PETITS DENTELÉS POSTÉRIEURS
les fibres aponévrotiques, et se divisent en quatre languettes ou dentelures aplaties, de largeur inégale et progressivement décroissante des supérieures aux inférieures. Ces languettes se fixent aux côtes indiquées par autant de lames aponévrotiques : la plus élevée au niveau de l'angle de la côte correspondante ; les suivantes d'autant plus loin de l'angle qu'elles sont plus inférieures.
Rapports. Les deux muscles dentelés ont des rapports corn- Rapports, muns et des rapports propres à chacun d'eux.
Tous deux recouvrent le long dorsal, le sacro-lombaire, le transversale épineux, les côtes et les muscles intercostaux qui leur correspondent.
Mais, de plus, le supérieur est recouvert par le rhomboïde, le trapèze , le grand dentelé, et recouvre le splénius et le transversai re du cou.
L'inférieur est recouvert par le grand dorsal avec l'aponévrose duquel sa partie aponévrotique est tellement confondue, qu'il est impossible de l'en séparer complètement. Il recouvre avec adhérence intime le feuillet postérieur de l'aponévrose du transverse.
Action des muscles petits dentelés. Ces muscles ont des usages? usages communs et des usages qui appartiennent en propre à chacun d'eux. Les usages communs sont de maintenir dans la gouttière vertébrale la partie des muscles longs du dos, qui est la plus longue, et par conséquent la plus disposée à se déplacer. Cette contention est produite par la traction qu'exerce leur partie charnue sur leur partie aponévrotique.
Pour ce qui est des usages propres à chacun de ces muscles : l9 Le petit dentelé supérieur est un élévateur des côtes auxquelles il s'insère, et par conséquent un muscle inspirateur; 2° le petit dentelé inférieur est au contraire un abaisseur des côtes, et par conséquent un muscle expirateur.
C. Aponévrose intermédiaire aux petits dentelés. Indépendamment des aponévroses propres des petits dentelés, il existe
60 MTOLOGIE.
Aponévrose in- entre ces muscles une lame aponévrotique très mince, quadrila-
termédiaire aux . u'-'. u -i « c > i m
petits dentelés terecommel intervalle qui les sépare, formée de fibres transversales resplendissantes comme les fibres aponévrotiques propres de ces muscles. Cette aponévrose s'insère par son bord interne au sommet des apophyses épineuses, par son bord externe aux angles des côtes, par son bord inférieur au bord supérieur du dentelé inférieur : il est rare qu'elle se continue en haut avec le bord inférieur du petit dentelé supérieur. Presque toujours elle s'enfonce sous lui pour devenir l'aponévrose contentive des muscles splénius.
Les usages de cette aponévrose sont évidemment de servir d'aponévrose contentive aux muscles spinaux postérieurs ou longs du dos. La direction en sens opposé des muscles petits dentelés doit favoriser la tension de cette aponévrose.
Splénius ou mastoïdien postérieur.
Préparation. Il suffit pour préparer ce muscle d'enlever le trapèze, le rhomboïde et le petit dentelé supérieur.
Situation.
Ainsi nommé parce qu'on l'a comparé à la rate (c-^ajî), le splénius est situé h la partie postérieure du col et supérieure
Figure. du dos : c'est un muscle large, terminé en pointe inférieuremenl, divisé en deux portions supérieurement.
insertions fixes; Insertions. Il s'insère : d'une part (insertions fixes), aux apophyses épineuses des quatre ou cinq premières vertèbres dorsales et aux ligaments sur-épineux correspondants , aux apophyses épineuses des sixième et septième vertèbres cervicales, et au raphé médian cervical postérieur, dans l'espace compris entre la sixième et la troisième vertèbre cervicale.
Mobiles. D'une autre' part (insertions mobiles) , 1° aux tubercules
postérieurs des apophyses transverses de l'atlas, de l'axis et souvent de la troisième vertèbre cervicale ; T à la moitié postérieure de la face externe de l'apophyse mastoïde dans toute la hauteur de' celte apophyse, derrière le sterno-mastoïdien avec lequel il entrelace quelques unes de ses insertions ; 3° à