Artères bronchiques
Préparution. Enlever avec précaution le cœur et le péricarde; disséquer les bronches et suivre ces artères en remontant, d'une part, vers leur origine, d'autre part, vers leur terminaison.
Les artères bronchiques (VI) sont extrêmement variables quant à leur nombre et à leur origine. Elles sont ordinairement au nombre de deux ; cependant on en trouve quelquefois trois et môme quatre, naissant tantôt à des hauteurs diverses, tantôt par un tronc commun. Quelquefois l'une d'elles naît de la souselavière, ou de la mammaire interne, ou bien de la première intercostale, ou enfin de la deuxième et même de la troisième intercostale (I).
(1) J'ai vu l'artère thyroïdienne inférieure droite fournir une artère bronchique qui, après avoir longé, la trachée, se portait au devant de, la bronche droite, pour s'anastomoser largement avec la bronchique droite, fournie par l'aorte.
DES ARTÈRES
L'artère bronchique droite est toujours plus volumineuse que la bronchique gauche.
Quelle que soit leur origine, les artères bronchiques gagnent, par un trajet flexueux, la bronche correspondante et se placent le plus souvent à la partie postérieure de ce conduit. Quand l'artère bronchique droite vient de l'aorte, elle croise obliquement la partie inférieure et antérieure de la trachée.
Les artères bronchiques fournissent toujours quelques rameaux à l'œsophage, un très-grand nombre aux ganglions bronchiques, plusieurs à l'oreillette gauche, et s'anastomosent, d'une part, avec les artères coronaires, d'autre part, avec les thyroïdiennes inférieures et les intercostales supérieures.
Les artères bronchiques ont-elles, à leur terminaison, des anastomoses avec les divisions de l'artère pulmonaire ? Cette question a été résolue affirmativement par Haller, qui dit avoir vu de très-grandes et très-évidentes anastomoses entre les unes et les autres ; elle nous a déjà occupé à l'occasion du poumon (Voy. t. II, p. 294).
Trajet
flexueux.
Hameaux ournis par les artères
bronchiques.