II. — VAISSEAUX LYMl'IIATIQUrS DE LA FACE
Préparation. La mcinc (juc pour le crâne. Le réseau lymphatique de la peau delà face s'injecte beaucoup plus didicileinenl que celui de la peau du cnuie.
Lymphatiques super- divise en superficiels et en profonds.
'"'flce.'' 1° Vaisseaux lymphatiques superficiels, beaucoup moins nombrcux que ceux du
LYMfHATlQUES DU COU.
cuir chevelu. Ils Tio.issent de tous les points de la face, principalement de la li^nc médiane; ceux qui viennent de la région frontale, accompagnent les vaisseaux frontaux. Les autres accompagnent les vaisseaux faciaux qui les avoisinent' et aboutissent soit aux ganglions parotidiens, soit aux ganglions sousmaxillaires. M. Bonamy lait remarquer que les vaisseaux lymphatiques de la face et du cuir chevelu diffèrent de ceux des membres par un défaut presque absolu de valvules, ce qui permet d'y pousser l'injection des troncs vers les racines.
■ "<> Yaisseaiix lymphatiques profonds. Ils naissent des lèvres, de la muqueuse buccale et pharyngienne, de la langue,, des glandes salivaires, • deï= fosses nasales et des muscles.
Le réseau lymphatique des lèvres est très-serré, et développé surtout au niveau du bord libre; il donne naissance à des branches antérieures ou superficielles, dontil aétè question tout à l'heure, età des branches postérieures ou sous-muqueuses, très-bien injectées par M. Bonamy; ces dernières se dirigent vers le fond de la gouttière labio-maxillaire, traversent les muscles carré et triangulaire et vont se rendre aux ganglions sous-maxillaires.
Les lymphatiques des gencives %ani assez faciles à injecter, suivant M. Sappey, chez le fœtus ; les réseaux qui recouvrent les gencives de la mâchoire inférieure, fournissent des vaisseaux qui descendent sur l'une et l'autre face de cet os, et se jettent dans les ganglions sous-maxillaires ; ceux qui appartiennent à la mâchoire supérieure, donnent naissance à des branches vasculaires qui convergent en arrière et en dedans, vers le voile du palais, et suivent ensuite le trajet des lymphatiques qui proviennent de ce voile.
Ceux de la voide palatine, du voile du palais et des amygdales, ceux du pharynx, ; du voile du palais, de la cavité buccale, de la langue et du larynx se rendent arx ganglions parotidiens profonds et aux ganglions cervicaux. On injecte parfaitement le réseau lymphatique des muqueuses linguale, buccale et pharyn- . gienne, ainsi que celui de la membrane pituitaire, dont l'existence avait été
■ mise en doute. C'est môme uniquement par ce réseau qu'on peut arriver aux \ vaisseaux lymphatiques qui émanent de ces diverses parties.
Lymphatiques profonds.