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VEINE-CAVE INFÉRIEURE OU ASCENDANTE

La veine-cttvs inférieure ou ascendante [veine cave abdominale, Chauss.) est ce gros

ANGÉIOLOGIlî.

Inflexion.

F.lle se coude près (le son eiii-

bouchurc.

Calibre.

Ses deux renflements.

Ilenflement rénal.

Renflement hépatique.

Ilapports

Avec le diaphragme ^

Avec les Teuillets du péricarde.

tronc veineux qui ramùnc au cœur lo sang de toutes les parties situées au-dessous du diaphragme.

I<'ûrmée par la réunion des deux veines iliaques primitives, au niveau du disque intermédiaire à la quatrième et i\ la cinquième vertèbre lombaire, la veine-cave inférieure se dirige verticalement en haut, et parvenue au niveau de la face inférieure du foie, elle s'infléchit un peu à droite, pour gagner le sillon que lui présente le bord postérieur de cet organe. Dans le p ànt où finit ce sillon, la veine-cave traverse l'ouverture aponévrotique du diaphragme, ainsi que la lame fibreuse du péricarde, qui est, pour ainsi dire, confondue avec le centre aponévrotique à ce niveau; elle se coude ensuite brusquement à angle droit, se dirige de droite à gauche, et vient s'ouvrir horizontalement dans la partie postérieure et inférieure de l'oreillette droite.

Son calibre, plus considérable que celui de la veine-cave supérieure, n'est point uniforme dans toute la longueur du vaisseau; il augmente, par exemple, d'une manière très-prononcée immédiatement au-dessus des veines rénales. La veine-cave offre un second renflement, encore plus considérable, au niveau du foie, dans le lieu où viennent aboutir les veines hépatiques. Comparativement à ce dernier point, la veine-cave inférieure est un peu rétrécie au moment où elle traverse le diaphragme.

Rapports. Appliquée contre la partie antérieure de la colonne vertébrale, et située à droite de l'aorte, qu'elle côtoie dans toute sa longueur, la veine-cave inférieure se dirige un peu obliquement à droite, au moment où elle va traverser le foie. En avant, elle est recouverte par le péritoine, par la troisième portion du duodénum, par la lû\c du pancréas, par le tronc de la veine-porte, qui la croise à angle très-aigu, et tout à fait en haut, par le foie, qui lui forme un demi-canal, et quelquefois un canal complet. En traversant le diaphragme, elle adhère intimement au pourtour de l'orifice aponévrotique de cette cloison, ainsi qu'au feuillet fibreux du péricarde. Le feuillet séreux du péricarde revêt la veine-cave inférieure ; le feuillet fibreux ne lui forme point de gaine.

Les rapports de la veine-cave avec le foie expliquent l'erreur des anciens anatomistes, qui regardaient le foie comme le point de départ de toutes les veines du corps (t).

Anomalie (1) Sur uns femme agéc de .soixante ans, j'ai trouvé une anomalie bien remarquable, remar- gavoir, une transposition à gauche de la portion inférieure de la veine-cave. La veine ilia- (lue primitive droite venait s'unir à la veine iliaque primitive gauche, à gauche de l'aorte abdominale, continuait son trajet vertical, à gauche de cette artère, jusqu'au niveau de l'insertion des veines rénales, et croisait ensuite obliquement l'aorte, au-devant de laquelle elle était située, pour venir se placer à droite de cette artère et gagner le sillon du foie qui lui est destiné. Cette situation insolite de la veine-cave était d'ailleurs la seule transposition qui existât sur ce sujet ; l'entre-croisement de l'aorte cl de la veine-cave avait lieu immédiatement au-dessous de l'artère mésentérlque supérieure.

Chez un autre sujet, j'ai trouvé une doulde veine-cave inférieure, ou, si l'on veut, une veine-cave inférieure supplémentaire à gauche, constituée de la manière suivante : la veine illaque primitive gauche, au lieu d'aller s'aboucher, en totalité, avec la veine Iliaque primitive droite, se divisait en deuxbranchcs, l'une qui se comportait de la manière accoutumée, l'autre qui se portait verticalement en haut, ù gauche de l'aorte, et recevait les veines rénale et capsulaire gauches, pour aller se jeter dans la veine-cave, an point qu occupe d'ordinîiire la veine renfile gauche. — (Voyez Anaf. palhol., avec ngurcs, t. Il, 27« livr., explication de la planche (i.)

BnANClIES DE LA VEINE-CAVE INFÉRIEURE.

Brandies d'origme.

Variétés dans le lieu de conjugaison des veines iliaques primitives.

Aucune valvule ne se rencontre dans la veine-cave inférieure, si ce nestà i.a veinason embouchure, où Ton voit la valvule d'Eustachi, que nous avons déente

, de valvules.

avec le cœur.

§ l. - BRANCHES DE LA VEINE-CAVE INFÉRIEURE.

A Branches d'ongine. Nous avons indiqué la réunion des veines iliaques primitives comme constituant l'origine de la veine-cave inférieure. U est Irùs-rare de voir s'opérer la réunion de ces veines au-dessus du disque intermédiaire a la quatrième et à la cinquième vertèbre lombaire.

Toutefois, on a trouvé des cas dans lesquels cette réunion n'avait lieu qu au niveau des veines rénales. J'ai rencontré plusieurs fois cette variété anatoraique ; sur un jeune homme de vingt-trois ans, la veine iliaque primitive droite continuait son trajet ascendant à droite de l'aorte, en présentant les mêmes rapports que le tronc de la veine-cave, et ce n'est qu'au niveau du point où elle recevait la veine rénale droite que la veine iliaque primitive gauche venait faire sa jonction. Cette veine iliaque primitive gauche, après avoir croisé comme de coutume l'artère iliaque primitive gauche, en arrière de laquelle elle était placée, se portait verticalement en haut, parallèlement ù l'aorte abdominale et à droite de cette artère ; elle recevait , en haut, la veine rénale gauche, qui en augmentait le canbre,puis croisait obliquement l'artc-re aorte, en passant au-devant de cette artère, pour se réunir à la veine iliaque primitive droite. Ainsi la veine iliaque primitive gauche, placée en bas derrière l'artère iliaque primitive du môme côté, était placée en haut au-devant de- l'aorte abdominale.

L'anomalie la plus remarquable que j'aie rencontrée relativement à la veine-cave inférieure, est la suivante. La veine-cave inférieure était située à droite Ae, l'aorte, etdans les mêmes rapports que de coutume avec cette dernière. Elle pénétrait de l'abdomen dans la poitrine, non par son ouverture habituelle entre le foliole droit et le foliole moyen du trèfle aponévrotique du diaphragme, mais par l'ouverture aortique du diaphragme, entre les deux piliers de ce muscle.

Les veines du foie ne se rendaient pas dans la veine-cave inférieure; elles se réunissaient en un tronc unique, qui traversait le diaphragme par l'ouverture accoutumée de la veine-cave abdominale, et se jetait dans l'oreillette droite à la manière du tronc de cette veine. Quant au tronc de la veine-cave abdominale, après avoir traversé le diaphragme, en passant entre les deux piliers du muscle, il se plaçait derrière l'aorte et l'œsophage ; au niveau de la sixième vertèbre dorsale, il se portait presque horizontalement à droite, recevait la veine azygos, qui était très-courte, ou qui plutôt était réduite à sa portion inférieure, redevenait ensuite vertical ascendant, contournait la bronche gauche à la manière du tronc de la veine azygos, en décrivant une courbe en crosse tout à fait semblable à celle de cetle veine, recevait par la convexité de cette crosse les deux troncs veineux brachio-céphaliques, et se portait ensuite verticalement en bas, pour aller se jeter dons la partie supérieure de l'oreillette droite, à la manière de la veine-cave supérieure. Ainsi, dans ce cas, il y avait une volumineuse crosse veineuse à rfroîïe, comme il y avait une volumineuse crosse artérielle à gauche; la première passait au-dessus de la bronche droite, comme la deuxième au-dessus de la bronche gauche, et le parallèle qu'on a établi entre la crosse de la veine azygos et la crosse de l'aorte se trouvait parfaitement justifié.

Dans ce cas bien remarquable, la veine-cave descendante ou supérieure était donc la continuation directe de la veine-cave ascendante ou inférieure. La veine-cave ascendante ëtait, à p.nrtirdu foie, exclusivement représentée par les veines sus-hépatiques, lesquelles, après s'être réunies en un tronc commun, traversaient le diaphragme poiu' aller se jeter dans l'oreillette droite de la manière accoutumée.

Anomalie remarquable de la veine-cave inférieure.

La veinecave supérieure était

la continuation de la veinecave inférieure.

ANGÉIOLOGIE.

Uraiiches coUaliirulus.

La veillera vc reçoit immédiatement ou miicliatement toutes les veines alidomiiiales.

B Branches collatérales. La veine-cave inférieure reçoit les veines qui corrcs-

foi eT oTn^T'^'^'T-'"^""'^"''^ abdominale; il faut en excepter l'ois les veines du canal aliraenlaire et de ses dépendances. Or, par une disposition bien digne d'être notée, de toutes les annexes du canal alimcnlaire le foie est le seul organe dont les veines, veines s«s-/iépa%Mes, aillent s'ouvrir dans lu vcmc-cave. Toutes les veines abdominales qui n'aboutissent pas directement à la veme-cave inférieure, forment, par leur réunion, un tronc veineuxconsidérable qui porte le nom de veine-porte. Ainsi, à la veine-cave aboutissent les veines rémiles, les spermatiques ou utéro-ovariques, les lombaires, les capsulaires, les dmphragmafiques inférieures et les veines sus-hépatiques ; tandis que les veines mésenteriques supérieure et inférieure, la splénique, les pancréatiques et les veines gastriques vont s'ouvrir dans la veine-porte. On peut dire cependant que la veine-cave inférieure reçoit toutes les veines abdominales, car, en définitive le système de la veine-porte lui-même aboutit à cette veine, par ^entremise des veines sus-hépatiques. Le système de la veine-porte est donc une annexe de la veine-cave inférieure. C'est pour ce motif, non moins que dans la vue d'économiser les sujets, que je ne décrirai la veine-porte qu'après avoir parié des veines collatérales de la veine-cave inférieure.

Les veines

lombaires naissent par

deux brandies , l'une

lomliaire, l'autre dor-

so-spinale.

Les veines lombaires du côté gauche sont plus longues que celles du côté droit.

Volume.

Les veines rénales sont

inégales en calibre.

En longueur,

Et en obliquiti!.

Origine.

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