‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 48 sur 291 · ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES

direct du muscle orhiculaire, de deux lignes de long et d'une Son tendon

,, , , ., direct d'origine.

demi- ligne de large, qui naît de 1 apophyse montante de 1 os maxillaire, au devant de la gouttière lacrymale, passe au devant du sac lacrymal, qu'il divise en deux parties inégales: Rapports de

•> ' * * "ce tendon avec

l'une supérieure plus petite, l'autre inférieure plus grande , et le sac lacrymal.

quelquefois même répond à la partie supérieure du sac.

D'abord aplati d'avant en arrière, ce tendon se contourne sur

lui-même de manière à offrir l'une de ses faces en haut et

l'autre en bas. Parvenu à l'angle interne des paupières, ce

tendon, appelé aussi ligament palpéhral, se bifurque; et Sa bifurcation;

chaque branche de bifurcation va se fixer à l'extrémité interne

du cartilage tarse correspondant; de la face postérieure de ce

tendon , se détache une lame aponévrotique très forte qui forme

' l 7/I7., Tendon réflé-

la paroi externe du sac lacrymal , c'est le tendon réfléchi du chi.

muscle orhiculaire. Les fibres charnues naissent des faces an- •térieure et postérieure et des bords du tendon direct; elles viennent aussi du bord antérieur du tendon réfléchi : le plus grand nombre des fibres charnues naît de l'apophyse orbitaire insertions à interne du frontal , de l'apophyse montante de l'os maxillaire et ta£ePimerne.bi~ du tiers interne et inférieur de la base de l'orbite , par des lan- A i'apophyse guettes apouévrotiques très prononcées ; de là , ces fibres se montameportent de dedans en dehors et se divisent en deux moitiés: Directl0n' une moitié supérieure qui décrit des courbes concentriques à concavité inférieure, une moitié inférieure qui décrit des courbes concentriques à concavité supérieure ( duo palpebrarum musculi , Vés. ). Chacune de ces moitiés se subdivise en deux ordres de fibres : les unes, plus extérieures , qui entourent là base de l'orbite; les autres, plus centrales ou palpébrales* qui sont destinées à l'une et à l'autre paupières; d'où la dis* tinction entre le muscle orhiculaire proprement dit et les Muscles cimuscles ciliaires ou palpéhraux admise par Riolan. Les fibres pebraux0.U les plus extérieures, ou portion orhiculaire, décrivent une ellipse complète. Je n'ai jamais vu l'intersection fibreuse admise à la partie externe de l'œil par quelques anaiotnbtes. Les fibres palpébrales ou ciliaires, oïl portion palpébrale pro-

200 MYOLOGIE.

prenient dite, naissent des branches de la bifurcation du tendon, et décrivent des arcs de cercle concentriques qui viennent se réunir en dehors à angle aigu.

Rapports. Rapports. Intimement uni à la peau dans sa portion orbi-

culaire, à l'aide d'un tissu fibreux et adipeux, très serré dans sa moitié supérieure, lâche dans sa moitié inférieure; uni à la peau des paupières par un tissu cellulaire séreux très susceptible d'infiltration , le muscle orbiculaire recouvre le sac lacrymal, le muscle sourcilier, l'arcade orbitaire, l'os malaire, le muscle temporal, les attaches supérieures des muscles grand zygomatique, élévateur superficiel, élévateur profond. Il est séparé de la conjonctive par une membrane fibreuse et par les cartilages tarses. Sa circonférence est confondue en dedans avec le pyramidal , en dedans et en haut avec le frontal et le sourcilier ; en bas elle est libre; quelquefois il s'en détache en dehors quelques fibres, dont les unes vont former le petit zygomatique,. et dont les autres plus pâles, se terminent à la peau.

Particularités Les particularités suivantes de structure méritent d'être men-

de structure et

de connexion, tionnées d'une manière spéciale : 1° Un seul faisceau du muscle sourcilier se continue avec l'orbiculaire ; 2° les fibres superficielles de l'orbiculaire qui répondent à la moitié interne de la région sourcilière, vont se porter directement à la peau, et se confondent avec le plan superficiel du frontal auquel elles semblent appartenir. 3° Le plus grand nombre des fibres de l'orbiculaire décrivent autour de l'orbite une ellipse complète ou presque complète. Il n'y a pas d'intersection fibreuse au côté externe de l'orbite : il n'y a pas non plus d'entrecroisement; ce qui en a imposé pour un entrecroisement, c'est la disposition des faisceaux musculaires qu'on voit s'accoller, se séparer, en échangeant quelques fibres ; quelquefois les faisceaux sont séparés par d'assez grands intervalles. h° Les faisceaux externes du muscle frontal viennent s'ajouter au muscle orbiculaire : ils se placent à son côté externe sans aucune ligne de démarcation, se continuent avec sa moitié inférieure, décrivent comme lui des courbes concentriques à concavité supérieure;

OIVBICULAIRE DES PAUPIÈRES 201

el comme lui vont s'insérer au côté interne de la base de l'orbite. 5° Quelques faisceaux externes du muscle orbiculaire , Faisceaux de

„ , , l'orbiculairequi

lesquels émanent du frontal, vont renforcer te muscle pe- émanent du

, ii-i frontal.

tit zygomaiique : il n'est pas rare non plus de voir quelques uns de ces faisceaux se continuer avec les fibres du peaucier. 6° La partie paipébrale du muscle orbiculaire ne présente en dehors, ni intersection, ni raphé celiuleux, ni entrecroisement ; mais les fibres de la paupière supérieure se continuent sans ligne de démarcation avec les fibres de la paupière inférieure : pâleur des fl la pâleur de la portion paipébrale et la rougeur de la por- berses PalPebra~ tion orbitaire , voilà le seul caractère différentiel positif qui existe entre ces deux portions bien distinctes du muscle orbiculaire.

Action. Le muscle orbiculaire se contracte à la manière an^gue^ce^e de tous les sphincters; c'est à dire que les fibres concentra des sphincters. ques qui le constituent tendent, dans leur contraction à se rapprocher du centre; mais comme les fibres charnues trouvent un point d'appui dans le tendon de ce muscle, et plus encore dans les insertions internes , il en résulte qu'en même temps qu'il se resserre, ce muscle éprouve une sorte de pro- , Mouvement

r n * de projection de

ieclion de dehors en dedans; par lui les légumens du front, dehors en de-

J , ° dans.

de la tempe et de la joue sont ramenés du côté de l'angle interne de l'œil. L'adhérence intime de la peau à la moitié supérieure du muscle explique pourquoi, dans sa contraction, celle moitié supérieure se dessine bien davantage à travers la peau que la moitié inférieure. Quant à la portion paipébrale , elle se contracte indépendamment de la portion orbiculaire; et celle indépendance de contraction confirme la distinction de Riolan. Ce n'est pas loin : la contraction de celte portion palpébrale, ou muscle palpëbral proprement dit, est habituel- des muscles pailement involontaire; la contraction de la portion orbiculaire est au contraire soumise à la volonté. Les fibres palpébrales sont . Elle n'est nut-

r r lement sembla-

pâles et représentent les fibres musculaires des organes delà vie b!<? ,a celle des

1 r ° sphincters.

nutritive; les fibres orbiculairessont rouges comme les muscles delà vie de relation. Lorsque les fibres palpébrales se con-

202 MYOLOGÏE.

tractent, elles ne produisent pas l'occlusion de l'œil par le rapprochement concentrique des fibres, mais bien par le rapprochement des bords libres des paupières , seul mode d'occlusion que permette la présence des cartilages tarses. Là courbe que décrivent les fibres musculaires de la paupière inférieure étant moins considérable que celle des fibres de la paupière supérieure, il suit que l'occlusion des paupières dépend principalement de la paupière supérieure.

Action générale des muscles de la région frontoorbitaire.

importance de Les données anaiomiques qui précèdent peuvent jeter de vives

l'étendue des .

mouvements de lumières sur la physiologie de la région fronto-orbitaire et sur

la région fronto- , , „ , , ,, . . . , .

sourciiière. la part qu elle prend a 1 expression des passions : rien n est plus curieux , rien n'est plus mobile que le tableau qui a pour siège cette petile région : les moindres émotions de l'ame viennent s'y peindre à notre insrt en caractères qui ne sauraient égarer l'œil exercé de l'observateur, et les paroles trompeuses qui déguisent la pensée ou les impressions morales reçoivent sur le front un démenti formel. Les variétés individuelles, acquises ou natives, de forme et de développement, viennent encore ajouter à l'intérêt que présente l'étude de celle région. Action du Lorsque le muscle frontal prend son point d'insertion fixe à

frontal lorsqu'il ,

prend son point 1 aponévrose epicranieilne , les sourcils sont relevés; la peau

fixe en haut, , .... . .„...'

du front est relevée avec les sourcils : n y a sentiment d hilarité, En bas. de bien être, de satisfaction , d'épanouissement; mais lorsque le muscle frontal prend son point d'insertion fixe à ses insertions nasales et sourcilières , et c'est le cas le plus commun , voici ce qui arrive : la portion riaso-pyramidale du muscle déprime la région inter-sourcilière qui représente une corde verticale plus ou moins saillante suivant les sujets. Lorsque cette contraction est aussi prononcée que possible, la peau fortement soulevée qui recouvre cette espèce de corde se plisse cause des transversalement ; et chez quelques sujets des plis transver-

pjis transverses ' » ,

etdespiisveni- saux parfaitement réguliers divisent celte peau en zones ou

eaux de la région r a r

htc "sourci " anneaux très distincts. La portion sourciiière du frontal pre-

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