‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 9 sur 291 · GRAND COMPLEXUS · texte numérisé non relu

GRAND COMPLEXUS

tions mobiles) , sur les parties latérales de la crête occipitale Mobiles, externe, immédiatement ou dessous de la ligne courbe occipitale supérieure, aux inégalités qui séparent cette ligne de la ligne courbe inférieure , et à la moitié interne de celte ligne courbe inférieure {trachéh-oecipital , Chauss.).

Les insertions inférieures ou vertébrales de ce muscle se insertions verfont par des tendons auxquels succèdent les fibres charnues qui se dirigent, les inférieures verticale?netit en liant, les supérieures obliquement de dehors en dedans , et de bas en haut, d'autant plus courtes et plus rapprochées de la ligne horizontale, qu'elles sont plus supérieures.

Dans leur trajet, les fibres musculaires sont coupées par des intersections aponévrotiques très remarquables. Ainsi, en de- intersections

r . l ' aponevruliques.

dans, le faisceau charnu qui naît des sixième, cinquième et quatrième vertèbres dorsales, donne naissance à un tendon plus ou moins complètement isolé, qui règne le long du bord interne du muscle, au niveau des premières vertèbres dorsales, et qui, après un trajet d'un pouce et demi à deux pouces, devient l'origine d'un faisceau charnu , lequel va se fixer à côté de la crête occipitale, d'où le nom de hiventer cervicis, digastrique du cou, donné par Eustachi au grand complexus, et par Albinus à cette portion interne seulement. C'est à ce faisceau charnu supérieur du biventer que vont se fixer les languettes venues des apophyses épineuses, quand elles existent. Du reste, cette portion digastrique n'est que partiellement distincte du reste du muscle. Plus en dehors, et au niveau de la partie moyenne du cou, est un autre tendon aplati qui règne sur la face postérieure du muscle, et du bord externe duquel part une intersection aponévroùque qui va obliquement en dehors et en haut en manière de zigzag ; enfin il n'est pas rare de rencontrer un autre petit faisceau digastrique à tendon isolé sur la face antérieure du muscle grand complexus.

Rapports. Pœcouvert par le trapèze, le splénius, le long dor- Rapports, sal , le transversale du cou et le petit complexus, le grand complexus recouvre le transversale épinenx, dont il est séparé

64 MYOLOGIE.

^Le bord interne par une lame aponévrotique, les muscles droits et obliques pos-

est la partie la r, ... , .., ' 7

plus épaisse du teneurs de la tele. Son bord interne, qui constitue la partie la muscle. , . , , . A ,

plus épaisse du muscle, est sépare de celui du cote oppose par

une assez grande quantité de tissu adipeux et par une cloison

aponévrotique détachée du raphé médian. C'est l'espace qui

sépare les bords internes très épais des grands complexus qui

détermine le creux médian de la nuque chez les personnes

amaigries. Les deux cordes tendues qui limitent ce creux sont

les bords internes de ces muscles.

Usages. Action. Le grand complexus est un des principaux agents

de l'extension de la tête, et, à raison de l'obliquité de ses fibres,

il lui imprime un mouvement de rotation en vertu duquel la face

est tournée du côté opposé. Congénère du splénius sous le

rotateur de la rapport de l'extension , il est antagoniste du splénius du même

côté sous le rapport de la rotation, et congénère du splénius du

côté opposé. Celte différence d'action résulte de la direction

opposée des fibres de ces deux muscles , l'axe du complexus

étant oblique de dehors en dedans, et celui du splénius oblique

de dedans en dehors (1).

Du transversaire du cou.

Les auteurs ont décrit sous le nom de transversaire , transversaire du cou, un petit muscle long et très grêle, fascicule, que tl . ,je regarde comme un muscle de renforcement du grand dorsal.

Il se confond J ° ° ■

avec le muscle en dedans duquel il est situé, et dont il ne peut être distingué

grand dorsal. *■ . ■ '. r a

que par la direction de ses fibres, car jamais on ne peut l'en séparer complètement (2). Ses faisceaux, variables pour le nombre,naissent du sommet des apophyses iransverses des troisième, quatrième, cinquième, sixième, quelquefois septième et huitième

(1) Les intersections tendineuses et apouévrotiques du grand complexus sontelles destinées à augmenter la force de ce muscle ? On le pense généralement, mais cela n'est pas démontré. Il est à remarquer que ces intersections portent principalement sur les faisceaux les plus longs.

(2) Dans quelques cas, on peut les séparer complètement; mais alors un faisceau établit la continuité.

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vertèbres dorsales, par des tendons longs et grêles. A ces tendons siicccdenl des libres charnues qui donnent à leur tour naissance à d'autres tendons, lesquels vont s'insérer aux tubercules postérieurs des apopbyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales, en se confondant plus ou moins intimement avec l'angulaire et le scalène postérieur.

Recouvert par le long dorsal, le splénius et l'angulaire, le transversaire du cou est appliqué sur le petit et le grand coinplexus.

Petit complexus.

Je regarde le petit complexus comme un second muscle de renforcement du long dorsal, qu'il est destiné à continuer jus- grand dorsal qu'à la tète. Pour découvrir ses insertions inférieures, il fautJusqua a renverser en dehors le transversaire du cou.

On voit alors le petit complexus naître de l'angle rentrant ses tendons

. , . . . d'origine. ;

qui existe en arrière entre les apophyses transverses et les apophyses articulaires des quatre, cinq ou six dernières vertèbres cervicales, par autant de petits tendons qui constituent quelquefois un plan fibreux continu. De là ses fibres se portent verticalement en haut et forment en se réunissant un petit corps de muscle qui vient s'insérer au sommet de l'apophyse mas- fommeTdera1 toïde, en dehors du muscle digastrique, sur un plan plus pro- %$$[™ masloifond que le splénius (1). (Mastoïdien latéral, Winslow.)

Recouvert par le splénius , par l'angulaire et par le trans- Rapports, versaireducou, en dedans duquel il est placé, ei dont il se dislingue surtout par la direction de ses fibres , le petit complexus est appliqué contre le grand complexus, dont il recouvre les insertions cervicales. Presque toujours ce petit muscle est coupé par une intersection aponévrotique tout près de son insertion mastoïdienne.

(1) C'est par erreur qu'on a dit que le petit complexus s'insérait dans une petite rainure parallèle à la rainure digastrique en dedans de laquelle elle est située.

MYOLOGIE.

Des muscles interépineux du cou.

Les interêpineux n'existent d'une manière bien distincte il y a cinq que dans la région cervicale. On admet généralement cinq

paires d'intere- . .

pineux du cou. paires d'interépineux, dont la première est entre l'axis et la troisième vertèbre cervicale, et la dernière entre la septième vertèbre cervicale et la première dorsale. Ce sont de petits muscles quadrilatères étendus de l'un des bords de la gouttière épineuse de la vertèbre qui est au-dessus, à la lèvre correspondante de l'apophyse épineuse qui est au-dessous ; ils répondent en dehors au transversale épineux; en dedans, ils sont séparés l'un de l'autre par du tissu cellulaire et par une lamelle aponévrotique.

Grand droit postérieur de la tête ou axoïdo-occipital.

Préparation. Les grand et petit droits postérieurs delà tête, grand et petit obliques, sont à découvert, lorsque le muscle grand complexus a été enlevé. Pour la préparation de ces muscles, comme d'ailleurs pour celle de tous les muscles postérieurs du cou, il importe de les maintenir dans un état de tension, à l'aide d'un billot placé sous la poitrine.

Le grand droit postérieur de la tête ou axo'ido-oceipital se présente sous l'aspect d'un gros faisceau cylindroïde, situé à la partie postérieure et supérieure du cou, obliquement étendu de l'axis à l'occipital.

Insertio?is et direction. Ce muscle naît de l'apophyse épineuse de l'axis, dans une fossette très prononcée qu'elle présente à sa face supérieure, de chaque côté de la ligne médiane : il confond ses insertions, avec celles du grand oblique, en dedans duquel il est placé ; de là il se porte très obliquement en haut et en dehors, et vient s'insérer à l'occipital, aux inégalités qu'on remarque au dessous de la ligne courbe occipitale inférieure. Ses insertions occipitales sont en partie cachées par celles de l'oblique supérieur ou petit oblique.

Les deux muscles grands droits postérieurs interceptent entre eux un espace triangulaire à base dirigée en haut, dans lequel sont placés les muscles petits droits postérieurs. Ce n'est

Situation.

Insertions.

Direction très oblique.

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