Veines linguales
Les veines linguales, destinées à un organe contractile, dont la circulation doit subir de nombreuses variations à raison mîîme de cette contractilité, se divisent, comme les veines des membres, en veines superficielles ou sous-muqueuses et en veines profondes.
a) Les veines superficielles du dos de la langue, généralement désignées sous le nom de linguales, forment une couche très-remarquable entre la muqueuse et les fibres musculaires de cet organe ; toutes ces veines aboutissent à un pleœm dorsal ou lingual supérieur, qui occupe la base de la langue, et auquel viennent se rendre un grand nombre déveines tonsillaires et de veines épiglottiques. De ce plexus part une veine satellite du nerf lingual, qui reçoit des branches de la glande sublinguale et du tissu de la langue, et vient se jeter dans la faciale ou dans la pharyngienne, ou directement dans la jugulaire externe, après avoir communiqué largement avec les veines ranines.
Lesveines ranines sont les veines superficielles de la face inférieure de la langue. Elles se voient sur les côtés du frein, où elles soulèvent la muqueuse, suivent le trajet du nerf grand hypoglosse, entre les muscles génio-glosse et hyo-
Elles sont divisées en superficielles et en profondes.
Veines superficielles du dos de la langue.
Plexus dorsal ou lingual supérieur.
Veine satellite du nerf lingual.
Veines ranines.
ANGÉIOLOGIE.
Plexus iiifiirieur et latéral de la langue.
Veines linguales
proprenieul dites.
glosse, et vont se rendre au tronc commun de la linguale et de Ia»raciale, ou dircclemenl à la veine faciale.
Les veines ranines communiquent avec un plexus trùs-considérable situé sur les côtés de la langue, plexus quelquefois pourvu de valvules, ce qui rend impossible l'injection tenléc du cœur vers les e.xtrémités, tandis que dans d'autres cas, l'injection faite dans un sens opposé au cours du sang remplit ce plexus avec la plus grande facilité.
b) Les veines profondes ou linguales proprement dites sont extrûmement petites, au nombre de deux, et accompagnent l'artère linguale dans toute l'étendue de son trajet.
11 n'est pas rare de voir les veines de la langue se rendre directement dans la jugulaii'e interne ; je les ai vues aboutir à la veine jugulaire antérieure.
Plexus pliaryugien
Plexus de la muqueuse pharyngienne.
G. Veine pharyngienne.
Si on fait la coupe qui a été indiquée pour la préparation du pharynx, on voit que la parlie postérieure et latérale de cet organe est cnlourée d'un plexus veineux considérable, pleoeus pharyngien, auquel aboutissent plusieurs rameaux méningiens et plusieurs branches provenant des veines vidiennes et sphéno-palatines. De ce môme plexus émanent des rameaux pharyngiens, en nombre plus ou moins considérable, qui vont se rendre, soit par un tronc unique, soit par plusieurs branches distinctes, à la veine linguale, quelquefois à la veine faciale, à la veine thyroïdienne inférieure, et souvent directement à la veine jugulaire interne.
Indépendamment de ce plexus pharyngien, que l'on pourrait appeler superficiel, il existe sous la muqueuse pharyngienne un réseau veineux à mailles extrêmement serrées, qui communique par des branches multiples avec le plexus pharyngien superficiel.
Branches thyroïdiennes.
Laryngiennes.
Embouchures diverses de cette veine.