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Artère linguale

Préparation. Couper les insertions hyoïdiennes du muscle mylo-hyoïdien, qu'on renverse de bas en haut; scier l'os maxillaire inférieur ou sur la symphyse, ou de chaque côté de la symphyse. Accrocher la langue à l'aide d'une érigne, l'entraîner hors de la bouche et la maintenir dans cette position, pendant qu'on suivra l'artère le long de sa face inférieure.

Très-volumineuse, eu égard au volume de l'organe auquel elle est destinée, l'artère linguale (IV) naît de la partie antérieure de la carotide externe, entre la faciale et la thyroïdienne supérieure, et souvent d'un tronc commun avec la faciale.

Elle se porte d'abord obliquement en haut, puis transversalement en dedans et en avant, le long du bord supérieur des grandes cornes de l'hyoïde ; parvenue au niveau des petites cornes de cet os, elle change de direction et se porte, en serpentant, d'arrière en avant, dans l'épaisseur de la langue, jusqu'à la pointe, où elle se termine en s'anastomosant avec celle du côté opposé. Dans cette dernière partie de son trajet elle prend, on ne sait trop pourquoi, le nom de ranine (de rana, grenouille), dénomination que Winslow appliquait à l'artère linguale elle-même. Ses flexuosités, qui sont considérables, sont en harmonie avec la variabilité des dimensions de la langue.

Rapports. Profondément placée, à son origine, sous les muscles digastrique et stylo-hyoïdien et sous le nerf grand hypoglosse, elle se trouve, au niveau de l'os hyoïde, entre le muscle hyoglosse et le constricteur moyen du pharynx. Dans l'épaisseur de la langue, elle est située entre le muscle génio-glosse et le lingual, et accompagnée par le nerf lingual : elle occupe, par conséquent, la face inférieure de la langue (arteria inferior linguœ, Cowper ; sublinguale ou ranine, Winslow).

Branches collatérales. 1° Rameau hyoïdien, petit rameau transversal, qui va s'a-

Origine.

Trajet de l'artère lin-

Elle prend

le nom de

ranine.

Rapports.

Branches

collatérales.

1° Rameau

hyoïdien :

2° Dorsale ;

3° Sublinguale.

La sublinguale naît souvent de la faciale.

Artère du filet.

Rameaux et muqueux.

nastomoser en arcade avec celui du côté opposé sur le corps de l'os hyoïde, entre le génio-glosse et le génio-hyoïdien.

2° Artère dorsale de la langue. Branche ordinairement petite et difficile à découvrir, qui se détache au niveau de la grande corne de l'os hyoïde, se porte de bas en haut sur le bord de la langue, au niveau du pilier antérieur du voile du palais, auquel elle fournit, puis se divise d'arrière en avant et de dehors en dedans, donne plusieurs rameaux épiglottiques, qui s'anastomosent avec ceux du côté opposé, et se termine au niveau des papilles caliciformes. Dans tout son trajet, cette branche est placée immédiatement sous la muqueuse.

3° Artère sublinguale. Assez volumineuse pour qu'on ait pu la regarder comme une branche de bifurcation de la linguale, qui, d'après quelques auteurs, ne prendrait le nom de ranine qu'après avoir fourni cette branche. Elle naît aussi souvent de la faciale, par un tronc commun avec la sous-mentale, que de la linguale elle-même. Elle se porte horizontalement en avant, entre le muscle mylohyoïdien, qui la sépare de la sous-mentale, et le muscle génio-glosse, accompagne le conduit de Warthon, longe comme lui le bord inférieur de la glande sublinguale, à laquelle elle fournit de nombreux rameaux, et se divise en deux branches : l'une, plus considérable, qui s'anastomose en arcade, au-dessus du frein, avec celle du côté opposé, artère du filet; l'autre, plus petite, ascendante, qui se porte sur les côtés de la symphyse du menton et fournit à chacun des trous incisifs placés derrière les dents du môme nom. C'est l'artère du filet, et non l'artère ranine, qu'on peut intéresser dans l'opération du filet. Il n'est pas rare de voir l'artère sublinguale fournir un rameau superficiel qui traverse le ventre antérieur du digastrique et vient se répandre dans la région du menton, à la manière des branches analogues de la sous-mentale.

4° Enfin, clans l'épaisseur de la langue, l'artère linguale, qui, d'après Haller, prend le nom de ranine, donne des rameaux supérieurs, des rameaux internes et externes, qui fournissent aux muscles et à la muqueuse de la langue.

Origine de l'artère occipitale.

Son trajet.

Sa division en deux

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