DES ORGANES CENTRAUX DU SYSTÈME NERVEUX
ou CENTRE NERVEUX ENCÉPIIALO-MÉDULLAIRE.
Idée gêné- Le ccnire nerveux encéphalo-médullaire est cette tige molle, symétrique du cttre '"^"^^^ supérieurement, qui occupe le canal vertébral et la cavité du crâne' nerveux '^^ ^st le point de départ ou l'aboutissant des nerfs de toutes les parties
enc(S|)lialo- du COrpS.
Tfrluur . ^'r !°"^ ^'^^ organes, il n'en est aucun, dont l'étude excite davantage notre cude la ddie.-. "osite, et, malheureusement, il n'en est aucun dont la texture soit encore envede'sa tex ^"^^^"^ ^^^^ épaisses ténèbres. Malgré les progrès réels qu'a faits dans ces 'ture"" derniers temps l'anatomie de l'encéphale, nous en sommes encore toujours réduits à dire, avec Sténon, que l'esprit humain, qui a porté jusque dans les deux son investigation, n'a pas encore pu pénétrer l'instrument par lequel il agit, et que ses forces semblent l'abandonner quand il est rentré dans sa propre maison.
Jusqu'à la fin du siècle dernier, l'étude de la portion centrale du système nerveux consistait dans une simple énumération de parties, ou bien dans une description plus ou moins incomplète de la surface extérieure de cet organe, et des divers objets qui se présentent dans les coupes auxquelles on le soumet.'on se bornait à faire l'anatomie des formes de l'encéphale, sans chercher à pénétrer dans son intérieur, et à déterminer les connexions et l'importance relative de ses diverses parties. La nomenclature de ces parties ne suffit-elle pas pour attester dans quel esprit étroit étaient dirigées les recherches des anatomistes, qui ne se doutaient pas que cette masse, d'apparence pulpeuse, qu'ils croyaient avoir suffisamment définie en disant qu'elle tenait le milieu entre les liquides et les solides, était aussi admirable dans la délicatesse et dans l'artifice de sa structure que dans l'importance et dans la sublimité de ses fondions ? Aujourd'hui, les anatomistes ont compris que l'étude de l'encéphale devait consister, non-seulement dans l'étude topographique des diverses parties qui le constituent, mais encore dans la détermination des connexions de ces diverses parties; dans l'étude minutieuse des éléments anatomiques qui entrent dans leur constitution, du mode de disiribution de ces éléments, et des rapports qui les relient entre eux. C'est cette détermination de la texture, de la continuité des diverses parties et éléments de l'arbre nerveux, détermination élucidée par l'élude de l'origine et de l'évolution du système nerveux, qui constitue, à proprement parler, le but qu'on doit se proposer dans l'étude de la structure de cet organe. Malheureusement ce but est bien loin d'être atteint.
La portion centrale du système nerveux représente une tige considérablement renflée à sa partie supérieure. Elle se compose : 1" de la moelle épinicre, et 2" de Vencéphak ou de la masse encéphalique, qui comprend : a, le cencau propre-
Ligne pi'iniitive.
Goutlièic primitive.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL. 327 ment dit {!) ; b, le ceM; c, la protubérance annulaire, les pédonc«/es Mraux ^t-cbeUeux, les tubercules ciuadri jumeaux, et d, le bulbe radnchen.
I n centre aerveux encéphalo-médullaire est entouré de trois membranes ou Enveloppes. e,nlpves ivelamenta), qui remplissent à son égard d'importantes f-ctions
On ne peut se faire une idée nette de toutes ces parties si variées d aspect, de stmcture! et séparées les unes des autres par des ca.ites ou ventrtcules, quen jetant un coup d'œil sur leur mode de développement.