‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 108 sur 254 · Veines diploïques · texte numérisé non relu

Veines diploïques

(Fig. iC).

Pour terminer ce qui est relatif aux veines de la tCtc, il nous reste à parler des veines diploïques ou veines propres des os du crâne. Décrites pour laprennière fois par Dupuytren, dans sa thèse inaugurale, sous le nom de canaux veineux des os, elles ont été figurées plus tard par Chaussier [Traité de l'encéphale), et représentées avec une rave exactitude par Breschet, dans son bel ouvrage sur les veines.

Il règne dans l'épaisseur des os du crâne des canaux veineux ramifiés, dans lesquels les veines sont réduites à leur tunique interne, les tuniques externes se trouvant remplacées par les canaux osseux eux-mêmes.

Ces canaux veineux ne sont pas exclusivement propres aux os du crâne; ils existent dans tous les os spongieux et même dans les os compactes, avec cette différence que dans les os spongieux, les canaux occupent l'épaisseur de l'os, tandis que dans la partie compacte des os longs, ils avoisi- 1 nent le canal médullaire.

Les canaux veineux des os du crâne présentent beaucoup de variétés, sous le rapport de leur calibre et sous celui de l'étendue de leur distribution; indépendants les uns des autres pendant tout le : temps que les os du crâne restent distincts et séparables, ils communiquent f presque toujours entre eux lorsque ces os sont soudés par les progrès de l'âge.

Leur calibre est en raison directe de l'âge du sujet et en raison inverse du nomfcbre de leurs ramifications; quelquefois ils se renflent en ampoule de distance en Jdislance, d'autres fois ils se terminent brusquement par un cul-de-sac, pour reparraîtreplus bas ou pour cesser complètement. Toutes ces dilférences dépendent ddes communications plus ou moins faciles des canaux veineux avec les veines voismes. Ces communications ont lieu par une foule de perluis plus ou moins considérables, soit avec les veines méningiennes et les sinus intra-crâniens, soit . avec les vemes qui recouvrent extérieurement les os du crâne.

Sur certaines tôtes de vieillard, ces conduits sont confondus en totalité ou en partie avec les sillons des artères méningiennes ; j'ai vu ces sillons méningiens eux-mêmes présenter des trous considérables, qui perforaient le crâne de part en parL ^

Cliez l'enfant nûuveau-né, on ne rencontre pas de canaux veineux proprement dits; mais toute 1 épaisseur des os est parcourue par des aréoles veineuses, ainsi ,qu on te voit lorsque ces os sont naturellement injectés de sang, ou lorsqu'on ^.pratique une injection au mercure, qui transforme le diploé en un réseau «argenté, aussi délié que celui qu'on obtient dans les injections des parties molles.

Du reste, on distingue les canaux diploïques de la voûte du crâne en frontaux, temporaux, pariétaux et occipitaux.

Leur décou verte.

Canaux vei lieux des c du cràne.

Veines diploïques.

Variiitis de calibre.

Us communiquent entre eux chez les vieillards.

Us présentent des ampoules et des culs-desac.

Leur^ communications

avec les veines extérieures et les veines intérieures du cràne.

Leur disposition chez les vieillards.

Chez les enfants nouveannés.

cimnux di- Les cmaux frontaux sont au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauche ; frontaux comménceut par des ramilications à. la partie supérieure du frontal, et vont en grossissant à mesure qu'ils approchent de la partie inférieure ou voûte orbitaire. Ils sont unis entre eux par des rameaux transverses; en outre, ils communiquent incessamment soit avec les veines périostiques, soit avec les veines méningiennes, s'ouvrent à l'extérieur par des trous vasculaires, et se jettent dans les veines sus-orbitaires et dans les veines préparâtes. Canaux Les cmaux cliplohjues temporo-pariétaux, divisés en antérieur et en postérieur, dipioïques répondent aux sillons qui loeent les divisions de l'artère méningée moyenne, et riétaux. S ouvrent dans ces sillons par un grand nombre de pertuis, extrêmement prononcés chez le vieillard ; ils communiquent d'ailleurs à l'extérieur, avec les veines temporales profondes.

Canaux Les canaux dipioïques occipitaux, au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à dipioïques gauche, Communiquent entre eux par un grand nombre de rameaux, et vienoccipitaux. ^^^^ s'ouvrir en bas, dans les veines occipitales.

nËSUMÉ SOR LA. DISTRIBUTION DES VEINES DE LA TÈTE.

Dix veines ramènent le sang de la tête.

Les veines jugulaires externes et antérieures

appartiennent aux

veines sous-cutanées.

Conséquences pratiques déduites des communications des

veines jugufaires entre elles.

Remarques sur le système

veineux cérébral.

a. Circulation du cerveau. Tandis que qua:tre troncs artériels, les carotides primitives et les vertébrales, portent le sang à la tûte et au cou, dix veines ramènent le sang de ces parties vers le centre circulatoire : ce sont les jugulaires internes, les jugulaires externes, les jugulaires antérieures (1), les veines vertébrales et les veines jugulaires postérieures. Cette disposition a pour résultat d'assurer la circulation veineuse cépbalique, que tant de causes tendent à troubler. Les veines jugulaires externes ou antérieures, qui appartiennent au système veineux sous-cutané, peuvent être considérées comme des veines supplémentaires, saris analogues dans le système artériel, et suffiraient à elles seules pour la circulation veineuse; d'autre part, comme les veines de chaque côté communiquent très-largement entre elles, il en résulte qu'une seule de ces veines suffirait à la rigueur pour la circulation de la tête. Nous verrons plus bas, à l'occasion des veines du rachis, que l'oblitération des six veines jugulaires ne serait pas suivie nécessairement de l'interruption de la circulation veineuse dans le crâne. Enfin, il importe de remarquer que les jugulaires externe et antérieure s'ouvrent dans la veine sous-clavière à une certaine distance de son embouchure, tandis que la jugulaire interne s'abouche avec l'extrémité interne de la sous-clavière, pour constituer le tronc veineux brachiocéphalique.

Nous avons vu que la veine jugulaire interne représente l'artère carotide primitive dans sa portion inférieure, et l'artère carotide interne dans sa portion supérieure, et que l'artère carotide externe est représentée par toutes les veines de la face et du cou, qui viennent s'ouvrir dans la veine jugulaire interne, tan • tôt par un tronc commun, tantôt par plusieurs branches isolées.

Le système veineux cérébral est remarquable par l'excessive ténuité des parois des veines cérébrales, et par l'existence des sinus qui remplacent les troncs veineux, et qui offrent une disposition si différente de celle des artères correspondantes. Les veines cérébrales se divisent en veines ventriculaires, qui

(1) Voir, pour le complément du système veineux de la tcle, les veines vertébrales el jugulaires postérieures, h l'article Veines du racfiit.

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