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Vaisseaux lympliatiques des parois thoraciques

Nous ne nous occuperons ici que des vaisseaux lymphatiques profonds. . Ils se divisent en intercostaux, en sous-sternaux ou mammaires internes et en dia-

l'^T^ intercostaux. Ils répondent aux vaisseaux artériels et

veineux du même nom, reçoivent les vaisseaux lymphatiques qm viennent de la plèvre costale, marchent dans les goutiiûrcs des côlcs, traversent les ganglions fntercostaux, gagnent les côtés de la colonne vertébrale,s;unissent '^ W^^^ vaisseaux hmphatiques qui viennent de la région postérieure du thorax et a ceux du canal rachidien, traversent les ganglions qui sont situes sur les parties latérales de la colonne vertébrale, et se réunissent, de chaque côté, en un tronc unique, qui se dirige de haut en bas, sur la partie latérale et antérieure de celte colonne, pour se terminer dans le canal thoracique. Par exception, les lymphatiques intercostaux supérieurs vont aux ganglions cervicaux inferieurs(l

6 Les vaisseaux lymphatiques sous-stcrnaux ou mammaires internes naissent de la moitié sus-ombihcale de la paroi antérieure de l'abdomen ; ils pénètrent dans le thorax, derrière l'appendice xiphoïde, et se réunissent en deux faisceaux qui marchent sur les côtés de la face médiastine du sternum, se joignent aux vaisseaux lymphatiques intercostaux antérieurs et mammaires externes, et gagnent les ganglions mammaires internes. De ceux de ces ganglions qui sont les plus inférieurs, partent d'autres vaisseaux lymphatiques qui se portent successivement, de ganglions en gangUons, jusqu'aux ganglions cervicaux inférieurs, et vont se jeter, à gauche, dans le canal thoracique, à droite, dans la grande veine lymphatique. Quelquefois, mais rarement, les vaisseaux lymphatiques mammaires s'ouvrent directement dans les veines jugulaires internes et sousclavières.

c. Vaisseaux lymphatiques du diaphragme. Ils naissent de la convexité de ce muscle, par un réseau Irès-fin, qui s'injecle facilement au niveau du centre phrénique, et d'où parlent des branches assez volumineuses qui vont se jeter, les unes, dans des ganglions diaphragmatiques, les autres, dans des ganglions médiastinaux postérieurs. Ils ont été exactement représentés dans l'ouvrage de Mascagni.

Lymphatiques mammaires internes.

Lympliatiques du diaphragme

(1) On dit généralement que les lymphatiques intercostaux viennent des muscles dorsaux et intercostaux et delà colonne vertébrale; Cruikshank assure même en avoir vu provenir du corps d'une vertèbre.

ANGÉIOLOGIE.

Vaisseaux lymphatiques des poumons.

A. liéseaux superficiels.

■Réseaux circumlobiilaires.

Réseaux pleuraux.

Réseaux profonds du poumon.

I^ymphati-

ques superficiels (lu poumon.

Lympliatiques profonds.

2. Vaisseaux lymphatiques des organes contenus dans la caviié llioraeiqiie.

L'étude des vaisseaux lymphatiques appartenant aux organes enfermés dans le thorax comprend celle des vaisseaux des poumons, du creur, du péricarde et du lliymus, et enfin de l'œsophage.

a. Vaisseaux lymphatiques des poumons. Les vaisseaux lymphatiques des poumons, qui ont été parfaitement décrits par M. Jarjavay (1), naissent par des réseaux superficiels et des réseaux profonds.

L Les réseaux superficiels sont formés de deux ordres de vaisseaux, d'un calibre fort différent, dont les uns (vaisseaux sus-lobulaires) occupent la base des lobules» et dont les autres (vaisseaux interlobulaires ou circumIobuIaires)\!i circonscrivent et sont placés dans le tissu cellulaire interlobulaire.

Les premiers, situés entre la plèvre et les lobules pulmonaires, sont des capillaires Ij'mpbaliques, fréquemment variqueux ou étranglés de dislance en distance'; cette disposition, déjà sigaalée par Mascagni, -attribuée par quelques anatomistes à un état pathologique, s'observe particulièrement au niveau des scissures, ainsi que sur la portion moyenne de la face convexe des lobes et sur la face interne du poumon. Les seconds présentent des vaisseaux plus volumineux, à peu près du même calibre partout et circonscrivant des espaces, en général polygonaux, occupés par les réseaux sus-lobulaires.

C'est des réseaux circumlobulaires que partent directement les troncs lymphatiques, ou, pour mieux dire, leurs vaisseaux ne sont autre chose que les troncs lymphatiques qui se contournent, ,se réfléchissent à angle sur euxmêmes, comme pour offrir une plus grande étendue de surface aux anastomoses des réseaux sus-lobulaires. Logés dans les sillons qui séparent les lobules, ils reçoivent les anastomoses des réseaux qui recouvrent les lobules voisins.

Outre ces réseaux, M. Jarjavay admet des réseaux placés dans l'épaisseur de la plèvre ou réseaux pleuraux ; mais leur existence est loin d'être parfaitement démonti'ée.

Les lymphatiques superficiels du poumon ont de nombreuses communications avei; les lymphatiques profonds ; on a même avancé qu'ils n'aboutissent aux ganglions que par l'intermédiaire de ces derniers.

IL Les réseaux profonds du poumon occupent lasurface interne des divisions bronchiques et proviennent de la membrane muqueuse qui les tàpisse. Leur injection n'est pas plus difficile que celle des autres membranes de la même nature.

Des réseaux circumlobulaires de la face convexe des lobes pulmonaires, naissent des vaisseaux lymphatiques superficiels, qui vont tous gagner la racine de ces lobes, en se dirigeant soit en avant, soit en arrière, soit en haut, soit en bas, et en contournant les bords de ces lobes pour arriver sur leur face interne.

Ces vaisseaux ne cheminent pas constamment sous la plèvre; ils s'enfoncent par moments dans le tissu cellulaire interlobulaire et se dérobent à la vue, pour reparaître un peu plus loin, de sorte qu'une dissection très-superficielle permet de les suivre jusqu'aux ganglions bronchiques. Ces vaisseaux superficiels ont de larges communications avec les lymphatiques profonds. ■

Les vaisseaux lymphatiques profonds du poumon suivent le trajet des ramifications bronchiques.

(I) Archives générales de médecine, 1847, t. XIIL

LYMPHATIQUES DU CŒUR. 301 ,k sont Placés entre les bronches elles divisions des vaisseaux pulmonaires ,„ i .SnL pulmonaires). On les injecte aisément du centre vers la péri- Ïir e i est c onc probable qu'ils ne renferment pas de valvules, ou que, pUeue . uesi cioui. p ^'rnhrenses II suffit de p quer un vaisseau lym-

s lis en ont, celles-ci son P'^^.^^^^^'^^^^^^^^fleur immersion dans l'intérieur

pratique couché sur les 1^^°"^'^^ " ^^^^^^^^^ assez profondément,

,1,1 r,iv<Tnnp rcsDiraloire, pour obtenir une injeciiou auaui. i i

u S s pr£ de la surface pleurale. Ces vaisseaux l,mphatiques profonds quelquelois prts ae ^ grosses divisions bronchiques, et, au niveau

;C b^c t^ l c" ly-pl-ti^- se bifurque également

luTrormër d ux rameaux secondaires. Mais, vers les divisions derniùres des Cl cheT es vaisseaux lymphatiques les abandonnent et gagneat la surface exSui; du pTumon, sUstomosant ainsi avec les réseaux circumlobu-

^'veri la racine du poumon, les lymphatiques profonds se jettent isolément danses gan'^lions bronchiques; mais le plus souvent ils s'anastomosen avec ÏÏ^Ïserx^superficiels, pour former un tronc unique, quibientût aboutit à un

^'o^ga^glions bronchiques partent d'autres vaisseaux lymphatiques, dont les unf4n aux ganglions trachéens, en passant au-devant de la trachée, don es autres vont aux ganglions œsophagiens. Les uns et les autres se icttent soi a gauche, dans le canal thoracique, peu de temps avant sa terminaison : ce sont les plus nombreux; soit à droite, dans la grande veine lymphatique du côte droit. Quelques-uns vont se rendre dans le canal thoracique, avant qu il se soit dé-a-é du thorax; on voit aussi plusieurs de ces vaisseaux se termmer directement dans la veine jugulaire interne et dans la veine sous-clavière.

Je dois faire observer que, par une conséquence de la disposition ana omique indiquée, les ganglions cervicaux sus-claviculaires s'engorgent quelquefois dans

les maladies du poumon. a- - a

b Vaisseaux lymphatiques du cœur. Les lymphatiques du cœur ont ete divisés en superficiels et en profonds : ces derniers naîtraient, suivant les uns, de la membrane interne du cœur, suivant d'autres, du tissu musculaire lui-même; ml une ni l'autre de ces opinions ne repose sur des preuves certaines. Les lymphatiques superficiels sont très-nombreux; placés au-dessous du feuillet viscéral du péricarde, ils forment un réseau irôs-serré; on voit môme, vers la pointe du cœur dans l'angle de division des dernières branches vasculaires sanguines, des réseaux ou des radicules qui semblent s'enrouler sur elles-mûmes et tourbillonner comme les fibres charnues. Les vaisseaux lymphatiques qui partent de ce réseau, peuvent être distingués en antérieurs et en postérieurs, relativement au trajet qu'ils parcourent. Les uns, en effet, se dirigent vers le sillon antérieur, s'anastomosent et forment un tronc unique, tronc hjivphatique gauche, qui gagne la base du cœur, en suivant le sillon, reçoit une branche qui contourne d'arrière en avant la base du ventricule gauche, pour se jeter, derrière l'artère pulmonaire, dans un ganglion situé sous la crosse aortique. Les autres occupent le sillon postérieur; le vaisseau lymphatique terminal qui ea part, tronc lymphatique droit, commence au sommet du cœur, parcourt le sillon longitudinal postérieur, et, arrivé au niveau du sillon auriculo-vcntriculaire, se coude pour parcourir la portion droite de ce sillon, arrive en dernière analyse sur la partie antérieure de la crosse de l'aorte, où il monfc en serpentant,' et se perd dans un ganglion sus-aortique. 11 reçoit dans sa portion ver-

Silualioii des vaisseaux pro-

fuuds.

On peut les injecter du centre vers la périphérie.

Ils sejettent dans les ganglions bronchiques

Marche des lymphatiques qui

partent des ganglions

bronchiques

Lymphatiques du cœur.

Tronc lymphatique gauche.

Tronc lymphatique droit.

ANGÉIOLOGIE.

ticalc de petites branches provenant des ventricules, dans sa portion liorizonlalc, des branches émanant des oreilleltes. teTdull!" yaisseaux lymphatiques du thymus et du péricarde. Les lymphatii.ues du

'musèuiu' et du péricarde voni, les premiers, dans les ganglions situés à la base du

ixiiicanii;. COU ; Ics sccouds, pcu nombroux et de peli l calibre, dans les ganglions diaphraumatiquesjpour les inférieurs, et dans les ganglions bronchiques, pour les supérieurs.

Ljmpiiaii- e. Vaisseaux: lymphatiques de ^'œsop/iajye. Les vaisseaux lymphatiques de Tœso- 'Tl!-'"" P^^SC commencent sur la membrane muqueuse par des réseaux à mailles lon- ' '''' giludinales, injectés pour la première fois par M. Bonamy ; ils traversent manifestement la tunique charnue de ce conduit, pour aller se jeter dans les ganglions voisins qui sont situés dans le médiastin postérieur.

§ 5. — GANGLIONS ET VAISSEAUX LYiMPHATIQUES DE LA TÊTE.

Ganglions lymijliatiques ilu crâne.

Il n'existe pas de gani,lious profonds du crâne.

Ganglions sous-maxillaires.

Ganglions parolidieus

A, — Ganglions.

Les ganglions sont beaucoup plus nombreux à la face qu'au crâne.

i° Ganglions du crâne. Ils occupent tous la région postérieure de cette boite osseuse; quelques-uns sont situés derrière l'oreille, le long des insertions de l'occipito-frontal; plusieurs sont situés sous les insertions supérieures du sternomastoïdicn. Ils sont d'un très-petit volume, et échappent souvent à une dissection peu attentive : ils deviennent très-apparents dans les maladies du cuir chevelu.

Existe-t-il des rjanrjlions lymphatiques profonds du crâne?

On a considéré comme appartenant aux ganglions le corps pituitaire, le conarium, les corpuécules blancs connus sous le nom de glandes de Pacchioni. et enfin des corpuscules trouvés dans le canal carolidien, et qui sont bien évidemment des renflements de nerfs ganglionnaires. Cette manière de voir est complètement rejetée aujourd'hui.

2° Ganglions de la face. Les plus considérables occupent la base de la mâchoire inférieure, et portent le nom de ganglions sous-maxillaires ; plusieurs occupent la face externe de l'os maxillaire inférieur, le long des vaisseaux faciaux, au-devant du muscle masséter. Suivant M. Sappey, il n'est pas rare de rencontrer un petit ganglion sur la ligne médiane, entre les deux muscles digastriques.

i" Lezganglions paj'oh'dim, assez nombreux, sont, les uns, superficiels^ les autres profonds; ces derniers occupent l'épaisseur de la glande parotide elle-même. On en trouve d'autres entre la glande parotide et le muscle masséter; 2" les ganglions zygomatiques, qui sont situés sous l'arcade de ce nom ; 3° les ganglions buccinateurs.

B. — Taisseaux Ijpniiiliatiiiues.

On les divise en ceux du cnlne et en ceux de la face :

Préparation. Raser le cuir chevelu ; plonger la tète dans de l'eau tiède; piquer au hasard le réseau lympliatiquc sons-épidermiqiie d^ii «ulrclieveln. L'injection de ces vaisseaux lymphaliqiies eslinconiparablcmcnt phis facile chez les enfants que chez les adultes, et chez les adultes que chez les vieillards.

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