‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 20 sur 254 · Mésentërique supérieiiic · texte numérisé non relu

Mésentërique supérieiiic

Préparation. Chercher l'origine de l'artère e:itre le bord iiilérieur du p;iiicréas et la troisième portion du duodénum; renverser tout le paquet de l'intestin grcle à gauche; enlever avec précaution le feuillet droit du mésentère, le feuillet gauche du mésocolon lombaire droit, le feuillet inférieur du mésocolon transverse elles nombreux ganglions lymphatiques qui inasquent l'artère et ses divisions.

L'artère mésentérique supérieure est l'artère de l'intestin grêle et de la moilié droite du gros intestin [prœcipua mesenterium accedens arteria, Vésale). Elle naît de la partie antérieure de l'aorte, immédiatement au-dessous du tronc cœliaque, rarement par un tronc commun avec cette dernière arlère. Située d'abord derrière le pancréas, et pour ainsi dire dans l'écartcment des doux lames du mésesrapporis socalon Iransvcrse, elle se porte immédiatement en bas, entre cette glande et la troisième portion du duodénum, qu'elle croise perpendiculairement cl dont elle constitue la limite inférieure (Voy. Duodénum), et va gagner le mésentère, au niveau de l'angle qu'il forme en se réunissant avec le mésocolon Iransvcrse. Continuant son trajet dans l'épaisseur du mésentère, dentelle suit le bord adhérent, la mésentérique supérieure décrit une légère courbe, dont la convexité est à gauche, diminue graduellement de calibre à mesure qu'elle s'éloigne de son origine, se dirige du côté de la valvule iléo-cœcale, et devient tellement grûle qu'elle ne se distingue plus des branches qu'elle fournit.

(1) Holler a décrit, sous le nom pancréatique supérieure Çpàncrentica suprema), un rameau pimcrcatiquc plus consitlériible que les autres, grande pancréatique, qui se porte de gauche à droite, au-devant du pancréas, derrière le duodénum. Ce rameau vient quelquefois du tronc cœliaque, d'antres fols de la méseiitcriquo supérieure, ou mémo de l'aorte.

Sa terminaison.

DES ARTÈRES. 65

Il suit de là que le tronc de l'artùre méscntérlquc supérieure répond au bord adhérent du mésentère, dont il mesure en quelque sorte la longueur. Branches collatérales, a. Derrière le pancréas,la mésentériquc supérieure fournit

(Fig. 17)0.

Artère mésentérique supérieure.

1.1, circonvolutions de l'inlestin grêle. — 2, cœcuni. — 3, colon ascendant. — 4, coton Irjnsverse. — 5, colon descendant. — 6, duoddnnm. — AJés.s., artère mésentérique supérieure. — Col.d.s., colique droite supérieure. — Col.d.m., colique droite moyenne. — Col.d.i., colique droite inférieure.

ANGÉIOLOGIlï.

Hameaux panci'iîaliques.

Branches de l'intestin grêle.

Leur nombre est in- (léterminii.

Première bifurcation.

Première arcade.

Deuxième bifurcation.

Deuxième arcade.

Troisième bifurcation.

Troisième arcade.

On trouve dans certaines parties quatre et ménia cinq sïries d'arcades.

Terminaison des artères do l'intestin grêle.

Usages des arcades successives do l'artère miiseutdrique.

Branches coli(|ues droites.

des rameaux pancréatiques, qui s'anaslomosent avec les rameaux pancréatiques provenant des artères hépatique et splénique. Assez souvent elle fournit l'hépatique, et alors la mésentérîque supérieure est plus volumineuse que le tronc cœliaque.

b. Dans le mésentère, la mésenlérique supérieure fournit deux ordres de branches, dont les unes viennent de sa convexité : ce sont les artères de l'intestin grêle; les autres naissent de sa concavité : ce sont les artères du gros intestin, connues sous le nom de coliques.

i° Branches de l'intestin grêle. Elles n'ont pas reçu de nom particulier; ce sont de grosses branches, obliquemenT dirigées de haut en bas et d'arrière en avant, et qui marchent toutes parallèlement dans l'épaisseur du mésentère, en se rapprochant de la concavité de l'intestin grêle. Leur nombre est indéterminé et leur calibre inégal; il y en a sept ou huit dont le volume égale au moins celui de la radiale ; d'autres, intermédiaires, sont plus petites ; les supérieures sont, en général, les plus volumineuses. On estime de quinze à vingt le nombre total de ces branches.

Après un trajet de 0 à 8 centimètres, chacune de ces artères se bifurque : les branches de bifurcation s'écartent et se recourbent en arcade, pour s'anastomoser par inosculation avec les branches voisines. De la convexité de ces arcades, qui regarde du côté de l'intestin, naissent une multitude de branches, qui se bifurquent à leur tour pour constituer de nouvelles arcades anastomotiques, plus rapprochées de l'intestingréle et décrivant dans le mésentère une courbe bien plus éteodue que les premières. De la conve.\ité de la deuxième série d'arcades, qui sont deux fois plus nombreuses que celles de la première série, naissent des branches incomparablement plus multipliées que celle? de la première série. Enfin, delà division de ces branches résulte une troisième série d'arcades anastomotiques, encore .plus rapprochée de la concavité de l'intestin que la seconde.

Trois séries d'arcades seulement s'observent pour le commencement et peur la fin'de l'intestin grêle; mais, à la partie moyenne, il s'en trouve une quatrième et même quelquefois une cinquième.

De la convexité des arcades les plus rapprochées de l'intestin grêle, partent deux ordres de branches, les unes destinées à une des moitiés, les autres à l'autre moitié du cylindre que représente l'intestin. Ces diverses branches fournissent 1° des rameaux superficiels, qui marchent au-dessous du péritoine, forment un réseau superficiel, et vont s'anastomoser sur le bord convexe de l'intestin avec les rameaux venus du côté opposé; 2° des rameaux profonds, qui traversent successivement les tuniques musculeuso et fibreuse, pour alimenter le réseau capillaire très-serré qui occupe l'épaisseur de la membrane muqueuse.

La succession d'arcades anastomotiques que présentent les divisions de l'artère mésentérique, a pour effet, non-seulement de régulariser le cours du sang, mais de permettre à un petit nombre de branches, occupant un espace trèslimité à la racine du mésentère, de fournir à une étendue aussi considérable que la longueur de l'intestin grûlc. La loi qui préside à la dissémination des vaisseaux sur un ^rand espace, ressortira encore mieux de la disposition des artères destinées au gros intestin.

2° Branches du gros intestin ou artères coliques droites. Au nombre de deux ou de trois, et distinguées en supérieure, moyenne et inférieure, elles naissent de la concavité de la mésentérique supérieure, et passent du mésenlèro, où elles

DES ARTÈRES

sont contenues à leur origine, dans le mésocolon lorabau-e droit. I.a snpcrieurc est ascendante, la moyenne horizontale, l'inlerienre dcscendanle. Parvenues au voisinage du gros intestin, cUes se bifurquent; los branches de bilurcation formenl parleurs anastomoses, de trùs-grandes arcades, à convexité dirigée du côte du gros intestin. C'est de ces arcades que partent directemen les mmeaux intestinaux, qui se divisent en deux ordres de ramifications para lé es, les unos antérieures, les autres postérieures, et, comme celles de 1 inteslm grêle, se subdivisent en ramcanx sous-pp'itonéaux et en rameaux profonds, pour se terminer dans l'épaisseur des parois de l'intestin. Dans les points où les arcades anastomotiqaes sont situées à une certaine distance de l'intestin, par exemple, au niveau des angles de bifurcation des artères ou au niveau de 1 angle que lorme, d'une part, l'iléon avec le cœcum, et, d'autre pari, le colon ascendant avec le colon transverse, on voit une seconde série ou môme deux séries d'arcades successives remplir l'intervalle anguleux.

Le rameau supérieur de bifurcation de la colique droite supérieure, qm fournit à la moitié droite de l'arc du colon, s'anastomose avec le rameau supérieur de bifurcation de la colique gauche, branche de la mésentérique inférieure; c'est cette anastomose si remarquable entre la mésentérique supérieure et la mésentérique inférieure que les anatomistes signalent comme la plus grande anastomose de l'économie.

Le rameau inférieur de bifurcation de la colique droite inférieure s'anastomose avec l'extrémité terminale de la mésentérique supérieure, devenue extrêmement grêle. C'est la colique droite inférieure qui fournit au cœcum, à. l'angle iléo-cœcal et à l'appendice vermiculaire, d'où le nom à'ilco-colique. qui lui a été donné par Haller, et celui de mcale, qui lui a été donné par Chaussier.

\rtére omphalo-mésentéiique. L'artére mésentérique supérieure fournit, dans les premiers temps de la vie intra-utérine, une artère nommée o7nphalo-mésmtérique, qui gagne l'ombilic, sort de l'abdomen, et parcourt toute la longueur du cordon, pour venir se distribuer à la vésicule ombilicale. J'ai trouvé celle artère parfaitement distincte cbez un anencéphale à terme; elle s'oblitère, en général, vers la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine (l).

Au nombre (lo deux ou de trois.

Leur bifurcalioa.

Hameaux sous-piirilouiiaux et

lirofonds. Il n'y a pour le gros intestinqu'une seule arcade

anastomo-

tique.

Anastomose entre la colique sup^ ricuredroite et la coliqu,;

supérieure gauche.

Artère eœcale ou iléocoliqui;.

Artère oniplialo-nniseiitérique.

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