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ARTÈRE S0US-CLAV1ÈRE

direction verticale parallèle au bord de cet os, jusqu'au niveau de la sixième côte, où elle se divise en deux branches : l'une interne, l'autre externe.

Fig. 29.

S.cZ.oT.

E.VEFIMORCI'.Lit.SC,

Artères mammaire interne et épigastrique {*).

(*) Cl., clavicule. — S., sternum. — J. e., muscle intercostal externe. — J. ., intercostal interne. — D. a., droit antérieur de l'abdomen. — G. sp., cordon spermatique. — J, os iliaque. — T>\, muscle transverse de l'abdomen. — 0. ?'., oblique interne. — 0. e., oblique externe. — T., triangulaire du sternum.

ko, aorte. — S. cl. g., sous-clavière gauche. — S. cl. cl., sous-clavière droite. — M. ?'., mammaire interne. — Ép., épigastrique. — I. e., iliaque externe. — Ci»-, i-, circonflexe iliaque. — V. i. e., veine iliaque externe.

ANGEIOLOG1E.

Rapports.

Rapports avec le sternum.

Branches postérieures.

Diaphragmatique supérieure.

Intercostales antérieures.

Au nombre de deux pour chaque espace.

Anastomoses avec les

intercostales aortiques.

Branches

antérieures.

musculaires

Cutanés.

Mammaires.

Périosti-

ques.

Branches terminales :

1 ' Branche

terminale interne.

Rapports. Située au-devant du scalène antérieur, recouverte, à .son origine, par le nerf phrénique, qui la croise très-obliquement pour se porter à son côté interne, la mammaire interne répond à l'extrémité interne de la clavicule, dont, elle est séparée par le tronc veineux brachio-céphalique ; puis elle se trouve placée derrière les cartilages costaux et les muscles intercostaux, au-devant de la plèvre, dont la sépare le muscle triangulaire du sternum. Elle est située à 5 millimètres environ du bord du sternum, en sorte qu'un instrument piquant peut pénétrer dans le thorax en longeant cet os, sans léser la mammaire interne. Branches collatérales. Elles sonttrès-multipliées et peuvent se diviser en postérieures, externes et antérieures.

1 ° Les branches postérieures sont les artères thymiques ou médiastines antérieures et l'artère diaphragmatique supérieure; cette dernière, qui naît plus bas que les précédentes, est extrêmement grêle, s'accole au nerf phrénique, se trouve comme lui située entre le péricarde et le feuillet correspondant du médiastin, et gagne le diaphragme, dans lequel elle se distribue en s'épanouissant. Richat a vu la diaphragmatique supérieure aussi volumineuse que la mammaire elle-même.

2° Les branches externes sont les intercostales antérieures. Il y a généralement deux branches pour chaque espace intercostal, l'une qui longe le bord inférieur de la côte supérieure, l'autre, le bord supérieur de la côte inférieure. Ces deux branches naissent tantôt isolément de la mammaire, tantôt par un tronc commun. Leur origine ayant lieu au-dessus du niveau de l'espace auquel elles sont destinées, il en résulte qu'elles parcourent un trajet oblique derrière les cartilages costaux. Le calibre des intercostales antérieures, peu considérable pour les deux premiers espaces, augmente ou diminue suivant la longueur de ces espaces; j'ai vu le tronc commun destiné au troisième espace intercostal tellement volumineux qu'il semblait une branche de bifurcation de la mammaire. Les intercostales antérieures s'anastomosent par inosculation avec les intercostales aortiques ou postérieures, en sorte qu'il est quelquefois impossible de déterminer la limite respective de ces deux ordres de vaisseaux, qui, chez quelques sujets, constituent une arcade de communication d'un calibre uniforme, étendue entre la mammaire interne et l'aorte thoracique.

3° Les branches antérieures, superficielles, en nombre égal à celui des espaces intercostaux, naissent de la partie antérieure de la mammaire interne, se portent directement d'arrière en avant, traversent l'espace intercostal correspondant et se divisent en rameaux cutanés, rameaux musculaires et rameaux mammaires. Les uns et les autres se recourbent de dedans en dehors, les rameaux musculaires sous le grand pectoral, dans lequel ils se distribuent ; les rameaux cutanés, sous la peau ; les branches antérieures des trois premiers espaces, à la glande mammaire. Chez les femmes nouvellement accouchées et chez celles qui nourrissent, ces branches deviennent extrêmement volumineuses, surtout la seconde, que j'ai vue égaler en calibre l'artère radiale et décrire de nombreuses flexuosités. Avant de traverser les muscles intercostaux, les branches antérieures envoient derrière le sternum des rameaux périostiques, dont les uns pénètrent directement le sternum, tandis que les autres se ramifient sur le périoste.

Les branches terminales sont au nombre de deux; l'interne, plus petite, continue le trajet primitif de l'artère, se place derrière le muscle grand droit de l'abdomen, pénètre dans sii gaine et s'y divise en un grand nombre de rameaux, dont les uns se perdent dans ce muscle en s'anastomosant avec les divisions de l'artère épigastrique, tandis que les autres sortent de la gaine du muscle

ARTERE SOUS-CLAVIERE.

droit par des ouvertures particulières et vont se distribuer aux muscles larges de l'abdomen et aux téguments. Avant d'abandonner le cartilage de la septième côte, la branche terminale interne fournit, en dedans, un petit rameau qui se porte sur les côtés de l'appendice xiphoïde et vient s'anastomoser en arcade, audevant de cet appendice, avec un rameau semblable du côté opposé. L'anastomose avec l'épigastrique, signalée dès la plus haute antiquité et qui servait aux anciens à expliquer les liaisons physiologiques si étroites qui unissent les organes génitaux et les glandes mammaires, se présente sous l'aspect des communications vasculaires les plus vulgaires.

La branche terminale externe est, au point de vue de la distribution, la continuation de la mammaire interne. Elle se dirige en bas et en dehors, derrière les cartilages de la septième, de la huitième, de la neuvième, de la dixième et de la onzième côte, qu'elle croise, obliquement, et se termine au niveau du dernier espace intercostal. Chemin faisant, elle donne, en dehors, les branches intercostales antérieures des espaces auxquels elle correspond, deux pour chaque espace, et souvent une seule, qui se subdivise immédiatement. Ces intercostales vont en diminuant graduellement de volume, de môme que les espaces diminuent de longueur, et se comportent absolument comme les intercostales antérieures fournies par le tronc môme de la mammaire. La branche terminale externe, de môme que la branche terminale interne, en traversant les insertions costales du diaphragme, laisse un grand nombre de rameaux dans l'épaisseur de ce muscle, d'où le nom de musculo-phrénique donné par Haller à la branche externe, qui fournit, en effet, au diaphragme un bien plus grand nombre de rameaux que la branche interne.

Anastomose de la mammaire interne et de I epigastrique.

2° Branche terminale exlerne.

Intercos •

taies

antérieures

des cinq derniers espaces.

diaphragmatique.

G. Cervicale profonde.

Préparation. Chercher d'abord cette artère derrière le scalène postérieur, entre l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale et la première côte; la suivre, d'une part, vers sa terminaison entre les muscles grand complexus et transversaire épineux, d'autre part, vers son origine, en dedans des scalènes.

La cervicale profonde ou postérieure (V) naît profondément en haut et en ar- Origine, rière de la sous-clavière, sur le même plan que la vertébrale, en dehors de laquelle elle est située. Très-souvent son origine a lieu par un tronc commun avec l'intercostale supérieure. Dirigée d'abord eu haut et en arrière, elle s'inflé" Diction chit en dehors derrière le scalène antérieur, pour s'enfoncer entre l'apophyse Elle passe transverse de la septième vertèbre cervicale et la première côte. Je ne l'ai jamais vue se porter entre la sixième et la septième vertèbre cervicale, bien que j'aie examiné dans ce but une quarantaine de sujets (1).

Au sortir de l'espace intertransversaire, la cervicale profonde se divise en deux branches : l'une descendante, que j'ai pu suivre jusqu'à la partie moyenne

entre la

septième

vertèbre

cervicale et

la première

côte.

(1) Ce rapport est si constant que, même dans les cas où il existe une côte cervicale, c'est entre cette côte surnuméraire et la première côte dorsale que passe l'artère cervicale profonde. Quelques étudiants m'ayant prié de venir voir un sujet sur lequel la cervicale profonde manquait, et. ayant vainement cherché cette artère entre la première côte et l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale, je m'aperçus qu'il existait, une côte cervicale. Or, c'était entre cette côte et la première côte dorsale que se trouvait l'artère.

En rameau

descendant

ANGEIOLOGIE.

Et rameau du dos, entre les muscles longs du dos ; l'autre ascendante, qui remonte entre le grand complexus et le transversaire épineux, dans lesquels elle se termine.

Variable

pour le calibre.

Trajet.

Terminaison.

Branches supplémentaires des intercostales aortiques.

Direction diagonale.

Elle n'est pas flexueu-

se. Conséquences.

Ligne fictive pour déterminer sa direction.

Rapports.

F.n avant.

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