‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 13 sur 254 · IV. — IIRANCUES QUIÎ FOIIUNIT L AOUTIÎ DANS SON' TUA.IF.T · texte numérisé non relu

IV. — IIRANCUES QUIÎ FOIIUNIT L AOUTIÎ DANS SON' TUA.IF.T

L'aorte est le trjnc commun de toutes les artùres du corps humain. Je di- B1ar.ci.e5 viserai les branches qui en émanent, en hyanchcs tcvnii'iciles et en bvdiichex colin .,(,,.((, dans

trraleS. sou Irajel.

■ D'à., (liiiphragme. — 0"?., œsophage. — l's., psoiis. — U., muscle iliaque. — Tr., muscle trausversc (le l'abdomen. — V.ci., veine cave inf,irieure. — Ao., aorte — D. i., arlère diaphragmatique inKi-ieure. — Cœ., tronc cœliaque. — il-.i.s., mésentérique supérieure. — Uén., rénale. — Sp , spor- . matiquc. — Me.ï.i., mésontjriquc inKrioure . — II. p., iliaque primitive. — S'i.m , sacrée moyenne . — /l.e., iliaqu3 externe. — l/.i., iliaque interne. — Lonb., artère lombaire.— //.,<■., iliaque ctlerne.

<t) Cette compression est snrtoiU l'acilo chez la fcmins qui vient d'acconcluîr, vu le relâchement des parois !il)(loininnlp,s, ([iil se laissent déprimer avec la plus grandi; f.iciiilé elle déplacement non moins facile des circoiivoliilions Intpsiinalcs.

ANGitrOLOGlK.

Les branches terminales de l'aorte sont l'arlèri; sacrée moyenne et les deux artères iliaques primitives. Les branches collatérales sont très-nombreuses; on peut les diviser en : 1° celles qui iiaissent de la portion péricardique de l'aorte; ce sont les artères coronaires ou cardiaques ; 2" celles qui naissent de sa courbure, et qui sont le tronc brachio-céphalique, l'artère carotide primitive gaucbe et l'artère sous-clavière gauche ; nous considérerons ces trois grosses arièrcs comme des artères terminales, dont la réunion a reçu le nom d'aorte ascendante, par opposition à l'aorte descendante; 3° ce?/es qui naissent de sa portion thoracique, et qu'on peut distinguer en artères pariétales, ce sont les intercostales, et en artères viscérales : artères bronchiques, œsophagiennes et médiastines; 4° enfin, celles qui naissent de sa portion abdominale, et qui peuvent être distinguées en artères pariétales : artères lombaires et diaphragmatiques; et en artères viscérales : artères cœliaque, mésentérique supérieure, mésenlérique inférieure, capsulaires, rénales et spermatiques.

i° ARTÈRES QUI NAISSENT DE l' AORTE A SON ORIGINE.

Artères coronaires ou cardiaques.

Préparation. Enlever le feuillet séreux du cœur et la graisse des sillons. Pour bien voir l'origine de ces artères, enlever l'artère pulmonaire et l'infundibulum du ventricule droit.

Au nombre Artères nourricières du cœur, les artères coronaires ou cardiaques sont en quelde deux, ^^g^ vasorum de cet organe ; elles sont au nombre de deux, et dis-

tinguées en droite et gauche, à raison de leur origine, qui a lieu, l'une à droite, l'autre à gauche de l'infundibulum du ventricule droit du cœur; ou bien en antérieure et postérieure, à raison de leur distribution (Voy. fig. 2 et 3).

Variétés de Lcur nombre n'est pas constant. On voit quelquefois les deux cardiaques naître uombre. pj^j. |j.qjj(. commun, à gauche de l'artère pulmonaire (1). D'autres fois onren contre trois artères cardiaques, et Meckel en a vu quatre. Mais ces variétés de nombre n'influent nullement sur la distribution, et ces artères surnuméraires représentent des branches, qui au lieu de naître des artères coronaires ellesmêmes, viennent directement de l'aorte. J'ai vu récemment l'artère coronaire droite naître de l'aorte par trois branches juxtaposées, dont une assez considérable et les deux autres plus petites.

Origine. Origine. Les artères coronaires naissent de la portion antérieure de la circonférence de l'aorte , immédiatement au-dessus du bord libre des valvules sigmoïdes, dans la partie la plus élevée des deux sinus correspondants. Cette origine est telle que les orifices de ces vaisseaux ne sauraient être recouverts par les valvules, lorsque celles-ci viennent à s'appliquer contre les parois aortiques (-2) : d'où il résulte que le cœur reçoit le sang artériel en même temps que tous les

(i; On trouve les artères coronaires désignées par les anciens auteurs, et notamment par Bartliolin, sous le nom de coronaria modb simplex, modô gemim. Meckel, Harrisson • et autres ont décrit des cas dans lesquels il n'existait qu'une seule artère coronaire. D'après les auteurs d'anatomic comparée, cette disposition serait normale chez l'clcpliant.

(2) Cette question a donné lieu, il y a quelques années, i\ une discussion extrêmement vive et intéressante entre deux savants anatomistes, M. Briicke, qui prétendait qu'au moment de la systole ventriculaire les valvules sigmoïdes recouvrent les orifices cl.-s artère^ coronaires, et M. Hyrll, qui sniitennil l'npinion inverse.

Arlerei terminales.

Artères collatérales.

DES ARTÈRIÎS. ^5

Kilos naissent à an-

autres organes. L'angle de leur origine est exlrûmomcnt obtus, tellement que le ^ ^ ^ cours du sang dunsles artères cardiaques est complètement rétrograde. g,, «btu.

Ls artères cardiaques digèrent entre elles 1° par leur caUbre : eelle de o...^ences droite est pins volumineuse que celle de gauche ; 2» par leur trajet, qui ne- ^-..e .es ressite une description spéciale pour chacune d'elles. diaques.

oauone ou .U^ric^e (A. 2, p. — -

au sillon antérieur du cœur, elle est cachée, à son origme, P^^ \'"— ..e . artère

se dé-a-e entre cet infundibulum et Tauricule gauche, gngne le sillon de a .^^iaque

ce ïnttieure de l'organe, le parcourt en décrivant des «-uosUos dans ^^^^ .-e. sahauleur et va s'anastomoser, sur le sommet du cœur, avec la cardiaque dro te ou postérieure. 11 n'est pas rare de voir cette artère se partager en deux franche" dont l'une parcourt le sillon antérieur, et dont l'autre se porte sur a face an é ieure du veilricule gauche. Dans ce trajet, elle fourmt, au niveau c e

a base rvenlricules, une branche auriculo-veniricuMre, qui se détache a angle droit gagne le sillon auriculo-venlriculaire gauche, qu'elle parcourt, coniourne, parc^nsequent, la base du ventricule gauche, jusquau niveau du si Ion intervenlriculaire postérieur, où elle s'anastomose avec l'artère cardiaque droite.

b. Artère cardiague droite ou postérieure (A,. 3, p. 7). Plus volumineuse que la ^jr^tet^ Kauche elle naît à droite de l'infundibulum, entre cet mfundibuliim et 1 auricule droite. Placée, immédiatement après son origine, au milieu d une assez, ea-diaque "rande quantité de tissu adipeux, elle se contourne immédiatement po-gagne '^'o.te sillon auriculo-venlriculaire droit. Parvenue à la base du sillon postérieur des ventricules, elle s'infléchit à angle droit, pour se placer dans ce sillon, qu elle parcourt jusqu'au sommet du cœur, où elle s'anastomose avec la cardiaque Luche. Au moment où elle change de direction, l'artère cardiaque droite fournit une branche qui va s'anastomoser avec la branche auriculo-Ycntriculaire fournie par l'artère cardiaque gauche.

11 résulte de cette description : t» que les artères cardiaques et leurs divisions D.p^os.u^^ principales occupent les sillons du cœur ; 2" que ces artères conshtuent deux 'cercle; réciproquement perpendiculaires, comme ces f^';-^''^'' "'Ser

le cercle artériel auriculo-venlriculaire est constitue, a droite, par .e tronc ^^^^^ même de la cardiaque droite, à gauche, par une branche la cardiaque ,.ent deu. eauche- 4° que ces deux cercles sont tlexueux, mais que le pius nexucux es

couronnes

cercle ventriculaire, qui appartient k une portion du cœur susceptible de varia- .éeiproquetions plus marquées dans ses dimensions que la portion cà laquelle correspond le -nt pe,.cercle auriculo-venlriculaire; 5° que les artères cardiaques gauche et droite, s'anastomosant par inosculation, peuvent aisément se suppléer.

Ces deux cercles fournissent toutes les artères du cœur. Du cercle aunmdo-ven- De^s deux^ <ricu/aire partent : 1° des branches ascendantes ou auriculaires, une brancne ^..^^^i^n,, aortico-pulmonaire, destinée aux origines de l'artère pulmonaire et de 1 aorte paHenUonet une branche adipeuse, indiquée par Vieussens ; i" des branches descendanies ^^^^^ ou ventriculaires, dont deux principales longent un peu obliquement les bords euiakes^et droit et gauche du cœur. . laiics.

Du cercle ventriculaire partent des rameaux qui pénètrent perpendiculairemeni ^^^^^^ dans la substance musculeuse. On a décrit, sous le nom A'artere de la cloison, ^^^.^^^^ une artère volumineuse, qui semble une des branches de terminaison ae ia cardiaque gauche, et qui se ramifie dans l'épaisseur de la cloison.

Enfin, les artères cardiaques communiquent avec les artères bronchiques.

ANGÉIGLOGIE.

Ilraiiclies fournies par l'aorle tho-

racique.

2° HHANCnES- FOURNIES PAH I.'aOHTK TIIOIIACIQUE

On peutles diviseren 1° branches uiscéra/es, qui naissent de la partie antérleurft de l'aorte ; ce sont les artères bronchiques et œsophagiennes; branches pariétales, qui naissent de la partie postérieure de ce vaisseau; ce sont les artères intercostales aortiques.

a- — Artères viscérales.

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