‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 209 sur 254 · I.c grand UL'if péti'cux superficiel · texte numérisé non relu

I.c grand UL'if péti'cux superficiel

est lins émanation du l'acial.

I.e grand nerf ptHreux superficiel peut être suivi dans les muscles du voile du pal?is.

Fig. ISl.

Les branches collalérales du facial sont au nombre de dix, donl cinq se détachent dans l'aqueduc de Fallope ; ce sont : Le grand nerf pctrmx superficiel, qui se rend au ganglion sphéno-palalin; Le petit nerf pélreux superficiel, qui va au ganglion optique; Le nerf du muscle de l'étricr;

La corde du tympan, qui rejoint le nerf lingual;

Un rameau anastomotique avec le pneumo-gastrique.

2° Et cinq au sortir de l'aqueduc de Fallope ; ce sont :

Un filet anastomotique entre le facial cL le glosso -pharyngien ;

Le nerf auriculaire postérieur ;

Le rameau, digastrique ;

Le rameau slylo-hyoïdien ;

Le rameau des muscles stylo-glosse et glosso-staphylin.

i" Grand nerf pétreux superficiel (filet crtlnien du nerf vidien). Ce nerf était décrit autrefois comme une émanation du ganglion sphéno-palatin, laquelle

pénètre dans le crâne en traversant le fibro-cartilage qui remplit le trou déchiré antérieur, se dirige en arriére et en dehors, sous la dure-môre, logée dans une gouttière que présente la face supérieure du rocher, passe par l'hiatus de Fallope dans le canal du facial, et s'anastomose avec ce nerf en se jetant dans le ganglion géniculé.

Telle n'est pas ma manière de voir au sujet de ce nerf.

Je pense que le grand nerf pétreux superficiel est une émanation, non du ganglion sphéno-palatin, mais du facial. Sur des pièces qui ont macéré dans l'acide nitrique étendu, on voit, en effet, que le grand nerf pétreux superficiel est constitué par plusieurs filets qui se détachent du sommet du ganglion géniculé, filets qui sont tantôt distincts, et tantôt réunis sous le même névrilème. En cheminant dans la gouttière de la face antérieure du rocher, il passe sous le ganglion de Casser et reçoit un filet du

n Anast., anastomose entre le facial et le glosso-pharyngien. - sly. apophyse styloïde. -fac. facial. —Aur., nerf auriculaire.— Cor. Ujmp., corde du tympan. — Dig., muscle digastrique. — Cr. génie, ganglion géniculé. - Gl. phar. glosso-pharyngien. - G. sp. p., ganglion spliéno-palalm. -- M. du tump., membrane du tympan.- PeV.pr., tronc commun du petit pétreux superficiel de Longct, et ctu peut pétreux profond d'Ar.mld. - P<^ï. su;,., grand nerf pétreux snperfielol. - St. gtos., muscle sty o-glossc. St. hyoid., stylo-hyoïdien. - St. plur., stylo-/..arynglea. - 2V. st. maW., t.oa slylo-masloiJien.

LEV.ûa

Nerf facial et branches qu'il fournit dans l'aqueduc de Fallope (') {d'après L. Hirschfeld).

NERFS CRANIENS : 7^ PAIRE. 541

nôrf de Jacobson (filet sensitif). Près du trou déchiré antérieur, il se réunit au filet carotidien pour constituer le nerf vidien ou ptérygoïdien et forme la racine motrice du ganglion spliéno-palatin.

Si on poursuit le grand nerf pétreux superficiel dans l'épaisseur du ganglion sphéno-palatin, on voit, après macération suffisante, que ce nerf peut ùlre suivi à travers le ganglion, jusque dans le nerf palatin postérieur, auquel il s'accole, et dont il se sépare lorsque ce dernier est parvenu dans l'épaisseur du voile du palais, pour aller se jeter dans les muscles péristaphylin interne et palato-stapliylin.

Quant à l'opinion conciliatrice de Longet (1), qui admet que le grand nerf Le grand pétreux superficiel est un nerf mixte, comprenant à la fois des filets du facial "f'''i"^"''-'" et ries tilets du trijumeau, je ne saurais l'admettre pour ce qui a trait à la pré- nerimixie. sonce des filets du trijumeau : le grand nerf pétreux superficiel me paraît être exclusivement un rameau du facial.

2° Petit nerf ;pétreux superficiel. Ce filet nerveux, extrêmement grûle, naît de Le petit l'angle antérieur du ganglion géniculé, quelquefois du tronc même du facial, un "3cieT peu au delà du ganglion, sort de l'aqueduc de Fallope par un orifice particulier, est égaest reçu dans un sillon inférieur et parallèle au sillon du grand nerf pétreux, ^"^^H^ s'en éloigne, se dirige en dehors, et traverse un perluis situé entre le trou ovale dTucîai et le trou petit rond, reçoit également un filet sensitif du neïf de Jacobson, et va se jeler dans le ganglion olique, à travers lequel on le suit parfaitement, pour le ^reux"/!^ conduire jusqu'au muscle interne du marteau, auquel il est destiné. Ce petit ''""'i"scic nerf pétreux superficiel du facial, bien décrit par Longet, doit être soigneusement dumadcL distmguédu petitnerf pétreux d'Arnold ou profond,émanation du glosso- pharyngien. Longet considère le petit nerf pétreux superficiel comme le prolongement du nerf de Wrisberg, auquel il donnepour cemotif le nom de moteur tympanique,

3» Nerf du muscle de Vétrier. Dans la portion verticale du canal de Fallope, Filet du au niveau de la b;ise de la pyramide, le facial émet un filet extrêmemet ténu parfaitement décrit et figuré par Sœmmering, lequel se porte en haut et en ' avant, et pénètre, par un canal qui lui est propre, jusqu'au muscle de l'étrier, où il se termine.

- 4° Corde du tympan. Avant de sortir du canal de Fallope, et quelquefois immédiatement après sa sortie, le facial fournit un rameau remarquable, par 1 étendue de son trajet, par ses rapports avec la membrane du tympan et par sa terminaison dans un nerf sensitif. Ce rameau, connu sous le nom de corde ^""^'^ du tympan, suit un trajet rétrograde : il se porte de bas en haut, dans un ca- """" >.al particulier, parallèle à celui de Fallope, pénètre dans la caisse du tympan par un trou pratiqué en dedans et en arrière de l'encadrement de la mem-

(1) « Au niveau du premier angle .lu facial, j'ai constaté qu'indépendamment des (ilets d nn rP, T r '"^ ««"S""" spl^éno-palalin, il en est

t^r/JSr U c'est-à-dire de ce ganglion ou plutôt de la

M 1 au nerf facial : ceux-ci, arrivés au niveai de l'angle

n î Mm 7f . ' précédents, et de la divergence de lous résulte un espace ou H T H V 7' l'-'""Sul<nie, riche en ramifications vasculaires, peut-être pourvu 2., n/w • -.T '^^^ '''''''' «""-e chose que l'intumescence gangli-

" rlTjT f rétrogrades du trijumeau, desquels nous parlons, rendent compt de la sensibd.to du facial, à sa sortie du trou stylo-mastoïdien, et expliquent . peu -ctre comment M. II. Cloquel a pu émettre son opinion sur l'origine de la corde "• 'lu lympan, opinion, d'ailleurs, iu.posslblc à démontrer. » (Ouv. cité, t. II, p. 416.)

NËVUOLOGIK.

U n'est pas prouvé qu'elle se porte au ganglion

sousmaxiUaire.

La corde (lu lynipan est

une émanation du facial.

t.e rameau de la fosse jugulaire est une émanation du facial.

brane du tympan, parcourt la caisse d'arriorc en avant, en décrivant une courbe à concavité intérieure, et dont le sommet passe entre le manche du marteau et la branche verticale de l'enclume, sort de celte caisse, non par la scissure de Glaser, mais par un conduit osseux particulier, de 6 à8 millimètres d'élenduc, paralkMc et supérieur à celte scissure, émerge de ce conduit près de l'éprnc du sphénoïde, et va s'accoler au nerf lingual, qui augmente notablement de volume après l'addition de ce rameau.

C'est spéculativement et nullement par démonstration qu'on a dit qu'après s'ûtre accolée au nerf lingual, la corde du tympan ne tardait pas à s'en détacher, pour se rendre au ganglion sous-maxillaire et en constituer les racines motrices ; car rien ne prouve que la corde du tympan se rende, en totalité ou en partie, à ce ganglion. Dans celte manière de voir, la corde du tympan serait donc une émanation du facial, et nullement une émanation du nerf maxillaire supérieur, la continuation du grand nerf pétreux superficiel, ainsi que le croyait H. Cloquet (I). Rien ne prouve non plus l'opinion de-Longet, d'après laquelle la corde du tympan serait un nerf mixte, à la fois constitué et par des filets du facial et par des filets rétrogrades venus dulingual. La corde du tympan, demème que le grand nerf pétreux superficiel, tous deux émanés du facial, sont exclusivement des nerfs du mouvement ; et il faut chercher une autre raison que l'accession de filets réfléchis ou rétrogrades de la cinquième paire pour expliquer la sensibilité dont est doué le facial, à sa sortie du trou stylo-mastoïdien.

Quant aux filets nerveux que la corde du tympan fournirait au muscle interne du marteau et au muscle de l'étrier, filets admis par plusieurs anatomistes distingués, ils ne me paraissent pas exister; nou^ avons d'ailleurs vu la source des nerfs qui animent ces muscles.

ïi« Rameau anastomotique fourmi par le facial au pneumo-gastrique ou rameau de la fosse jugulaire. Ce rameau, découvert par Comparelti, décrit par Arnold sous le nom de rameau auriculaire du pneumo-gastrique, et que j'appellerai rameau de la fosse jugulaire, naît du facial, au niveau de l'origine de la corde du tympan ; il pénètre immédiatement, par un petit conduit, dans la fosse jugulaire, sur la paroi antérieure de laquelle il décrit, dans une sorte de rigole ou dans un canal complet, un trajet horizontal demi-circulaire très-remarquable autour de la veine jugulaire interne, et vient se jeter dans le pneumo-gastrique, au niveau de son ganglion.

(1) Suivant Ribes, HIppolyte Cloquet et Hirzel, le grand nerf pétreux superftciel (rameau supérieur ou crânien du neif vidien) s'appliquerait contre le facial sans s'anastomoser avec lui, pour s'en détacher plus bas, sous le nom de corde du tympan; et comme, d'une part, le lilet crânien du nerf vi.iien naît, suivant ces auteurs, du ganglion spliéiio-palatin et que, d'autre part, la corde du tympan est supposée se rendre au gan'-lion sous-maxiltaire, on voit que, dans celte manière de voir, le rameau supeneui <tu ncrr vidien et la corde du tympan, qui n'en serait que le prolongement, etablu-aienl une communicalion entre le ganglion spl.éno-palalin et lo ganglion sous-maxdlaire. Or 1" il n'est pas du tout démontré que la corde du tympan se rende au ^^anglion sous- Mvixillaire- la connexion admise entre le Tilel supérieur du nerf vidien et la corde du ivmpan est en opposition avec les fails. En effet, il ..'y a pas seulement accolement. mais bien anastomose, fusion du nerf vidien avec le facial, cl la corde du tympan n a aucut.e espèce de rapport avec le premier de ces nerfs. Celte indépetidatice du no, v,d,c n et de la corde du tympan se voit surtout Idon manifestement sur uncpie.e quon a fait macérer dans l'acide nitrique étendu d'eau.

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Le rameau de la fosse jugulaire me paraît provenir exclusivement du facial. 11 ne m'est pas prouvé que ce rameau, comme on l'a prétendu, soit un nerf mixte, composé à la fois de fibres émanées du facial et se rendant au pneumogastrique, et de fibres partant du pneumo-gastrique pour se rendre au facial.

C Rameau anastomotique fourni par le facial au glosso-pharyngien. Ce rameau, parfailemeut bien indiqué par Ilallcr, naît du facial au sortir du canal de Fallope, se porte transversalement de debors en dedans, passe au-devantdela veine jugulaire interne, et va se jeter dans le tronc duglosso-pharyngien immédiate- iiumcau aument au-dessous du ganglion pétreux. Quelquefois ce nerf descend verticale- '•'<:"|"ment jusqu'il la portion moyenne du ventre postérieur du digaslrique, qu u contourne en demi-spirale ou qu'il traverse en lui abandonnant des ramifications, puis remonte pour se jeter dans le ganglion d'Andersh.

7° Rameau auriculaire postérieur. Ce rameau, mieux nommé auriculo- occipital, se détache du facial encore engagé dans le trou stylo-mastoïdien, s'applique immédiatement contre l'apopbyse mastoïde, qu'il contourne en passant au-devant, ga division, puis en dehors 'd'elle (1) : c'est au moment où il est situé au-devant de l'apophyse mastoi'de qu'il s'anastomose avec un filet remarquable de la branche auriculaire du plexus cei'vical; après quoi il se divise en deux filets : l'un ascendant ou auriculaire proprement dit, qui traverse le muscle auriculaire postérieur, auquel il fournit, contourne le pavillon de l'oreille, et va se terminer dans le ce rameau muscle auriculaire supérieur; l'autre horizontal ou occipital, plus considérable, exciusi continuation du tronc, qui passe immédiatement au-dessous du muscle au- moteur, riculaire postérieur, auquel il donne quelques filets, gagne la ligne courbe demi-circulaire postérieure de l'os occipital, qu'il suit rigoureusement, et se perd en émettant successivement, 'en haut, de pctitsfilamentsquiseperdentdans nameau le muscle occipital. On peut suivre ces lîlaments jusqu'à la ligne médiane ; au- styiieu. cun d'eux ne va se rendre à la peau.

8° Rameau stylo-hyoïdien. Ce rameau, trés-grûle, se détaclie en arriére du facial, à sa sortie du trou stylo-mastoidien, se dirige obliquement en bas, en nameau dedans et en avant, et se jetledans le muscle stylo-liyoïdien, après en avoir masioidicu. longé le bord supérieur.

0° Rameau digastrique. 11 naît souvent d'un tronc commun avec le précédent et se jette dans le ventre postérieur du digastrique : je l'ai vu envoyer un iilet anastomotique au nei-f glosso-pharyngien.

10" Rameau des muscles stylo-ylusse et glosso-staphyli7i (rameau lingual, L. liirscbfeld). Ce rameau, long et ténu, qui s'écliappe du facial à sa sortie du trou stylo-mastoidien ou un peu au-dessus de cet orifice, se dirige ensuite en bas et en dedans, en longeant le côté externe et antérieur du muscle slylopbaryngien, pour gagner les côtés du pharynx, puis l'intervalle situé entre l'amygdale et le pilier antérieur du voile du palais, et enfin la base de la langue, où il se termine en se ramifiant.

Dans ce long trajet, ce i-ameau reçoit constamment du nerf glosso-pharyngien . un ou deux filets, qui traversent le muscle slylo-pharyngien. Ainsi renforcé, il arrive à la langue sans fournir aucun filet: là, il s'anastomose avec des filets terminaux du glosso-pbaryngicn et se divise en un grand nombre de ramifications,

(!) Ce petit nerf est logé dans le sillon qui sépare l'appohyse maslc'ide de la crête vaginale. (Voyez Osteol., p. 130.)

NEVROLOGIE.

dont les unes vont à la muqueuse de la langue, les antres aux muscles styloglosse et glosso-slaphylin.

B, — Drniiclics terminales du facial.

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