LYMPHATIQUES DU MEMBRE TIIORACIQUE
Les ganglions cervicaux, d'une part, font suite à la série des ganglions faciaux et sous-maxillaires; d'autre part, ils sont continués par les ganglions Ihoraciques et axillaires.
B. — Vaisseaux lympliatiqucs cervicaux.
Les vaisseaux hjmphatiqWs cervicaux sont constitués par ceux de ces vaisseaux P»rties^d'où qui ont traversé les ganglions sous-maxillaires et faciaux, et qui viennent en- ^^^^^^^^ core traverser la chaîne des ganglions accolés aux vaisseaux jugulaires. A ces ti^^es
vaisseaux lymphatiques s'ajoutent ceux du pharynx, de l'œsophage, du larynx, -
de la trachée et de la glande thyroïde.
Ces vaisseaux lymphatiques vont ensuite, de ganglions en ganglions, et de plexus en plexus, jusqu'à la partie iiiférieure du cou, se joignent à quelques vaisseaux lymphatiques venus du poumon et qui traversent également quelques ganglions cervicaux, et se terminent, ceux du côté gauche, dans le canal thoracique; ceux du côté droit, dans la grande veine lymphatique.
s 7 - G^NGLIO.NS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU MEMBRE THORACIQUE ET DE L/V MOITIÉ SUPÉRIEURE DU TRONC.
cervicaux
A. — fiauçlions.
On ne rencontre de ganglions ni à la main ni à l'avant-bras ; cependant Meckel en a trouvé plusieurs, mais très-petits, le long des vaisseaux cubitaux et radiaux. On en voit deux ou trois, sous-culanés, à la partie antérieure du pli du coude, un ou deux au-dessus de l'épi trochlée, derrière la veine basilique ; le long du bras, on trouve encore, en dedans de l'artère humérale, une série de petits ganglions, dont le nombre n'est jamais considérable (1).
Les (jançjlions axillaires, qui sont nombreux et volumineux, occupent le creux de l'aisselle à diverses profondeurs, mais sont tous sous-aponévrotiques ; les uns sont accolés aux gros vaisseaux ; les autres, disséminés dans le tissu cellulaire du creux axillaire, sont quelquefois très-volumineux. On doit ranger parmi les ganglions axillaires deux ou trois ganglions intermédiaires à la glande mammaire et au creux axillaire proprement dit (2).
(1) Le nombre des ganglions lymphatiques de l'avant-bras et du bras paraissait bien plus considérable sur une pièce qui a été présentée à la Société anatomique par M. Jules Dubois, en 1850. Il nous a été montré cinq ganglions le long des artères radiale, cubitale et inlerosseuse, et plusieurs des vaisseaux lymphatiques qui les reliaient entre eux. Au-dessus de rcp'.trochlée, le long de la veine basilique, il existait sept ou huit ganglions d'inégal volume, les uns sous-cutanés, les autres sous-aponévrotiques. Ce cas doit-il être considéré comme une variété anatomique? je ne le pense pas; mais l'individu auquel appartenait ce membre étant affecté d'une carie de la main, on conçoit que l'augmentation de volume des ganglions correspondants en ait été la conséquence. D'un autre côté, si l'augmentation de volume causée par la maladie permet de reconnaître des ganglions là où leur ténuité les dérobe à l'investigation dans l'état normal, n'est-il pas à craindre qu'on ait pris quelquefois pour de véritables ganglions des tubercules développés dans le tissu cellulaire, sur le trajet des vaisseaux lymphatiques ?
(2) Dans une discussion qui eut lieu à l'Académie de médecine sur les corps fibreux de la mamelle, un de mes plus honorables antagonistes. soutint qu'il avait vu des ganglions lymphatiques dans l'cpaisseurde la glande mammaire, et que mes prétendus corps fibreux
Ganglions du pli du
coude.
Ganglions brachiaux.
Ganglion; axillaires.
ANGÉIOLOGIE,
Ganglion sous-claviculaire.
Ganglioiiô pectoraux.
Nous pouvons considérer comme annexes des ganglions axillaires : i'un petit (lançiiion sous-daviculairc, situé profondément sous I aponévrose coraco-claviculaire, au niveau de l'espace triangulaire qui sépare le grand pectoral du deltoïde ; 2" deux ou trois pdils ganglions situés le long des attaches du grand pectoral, jusqu'à la glande mammaire.
Mascagni a fait représenter un petit ganglion situé près de l'ombilic.
Les vaisseaux efférents des ganglions axillaires, après avoir relié ces ganglions entre eux, constituent un ou deux troncs communs, qui s'ouvrent soit directement dans la veine sous-clavière, soit dans le canal thoracique, soit dans un des troncs provenant de la fû;c et du cou, soit enlia dans plusieurs de ces vaisseaux à la fois.
Vaixseaux lymphatiques.
Aux ganglions axillaires viennent ahoutir les lymphatiques du membre supérieur et de la partie postérieure du cou, ceux de la moitié supérieure du tronc et des mamelles.
a.— Vaisseaux lymphatiques du membre thoracique.
Vaisseaux lymphatiques de la mais :
De l'avanibras;
(Fig. 63) (•)•
Ils se divisent en superficiels et profonds.
a. Les vaisseaux lymphatiques superficiels du membre thoracique, nés de la peau par des réseaux développés surtout sur la dernière phalange des doigts et dans la paume de la main, marchent parallèlement à la longueur de ces appendices, au nombre de deux pour chacun, et accompagnent les artères collatérales : ils occupent, pour la plupart, la région dorsale de la main, croisent obliquement les os métacarpiens, s'anastomosent entre eux, passent sur le carpe, et arrivent sur la face postérieure de l'avant-bras.
La face palmaire des doigts et la paume de la main sont recouvertes d'un réseau lymphatique extrêmement serré, d'oii naissent six à huit vaisseaux qui vont gagner l'avant-bras; les deux plus externes, d'après M. Sappey, se portent souvent en dehors, vers le bord inférieur de l'adducteur du pouce, qu'ils contournent, pour se réunir aux lymphatiques de la face dorsale de la main ; les autres montent verticalement au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe,
A l'avant-bras, les lymphatiques sont répartis à peu près également entre la face postérieure et la face antérieure. Les lymphatiques antérieurs se partagent
Pouce d'un adulte (grandeur naturelle).
(•) 1, plialange onguéale, dont la face dorsale est couverte d'uu réseau lymphatique. lymphatiques qui naissent de ce réseau.
n'étaient bien souvent
2, 2, vaisseaux
it que des engorgements de ces ganglions. J'alUrmai de mon côte que je n'avais jamais trouvé un seul ganglion lymphatique dans l'épaisseur de la mamelle, cl je priai mon contradicteur de vouloir bien me montrer ces prétendus ganglions; j attends encore cette démonstration.
LYMPHATIQUES DU MEMBRE TIIOUACIQUE. 309 rnecii. uu.. .xlerne de Vavant-bras, gagnent la région du Xant au-devant de l'épitrochléc et de ses muscles, les au-
entre le cûlé interne et le côté ex coude, les uns se
(Fii;. 6")) Cl-
8 il 'fl s i
Vaisseaux lymphaliquns de la face antérieure Vaisseaux lymphatiques de la face dorde l'avant-brus. sale du membre supérieur.
(*) 1, épitrochlée. — cu6. s., \eine cubitale superficielle. — rad. s., veine radiale superficielle. — me'd.^ veine médiane. — méd. c, médiane céphalique. — méd. b., médiane basilique. — bas., veine basilique. — céph., veine céphalique.
(*•) céph., veine céphalique. —satv. veine salvatelle. — cub.s. veine cubitale superficielle. — rad.s.t veine radiale superficielle.
310 ANGÉIOLOGIE.
très, au-devant de l'épicondyle. L;\ , ils sont renforcés par les lymphatiques
(Fis- 11) (•■•
fOCHET.OCl. \./;Jl..v-i
Vaisseaux lymphatiques du bras et de l aisselle.
de la région antibracliiale postérieure, qui se partagent également en deux faisceaux, l'un interne, plus considérable, qui contourne obliquement la por-
n i clavicule. - 2, épilrochl^c. - delt., muscle deltoïde. - g. pect., insertion terminale du grand cor b - cornco-brachial. - 6.V., biceps. - trie, triceps, -g. dors., grand dorsal - scop., ?ou1-sct'^lai"e -r^. artère et .eine axillairL - Hun,., artère et veines hum.ralos. - Ce,.'.., vem, eiSplialique.
LYMPHATIQUES DU Mli.MBRE SUPÉUIEUR. 3H tioD supérieure du bord cubital de l'avanl-bras el la porlion inférieure du
(ris. 72) (•)
J[um.
.TaCHLLOCL.
Vaisseaux lymphatiques profonds du membre supérieur. 1 bras, pour gagner la face antérieure du pli du coude; l'autre externe, composé
(•) 1, clavicule. — 2, épitrochlée. — delt., muscle deltoïde. — gr. pfcl., grand pecloral. — cor. br., coraco-brachial. — bic, biceps. — ffr. dors., grand dorsal. — icic, triceps. — A. hum., nrlèrc huméralc. — Bad., artère radiale. — Cub., artère cubitale. — Hum., veines humérales. — Ax., veine axillaire. — I Cnx., Kanglions axillaires.
ANGÉIOLOGIIÎ.
d'un petit nombre de vaisseaux qui contournent le bord radial de l'a^ant-bras, pour se porter également sur sa face antérieure.
Il n'est pas rare de voir un certain nombre de vaisseaux lymphatiques postérieurs, nés du côté externe de la main ou de l'avant-bras, après un certain trajet presque directement ascendant, se por!er obliquement, ou môme transversalement de dehors en dedans, au-dessuset au-dessous de l'olécrane, etse joindre au groupe interne.
Du bras; ^^.^^^ ^armi les vaisseaux lymphatiques internes, les uns se portent aux
ganglions qui sont situés au-dessus de l'épitrochlée ; les autres longent le bord interne du biceps et la veine basilique, et se dirigent ensuite en arrière et en Vaisseaux i,aut^ pour gagner les ganglions axillaires inférieurs. Les lymphatiques externes ,,!;o7slS- croisent trùs-obliquement la partie antérieure du bras, pour aller se terminer, licieis du comme les précédents, dans les mûmes ganglions.
Un de ces vaisseaux parcourt un trajet remarquable; il longe la veine céphalique, gagne la ligne celluleuse qui sépare le grand pectoral du deltoïde, s'enfonce au-dessus du petit pectoral, au-dessous du ligament coracoclaviculaire, et décrit une courbe pour aller se jeter dans le ganglion sousclaviculaire.
Vaisseaux b. Les vàisseaux lym'phatiqw.s -profonds suivent rigoureusement la direction des lymphati^ vaisseaux sanguins ; ces vaisseaux, ordinairement au nombre de deux pour cha- ''"oul''' que artère, communiquent souvent avec les vaisseaux lymphatiques superficiels, s'élèvent le long du bras, où ils rencontrent trois ou quatre petits ganglions, reçoivent, vers le tiers supérieur du bras, les vaisseaux efférents du ganglion sus-épitrochléen, et vont en dernière analyse se rendre aux ganglions axillaires.
J'ai vu des vaisseaux lymphatiques profonds de l'avant-bras communiquer, au pli du coude, avec les vaisseaux superficiels de la région postérieure et externe du bras, et venir se jeter dans les ganglions situés au-dessus de l'épitrochlée.
b. — Vaisseaux lymphatiques de la moitié supérieure du tronc.
Ils vont te us
aux ganglions axillaires.
Vaisseaux lymphatiques antérieurs et latéraux.
Nous avons vu que tous les vaisseaux lymphatiques qui naissent de la moitié sous-ombilicale du tronc, allaient se rendre aux ganglions inguinaux; tous ceux qui naissent de la moilié sus-ombilicale, vont se rendre aux ganglions axil- IclirGS.
Lc^ vaisseaux lymphaliques antérieurs et latéraux de la moitié sus-ombilicale du tronc se portent de bas en haut, sur le grand pectoral et le grand dentelé, et gagnent le creux axillaire. .
Parmi ces vaisseaux so distinguent ceux de \a glande mammaire, divisés en superficiels et en profonds. Les vaisseaux superficiels, au nombre de trois ou quatre, partent d'un réseau très-fin qui recouvre l'aréole, et convergent vers l'aisselle; les vaisseaux profonds, plus nombreux et plus volumineux, partent deslobules de la glande, qu'ils entourent d'un réseau, traversent l'organe,^ deviennent sous-mammaires, et s'anastomosent avec leslymphaliques superficiel.^ Les troncs qui résulient de ces anastomoses, ordinairement au nombre de six â huit, gagnent les ganglions axillaires situés sous le grand pectoral, et qui sont accolés à la face externe du grand dentelé.
LYMniATIQUKS DU TUONC.
U.vaisseaux lymphatiques imlérieurs de la moitié sus-ombilicalc du tronc se ^^^^.^^^^ Sivi nt en ceux du cou, ceux du dos et ceux des lombes. Les c.r— pos- p^,,,.... Zeurs descendent sur le muscle trapùze, sur le delloïde, et se renectnsseut sui
Cccrv.jjr.
Vaisseaux et ganglions lymphatiques du cou.
le bord postérieur de ce dernier muscle pour pénétrer dans le creux axillairej les dorsaux et lombaires postérieurs se portent dans diverses directions, les uns
(') tr., muscle trapèze, —scal. a., scalène antirieur. — delt., deltoïde. — 1, trachée-artère. — 2, corps thyroïde. — 3, extrémité externe de la clavicule. — 4, plèvre.
Car.pr., artère carotide primitive. — Jng. i., yainc jugulaire interne. — S. cl., artère et vcme sousclavière.— G. cerv.pr., ganglions cervicaux profonds du coté droit. — Gr. v. hjm.d., grande veme lymphatique droite. — G. ax., ganglions axillaircs. — G. inam. i., ganglions mammaires internes.
horizontalement, les autres de bas en haut, pour se réfléchir sous les tendons du grand dorsal et du grand rond et se rendre au creux axillaire. M. Sappey signale une particularité remarquable, commune aux lymphatiques des lombes, du dos et de la partie postérieure du cou: ces vaisseaux s'entrecroisent sur la ligne médiane, ceux du côté droit se portant à gauche, et réciproquement.
YIl. - NÉVROLOGIE