LYMPHATIQUES DES INTESTINS
Le groupe des ganglions iléo-coliques est remarquable par la fréquence et l'intensité de son inflammation dans l'entérite folliculeuse.
2° Ganglions lymphatiques du gros intestin, ou ganglions mésocoliques. Les ganglions mésocoliques, beaucoup moins nombreux que ceux du mésentère, longent, en général, les arcades vasculaires que forment les artères et veines coliques ; plusieurs avoisinent le bord postérieur de l'intestin ; quelques-uns se voient à sa surface, le long des vaisseaux qui parcourent un certain trajet sous la tunique péritonéale avant de pénétrer la tunique musculeuse. Les ganglions mésocoliques sont incomparablement plus nombreux au niveau du côlon transverse qu'au niveau du côlon ascendant et du côlon descendant ; ils se continuent sans interruption avec les ganglions du mésentère.
3° Vaisseaux lymphatiques de l'intestin grêle. Les vaisseaux lymphatiques de l'intestin grêle sont extrêmement nombreux ; ils naissent, ainsi que ceux de l'estomac et du gros intestin, par deux réseaux distincts, un réseau superficiel ou séreux et un réseau profond ou mu queux.
Les lymphatiques superficiels, situés sous le péritoine, constituent un réseau à mailles allongées dans le sens des fibres longitudinales de la tunique musculeuse. De ce réseau naissent un grand nombre de vaisseaux qui, après avoir cheminé quelque temps dans le sens de l'axe de l'intestin, se recourbent pour gagner le mésentère et se jeter dans les ganglions mésentériques.
Les lymphatiques profonds naissent de la muqueuse de l'intestin par un réseau extrêmement serré, qui acquiert surtout un grand développement au niveau des plaques de Peyer et qui envoie une radicule dans la partie centrale de chaque villosité. Ce réseau, suivant Teichmann, est disposé sur deux plans, séparés l'un de l'autre par la couche musculeuse de la tunique muqueuse. Le plan superficiel fournit des prolongements entre les follicules dont se composent les plaques de Peyer. De la périphérie de ces plaques et du plan profond partent des vaisseaux d'un calibre uniforme et munis de valvules.
Nés des divers points de la muqueuse, ces petits vaisseaux traversent cette membrane, ainsi que la tunique fibreuse, rampent entre celle-ci et la tunique musculeuse, qu'ils traversent enfin pour aller se rendre dans les mêmes ganglions que les lymphatiques de la tunique séreuse. Les vaisseaux qui partent des deux réseaux séreux et muqueux ont ce caractère remarquable, bien exposé par Mascagni, qu'au lieu de se rendre tout de suite dans le mésentère, ils parcourent un certain trajet suivant la longueur de l'intestin et se coudent ensuite pour se porter aux ganglions du mésentère.
Chez un animal qu'on a sacrifié pendant le travail de la digestion intestinale, ces vaisseaux apparaissent sous l'aspect de lignes blanches, noueuses, peu flexueuses, ayant un petit nombre de communications les unes avec les autres, se portant de ganglion en ganglion jusqu'aux ganglions situés au-devant de l'aorte et de la veine cave, et se rendant enfin au canal thoracique par un nombre plus ou moins considérable de troncs. Les plexus du côté gauche passent derrière l'aorte.
4° Vaisseaux lymphatiques du gros intestin. Nous les distinguons, avec Mascagni, relativement aux ganglions auxquels ils aboutissent : 1° en ceux du cœcum, du côlon ascendant et du côlon transverse, qui tous vont se rendre, en dernière analyse, aux ganglions mésentériques, après avoir traversé les ganglions mésocoliques; 2° en ceux du côlon descendant et du rectum qui, après avoir traversé, comme les précédents, leurs ganglions propres, vont se rendre aux gan-
Ganglions mésocoliques.
Vaisseaux lymphatiques proprement dits de l'intestin grêle.
Vaisseaux lactés.
Vaisseaux lymphatiques du gros intestin.
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glions lombaires, en même temps que les vaisseaux lymphatiques des organes génitaux et des membres inférieurs. Ils sont moins nombreux que les vaisseaux lymphatiques de l'intestin grêle et présentent, très-près de la surface de la muqueuse, un réseau qui entoure les orifices des glandes tubuleuses et qui est surtout serré au niveau des follicules clos de l'intestin.
§ 5. — DES GANGLIONS ET DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU THORAX. A. — Ganglions.
Ganglions intercostaux.
sous-ster-
naux.
Ganglions diaphragmatiques.
Ganglions médiastins.
Ganglions bronchiques
Situation.
Volume.
Xombre.
Couleur.
Les ganglions thoraciques se divisent: 1° en ceux des parois du thorax; 2° en ceux du médiastin ; 3° en ganglions bronchiques ou pulmonaires.
1. Les ganglions des parois thoraciques sont : 1° les ganglions intercostaux, situés sur les parties latérales du rachis, au voisinage des articulations costovertébrales ; quelques-uns se voient entre les deux couches des muscles intercostaux ; ces ganglions sont très-petits et. en nombre indéterminé ; 2° les ganglions sous-sternaux ou mammaires, qui occupent l'extrémité antérieure des espaces intercostaux, le long des vaisseaux mammaires internes ; ils côtoient les bords du sternum : il y en a un pour chaque espace intercostal ; 3° enfin, les ganglions diaphragmatiques, situés sur la partie antérieure de la convexité du diaphragme, au nombre de cinq ou six, et recevant les vaisseaux lymphatiques du diaphragme, ceux de la face convexe du foie et ceux qui accompagnent les veines sus-hépatiques. Le plus grand nombre entoure le tronc de la veine cave inférieure.
2. Les ganglions médiastins se divisent : 1° en ceux du médiastin postérieur, qui longent l'œsophage et l'aorte et font suite aux ganglions intercostaux et aux ganglions lombaires ; on a vu ces ganglions engorgés comprimer l'œsophage et déterminer la dysphagie ; 2° en ceux du médiastin antérieur, dont les principaux se voient, les uns, sur le diaphragme, au-devant du péricarde, les autres, autour des gros vaisseaux qui sortent de la base du cœur ou qui s'y rendent. Ces ganglions cardiaques sont situés au-dessous de l'angle de division de la trachée et sont remarquables par leur nombre, leur volume et leur couleur noirâtre.
3. Les ganglions bronchiques ou pulmonaires ont fixé l'attention des anatomistes les plus anciens, et en particulier de Vésale, d'où le nom de glandulœ Vescdianse, par lequel ils sont encore désignés ; ils sont, comme les précédents, remarquables par leur nombre, leur volume e,t leur couleur. Ils sont situés le long des bronches et des premières divisions bronchiques. Les plus volumineux occupent ordinairement la bifurcation de la trachée. Les plus petits pénètrent dans l'épaisseur des poumons, autour des premières divisions bronchiques ; quelques-uns se voient dans les scissures interlobaires. Leur nombre est très-considérable.
Dans l'état de maladie, ils peuvent acquérir un volume tel que les bronches, comprimées et considérablement rétrécies, ne permettent plus le passage de l'air.
Leur couleur, qui, dans l'enfance, ne diffère pas de celle des autres ganglions lymphatiques, devient, avons-nous dit, noire chez l'adulte et surtout chez le \ieillard. Ces ganglions sont également très-sujets à se pénétrer de phosphate calcaire.