapport, Solidarité du

, „ , , . , .. long fléchisseur

il est en opposition avec le fléchisseur commun des orteils et dugro* orteil et .... , . , , . , . P .du fléchisseur

le jambier postérieur. L expansion tendineuse 1res iorte qui commun.

l'unit au premier de ces muscles les rend solidaires : il est en effet extrêmement rare de les voir se contracter indépendamment l'un de l'autre.

APONF.YROSX JAMDIÙKE.

Uapone'vrose jambière forme une enveloppe générale et résistante à toute la jambe, le plan interne du tibia excepté, plan interne qu'elle recouvre inférieuremenl au niveau et un peu au-dessus des malléoles.

Sa surface externe est séparée de la peau par les vaisseaux Surface externe, et les nerfs superficiels, dont plusieurs traversent l'aponévrose, soit directement, soil après avoir parcouru an certain trajet dans son épaisseur. La veine cl le nerf saphènes externes en reçoivent une gaine complète.

Sa surface ht terne recouvre sans adhérence tous les mus- Suriaceinterne. clés de la jambe, excepté en haut et en avant, où elle sert d'aponévrose d'insertion aux muscles jambier antérieur et extenseur commun des orteils. De cette surface interne naît en dehors : 1° une cloison aponévrolique principale qui sépare les so^ra^onévroUmusclesde la région jambièreaniérieure des muscles péroniers . Jfuiairenlermus~ 2° une autre cloison aponévrOlique principale, qui sépare les Deux'èm muscles péroniers des muscles de la région postérieure de fa cl01S0n« jambe. Il suit de là qu'il existe à la jambe trois grandes gaî- n'existe à la

. . . ^ ., jambe trois

nés : une antérieure, une interne et une postérieure. Celie-n grandes gaines, est subdivisée en deux autres gaines par une lame aponévro- Lagaînepos-

, „ . „ térieureestsub-

lique transversale, 1res iorte, qui va se rcmorçanl en bas, et divisée par une

, ,iii P , ». ,ame transver-

qui sépare les muscles de la couche profonde posicrieure, efsaie en deux

, . „ ... . , . . , gaines secon-

les vaisseaux et neiis tibiaux ei péroniers postérieurs des mus- daires. clés de la couche supei ficielle (triceps sural). Enfin , des lames aponévrotiques plus ou moins complètes séparent les uns des autres les divers muscles qui composent chacune de ces régions. Ainsi une lame aponévroiifjite sépare le jambier

Lames aponé- antérieur de l'extenseur commun des orteils, puis de l'exten-

vrotii|ues qui .

soparem les seur propre du gros orieil; celte lame se perd à la partie

muscles.

moyenne de la jambe. Une lame aponévrolique très forte sépare le jambier postérieur du fléchisseur commun des orteils d'une part, et du fléchisseur propre du gros orieil d'une autre part.

Circonférence Circonférence supérieure. Si nous éludions maintenant la manière dont l'aponévrose jambière se continue avec l'aponévrose fémorale, nous verrons qu'en, arrière l'aponévrose fémorale se prolonge directement sur la jambe, pour constituer la partie postérieure de l'aponévrose jambière, qui reçoit en outre dans ce sens une expansion des tendons du biceps, du droit interne, du demi.-tendineux et de la bandelette du fascia-lala; qu'en avant, cetie aponévrose se continue avec l'aponévrose fémorale au devant de la rotule, et paraît naître directement du bord externe de la tubérosilé antérieure du tibia, de la tôle du péroné et du tendon du biceps, que nous avons déjà vu envoyer en arrière une expansion aponévrolique.

Circonférence Par sa circonférence inférieure, l'aponévrose jambière se

inférieure. . , ,. , , . , , . ,

continue avec les ligaments annulaires. du coudepiea . que nous allons décrire tout à l'heure.

Épaisseur. Structure. Si nous fixons notre attention sur X épaisseur et

Direction des sur la direction des fibres de l'aponévrose jambière, nous verrons qu'en avant elle est beaucoup plus épaisse qu'en dehors, et surtout qu'en arrière ; que, dans le premier sens et dans ses trois quarts supérieurs, elle est composée de fibres obliques entrecroisées , dont les unes descendent de la crête du tibia, et les autres descendent du bord antérieur du péroné; que, dans le quart inférieur de la région jambière antérieure, et dans toute l'étendue de la région jambière postérieure, elle esl formée de fibres circulaires.

Mais au moment où les muscles de la jambe, devenus tendineux , se réfléchissent autour du coudepied, il éiait nécessaire que l'aponévrose jambière leur fournît des gaînes très, résistantes, pour les maintenir appliqués contre l'articulation ;

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