Artères œsophagiennes
lin nombre variable depuis trois jusqu'à sept, les artè)'es œsophagiennes sont remarquables par leur ténuité et par la longueur de leur trajet. Elles naissent successivement de la partie antérieure de l'aorte thoracique, dont elles se détachent à angle droit, se recourbent immédiatement en bas, pour se porter audevant de l'œsophage et se diviser en rameaux descendants, extrêmement longs, desquels se détachent successivement un grand nombre de ramuscules, et en rameaux ascendants, cxlrêmement ténus. L'artère œsophagienne supérieure s'anastomose presque toujours avec les artères broncliiques et avec les branches
DES AUTÎÎRES.
œsophagiennes fournies parla lliyroïdienne inférieure. Larlùre œsophagienne inférieure s'anastomose avec les rameaux œsophagiens fournis par l'arlôre diuphragraaliquo inférieure gauche et par la coronaire stomachique.
Les divisions des artères œsophagiennes traversent la tunique musculeusc, à laquelle elles abandonnent de nombreux ramuscules, se ramifient dans le tissu cellulaire sous-muqueux, et se terminent en réseau dans l'épaisseur de la membrane muqueuse.
Leurs auasfoinoses.
Leurs terminaisons.
b. — Branches pariétales.
Al tères intercostales aortiques.
Préparaiion. Pour voir les brandies postérieures, disséquer les muscles spinaux postérieurs, et ouvrir le canal rachidien.
Pour voir les branches intérieures ou intercostales proprement dites, mettre ces vaisseaux à découvert du côté interne de la poitrine, dans leur moitié postérieure, et les suivre au deliors de la poitrine dans leur terminaison.
he5 arlèves iJitercostales aortiques ou postérieures, ainsi nommées pour les distinguer de l'intercostale supérieure, branche delà sous-claviôre, et des intercostales antérieures, fournies par la mammaire interne, sont en général au nombre de huit ou neuf, bien qu'il y ait onze espaces intercostaux, les deux ou I trois premiers espaces étant occupés par l'intercostale supérieure, branche de la sous-clavlère (Voy. fig. 14, p. 37).
Les variétés de nombre sont dépendantes : 1° du nombre d'espaces intercostaux qui reçoivent leurs branches de lasous-claviùre ; 2° du nombre d'artères i intercostales naissant par un tronc commun.
Origine. Elles naissent de la partie postérieure de l'aorte, sous des angles variés. Ordinairement les supérieures naissent à angle obtus, pour aller gagner des espaces placés au-dessus d'elles ; les suivantes naissent sous des angles de moins (en moins obtus, quelquefois à angle droit, et mûme à angle aigu. Dans ce dernier (cas, elles s'infléchissent immédiatement en haut, pour gagner l'espace inler- ( costal auquel elles sont destinées.
Le calibre des intercostales droites est le même que celui des intercostales tgauches. 11 y a peu de différence entre le calibre des intercostales supérieures et (Celui des intercostales inférieures.
A raison de la position de l'aorte à gauche de la colonne vertébrale, les interc costales droites ont plus de longueur que les intercostales gauches ; elles cont tournent les corps des vertèbres dorsales, en passant derrière l'œsophage, lie canal (horacique et la grande veine azygos, pour aller gagner l'espace interc costal correspondant. Les intercostales gauches atteignent immédiatement cet e espace. Les unes et les autres sont en rapport avec la plèvre costale .et avec les ^ganglions nerveux thoraciques, derrière lesquels elles sont placées. Les dernièires intercostales gauches sont recouvertes par la petite veine azygos. Les deux ' dernières intercostales droites et gauches sont recouvertes par les piliers du (diaphragme.
Dans leur trajet sur les corps de vertèbre, les intercostales fournissent à ces los de nombreux rameaux osseux, qui pénètrent par les trous de leur face an- Itérieure. Arrivée dans l'espace intercostal, chaque artère se dmse immédiatetmcntcn deux branches : l'une antérieure, l'autre postérieure.
Nombre.
A'ariétiSs de nombre.
Orinine.
Calibre.
Trajet.
Rapports.
Division en deux branches.
ANGÉIOLOGIE.
A. liriiiiclie antérieure ou intercostale.
Anastomoses.
Rapports.
Rameaux qu'elle fournit.
Hameaux mammaires.
B. Branche postérieure.
Hameau spinal.
Rameau dorsal.
A. Branche antérieure ou intercostale. Plus voluminousc que la poslérieui'C, elle peut îîtrc considérée comme la suite de l'artère elle-inûme, dont elle continue le? trajet. D'abord placée au milieu de l'espace intercostal, enlrela plèvre el le muscle intercostal externe correspondant, puis entre les muscles intercostaux exiei'nc et interne, elle gagne ensuite le bord inférieur de la côte qui est au-dessus, et se loge dans la gouttière pratiquée au côté interne de ce bord; arrivée au tiers antérieur de l'espace intercostal, où elle est devenue extrâmement grûle, elle abandonne la gouttière, pour se placer de nouveau au milieu de cet espace, et se terminer en s'anastoraosant 1° avec les intercostales delà mammaire, ainsi qu'on le voit pour les artères intercostales supérieures ; 2° avec l'épigastrique, la diapliragmatique, les lombaires et la circonflexe iliaque, pour les artères intercostales inférieures.
Dans tout ce trajet, la branche intercostale est en rapport avec les veines et les nerfs intercostaux correspondants. Les intercostales inférieures, à partir de la cinquième, après avoir abandonné les espaces intercostaux, vont se perdre dans l'épaisseur des muscles grand et petit oblique de l'abdomen, que nous avons vus continuer, en quelque sorte, les muscles intercostaux (v. t. 1. p. 522).
La branche intercostale fournit de nombreux rameaux aux muscles intercostaux, aux eûtes, au tissu cellulaire sous-pleural, aux muscles qui revêtent le thorax, à la glande mammaire, et même aux téguments. Un rameau très-petit, mais assez constant, se détache de l'artère à angle aigu, au moment où elle s'engage entre les muscles intercostaux, gagne le bord supérieur de la côte qui est au-dessous, et se perd dans le périoste et les muscles, après un trajet plus ou moins long. Je dois signaler deux rameaux mammaires considérables fournis, chez la femme, par les intercostales du deuxième et du troisième espace intercostal, rameaux que j'ai vus égaler le volume de la radiale, chez une femme morte pendant l'allaitement.
B. Branche postérieure ou dorso-spinale. Elle se porte directement en arrière, entre les apophyses transverses des vertèbres, en dedans du ligament transversocostal supérieur, et se divise immédiatement en deux rameaux : f le rameau spinal, qui pénètre dans le trou de conjugaison, et se divise en deux rameaux plus petits, un uertéôra/, destiné au corps des vertèbres, et un ??ié£Ztt/toVe, destiné aux enveloppes de la moelle et à la moelle elle-même. Nous reviendrons plus bas sur leur distribution ; 2° le rameau dorsal, plus volumineux, qui continue le trajet primitif de la branche postérieure, se dégage, en arrière, entre les muscles transversaire épineux et long dorsal, envoie des ramifications entre le long dorsal et le sacro-lombaire, et se perd dans les muscles et dans la peau.
Artères pariétales et viscérales.
3" BRANCHES FOURNIES PAR l'aORTE ABDOMINALE.
Ce sont (Voy. /ï.^. 15, p. 53) : I» des branches pariétales, artères lombaires et diapliragmatique inférieure; 2° des branches viscérales, savoir, le tronc cœliaque, les artères mésentériquo supérieure, mésentmque inférieure, spei'matiques ou ovariennes, rénales et capsulavres moyennes. Sous le point de vue du lieu de leur origine, on divise les artères fournies par l'aorte abdominale en celles qui naissent 1» de la partie antérieure de l'aorte; ce sont le tronc cœliaque, les deux méscntériques, les spermatiques ou ovariennes; 1"' des parties latérales; ce sont les artères rénales, capsulaires moyennes cl lombaires. On pourrait considérer les artères lombaires comme provenanl de la partie postérieure de l'aorte.
DES ARTÈRES
— Artères pariétales.
Les ai'lorea lombaires reprLÎsen-
lent les iu-
tercostales.
YaritHés de nombre.
Leur origine à auglc droit.
Leur trajet.