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Artère maxillaire interne

Préparation. 1° Détacher par deux traits de scie l'arcade zygomatique ; la renverser en bas avec le masséter, en prenant garde de déchirer l'artère massétérine.

2° Disséquer le muscle temporal; séparer par un trait de scie l'apophyse coronoïde du reste de l'os maxillaire inférieur.

3° Scier le crâne circulairement et enlever le cerveau, qu'on mettra durcir dans l'acide nitrique étendu ou dans l'alcool, pour étudier plus tard les artères cérébrales.

On peut ensuite mettre l'artère maxillaire interne à découvert par deux méthodes : ou par la paroi externe, ou bien par la paroi supérieure de la fosse zygomatique.

On arrivera à l'artère par la paroi externe de la fosse zygomatique, 1° en sciant la mâchoire inférieure au devant du masséter; 2° en désarticulant le condyle, ou plutôt en le séparant du reste de l'os par un trait de scie dirigé sur son col; 3° en préparant avec soin les muscles ptérygoïdiens.

On arrivera à l'artère maxillaire interne par la paroi supérieure, en circonscrivant cette paroi par deux coupes qui se rencontreront à angle aigu sur le trou sphéno-épineux.

Quant à la préparation des branches de l'artère, et principalement de celles qui sont renfermées dans les canaux osseux, telles que la dentaire, la ptérygo-palatine, la vidienne, etc., elle consiste à sculpter en quelque sorte le trajet de ces artères.

Une coupe verticale et médiane de la face, faite d'avant en arrière, facilite singulièrement l'étude de la maxillaire interne et permet, en outre, de voir ses terminaisons nasale, palatine et pharyngienne.

Vartére maxillaire interne (III) (gutturo-maxîllaire, Chauss.), peu connue des anciens, parfaitement décrite par Haller, est la continuation de l'artère carotide externe, du moins si l'on a égard à son volume (M. i., fig. 24).

Immédiatement après son origine elle se recourbe et s'enfonce en dedans Son trajet. du col du condyle de la mâchoire inférieure.

Flexueuse et horizontale clans la première portion de son trajet, elle traverse, à sa direcla manière d'une diagonale, la fosse zygomato-maxillaire, se dirige en avant, en t,on' dedans et un peu en haut, pour gagner la portion la plus élevée de la tubérosité de l'os maxillaire supérieur, décrit sur cette tubérosité une courbe très-considérable à convexité antérieure, puis s'enfonce dans l'arrière-fond de la fosse zygomatique (fosse sphéno-maxillaire), où elle se termine par une ou plusieurs branches appelées sphéno-palatines. Les flexuosités de la maxillaire interne ses flexuosont en rapport avec les branches nombreuses qu'elle fournit. sités-

Rapports. Au niveau du col du condyle, elle se trouve placée entre le condyle, Rapports, auquel elle est comme accolée, et l'apophyse styloïde, rapport important à noter au point de vue chirurgical. Ses rapports dans la fosse zygomato-maxillaire ne sont pas bien définis : les uns, avec Bichat et Meckel, la font passer entre le ptérygoïdien interne et le ptérygoïdien externe ; les autres, avec Haller, Boyer,

Description des deux variétés anatomi-

ques principales.

94 ANGÉIOLOGIE.

Sœmmerring, la placent au devant du ptérygoïdien externe, c'est-à-dire entre ce muscle et le temporal. L'une et l'autre disposition m'ont paru presque également communes, et il m'est arrivé de rencontrer chez le môme sujet l'une d'elles à droite et l'autre à gauche. Lorsque l'artère maxillaire interne passe entre les ptérygoïdiens, elle se porte directement en avant, en dehors du nerf dentaire et du lingual ; lorsqu'elle doit se placer entre le ptérygoïdien externe

Fi g. 24.

'OCHET.tiF.I..

Artère maxillaire interne

Branches

et le temporal, elle se recourbe de haut en bas, puis de bas en haut, pour embrasser la moitié inférieure de la circonférence du ptérygoïdien externe, gagne ainsi la face externe de ce muscle, apparaît au niveau de l'echancrure sigmoïde et se porte d'arrière en avant, entre le ptérygoïdien externe et le temporal; dans l'un et l'autre cas, elle passe entre les deux insertions fixes du ptérygoïdien externe, pour gagner la fente ptéry go-maxillaire et se terminer par les rameaux sphéno-palatins.

Branches collatérales. Au nombre de treize, non compris les branches de terminaison ; on peut les diviser en : a. celles qui naissent en dedans et au voisinage du col du condyle : ce sont les artères tympanique, méningée moyenne, dentaire inférieure, temporale profonde 'postérieure, massétérine, ptérygoïdiennes et petite méningée; b. celles qui naissent au voisinage de la tubérosité maxillaire : artères buccale, temporale profonde antérieure, alvéolaire et sous-orbitaire ; c. celles qui naissent dans la fosse sphéno-maxillaire : artères vidienne ou ptérygoïdienne et ptéry go-palatine ou pharyngienne supérieure.

(*) Coupe médiane de la tète. — m.i., maxillaire inférieur. — Ce., carotide externe. — M.z., maxillaire interne. — D. i., dentaire inférieure. — Bu., buccale. — YL, branches ptérygoïdiennes. — Mé.m., méningée moyenne. — T.p.p., temporale profonde postérieure. — ~Vi., vidienne. — Vt. p., ptéri go-palatine. — Sph.p., sphéno-palatine. — E, ethmoïdale — P. s., palatine supérieure.

ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES

a. — Branches qui naissent près du col du condyle.

1° Artère tympanique. Très-petite branche, qui provient quelquefois de la temporale ou de la dentaire inférieure, se distribue au conduit auditif externe, à l'articulation temporo-maxillaire et pénètre, par la scissure de Glaser, dans la caisse du tympan, où elle se distribue aux muscles et aux parois de cette cavité. 2° Artère méningée moyenne ou sphéno-épineuse (Me. m., fig. 24). C'est la plus considérable des branches de la maxillaire interne. Destinée à la dure-mère et aux os du crâne, elle naît de cette dernière presque toujours avant la dentaire, assez fréquemment au môme niveau qu'elle, se porte verticalement en haut, derrière le col du condyle, et gagne le trou sphéno-épineux, qui la conduit clans l'intérieur du crâne ; elle se réfléchit sur la partie antérieure de ce trou pour devenir horizontale et se diviser en deux branches : l'une antérieure, l'autre postérieure.

La branche antérieure, plus considérable, gagne l'extrémité externe de la petite aile du sphénoïde, puis l'angle antérieur et inférieur du pariétal, où elle est reçue dans un demi-canal, et môme quelquefois dans un canal osseux complet que présente cet angle; puis elle se divise et se subdivise dans les sillons rameux dont est parsemée la face interne du pariétal. On peut en suivre ses divisions jusque dans l'épaisseur des parois du sinus longitudinal supérieur.

La branche postérieure, plus petite, se dirige en arrière et en haut, sur la portion écailleuse du temporal, puis sur la face interne du pariétal, dans les sillons rameux de laquelle elle est reçue, et se perd dans la dure-mère et dans les os du crâne. Les dernières ramifications de la méningée moyenne s'anastomosent avec celles de l'artère du côté opposé et avec celles des artères méningées antérieure et postérieure.

Rapports. Très-profonde dans la première portion de son trajet, l'artère méningée moyenne répond, en avant, aux insertions condyliennes du ptérigoïdin externe ; dans le crâne, elle est située à la face externe de la dure-mère, entre cette membrane et les os, dans l'épaisseur desquels elle envoie une multitude de ramuscules extrêmement ténus. Les rapports des deux divisions de cette artère avec les angles inférieurs du pariétal méritent d'être notés sous le point de vue chirurgical. Les rameaux qu'elle fournit aux os expliquent pourquoi le décollement de la dure-mère est toujours suivi d'un épanchement sanguin.

Branches collatérales. Hors du crâne, la méningée moyenne fournit des ramuscules sans nom, destinés aux muscles ptérygoïdiens et péristaphylins et à la trompe d'Eustache. Dans le crâne, elle donne 1° un petit rameau, rameau du nerf facial, qui pénètre par Yhiatus Fallopii dans l'aqueduc de Fallope, fournit à ce nerf, dans le névrilème duquel il se perd, en s'anastomosant avec le rameau stylo-mastoïdien de l'artère occipitale ; 2° de petits rameaux trijumeaux, qui se rendent au nerf de ce nom et s'anastomosent manifestement avec les branches méningiennes fournies par la carotide interne ; 3° un petit rameau qui pénètre dans le canal du muscle interne du marteau et se distribue à ce muscle; 4° au niveau de la fente sphénoïdale, plusieurs rameaux orbitaires, qui pénètrent dans l'orbite par la partie la plus étroite de cette fente, et même par des conduits particuliers qui l'avoisinent; 5° quelques rameaux assez considérables, rameaux temporaux, qui s'enfoncent dans l'épaisseur des grandes ailes du sphénoïde, au niveau de leur face orbitaire, et viennent s'anastomoser dans la

1 ° Artère tympanique.

2» Méningée moyenne.

Branche antérieure de la méningée moyenne.

Branche postérieure.

Rapports.

Branches collatérales

Rameau du nerf facial.

Rameaux, orbitaires^

Rameaux temporaux .

ANGEiOLOGIE.

3° Dentaire intérieure.

Rameau m\lo-hyoïdien.

dans le canal dentaire inférieur.

Branches mentonnière et incisive.

Rameaux diploïques et dentaires.

4° Artère

temporale

profonde

postérieure.

:i" Artère

massé té-

rine.

6° Artères ptérygoï-

diennes.

7" Petite

méningée.

fosse temporale avec les artères temporales profondes. Il n'est pas rare de voir l'artère lacrymale supplémentaire fournie par la méningée moyenne.

3° Artère dentaire inférieure {ramas maxillaris inferior, Hall.). Artère de la mâchoire inférieure, elle naît au niveau de la méningée moyenne, quelquefois en avant (D.?., fig. 24), d'autres fois au delà de cette artère, se porte en bas, le long de la face interne de la branche de l'os maxillaire inférieur, entre cette branche et le muscle ptérygoïdien interne, auquel elle fournit quelques rameaux et dont elle est séparée par la bandelette fibreuse connue sous le nom de ligament sphéno-maxillaire ; elle gagne ainsi l'orifice supérieur du canal dentaire, et fournit, avant de s'y engager, un petit rameau mylo-hyoïdien, qui descend en avant, dans un sillon pratiqué à la face interne de l'os maxillaire inférieur, et va se jeter dans le muscle mylo-hyoïdien.

L'artère dentaire inférieure parcourt toute la longueur du canal dentaire, accompagnée par le nerf du môme nom, et, parvenue au niveau des petites molaires, elle se divise en deux branches : l'une mentonnière, plus considérable, qui sort par le trou mentonnier et vient s'anastomoser avec les artères sousmentale et coronaire inférieure ; l'autre incisive, qui continue le trajet de la dentaire, marche au-dessous des dents canines et incisives et se perd, au niveau de la symphyse, dans le diploé.

Chemin faisant, la dentaire, ainsi que ses divisions incisives, fournit i° des rameaux diploïques, extrêmement multipliés, qui se perdent dans le diploé de l'os; 2° des rameaux dentaires, en nombre égal à celui des racines des dents correspondantes, qui pénètrent dans les alvéoles et de là dans les dents, par l'ouverture que présente le sommet de leur racine.

4° Artère temporale profonde postérieure. Elle naît au niveau de l'échancrure sigmoïde {T. p.p.. fig. 24), se porte verticalement en haut, entre le ptérygoïdien externe et le crotaphyte, gagne le bord postérieur de ce dernier muscle, se place entre ce bord et la fosse temporale, en restant accolée au périoste, se divise et se subdivise, pour se terminer en partie dans le muscle temporal, en partie sur le périoste, en s"anastomosant avec les artères temporale moyenne et temporale profonde antérieure. Elle fournit souvent l'artère massétérine et quelquefois la buccale.

5° Artère massétérine. Petite artère dont le volume est en raison inverse de celui de la massétérine donnée par la transversale de la face. Elle naît souvent par un tronc commun avec la temporale profonde postérieure, se porte de dedans en dehors, au devant du condyle, par conséquent dans l'échancrure sigmoïde qui sépare le condyle de l'apophyse coronoïde, et se jette sur la face in terne du masséter, où elle s'anastomose avec les rameaux massétérins fournis par la transversale de la face et par la faciale.

6° Artères ptérygoïdiennes. En nombre indéterminé, elles viennent, les unes, directement de la maxillaire interne, les autres, de la temporale profonde postérieure et de la méningée moyenne.

7° Petite artère méningée, mieux nommée ptéry go-méningée. Cette artère, qui n'est pas constante et que j'ai vue, dans un cas, aussi volumineuse que la méningée moyenne, naît au niveau de la dentaire inférieure, se porte entre les muscles ptérygoïdiens et se divise en deux rameaux : l'un qui contourne les insertions du ptérygoïdien interne et va se jeter dans le voile du palais et dans les fosses nasales; l'autre qui se porte verticalement en haut, entre le ptérygoïdien externe et la paroi supérieure de la fosse zygomato-maxil-

ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES

laire, pénètre dans le crâne par le trou ovale et fournit au nerf trijumeau et à la dure-mère, en s'anastomosant avec de petits rameaux donnés par la carotide interne.

6. — Branches qui naissent «le la maxillaire interne au voisinage de la tubérositc maxillaire.

■1° Artère buccale (Bi/., fig. 25). Petite artère d'un volume variable et qui n'existe quelquefois qu'à l'état rudimentaire. Elle naît assez souvent par un. tronc commun avec l'alvéolaire, se porte flexueuse d'arrière en avant, entre la branche de la mâchoire inférieure et le muscle ptérygoïdien interne, se dégage au-devant de cette branche pour gagner le muscle buccinateur, où elle se perd en s'anastomosant avec les rameaux buccaux de la faciale et de la transversale de la face.

2° Artère temporale profonde antérieure. Assez volumineuse, elle se porte verticalement en haut, le long du bord antérieur du muscle temporal, auquel elle est accolée, et se perd dans ce muscle en s'anastomosant avec la temporale profonde postérieure et la temporale moyenne. Elle fournit des rameaux orbitaires d'une extrême ténuité, qui traversent les canaux de l'os malaire et vont se perdre dans le tissu adipeux de l'orbite.

3° Alvéolaire ou dentaire supérieure. Elle naît souvent par un tronc commun avec la sous-orbitaire, se porte très-flexueuse en avant et en bas, sur la tubérosité maxillaire, et se divise en plusieurs rameaux : 1° rameaux gingivaux etpériostiques, lesquels, parvenus au niveau de la base des alvéoles, se réfléchissent sur le pourtour de cette base, pour pénétrer dans les cavités alvéolaires et se distribuer au périoste alvéolo-dentaire ; 2° rameaux dentaires postérieurs, lesquels s'engagent dans les petits canaux dentaires postérieurs, pénètrent dans les alvéoles des grosses et petites molaires et se divisent en autant de ramuscules qu'il y a de racines à chaque molaire. Plusieurs de ces rameaux pénètrent dans le sinus maxillaire ; j'en ai vu un qui parcourait le sinus d'arrière en avant, au voisinage de son bord inférieur, se réfléchissait de bas en haut au niveau du bord antérieur de cette cavité et pénétrait dans la base de l'apophyse montante, où je n'ai pu le suivre. Ce rameau était situé entre la muqueuse du sinus et l'os. Toutes les divisions de l'artère alvéolaire fournissent à l'os maxillaire supérieur en même temps qu'aux dents correspondantes. Enfin, quelques rameaux très-déliés de l'alvéolaire vont se rendre au muscle buccinateur.

4° Artère sous-orbitaire (ramus infra-orbitalis, Hall.). Elle naît de la maxillaire interne au niveau de la fente sphéno-maxillaire, tantôt isolément, tantôt par un tronc commun avec l'alvéolaire, gagne immédiatement le canal sous-orbitaire, qu'elle parcourt dans toute sa longueur, et vient sortir par le trou sousorbitaire, pour s'épanouir en un grand nombre de rameaux, qui se distribuent aux téguments cutané et muqueux de la joue, en s'anastomosant avec les artères faciale, transversale de la face, alvéolaire et buccale. Plusieurs rameaux, rameaux gingivaux, pénètrent dans les alvéoles de la canine et des incisives par la base de ces alvéoles; d'autres, rameaux nasaux, pénètrent dans les fosses nasales par leur orifice antérieur.

Chemin faisant, la sous-orbitaire fournit: 1° un rameau très-remarquable, rameau orbitaire, qui pénètre clans la cavité de ce nom et s'y divise en deux Cruyeilhier et Sée, 5e édition. ni. — 7

1° Artère buccale.

2° Temporale profonde antérieure

3<> Alvéolaire.

Rameaux gingivaux.

dentaires postérieurs.

4° Artère sous-orbitaire.

Rameaux gingivaux.

Xasaux.

Rameau orbitaire.

ANGEIOLOGIE.

branches, dont l'une se porte directement en avant et se perd dans lu paupière inférieure , dont l'autre, plus considérable, se contourne en dedans et va s'anastomoser par inosculation avec la branche palpébrale inférieure de l'ophthalmique ; 2° un rameau dentaire, qui s'engage dans le conduit dentaire antérieur pour fournir aux dents canines et incisives, dans lesquelles il pénètre par le sommet de leur racine, ainsi qu'il a été indiqué pour les autres dents.

1° Artère vidienne.

2° Artère ptérygo-pa-

latine.

3° Palatine supérieure.

Hameaux qu'elle fournit.

C — Branches qui naissent fie la maxillaire interne au sommet de la fosse zygomatique (fosse ptérygfo-maxillaire).

1° Artère vidienne ou ptérygoîdienne (ramus ductûs pferygoïdei, Hall.). Cette artère (Vi, fig. 2b), qui est très-grêle, pénètre, immédiatement après son origine, dans l'orifice antérieur du conduit vidien ou ptérygoïdien, qu'elle parcourt dans toute sa longueur, et vient s'épanouir dans le pharynx et autour de la trompe d'Eustache.

2° Artère ptérygo-palatine ou pharyngienne supérieure [ramus pharyngeus supremus, Hall.) (Pt.p.). Tout aussi grêle que la précédente, en dedans et au-dessous de laquelle elle est située, cette artère traverse le conduit ptéry go-palatin et va se terminer dans le pharynx et dans la trompe d'Eustache. Elle naît quelquefois de l'artère sphéno-palatine.

3° Artère palatine supérieure. Plus volumineuse que les précédentes, cette artère suit un trajet descendant; elle naît au niveau de la fente ptérygo-maxillaire, se porte verticalement en bas, pénètre dans le conduit palatin postérieur et, après en avoir franchi l'orifice inférieur, se réfléchit d'arrière en avant, marche, en décrivant des sinuosités entre la voûte palatine et. la membrane muqueuse, dans le sillon qui longe le bord alvéolaire, et vient s'anastomoser en arcade, sur la ligne médiane, avec l'artère palatine du côté opposé. Avant de s'engager dans le conduit palatin postérieur, elle fournit des rameaux qui pénètrent par les conduits palatins accessoires et se répandent dans le voile du palais. A la voûte palatine, elle donne i° des rameaux qui se distribuent aux glandes palatines et à la muqueuse; 2° des rameaux gingivaux, qui se distribuent aux gencives et pénètrent dans les alvéoles par leur base, pour fournir au périoste alvéolo-dentaire ; 3° un petit rameau nasal, qui s'engage dans le conduit palatin antérieur, se subdivise en haut, comme ce conduit, pour pénétrer dans chacune des fosses nasales et s'anastomoser avec l'artère sphénopalatine (1).

Branche terminale de la maxillaire interne.

SPIIENO-PALATi;\E.

Artère sphé- L'artère ou les artères sphéno-palatines (nasales urteriœ, Hall.), volumineuse, no-palatine, souvent multiple, exclusivement destinée à la pituitairc, se porte de bas en haut, en décrivant des flexuosités, pour pénétrer dans la fosse nasale corres- SadWision : pondante par le trou sphéno-palatin, c'est-à-dire à la partie postérieure du i" En artère méat supérieur, où elle se divise immédiatement en deux branches : 1° l'une

de la cloi son

(I) Il y a dans l'épaisseur des os delà face, ainsi d'ailleurs que dans tous les os spongieux, de véritables canaux artériels, non moins importants à étudier que les canaux veineux des os.

ARTÈRES CAUOTIDES PRIMITIVES.

interne, artère de la cloison, qui se porte obliquement en bas et en avant, couvre cette cloison d'aréoles extrêmement multipliées et vient s'anastomoser,

S, a lui,

,r,acti£i. neir j:. vesnorckcii. js-

Artère maxillaire interne (*J.

en avant, avec le rameau nasal de la palatine supérieure ; 2° l'autre externe ou artère des cornets et des méats, qui se divise en trois rameaux, un pour chaque méat, et se ramifie sur les cornets et dans les méats. Quelques-uns pénètrent dans le sinus sphénoïdal, d'autres dans le sinus maxillaire, d'autres enfin dans les cellules ethmoïdales antérieures, les sinus frontaux et le canal nasal. Toutes ces artères forment des aréoles de divers ordres, qui couvrent la pituitaire et lui donnent, dans les injections heureuses, l'aspect d'un réseau ; elles sont situées entre le périoste et la membrane pituitaire proprement dite. Les artères des cornets sont logées dans les cellules aréolaires que présente la surface de ces os, et dans les canaux artériels creusés dans leur épaisseur.

1" En artère des cornets

et des méats.

Disposition réticulée des artères de la pituitaire.

e. — Résumé général de la distribution de la maxillaire interne.

La maxillaire interne fournit 1° aux organes de la mastication et de la déglutition ; 2° aux fosses nasales ;• 3° à la face ; 4° à l'organe de l'ouïe ; o° aux os du crâne et à la dure-mère. Voici quelle est la répartition de ses diverses branches :

1° Aux organes de la mastication, savoir, aux organes passifs (os maxillaires supérieur et inférieur et dents) : artères dentaire inférieure, alvéolaire, sous-orbi-

(*) Coupe médiane de la tète. — m.i, maxillaire inférieure. — Ce, carotide externe. — M.i, maxillaire interne. — D.j, dentaire inférieure. — Bu., buccale. — Yt., branche ptérigoïdienne. — Ué.m, méningée moyenne. — T.p.p., temporale profonde postérieure. — Vi., vidienne. — Pt.p, ptérygo-palatine. — Sph.p, sphéno-palatinc. — E, ethmoïdale. — P. s., palatine supérieure.

Branches qu'elle fournit :

1° Aux organes de la mastication.

2° Aux organes de la déglutition.

3°Aux fosses nasales.

4°Al'organe de l'ouïe.

5° A la face.

G° Aux os du crâne et à la dure-mère.

taire ; et aux organes actifs de la mastication : artères massétérine, temporales profondes antérieure et •postérieure, ptérygoîdienne.

2° Aux .organes de la déglutition (voûte palatine, voile du palais et pharynx) : artères palatine supérieure, petite méningée, vidienne, ptéry go-palatine.

3° Aux fosses nasales : rameaux de la sous-or bitaire, sphéno -palatine tout entière. Cette dernière et, par une conséquence nécessaire, la maxillaire interne sont très-volumineuses chez les animaux qui offrent un développement considérable de l'appareil olfactif.

4° A l'organe de l'ouïe : artère tympanique, branches de la méningée moyenne qui pénètrent par l'hiatus de Fallope, et branches qui pénètrent par le canal du muscle interne du marteau.

5° A la face (muscles et téguments) : artères buccale, sous-orbitaire et dentaire inférieure (branche mentonnière). La région oculaire, si l'on fait abstraction du rameau orbitaire de la sous-orbitaire, est seule dépourvue de rameaux provenant de la maxillaire interne.

6° Aux os du crâne et à la dure-mère : artère méningée moyenne et petite méningée ou ptéry go-méningée .

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