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CONSIDÉRATIONS GÊNER. SUR LES MUSCLES DE LA. FACE

Il aurait été impossible d'atteindre le but que je m'étais umitédepré-

.... . , . parai ions faites

propose, savoir de démêler 1 intrication de certaines régions a raidedei'acide

i i n • i ■ • nitrique éten-

des muscles de la lace, sans le secours de 1 acide nitrique du.

étendu d'eau, moyen de conservation et de préparation que je regarde comme non moins important pour l'étude des muscles que pour celle des nerfs: l'acide nitrique respecte la fibre musculaire comme il respecte la fibre nerveuse ; il la durcit, et par la corrugalion qu'il lui imprime, il la rend des plus évidentes , même dans les points où sa présence paraissait contestable ; bien plus, il la dissèque, et permet la séparation facile des faisceaux musculaires, en convertissant en gélatine le tissu cellulaire et le tissu fibreux qui unissent les muscles les uns aux autres, et les faisceaux divers de chaque muscle entre eux; enfin ce moyen de dissection et de conservation dont je voudrais voir généraliser l'emploi , permet mieux que toute autre préparation de suivre la continuité des fibres musculaires à travers les entrecroisements et les points d'intersection qu'elles présentent dans un grand nombre de points, en même temps qu'il conserve aux muscles la forme qu'ils affectent pendant leur contraction. Jusqu'à ce moment, les muscles faciaux n'avaient été étudiés *, ,

n ' Etude des

que par leur face superficielle, i'ai pensé qu'il y aurait avan- muscles de la

^ c r 7 j r -a j région faciale

tage à les étudier par leur face profonde; dans le premier mode Par {™x face de préparation, on sacrifie les insertions cutanées, comme dans le second mode on sacrifie les insertions osseuses. On ne saurait croire combien l'étude comparative de la face profonde et de la face superficielle des mêmes muscles facilite leur intelligence.

1° Un premier fait général qui ressort de l'étude des muscles variétés de de la face, c'est la prodigieuse variété qui existe dans la forme, lu.me, le volume, la disposition et quelquefois dans le nombre de ces muscles. Ces variétés, bien plus nombreuses que dans toute autre région de l'appareil musculaire, et qui portent principalement sur la région auriculaire, sur la région fronto-nasale et sur les commissures des lèvres, doivent nécessairement exercer une très grande influence sur la physionomie.

186 MYOLOGIE.

Sous le rapport du volume ou plutôt du développement, il est des muscles faciaux solidaires qui sont développés tantôt en raison directe, tantôt en raison inverse les uns des autres, solidarité de Chez les individus vigoureux, les muscles faciaux tendent à la pcm n . j'us-on , cjîez jes jnc|ividirs grêles, les muscles faciaux tendent à la séparation. Il est des individus dont tout l'appareil musculaire facial est uniformément développé; il en est d'autres chez lesquels le développement porte principalement et môme exclusivement sur telle ou telle région : ainsi j'ai rencontré des sujets chez lesquels les muscles frontaux et orbiculaires étaient grêles, tandis que les muscles de la lèvre supérieure et de la commissure étaient très vigoureux. Ainsi le frontal, le sourciller, le pyramidal et l'orbiculaire des paupières ont un développement proportionnel nécessaire. Un frontal faible ou fort s'associe constamment à un orbiculaire, à un sourcilieretà un pyramidal faibles ou forts. —Ainsi, le buccinateur et l'orbiculaire des lèvres, le triangulaire et le grand zygomalique , le carré et le peaucier.

El par contre, comme exemple de muscles dont le développement est constamment en raison inverse, je citerai le releveur commun et le releveur propre de la lèvre supérieure , si bien que lorsque le releveur propre est à son maximum de développement, le releveur commun , à l'état de vestige, est remplacé par une languette qui va se jeter sur le bord antérieur du releveur propre ou même manque complètement. Tel était un sujet chez lequel., d'un côté de la face, le muscle manquait complètement, tandis que de l'autre côté il était constitué par un faisceau très grêle.

Continuité 2° Un second fait général qui ressort de l'étude des muscles cieaux]Usdes fa" de la face, c'est la continuité et par conséquent la dépendance réciproque de plusieurs de ces muscles : ainsi le buccinateur et l'orbiculaire des lèvres ne constituent qu'un seul et même muscle que nous appellerons buccinafo-labial. Ainsi le pyramidal n'est qu'une languette du frontal, le sourciller n'est autre chose qu'un gros faisceau d'origine des muselés frontal et orbiculaire;

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le carré et en partie le muscle de la houppe du menton la continuation du muscle peaucier, etc.

3° Une remarque générale importante , c'est que la portion La portion eu-

„ . . ,. v < , , , tance des mus-

des muscles laeiaux qui s insère a la peau, perd sa couleur des faciaux re-

..„.., », x i vét les caractè-

rouge, sa disposition lasciculee, et revêt les caractères des res des muscles

, , , • t i * de la vie orga-

musclcs de la vie organique. Les releveurs commun et propre nique. s de la lèvre supérieure en fournissent un exemple remarquable: ronges, fascicules dans leur portion qui est séparée delà peau par une couche épaisse de tissu adipeux, ces muscles s'éparpillent pour ainsi dire et deviennent pâles au voisinage de la commissure, à la peau de laquelle ils s'insèrent. Il en est de même du muscle carré, de la houppe du menton.

Envisagé d'une manière générale , l'appareil musculaire du crâne et de la»face présente quatre départements principaux :

A. Le peaucier du crâne auquel se rapportent les muscles de la région fronto-orbitaire de la face ;

B. Le peaucier du cou et de la région maxillaire inférieure de la face;

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