‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 85 sur 291 · GAINES DES TENDONS FLÉCHISSEURS DES DOIGTS · texte numérisé non relu

GAINES DES TENDONS FLÉCHISSEURS DES DOIGTS

muscle palmaire cutané vient s'ajouter à l'aponévrose palmaire Des trois

grandes gaines

externe, en passant derrière l'aponévrose palmaire moyenne, de la paume de

, . la main.

C est aux limites de ees aponévroses et de ! aponévrose palmaire moyenne que se voient les deux cloisons antéro postérieures qui diviseiu (a paumede la main en trois gaînes bien distinctes: l'une, médiane, que complète l'aponévrose interosseuse, destinée à tous les tendons fléchisseurs, aux principaux vaisseaux et nerfs de la main ; les deux autres latérales, qui brident les muscles des éminenecs thénar et hypolhénar.

D. Gaînes des tendons fléchisseurs des doigts et de leurs synoviales.

Au sortir des arcades ou plutôt des gaînes si remarquables Ciafes des lenque leur forme l'aponévrose palmaire, immédiatement au des- g°"rsSi flcchls~ sus des articulations métacarpo-phalangiennes, chaque paire de tendons fléchisseurs est reçue chuss \\\\g gaine spéciale qui ne l'abandonne qu'à la dernière phalange, Rappelez-vous que les faces antérieures des premières et secondes phalanges sont comme creusées en gouttière longitudinale. El) bien ! aux bords de cette gouttière s'attache un demi-cylindre fibreux fort régulier quia juste la capacité nécessaire pour loger les deux tendons fléchisseurs. Celle gaînè très résistante ne s'affaisse Résistance de nullement lorsque les tendons ont été enlevés; et vous pou- ccs fenncs' vez vous faire une idée exacte de son importance, en examinant ce qui se passe lors de la contraction des muscles fléchisseurs, quand elle a élé divisée. Celte gaîne résuite d'ailleurs esf^rmél^de des demi-anneaux superposés et parallèles, fortement pressés superposéseaux les uns contre les autres au niveau du corps des phalanges, et formant une gaine ordinairement continue, devenant plus rares el même disparaissant quelquefois complètement au niveau des articulations et des extrémités osseuses qui constituent ces articulations. Il m'a semblé que, dans les moments de flexion, ces anneaux circulaires s'enfonçaient les uns sous les autres. La gaine fibreuse cesse entièrement au dessus de l'articulai ion de la seconde avec la troisième phalange.

1 ^ Synoviale des

Une svnoviale extrêmement remarquable, qui se prolonge s;)îues ,endi-

316 MYOLOGIE.

en liant jusqu'au-dessous des arcades formées par l'aponévrose palmaire, dune part , tapisse dans toute sa longueur la gaine ostéo-fibreuse , et, d'une autre part, se déploie sur les tendons fléchisseurs, à chacun desquels elle constitue une gaine : en ma. '8 6yn°" outre elle forme deux et souvent trois ou quatre replis triangulaires, à base tournée en haut, tout à fait analogues au ligament dit adipeux du genou : de ces replis , un , supérieur, situé au niveau de l'extrémité supérieure de la première phalange , va du tendon du sublime au tendon du profond ; un , inférieur, est étendu de l'écartement des deux demi-tendons du sublime aux tendons du fléchisseur profond; d'autres, moyens, vont de la phalange aux tendons. On voit très bien ces replis synoviaux, en soulevant les tendons fléchisseurs et en les écartant des phalanges. Il n'est pas très rare de/voir la synoviale faire hernie entre deux anneaux, soit dans la continuité de la phalange, soit surtout au niveau des articulations. Du reste ces replis synoviaux sont trçs probablement destinés à soutenir les vaisseaux nourriciers des tendons, et nullement à lier ces tendons entre eux. Je dois rappeler ici que seules la synoviale du petit doigt et celle du pouce sont une dépendance des synoviales carpiennes.

gr.^t> fessier. 317

MUSCLES

DES

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