CORNES
anUrleores.
iiill. carrés.
COnNES
postirlenrei.
mill. carrés, 5,49 6,45 8,30
TA1 6,70 5,81 3,17 2,61 2,61 3,62 7,03 8,96 10,45 9,11 9,03 6.97 7,20 5,74 5,43 3,02 1,70
1 0 Substance blanche. Chacun des cordons blancs de la moelle pourrait se decomnoser en un grand nombre de segments verticaux, prismatiques et triangulaires, régulièrement disposés autour de l'axe de chaque moitié de l'organe. La coupe de ces segments serait un triangle isocèle, dont la base répondrait à la circonférence de la moelle, et dont le sommet, très-aigu, répondrait au centre ou axe de la moelle. Les segments sont en rapport immédiat les uns avec les autres; des prolongements vasculaires et celluleux, détachés du névrilème, établiraient une ligne de démarcation entre eux. 11 résulte de mes observations que chaque segment de la moelle est complètement indépendant des segments voisins, et l'anatomie pathologique confirme pleinement cette observation, en montrant qu'un seul segment peut être lésé, atrophié, dégénéré, au milieu des autres segments parfaitement intacts.
Les ségments médullaires peuvent être décomposés eux-mêmes en filaments ou tubes très-ténus, juxtaposés et parallèles dans toute leur étendue, excepté à la face profonde de la substance blanche, et quelques-uns de ces filaments paraissent mesurer toute la longueur de la moelle. Ils sont tous indépendants les uns des autres, et liés seulement entre eux par une substance conjonctive et par des vaisseaux.
La structure delà substance blanche de la moelle est donc filamenteuse et tasci-
Division des cordons
de la moelle en segments.
Indépendance des segments les uns des autres.
Décomposition des segments en
filaments.
NÉVROLOGIE.
Indépendance de chaque filament de la moelle.
Identité d'aspect entre les segments et les Dbi'cs médullaires.
Examen microscopique.
Tubes nerveux.
Leurs dimensions.
Nombre.
Fibres transversales.
Fibres radiculaircs
Commissure blanche.
culée : il y a une grande analogie, sous ce rapport, entre les filaments de la moelle et les filaments longs et parallèles qui constituent la substance propre des nerfs.
La conséquence très-importante de ces recherches, c'est l'indépendance, non-seulement de chaque segment, mais encore de chaque fibre de la moelle.
Du reste, l'identité la plus complète d'aspect existe entre les segments et fibres médullaires appartenant aux cordons postérieurs et les segments et fibres médullaires appartenant aux cordons antéro-latéraux ; en sorte que, sous ce rapport, l'anatomie toute seule n'aurait jamais conduit le physiologiste à la différence d'usage de ces cordons de la moelle.
Étudiée au microscope, la substance blanche de la moelle se montre composée presque exclusivement de tubes nerveux longitudinaux, plongés dans un stroma de substance conjonctive qui les isole. Les cellules nerveuses y font complètement défaut, et l'on n'y rencontre que peu de vaisseaux sanguins, entourés de tissu conjonctif.
Les tubes nerveux des cordons blancs sont tous longitudinaux et parallèles entre eux ; les fibres obliques ou transversales qui les croisent dans certaines régions, appartiennent soit aux racines nerveuses qui vont se rendre ou qui prennent naissance dans la substance grise, soit aux origines des fibres longitudinales dans cette substance. Ces fibres sont extrêmement délicates et se détruisent avec la plus grande facilité, ce qui est dû, d'après les recherches de Bidder et de Kupffer, à ce qu'elles sont dépourvues de gaine de Schwaiin; de sorte que la moelle nerveuse y est à nu dans la substance conjonctive du stroma. C'est aussi cette circonstance qui explique l'extrême tendance qu'ont ces fibres à devenir variqueuses.
Leurs dimensions, bien moins considérables que celles des racines nerveuses qui les croisent, varient entre 0"«',0025 et 0'°"',010 ou même 0""",0i5. Le plus grand nombre de ces tubes mesure O'"°',004 à 0°"°,007. Une différence notable, au point de vue du calibre des tubes, se remarque entre les divers cordons de la moelle : les cordons antérieurs sont formés de tubes plus larges que les cordons postérieurs et la portion postérieure des cordons latéraux. De même, dans chaque cordon, les tubes superficiels sont généralement plus larges que les tubes profonds. Tous ces tubes sont indépendants les uns des autres, et ne présentent, dans toute leur longueur, ni bifurcations, ni anastomoses.
Les tubes longitudinaux qui composent les cordons blancs de la moelle deviennent de moins en moins nombreux de haut en bas, attendu que les plus internes d'entre eux se recourbent successivement en dedans, pour pénétrer soit dans la commissure blanche ou grise, soit dans la substance grise, où nous étudierons leur trajet plus tard.
Indépendamment des fibres longitudinales, on trouve, dans la substance blanche de la moelle, des fibres transversales appartenant aux racines des nerfs rachidiens, et d'autres qui constituent la commissure antérieure. Les premières, ou fibres radiculaires antérieures et postérieures, croisent perpendiculairement les fibres longitudinales, dont elles restent parfaitement distinctes, et s'enfoncent dans la substance grise des cornes antérieures et postérieures, pour se mettre en rapport avec les cellules dont elle se compose.
La ammissure blanclie ou antérieure {g, fig. 101) est une bandelette défibres transversales et entre-croisées qui occupe le fond de la scissure médiane antérieure, et qui mesure toute la longueur de la moelle. Sa face antérieure, libre seulement sur la ligne médiane, est unie latéralement aux faisceaux postérieurs des
MOELLE ÉPJNIÈRE. 37 î)
cordons antérieurs; sa face postérieure est en rapport avecla paroi du canal central. Ses bords latéraux, enfin, se perdent dans la partie la plus profonde des cordons antérieurs et dans la subslance grise. Elle a une couleur blanche dans toute son épaisseur. Variée de forme suivant les régions, elle présente, sur une coupe, des faisceaux de fibres entre-croisées sur la ligne médiane, formant un tissu feutré, des parties latérales duquel partent des fibres divergentes qui se perdent dans la subslance grise des cornes antérieures, après, avoir traversé la portion postérieure des cordons antérieurs. Ses dimensions, plus considérables dans la région lombaire, sont en rapport avec le volume des nerfs de la région que l'on observe.
La commissure antérieure, d'après Kupffer, Owsjannikow, etc., serait composée uniquement de fibres de tissu conjonctif ; mais la plupart des analomistes admettent, avec Stilling, Kœlliker, Remak, Clarke, qu'elle renferme aussi de véritables fibres nerveuses, qui se continuent avec les racines des nerfs ou qui unissent les deux moitiés de la moelle entre elles. Ils sont loin, d'ailleurs, de s'accorder sur le trajet et les connexions de ces fibres : suivant Stilling, après s'être entre-croisées dans la commissure, elles s'irradient dans les cornes antérieures, où elles vont en divergeant : c, un grand nombre se dirigent vers les cornes postérieures pour rejoindre les racines postérieures ; b, d'autres vont en avant, dans la direction des racines antérieures ; c, d'autres, enfin, traversent toute l'épaisseur de la substance grise antérieure, passent dans les cordons latéraux, où elles deviennent longitudinales, puis retournent à la substance grise. Stilling admet, en outre, que beaucoup de ces fibres sont unies aux grosses cellules nerveuses isolées ou réunies en groupes de la corne antérieure, et qu'un nombre rertreint provient des cordons antérieurs. D'après Kœlliker, la commissure antérieure serait simplement le lieu d'entre-croisemenl des cordons antérieurs; elle serait formée par les fibres les plus profondes de ces cordons, lesquelles, se recourbant obliquement en dedans, s'entre-croiseraient au-devant du canal central, pour s'irradier dans la corne grise antérieure du côté opposé à celui d'où elles proviennent.
La commissure grise ou postérieure (f, fig. tOl), située en arrière du canal central, au fond du sillon postérieur, est moins nettement limitée que la commissure antérieure, et présente une disposition analogue. Outre les fibres conjonctives qu'elle renferme, elle se compose de fibres nerveuses, qui unissent entre elles les deux moitiés de la moelle, et dont les unes sont transversales, les autres obliques dans divers sens et entre-croisées. Ces fibres nerveuses sont en général plus fines que celles de la commissure antérieure . La couleur grise ou d'un blanc sale de la commissurepostérieure est dueàl'abondance du tissu conjonctif dansson épaisseur.
2° Substance grise de la moelle. Cette substance est formée de ce/fu/es neraeuses, de tubes ne)'veux extrêmement multipliés et d'une substance conjonctive, sorte de stroma qui leur sert de soutien {ncvroglie de Virchow). En outre, la portion centrale de la substance grise de la moelle est creusée dans toute sa longueur d'un canal central, trace du canal bien plus considérable qui existe chez l'embryon (I). Ce canal,
(1) Plusieurs analomistes ont admis, en outre, que chaque moitié de moelle était creusée d'un canal. Calmeil rapporte qu'il a vu la moelle épinière d'un aliéné, mort dans un état profond de démence, préseiUer, sur une coupe pratiquée à un pouce environ de la protubérance, trois canaux, un médian et deux latéraux, de la grosseur d'une petite plume et placés de cliamp l'un à côté de l'autre.
Foville (ouvrage cité, p. 286) admet comme constant un ventricule central médian,
Sa compositiuu.
Commissure grise.
Substance grise.
Canal central.
376 NÉVROLOGIE.
qui persiste dans la majorité des cas, mûme chez l'adulte, s'oblitère quelquefois, surtout dans la région cervicale. De forme arrondie, en général, souvent ovalaire ou triangulaire, il a un diamètre qui varie entre 0"'"',022 et 0""°,025, mais s'élargit beaucoup au voisinage du bec du calamus, en se prolongeant dans le bulbe ; il occupe la partie centrale de la substance grise de la moelle, et s'étend dans le fihm terminale. Ce canal s'ouvre chez l'homme, d'après Stilling, dans le sillon longitudinal postérieur, au sommet du renflement lombaire, mais se montre de nouveau plus bas, et se termine en cul-de-sac vers le milieu de la longueur du filum. En haut, le canal central s'ouvre dans le ventricule du cervelet.
Ependyme. Lg canal central est tapissé intérieurement d'un épithélium cylvidrique vibra- Hle; ses parois, qui constituent Vépendyme des auteurs, sont surtout épaisses au niveau du renflement lombaire ; elles sont limitées, en avant, par les fibres de la commissure antérieure; en arrière, par des fibres conjonctives transversales et la commissure postérieure ; ses parties latérales, mal délimitées, répondent à l'intervalle entre les cornes antérieures et postérieures. Elles sont formées d'une substance [substance gélatineuse centrale, Stilling) que Kœlliker rapporte aux tissus conjonctifs et qui est composée de petites cellules étoilées, unies entre elles et
creusé aux dépens de la commissure delà moelle, et plus particulièrement de la commissure de la substance grise. Ce ventricule central, « ordinairement unique, est quelque- « fois triple, un médian, séparé des deux latéraux par des cloisons très-minces; il est « constant chez les animaux vertébrés, il ne l'est pas moins chez l'homme en bas âge. On « le rencontre accidentellement à toutes les autres épuques de la vie humaine ; mais, .< dans bien des cas, sa démonstration est difficile chez l'adulte, tandis que jamais elle .. ne l'est chez les nouveau-nés, pour peu qu'on procède à son examen avec les « précautions convenables. » D'après cet auteur, ce ventricule commencerait vers la pointe du renflement lombaire, et se prolongerait jusqu'au bec du calamus, au-dessus duquel il s'évaserait pour former le ventricule cérébelleux, bientôt rétréci en un entonnoir qui se prolongerait dans l'aqueduc de Sylvius.
Morgagni (Adversaria Anat., VI, p. 17) a parlé un peu légèrement de ce canal, qu il n'eut pas le temps de suivre au delà d'une étendue de cinq travers de doigt. Il raconte qu'ayant séparé, par une section horizontale, la moelle allongée de la moelle Fopremen 3ite il vit, dans l'épaisseur de la moelle, et dans l'espace de cmq travers de doigt («^ fartasse e iarr^ loagius si quis tune otium habuisset ulteriorem meduUam e vertèbres exTendi). une cavité qui pouvait admettre l'extrémité du doigt; toutlui parutdans 1 état naturel, à l'exception de cette cavité. Il ajoute qu'il n'a jamais rencontre une cavité aussi ïoSrable, ce qui suppose qu'il l'avait vue d'autres fois : Negue emm aUas tanta,n aut
'Z'nZ:'^^^^^^^^^ le corps d'un enfant affecté de spina-bifida, il coupa
transversalement la moelle, et vit qu'elle était creusée de deux canaux, q'^''\«"7'' J";^^ da^s 'épa sseur du bulbe rachidien et de la protubérance annulaire, sous les tub cules Îuadrijumeaux. et jusqu'aux couches optiques, où ils se terminaient par une poche du
irs^il'birefrhydrocépbale n'ont aucun rapport direct avec la persistance des canaux de la moelle, et je puis, sous ce rapport, dissiper les doutes élevés par Keuffel Tn. ZduUa smnali p. o2) sur l'observation deMorgagni: « Forsan nos quoque eam Sirc fn^ldS spina is c veam) invenissemus. si meduUam spinalem ex homine hydroe le laborante! inquirere potuissemus. ^tinam hujusmod. opporUin,-
cepiiaie au 1 negligatur, ut tandem de hac re certiores flamus. » Cinq enfants
Scîc de spin'a-bifTa, Lxenfan d'hydrocéphale chronique, que j'ai examines
dans 00 but, m'ont présenté une moelle épinière dans l'étal normal.
MOELLE ÉPINIÈRE
avec la substance conjonctive de la moelle et de la pie-mère par leurs prolongements fililbrraes. D'autre part, ces prolongements se contmuent avec les cellules épithéliales. On y trouve aussi quelques vaisseaux très-fins. - Le canal central renferme une petite quantité d'un liquide séreux et, chez les vieillards surtout, de nombreux fragments de cellules épithéliales.
a. Les cellules ne,~veuses, avec leurs prolongements, constituent la partie essentielle de la substance grise de la moelle. Dépourvues d enveloppe Propre, elles sont considérées par Bidder et par M. Schultze comme de simples renflements du cylinder axis des tubes nerveux, avec un noyau.
Leur fome est très-yariable; mais elles présentent toutes ce caractère commun d'être pourvues de prolongements multiples {cellules maltipolaxres), généralement ramifiés. Il n'existe point de cellules apolaires dans la moelle. Quant à
Cellules nerveuses.
Forme.
Prolongemeuts.
Section transversale de la moelle, au niveau de l'origine des racines inférieures de la 5« paire cervicale, d'après Siilling.
la nature de ces prolongements, on les considère lialiituellement comme représentant des cylindres d'axe. Mais il résulte des recliercbes de Deilers qu'ils sont de deux espèces différentes : les uns sont simples dans tout leur trajet, sans ramifications, et se dirigent vers les racines nerveuses ou les cordons blancs, pour se continuer probablement avec des tubes à double contour ; Deilers leur donne le nom de prolongements cylindres d'axe. Les autres, qu'il appelle prolongements du protoplasme, se ramifient en filaments très-ténus, dont les connexions et le mode de terminaison sont encore peu connus. 11 est probable que certains de ces prolongements unissent entre elles les cellules d'un même côté de la moelle, ou représentent des commissures entre les cellules de l'un et de l'autre côté.
l*) AA', cordons antérieurs de la moelle. — BB', cordons postérieurs. — CC, cordons latérau». — 0, racines postérieures du 5« nerf rachidien. — E, racines antérieures du 5» nerf rachidien. — ab, scissure médiane antérieure. — c, canal central. — de, scissure médiane postérieure. — g, commissure antérieure. — /, commissure postérieure. — h, cornes grises antérieures. — i, cornes grises postérieures. — j, substance gélatineuse. — k, racines antérieures dans les cordons antérieurs. — l, racines postérieures dans les cordons postérieurs. — m, fibres qui, des cornes postérieures, vont aux antérieures. — 1, groupe antérieur ou interne de grosses cellules des cornes antérieures. — 2, groupe postérieur ou externe de grosses cellules des cornes antérieures.
NÉVROLOGIE.
Distribution des cellules nerveuses.
Hecherches de nidder
et de ses élèves
sur les animaux inférieurs.
Objections.
Cel'ules motrices.
La distribution des cellules nerveuses dans la substance grise de la moelle est extrâmement irrégulière, et d'autant plus difficile à exposer d'une manière parfaitement nette que les auteurs sont encore en désaccord sur les caractères qui distinguent les cellules des corpuscules de tissu conjonclif. L'ensemble de la texture de la moelle étant beaucoup plus simple chez les animaux inférieurs, Bidder et ses élèves, Owsjannjkow et Kupffer, en particulier, ont porté leurs investigations sur la moelle des poissons et des amphibies. 11 résulte de leurs travaux que, chez ces animaux, il n'y a d'autres cellules nerveuses, dans la moelle, que les grosses cellules des cornes antérieures, et que chacune de ces cellules est munie de quatre prolongements, toujours simples, non ramifiés et à direction constante : un de ces prolongements se porte en haut, pour se continuer avec les tibres blanches des cordons ; un autre se dirige en dehors et en arrière, vers les racines postérieures; un troisième, en dehors et en avant, vers les racines antérieures; le quatrième, enfin, gagne la ligne médiane, pour s'unir à une cellule nerveuse de la moitié opposée de la moelle.
Mais, outre qu'il n'est pas démontré que ces données, supposées exactes, soient applicables aux mammifères et à l'homme, on ne saurait disconvenir qu'il est antiphysiologique d'assigner une origine commune, dans une même cellule, à une racine motrice et à une racine sensitive. D'autre part, il existe manifestement, même chez les animaux examinés par Bidder et son école, des cellules à prolongements ramifiés; et chez l'homme, on rencontre de nombreuses cellules pourvues déplus de quatre prolongements, et dont les unes paraissent étrangères au système nerveux, telles que les cellules qui entourent le canal central et se continuent avec les cellules épithéliales, tandis que d'autres pourraient bien être des cellules nerveuses. 11 importerait donc, avant tout, de faire le départ de ces diverses cellules, et de ne plus ranger uniformément parmi les éléments nerveux, comme on le faisait autrefois, toutes les cellules distribuées dans la substance grise. Malheureusement cette séparation est fort difficile, et l'on est encore loin de s'entendre à ce sujet. Voyons les régions où se trouvent des cellules.
d ° Dans les cornes antérieures {fig. 1 0 1 ), on rencontre de grosses eelhdes multipolaires, que tout le monde s'accorde à considérer comme nerveuses. Ces cellules, remarquables par leur volume, et généralement appelées eelhdes motrices, à cause de leurs connexions avec les racines antérieures des nerfs rachidiens, sont réunies ordinairement en deux groupes, l'un interne et antérieur, l'autre externe et postérieur, subdivisés eux-mêmes en groupes secondaires. Mais on en trouve aussi, çà et là, dans le reste de la corne antérieure. Leur dmmè/î'e varie entre O^^jOG? et O-^^jiaEi; celui de leur noyau est deO""",OH à O'-^jOlS. Elles ont une forme polygonale, plus ou moins triangulaire, et leurs angles sont toujours orientés de telle manière que l'un d'eux est dirigé vers les racines antérieures. Leurs prolongements, au nombre de 3 à 9 ou môme davantage, ont 0'"'",009 à O^^jOll de largeur initiale, et peuvent être suivis sur un assez long trajet. Les uns paraissent se continuer avec les fibres des racines motrices ou avec celles des cordons antérieurs ou latéraux ; les autres se ramifient et se terminent par des filaments excessivement fins.
2» Dans les cornes postérieures, on distingue une portion postérieure, sorte de revêtement de ces cornes, demi-transparente, et qui porte le nom de substance aélatineufie, et une portion antérieure, ou les cornes postérieures proprement dites. — a) Les cellules de la substance gélatineuse, en général très-petites,
MOELLE ÉPINIÈRE
cxlrûmement nombreuses, mesurent de 0-^009 A 0"-,018 : Bidder les range parmi les corpuscules de substance conjonclive. Elles ont une couleur jaunâtre, une forme triangulaire ou en fuseau, et deux ou trois prolongements seulement. - 6) Les cornes postérieures proprement dites présentent, dans toute la région dorsale, des cellules qui sont situées à la face externe des extrémités antérieures de ces cornes, où elles forment un groupe arrondi, désigné sou« le nom de noyau de SUlling ou colonne de Clarke. Ces cellules sont plus arrondies que les cellules de la corne antérieure, moins colorées et munies de nombreux prolongements; leur diamètre est de 0™,045 à 0^090. - c) On trouve en outre, des cellules isolées, disséminées dans toute la corne postéripure et dont quelques-unes sont analogues aux cellules motrices des cornes antérieures, tandis que d'autres, accumulées particulièrement au voismage de la substance gélatineuse, sont fusiformes ou triangulaires, à deux ou trois prolongements, dont un seul, indivis (prolongement cylindre d'axe), semble en connexion avec les racines postérieures.
3» Dans toute la substance grise de la moelle, mais particulièrement dans la corne postérieure, il existe des cellules isolées, petites, dont le diamètre ne dépasse pas 0""°,0I8, et qui sont munies de nombreux prolongements ramifiés. De ces prolongements, il en est toujours qui se portent vers les racines antérieures et postérieures ; d'autres semblent se continuer avec les fibres des cordons latéraux et postérieurs. Faut-il considérer toutes ces cellules comme des cellules nerveuses, ou ne voir dans un grand nombre d'entre elles que des corpuscules de tissu conjonctif ? 11 paraît impossible, dans l'état actuel de la science, de distinguer nettement les cellules nerveuses des autres espèces de cellules par leur aspect, leur forme, leur volume, le nombre de leurs prolongements.
4" Au pourtour du canal central, on trouve de petites cellules qui paraissent appartenir aux éléments du tissu conjonctif.
b. Les tubes nerveux de la substance grise, difficiles à différencier d'avec les fibres conjonctives, sont extrêmement nombreux et présentent, en général, un calibre bien inférieur à celui des fibres des cordons blancs. Ces tubes, entre-croisés dans tous les sens, forment à la base des cornes antérieures et postérieures un enchevêtrement inextricable, et ce n'est que dans l'épaisseur de ces cornes qu'on peut reconnaître une direction déterminée à certains d'entre eux. Parmi ces derniers, il faut distinguer : 1° les fibres appartenant aux racines antérieures et postérieures ; 2° celles qui émanent des commissures.
Les fibres des racines antérieures ou motrices, après avoir croisé perpendiculairement les fibres longitudinales des cordons antérieurs et latéraux, pénètrent dans les cornes grises antérieures et s'y étalent : les plus internes se mettent en rapport avec le groupe interne des grosses cellules de ces cornes, auxquelles elles s'unissent pour la plupart; quelques-unes, suivant Kœlliker, passent simplement entre ces cellules, et gagnent la commissure antérieure, puis le cordon antérieur du côté opposé. Les fibres les plus externes des racines antérieures se dirigent en dehors, vers les cordons latéraux, s'unissent aux cellules motrices du groupe externe, ou bien, se recourbant en haut, deviennent longitudinales et rejoignent le cordon latéral du môme côté. Les fibres intermédiaires vont directement en arrière, et gagnent la base des cornes antérieures, où on les perd de vue.
Les fibres des racines postérieures cheminent horizontalement entre les faisceaux longitudinaux des cordons postérieurs et latéraux, et s'engagent dans la substance gélatineuse, qu'elles ne font que traverser. Les plus externes se dirigent en avant, m. 23
Noyau de StiUing.
Tubes nerveux de la substance
gi'isc.
Trajet des
racines antérieures.
Trajet des racines posté-
NÉVROLOGIE.
Substance conjonctive
Yaisseaux de la menbrane grise.
Connexions des éléments nerveux de la moelle.
Opinion ancienne.
Volkmann.
Kœliikcr.
vers renchovûlrement central de la substance grise et s'y perdent, en se continuant avec les libres des racines antérieures (Stilling, Kœlliker); d'autres se rétlécliissent en haut ou en bas, dans l'épaisseur delà corne postérieure, pour devenir longitudinales ; d'autres, enfin, vont gagner les deux commissures. Les libres les plus internes cheminent d'arrière en avant, gagnent la base des cornes antérieures, et entrent en connexion avec les cellules postérieures de ces cornes, ou bien se rendent vers la commissure antérieure.
c. La substance conjonctive, appelée quelquefois substance fondamentale, et dont l'existence a été démontrée par Bidder et ses élèves, se compose, d'après Kupffer, d'une substance amorphe, comme gélatineuse, qui se continue avec la pie-mère ; cette substance renferme une multitude de corpuscules étoilés, à un ou plusieurs noyaux, et dont les prolongements ramifiés s'anastomosent entre eux pour former des réseaux. De la lame, de tissu conjonctif qui occupe le sillon antérieur de la moelle, partent de nombreux faisceaux du même tissu qui s'irradient du fond de ce sillon vers la portion postérieure de la substance grise, en formant des lamelles concentriques autour du canal central, et qui envoient des prolongemenls dans les cordons blancs antérieurs. Les irradiations que cette lame envoie dans les cordons antérieurs se continuent avec la substance fondamentale. 11 en résulte une sorte de canevas fourni par la pie-mère à la moelle tout entière. Au fond du sillon antérieur, les faisceaux de l'un et de l'autre côté s'entrecroisent, comme les tubes nerveux de la commissure antérieure. Suivant Kupffer, cet entre croisement de fibres conjonctives constituerait même seul la commissure blanche ou antérieure.
A la surface de la moelle, la substance conjonctive est disposée en lames d'une certaine épaisseur, ne renfermant aucun élément nerveux ; c'est elle qui constitue la substance grise périphérique de cet organe, dont il a été question plus haut.
Un réseau vasculaire très-serré occupe toute la substance grise ; il provient de la pie-mère, soit par la lame conjonctive du sillon antérieur et par ses prolongements, soit par les parties latérales de la moelle, et principalement par les points d'insertion du ligament dentelé. Il résulte des observations de His que des canaux périvasculaires appartenant aux lymphatiques s'observent dans la substance, blanche et dans la substance grise de la moelle.
3" Connexions des éléments de la moelle. Après avoir énuméré les divers éléments nerveux qui entrent dans la composition de la moelle épinière,il importerait de préciser les connexions de ces éléments entre eux, afin de permettre au physiologiste de suivre pas à pas la voie des incitations centrifuges ou centripètes qui traversent cet organe, ainsi que celle des incitations qui ont la moelle pourpoint de départ.
Autrefois le problème de la texture de la moelle paraissait extrêmement simple : il était admis généralement que toutes les fibres des racines nerveuses se réQéchissent simplement de bas en haut pour gagner l'encéphale en remontant, les racines antérieures le long des cordons antéro-Iatéraux, les racines postérieures le long dos cordons postérieurs. Les cordons blancs de la moelle représentaient ainsi tout simplement la somme des libres radiculaircs des nerfs rachidiens, qui étaient venues successivement rejoindre la tige centrale. Volkmann, le premier, chercha à prouver, par des mensurations, que le volume de ces cordons n'est pas en rapport avec celui des nerfs qui en partent, et que, par conséquent, beaucoup de fibres radiculaires doivent naître de la moelle, sans remonter jusqu'à l'encéphale. Kœlliker, au contraire, s'évertua a démontrer
MOELLE ÉPINIÈRE. 381
nue la substance blanche de la moelle peut très-bien rendre compte de tou^s îe racines des nerfs rachidiens. Des estimations pins récentes, faites par StU- L et d'autres, sont plutôt favorables à l'opinion de Volkmann
Cette méthode n'ay!nt conduit à aucun résultat certam, c'est à I observation direct; Tu 1 fallut recourir. Il est aujourd'hui certain que les fibres des raan^s anttZZ L terminent toutes (Schilling), ou du moins en grand nombre (Kœlli-
les grosses cellu^ ~ :rult^rcrmT:erc?Li:s:r;:urrues de deu\ au^tres prolongements, Ton? -un ; por^ vers l'encéphale, en rejoignant les fibres des cordons an- Îéro-1 légaux, et dont l'autre se dirige en dedans, pour aboutir probablement iTne c lTule motrice voisine ou à une cellule motrice du côté opposé
Les fib e dTs cordons antérieurs et latéraux ne sont donc pas simplement la coiSiuaUon de celles des racines motrices : ce sont des fibres de transrmssron, qui ont onimuniquer les cellules des cornes antérieures avec d'autres cellules s'"ées plus haut, soit dans l'encéphale, soit dans la moelle elle-même. On peut se demander, dès lors, si chaque fibre radiculaire est représentée dans les cordons blancs de la moelle par une fibre de transmission distincte. La chose parai t peu probable ; mais les preuves à l'appui de cette opimon sont plutôt tirées de l'observation physiologique que de l'examen anatomique.
Il existe une communication entre les racines motrices d'un coté et celles da cote opposé par l'intermédiaire des cellules des cornes antérieures ; car, chez un animal décapité, une excitation unilatérale produit des mouvements réflexes dans les deux moitiés du corps. En fait, il y a des fibres nerveuses dans la commissure antérieure, et les cellules motrices présentent toutes un prolongement interne; mais ilaétéimpossiblejusqu'ici d'observer la continuité entre ces parties. D'autre part, Kœlliker admet que certaines fibres radiculaires passent à travers la commissure antérieure, et se continuent dans les cordons antérieurs du côtéopposé.
Nos connaissances sont encore moins précises pour ce qui est des connexions des racines postérieures, et nous nous trouvons ici en face d'opinions très-divergentes.D'aprèsR.Wagner,une portion des fibres de ces racines se termineraient dans les cellules des cornes grises postérieures ; d'autres traverseraient simplement la substance grise et iraient rejoindre les cordons postérieurs, pour s'élever avec eux jusqu'à l'encéphale, ou passeraient, à travers la commissure postérieure, dans la moelle du côté opposé; d'autres, enfin, s'étendraient des cornes postérieures aux cornes antérieures, et se termineraient dans les cellules motrices. Ces fibres qui vont des cornes antérieures aux cornes postérieures, sont assez faciles à voir (//(j. lOI,m); mais unissent-elles les racines antérieures aux racines postérieures directement ou par l'intermédiaire de cellules? C'est encore un point en litige, que l'observation directe pourra seule décider.
Une autre question qui a reçu des solutions contradictoires, est celle des entre-croisements de fibres qui auraient lieu dans les commissures. Suivant M. Luys, toutes les fibres des cordons antérieurs naîtraient des cellules du côté opposé, et s'entre-croiseraient sur la ligne médiane; Kœlliker, avons-nous dit, veut qu'il y ait continuité entre une portion des racines motrices et les fibres des cordons antérieurs du côté opposé : ces entre-croisements antérieurs, peu en rapport avec les faits de l'ordre physiologique, ne sont pas généralement admis. En arrière, on paraît plutôt disposé à admettre, avec Schrœder van der Kolk, une décussation des fibres des cordons postérieurs, dans toute la longueur delà moelle.
observation directe.
Racines antérieures.
Cordons antéro-latéraux.
Racines postérieures et cordons postérieurs.
Entre - croisement des fibres dans les commissures.
NÉVROLOGIE,
Fonctions du lu moelle.
Comme organe de transmission.
Entre-croisement.
4° FONCTIONS DE LA MOELLE ÉI'INIÈUE.
La moelle épiniôre est un organe complexe, qui remplit deux ordres de fonctions bien distincts : t" elle tranmet au cerveau les impressions venues de la périphérie, et aux muscles les ordres qui partent de l'encéphale ; 2° elle agit comme centre indépendant d'innervation. Malheureusement, à l'un et à. l'autre point de vue, la physiologie de la moelle présente encore bien des points obscurs.
1° Comme organe de transmission, la moelle pourrait être considérée jusqu'à un certain point comme le tronc commun de tous les nerfs rachidiens. Mais il est certain que les fibres des racines rachidiennes ne se réfléchissent pas simplement de bas en haut, au niveau de leur insertion sur la moelle, pour se continuer avec celles des cordons blancs de cet organe. Un très-grand nombre, si ce n'est toutes, aboutissent aux cellules de la substance grise, d'où partent ensuite de nouvelles fibres, propres à la moelle et établissant la communication entre ces cellules et l'encéphale. La substance grise intervient donc également dans les phénomènes de transmission. Ces fibres de transmission, qui font partie des cordons blancs, paraissent ûtre inférieures en nombre à celles des racines nerveuses, de sorte que chaque fibre des cordons répondrait à plusieurs fibres des racines ; cela est d'autant plus probable qu'il résulterait des expériences physiologiques et d'un grand nombre de faits pathologiques qu'une portion des fibres médullaires servent à unir entre elles les cellules placées à diverses hauteurs de la moelle.
La transmission des diverses espèces d'excitations s'opère dans la moelle par des voies déterminées.
« Les faisceaux blancs antérieurs, dit Longet , et les faisceaux blancs posté- « rieurs de la moelle ont des propriétés entièrement distinctes. La motricité est (I l'attribut exclusif des premiers ; la sensibilité est l'attribut exclusif des seconds.
« Quant à la substance grise de la moelle, qui n'a ni sensibilité ni motricité, » on doit lui accorder « un pouvoir conducteur sous le double rapport de la traiisu mission des impressions et de la transmission des ordres de la volonté, » mais sans «déshériter ni les faisceaux postérieurs de tout rapport avec les perceptions, « ni les faisceaux antérieurs de tout rapport avec la volition (I). »
Dans ses rapports avec la sensibilité, la substance grise, d'après SchiOf, serait chargée exclusivement de transmettre les impressions de douleur, tandis que les cordons blancs postérieurs seraient chargés de la transmission des impressions de contact.
Quant aux cordo7is latéraux, que Ch. Bell supposait affectés exclusivement aux actes respiratoires, ils doivent être considérés comme moteurs ; mais il n'est pas démontré qu'ils n'interviennent point dans les mouvements volontaires.
Ces données sont encore loin d'être complètement satisfaisantes-
La transmission des ordres de la volonté dans la moelle épinière se fait d'une manière directe, dans le fonctionnement normal et physiologique de cet organe. Cependant il résulte des expériences de Brown-Séquard, de Schiff et de Vulpian que les incitations motrices provoquées artificiellement dans un des faisceaux antérieurs de la moelle se propagent également, mais à un degré beaucoup plus faible, aux racines antérieures du côté opposé.
Quant à la transmission des impressions sensitivcs, Longet est disposé à admettre, avec beaucoup de physiologistes, qu'elle est croisée, mais que cet en-
(I) Longet, Traité de Pliys. yZ» édit., t. III, p. 352-354.
MOELLE ÉPINIÈUE.
lrc-croiso,ment est incomplet ; quand on a sectionné une des moitiés de la moelle, il reste dans le membre du côté opposé une certaine sensibilité, qui est duc à des éléments conducteurs directs.
2» Comme centre 7iei^mx, la moelle épiniùre jouit du pouvoir réflexe et exerce son action sur un certain nombre d'organes.
Le pouvoir réflexe, que la moelle partage avec certaines parties de 1 encéphale est cette faculté de transformer une impression transmise par les nerfs sensilifs en une incitation qui se porte sur les nerfs moteurs, sans la participation de la volonté. Ce pouvoir a son siège dans la substance grise de la moelle, et impbque nécessairement l'existence de communications entre les racines des nerfs sensitifs, qui amènent l'excitation, et les cellules des cornes antérieures, d'où partent les 'incitations motrices, que ces communications soient directes, ou qu'elles aient lieu par l'intermédiaire des cellules sensitives. Les conclusions suivantes, formulées par Pflûger (1), peuvent, traduites en langage anatomique, donner une idée approximative des connexions entre un certain nombre des cellules de la moelle.
« t" Lorsque l'irritation d'un nerf sensitif ne produit des mouvements réflexes (( que dans les muscles d'une seule moitié du corps, ces mouvements ont lieu « constamment dans la moitié du corps qui correspond au nerf irrité.
« 2° Quand une excitation d'un nerf sensitif a produit des mouvements réflexes « dans les muscles du mûme côté, si les muscles de l'autre côté entrent aussi en « contraction, ce seront ceux qui correspondent aux précédents.
« 3» Si une excitation d'un nerf sensitif détermine des contractions réflexes « dans les muscles des deux côtés, et si le mouvement est plus fort dans une « moitié du corps, ce sera toujours dans celle qui correspond au nerf irrité.
« 4° Quand l'excitation d'un nerf sensitif, après avoir déterminé des contrac- (I tiens dans les muscles dont les nerfs moteurs naissent de la région de la moelle « où se termine le nerf excité, provoque des contractions dans d'autres muscles, « cette excitation se propage toujours à des muscles animés par des nerfs nais- « sant de racines plus rapprochées de l'extrémité céphalique de la moelle.
« 5» Les mouvements réflexes sont locaux ou généraux. Ceux qui sont locaux « ont lieu par l'intermédiaire des racines motrices situées au môme niveau que « les racines sensitives excitées, ou des nerfs qui ont leur origine dans la moelle « allongée.» (Longet, toc. cit., t. II, p. 261.)
C'est de la moelle que partent, directement ou indirectement, par le grand sympathique, tous les nerfs moteurs des muscles involontaires, particulièrement les nerfs vaso-moteurs, si répandus. C'est ce qui explique l'influence si marquée que la moelle épinière exerce sur les mouvements du cœur et la circulation, sur le canal intestinal, la vessie et les organes génitaux, influence qui dépend évidemment des amas ou noyaux de substance grise qu'elle renferme. Enfin la moelle parsdt être le point de départ de nerfs modérateurs. Pour l'examen de ces diverses fonctions, qui ne saurait trouver place ici , nous renvoyons le lecteur aux ouvrages de physiologie.
Comrru, centre nerveux.
Pouvoir réflexe.
Innervation des muscles involontaires.
Nerfs modérateurs.
(l) Die sensorischen Funktionen des Riickenmarks , Berlin, 1853
NÉVI\OLOGIE.
Situation du
(|uati'ième ventricule.
Sa forme.
Sa paroi antérieure ou
Inférieure.
Sa figure est rhomboïdale.
Paroi postérieure ou
supérieure du
c|uatrifinie ventricule.
Des trois éminences mamelonnées.
§ 2. - TROISIÈME VÉSICULE EISCÉPlIALiQUE, OU RÉGION DU QUATRIÈME