PAIRE OU NERF AUDITIF
Le nerf auditif OU acoustique, portion molle de la septième paire, est rubané et non fasciculé à son origine.
u. Origine apparente. 11 naît du bulbe par deux racines bien distinctes : l'une antérieure, l'autre postérieure. L'antérieure {fig. i 30) naît dans la même fossette que le facial, immédiatement en dehors de ce nerf, en dedans du pédoncule cérébelleux, au-dessus des racines du glosso-pharyngien ; elle forme un faisceau aplati, plus volumineux que celui des racines postérieures. Les racines posté- origine ap Heures {fig. 111) apparaissent sur la face postérieure du bulbe rachidien, sous 1 la forme de filets ou stries qu'on suit jusqu'au sillon médian ducalamus, et qui ■ forment quelques-unes des barbes ducalamus scriptorius. Ces stries sont extrê- ; mcmcnl variables relativement à leur aspect, leur nombre et leur direction, i Ordinairement d'un blanc éclatant, qui tranche sur la couleur grise du plancher du quatrième ventricule, elles sont quelquefois ternes et comme voiléespar ide la substance grise. U en existe le plus souvent quatre ou cinq, qui couver-
Action sur
)es séci'iHioii ..
Scnsibilili!
du faciul.
NÉVROLOGIE.
Connexions Jes racines du nerf auditif.
Trajet.
Fiar. 1S3.
r..,Ju
Ec.d:. I,
geiit vers la partie supérieure et latérale du bulbe, où elles se réunissent en faisceau. Plusieurs ne se continuent pas avec le ruban auditif. On dit mônDC avoir vu les filets postérieurs d'origine du nerf auditif manquer complètement. On a admis pour les nerfs auditifs une commissure transversale en forme de bandelette; mais cette commissure ne me paraît nullement démontrée.
b. Origine réelle. Les racines du nerf auditif cheminent dans l'épaisseur du bulbe
en faisceaux dislincts (3 ou 4), séparés par des fibres longitudinales, et qui se dissocient en approchant de la ligne médiane. Elles se dirigent d'avant en arrière, vers le plancher du quatrième ventricule, qu'elles atteignent à 2 ou 3 millimètres en dehors du sillon médian. Là, elles s'épanouissent et se mettent en rapport, suivant Schrœdervan der Kolk, avec de grosses cellules nerveuses multipolaires , unies entre elles par leurs prolongements, et d'où partent des fibres qui se rendent au cervelet par le corps resliforme (nerf cérébelleux, Foville) ; d'autres fibres unissent ce noyau de l'acoustique à celui du côié opposé.
Le même anatomiste signale des connexions entre les racines du nerf auditif et celles du trijumeau, entre le noyau de l'acoustique et. celui du facial, connexions par lesquelles il explique certains mouvements réflexes ayant l'oreille pour point de départ. Luys, enfin, décrit entre les racines de l'acoustique des cellules nerveuses, d'où partent des fibres qui se rendent au noyau postérieur de la couche optique.
c. Trajet. Le nerf auditif, constitué par la l'éunion des deux ordres de racines à la partie supérieure et latérale du bulbe, se porte en dehors, en haut et en avant, vers le conduit auditif interne, dans lequel il s'engage.
Dans ce trajet, il est accompagné par le facial, sur lequel il se moule eu forme de gouttière, à concavité dirigée en haut et en avant. Les deux nerfs conlournent le pédoncule cérébelleux moyen, qu'ils croisent à angle droit,
Nerf acoustique vu par la face supérieure du i-ocher. — Nerf de Wrisberg {*) {d'après L. Hirsclifeld;.
(*) Aiinsl., anastomose entre la branche des canaux demi-circulaires et le facial. — C. d. C(r<"., rameau des canaux demi-circulaijes vertical supL^'ieur et horizontal. — C. (le cire, p., rameau du canal demicirculaire postérieur. — Cochl., nerf cochhUiire. — Ec. du tcmp., (!caillc du temporal. — nud., nerf .,,„IHIf. jV. fac, nerf facial. — Jh vest., rameau vestibulairc. — Vesl., (tranche vestihulaire de l'auditif. ■— Wmb., nerf iiilermiidiaire de Wrisberg.
NERFS CRANIENS : 8° PAIRE.
lon-ent le bord antérieur du lobule du pneumo gastrique, cl sont enveloppés jusqu'au fond du conduit auditif interne par une gaîne que leur fournit l'aracli-
^''TTermiiiaison. Dans le conduit auditif interne, le nerf auditif se divise en deux sa division cordons, qui restent distincts dans toute la longueur du conduit, bien qu'ils ne soient passéparés, et qui traversent les trous de la lame criblée que nous avons dit occuper le fond du conduit auditif interne. (Voyez Ostéologie.)T)e ces deux branches, l'une. antérieure, est destinée au limaçon; l'autre, postérieure, est destinée au vestibule et aux canaux demi-circuMres. La distribution et la terminaison de ces branches ont été étudiées à l'occasion de l'organe de l'audition.
c Fonction. Le neri auditif est exclusivement le nerf de l'audition. 11 transmet a l'encéphale les impressions vibratoires qui constituent les sons et les bruits.
deux cordons disUncts.
Terminaifon.
Fonctiou.
PAIRE OU NERFS GLOSSO-PHARYNGIENS.
Préparation. Emporter par une coupe triangulaire la inoltie postérieure du trou déchiré postérieur ; détacher avec précaution la veine jugulaire, au-devant de laquelle les nerfs se trouvent placés. Étudier les connexions du glosso-pharyngien avec le pneumogastrique et avec le spinal.
Le nerf fjlosso-fharyngien, portion antérieure de la huitième paire de Willis, est destiné au pharynx et à la langue.
a. Origine apparente. 11 naît du corps restiforme {fig. 130), immédiatement audessus dupnenmo-gastrique, au-dessous du nerf auditif, par une série de filets (5 ou 6) qui émergent du bulbe sur le prolongement du sillon collatéral posterieur de la moelle, et se réunissent en un cordon un peu aplati.
6. Origine réelle. Suivant Schrœder, les noyaux des glosso-pharyngiens sont situés sur les parties latérales du plancher du quatrième ventricule, immédiatement au-dessus du calamus scriptorius ; les fibres qui en partent, passent entre les racines inférieures du trijumeau. De ces mûmes noyaux, partiraient des fibres qui, après s'cire entre-croisées dans le raphé, s'élèveraient vers l'encéphale.
c. Tra/ef.Du bulbe rachidien, le glosso-pharyngien se porte horizontalement en avant et en dehors, logé dans le tissu sous-arachnoïdien, puis entouré d'une gaîne qui lui est commune avec le pneumo-gastrique et le spinal, et qui est fournie par l'arachnoïde.
11 sort du crâne par le trou déchiré postérieur, placé dans un canal tantôt fibreux, tantôt osseux, qui lui est propre, et qui est situé au-devant de celui du pneumo-gastrique et du spinal réunis, en dedans de la veine jugulaire interne, dont il est séparé par une lame cartilagineuse et quelquefois osseuse.
Dans son passage il travers ce canal, le nerf glosso-pharyngien change de direction , se recourbe à angle droit, et présente un renfiement ganglionnaire, décrit par Andersh sous le nom de ganglion pêtrnix, et plus généralement connu aujourd'hui sous le nom de gamilion d' Andersh (1). A ce ganglion, qui occupe une dépression osseuse du rocher (receptaculum ganglii pe/fnsi), succède un cordon
(1) J. Mûller a décrit un second ganglion, très-petit, qui n'appartient pas au nerf tout entier, mais à quelques-uns de ses ûlets, et qui occupe la partie supérieure du troudéchiré postérieur. C'est cette portion ganglionnaire qui, suivant le physiologiste que je viens de citer, représenterait les racines du sentiment. Je n'ai pas été assez heureux pour rencon-^ Irer ce ganglion partiel.
Destination.
Origine apparente.
Origine réelle.
Trajet, crànicu .
Le glossopliaryugicn sort du
crâne par un canal propre.
Ganglion pétreux ou d'Andersli.
Trajet du glosso" pliaryugieu
Ganglion piilreux ou d'Andersli.
Anastomoses.
Conduit et embranchement destinés au rameau de JacobsoD.
■^^^ NEVROLOGIE.
arrondi, qui se porte verticalement en bas, derrière les muscles slyliens au-devant de la carotide interne, puis entre les muscles stylo-pharyngien et styloglosse, se dirige d'arrière en avant, en décrivant une courbe à concavité supérieure, passe au-devant du pilier postérieur du voile du palais, derrière 1 amygdale, et va se rendre à la muqueuse de la base de la langue.
d. Ganglion pétnux ou d'Andersh. Ce ganglion, décrit par Andersli en im, est logé dans une petite fossette qui se voit en avant et en dedans du trou décliiré postérieur, en arrière de l'orifice inférieur du canal carotidien. Sa forme est
l-l.iilLLL. un
Pl.crrK
c, vf.ftf,tr.ar.KLxzc.
Glosso-pharijngien et rameau de Jucobson {*) (d'après L. Hirschfeld),
ovoïde, sa cow^eM)' grisâtre ; son grand axe, dirigé verticalement, mesure 2 à 3 millimètres.
e. Anastomoses. K.U niveau du trou déchiré postérieur ,1e glosso-pharyngien présente quatre rameaux anastomofiques : le rameau de Jacobson, un rameau venu du facial, un filet qui l'unit au pneumo-gastrique ou plus exactement au spinal et un autre qui l'unit au grand sympathique.
Rameau de Jacohson. Ce rameau, signalé par Andersh, décrit en 1818 par Jacobson, qui en a fait sentir l'importance et indiqué les principales divisions, est remarquable par le nombre et la ténuité de ses divisions, par son trajet, et surtout par ses anastomoses avecle facial, le trijumeau et le grand sympathique, l'our en faciliter l'intelligence, je vais d'abord décrire les canaux par lesquels il passe :
(•) N. gl. pha., nerf glosso-pharyugicn.- Pl. crrv., plexus cervical. - N. p„. gnst,:, nerf pneumogastrique. - G. ccrv. sup., ganglion cervical supérieur. - V. jug., veine jugulaire. - N. hyp., nerf hypoglosse, eu partie réséqué. - N. spi,,., nerf spinal. - G. d'And., ganglion d'Andersh. - Bam. car., rameau carotidien. -F. fen. ron., lilet de la fenêtre ronde— F. fe». ova., filet de la fenêtre ovale — N. f., nerf facial. - P. pet. pr., petit nerf pélreiix profond. - P. pH. sup., petit pélreux superficiel d'Arnold. — F. trom, Eust., lilet de la Irunipe d'Euslache.
NËRFS CRANIENS : 8^ PAIRE.
Sur la crôlc qui sépare la fosse jugulaire du canal carotidien, en dehors de l'aqueduc du limaçon,' se voit un petit pcrtuis, qui est l'orifice inférieur du canal de Jucobson. Il conduit dans un canal qui se porte en arrière et en haut, s'ouvre, après un trajet de 6 à 8 milHmètres, sur la paroi interne de la caisse du tympan, au-devant de la fenûtre ronde, au-dessous du promontoire ; là il se continue avec une gouttière creusée à la surface de cette saillie, gouttière qui sa division se divise, ainsi que l'a montré Arnold, en six embranchements, logeant chacun eu six mois, une division du rameau de Jacobson, et dont deux se portent en arrière, deux en avant et deux en haut.
C'est, en effet, dans ce canal que pénètre le rameau de Jacobson, qui se détache Division du de la partie antérieure et externe du ganglion d'Andersh(l) et se divise en six filets. -j/j^'^Xon
Les filets postérieurs, très-grâles, se ramifient dans la muqueuse tympaniquc, cnsixGieis. l'un, au voisinage de la fenûtre ronde, l'autre, au pourtour delà fenêtre ovale.
Des filets antérieurs, l'un se porte directement en avant, vers le canal carotidien, où il pénètre en traversant la lame osseuse qui le sépare de la cavilé tympanique, et s'anastomose avec le plexus nerveux qui enlace celle arlère : ce filet carotidien est quelquefois double. L'autre se dirige en avant et en haut, se distribue dans la muqueuse de la trompe d'Eustache, et se divise en filets divergents.
Les filels supérieurs, qui peuvent être désignés sous le nom de iierfs pétreux profonds, sont l'un interne, l'autre externe; le premier traverse la face supérieure du rocher, s'accole au grand nerf pélreux superficiel, pour contribuer avec lui à former le nerf vidien et se rendre au ganglion sphéno-palalin ; le second va rejoindre le petit nerf pétreux superficiel, émané du ganglion géniculé, et se rend avec lui au ganglion clique.
Il suit de là : 1° que, par trois filels, le rameau de Jacobson fournit à la muqueuse de la trompe d'Eustache, à la muqueuse de la caisse du tympan qui avoisine la fenûtre ronde, à celle qui avoisine la fenûtre ovale ; 2° que, par trois autres filets, ce rameau établit une communication entre le glosso-pharyngien, d'une part, et le maxillaire supérieur (plus spécialement le ganglion sphéno-palalin, par l'entremise du nerf vidien), le ganglion clique du maxillaire inférieur, et le ganghon cervical supérieur du grand sympathique, d'autre part.
2" Rameau anastomotique entre le facial et le glosso-pharyngien. Ce n'est autre uameau chose qu'un rameau émané du facial, immédiatement après sa sortie du trou stylo-masioïdien, et qui va se jeter, soit dans le tronc du glosso-pharyn • giossogien lui-mûme, immédiatement au-dessous du ganglion d'Andersh, soit dans pha>yugicn une de ses branches. Dans ce dernier cas, la branche du glosso-pharyngien destinée à recueillir cette anastomose décrit un trajet fort remarquable que voici : née du ganghon d'Andersh, immédiatement au-dessous du rameau de Jacobson, elle se porte en bas et en dehors, derrière l'apophyse styloïde, et par conséquent derrière le muscle digastrique, qu'elle traverse, pour se réfléchir de bas en haut, en décrivant une anse à concavité supérieure, aussi remarquable que celle de l'hypoglosse, et va s'anastomoser avec une branche émanée du facial au moment de sa sortie du trou stylo-mastoïdien. Le rameau anastomotique, trèsvariable pour le volume, que le facial envoie au glosso-pharyngien, me paraît
(I) J'ai vu ce rameau corislitué par deux fliels, l'un venu du pneuino-gastrique, l'aiilre Venu du glosso-pliaryngien. Chez un aulre sujet, j'ui vu ce rameau formé par 1 anastomose d'un filet émané du rameau de la fosse jugulaire avec un filet du glosso-pharyngien.
NÉVROLOGIË.
Cctti; anaslomose l'st essentiellement constituée
pai- un l'iinieau du spiuiil qui se jette dans le Slossopliaryugieu.
Disti'ibution.
Rameau des
muscles digastiique et glossopharyngicn.
Filets carotidiens.
i^lrc le vestige d'un rameau considérable du facial que j'ai vu remplacer en partie le glosso-pharyngien, et se rendre directement, sans anastomose, à la base de la langue et au voile du palais (1).
3" Anastomose du glosso-phuryngien avec le sjyinal et Je pneumo-cjastrique. Le plus ordinairement, le glosso-pharyngien s'accole au pneumo-gastrique, ou plus exactement au rameau anasiomotique du spinal. Quelquefois il est complètement isolé de ces nerfs, avec lesquels il ne communique que par son rameau pharyngien. Dans un cas, le glosso-pharyngien, avant de se renfler en ganglion, recevait une branche du pneumo-gastrique; dans un autre cas, le glosso-pharyngien, qui naissait par deux ou trois filets, était en quelque sorte complété par le pneumo-gastrique, à l'aide d'une communication assez analogue à celle de ce dernier nerf avec le spinal. Le glosso-pharyngien doublait de volume après cette communication, qui avait lieu par un rameau presque transversal. La communication du spinal et du glosso-pharyngien n'a lieu le plus ordinairement qu'à l'aide du rameau pharyngien du premier de ces nerfs. Je considère cette anastomose comme constituée par un rameau du spinal qui va se jeter dans le glosso-pharyngien.
f. 4° Anastomose du gJosso-ipharyngien avec le grand sympathique. Elle se fait paiun filet très-grêle, qui se détache de la partie inférieure du ganglion d'Andcrsh, quelquefois un peu plus bas, descend verticalement, et après un court trajet, dans lequel il reçoit parfois un filet du pneumo-gastrique, s'unit au rameau carotidien du ganglion cervical supérieur.
Distribution. Le glosso-pharyngien fournit les rameaux suivants :
i° Un rameau destiné aux muscles digastrique et stylo-pharyngien;
2° \]n rameau qui s'unit au filet que le facial fournit au stylo-glosse;
3° Des rameaux carotidiens ;
4° Des rameaux pharyngiens;
0° Des rameaux tonsillaires ;
6° Des rameaux terminaux ou linguaux ;
1" Rameau du digastrique et du stylo-pharyngien. Ce rameau se détache du côté externe du nerf, au-dessous du trou déchiré, et se bifurque, pour se rendre par une de ses divisions dans le ventre postérieur du digastrique, et par l'autre dans le muscle stylo-pharyngien. Le filet destiné au digastrique fournit constamment un filament au stylo-hyoïdien et s'anastomose à son exti'émilé avec le rameau du digastrique qui provient du facial.
1° Rameau qui s'unit au filet que le facial donne au stijlo-glosse.Ce rameau, trèsgrêle, naît du glosso-pharyngien un peu au-dessus du stylo-pharyngien, qu'il traverse dans son trajet descendant, sans lui fournir aucune ramification, et vient s'accoler au filet du fticial qui se rend sur le côté de la base de la langue (v. Facial).
3° Filets carotidiens. Assez nombreux, ils longent l'artère carotide interne, communiquent dans leur trajet avec un filet du pneumo-gastrique, et, parvenus à l'emtjranchement de la carotide primitive, s'anastomosent avec les filets carotidiens du ganglion cervical supérieur et concourent à la formation du plexus
(I) Celte disposition, je veux dire un filet du facial se rendant directemeiit à la langue et au voile du palais, n'est pas très-rare. Dans une pièce de concoius déposée dans les cabinets par M. Uicliet, le facial du côté droit envoie directement un tilelau voile du palais) la même di.^pusitioii n'a pas Heu à gauche.
NERFS CRANIENS : 9*= PAIRE.
Des nerfs émaiic's du plexus iiitei'carulidien.
Hameaux
pharyngiens.
Hameaux lousillaires.
Hameaux l'mgaux.
inter-carotidien, dont nous parlerons à l'occasion du grand sympathique; plexus infcr-carotidien, d'où parlent des prolongements plexiformes autoùr des'artùres qui émanent de la carotide externe, et plus particulièrement autour de l'arlùre faciale et de l'artère temporale. Je n'ai pas pu les suivre sur le tronc de l'artère larolide primitive. On décrit quelques-uns de ces filets comme allant s'urùr aux nerfs cardiaques. De petits rennements ganglionnaires s'observent sur les rameaux sympathiques du plexus inter-carotidien.
4» Rameaux pharyngiens. Au nombre de deux ou trois, ils vont de suite s'anastomoser avec les rameaux pharyngiens du nerf pneumo-gaslrique, ou plutôt du spinal, et avec les rameaux internes du ganglion cervical supérieur, pour constituer le plexus fharijngien. On a dit que ces rameaux pharyngiens ne faisaient que traverser les muscles du pharynx pour se porter à la membrane muqueuse; mais il est de la dernière évidence qu'ils fournissent également au constricteur moyen et au constricteur supérieur. Les filets de ce dernier muscle se réfiéchissent de bas en haut, sur la face postérieure du pharynx.
b° Les rameaux t07isillaires sont très-multipliés et forment par leurs anastomosés, sur la face externe de l'amygdale, une espèce de plexus {plexus tonsitktire, Andersh). Ces rameaux se distribuent aux amygdales, à la muqueuse des piliers du voile du palais et de ce voile lui-môme. La question de savoir si un certain nombre de filets sont fournis aux muscles glosso-slaphylin et pharyngostaphylin n'a pas encore été résolue par l'anatomie.
6^ Bameaux terminaux ou linguaux. Après avoir iourni ces divers rameaux le glosso-pharyngien, réduit à la moitié de son volume, s'engage dans l'épaisseur de la base de la langue, où il se perd en se ramifiant. Parmi les rameaux hnguaux, les uns se placent immédiatement sous la muqueuse, les autres traversent les couches les plus supérieures du noyau hngual, pour se porter à la muqueuse linguale, mais plus en avant queles précédents : tous sont destinés à la muqueuse c! aux glandules situées derrière le V lingual. Les plus internes se portent de dehors en dedans, sur les côtés de la ligne médiane. M. Huguier a démontré qu'au niveau du foramen cœcum, un ou deux filets s'anastomosent avec des (ilets semblables du côté opposé. Les plus externes longent les bords de la langue. Le réseau qu'ils forment communique, suivant M. Sappey, avec le filet que le ' facial envoie aux muscles stylo-glosse et glosso-staphylin.
C'est essentiellement à la base de la langue, à la muqueuse située derrière le V lingual et aux papilles caliciformes que se distribue le glosso-pharyngien. Je n'ai vu aucun filet se perdre dans l'épaisseur des fibres musculaires de la langue. Remak, Kœlliker et Schiff ont constaté l'existence de petits ganglions microscopiques sur le trajet des filets linguaux du glosso-pharyngien. Un filet qui se dôlache au niveau. des filets pharyngiens, suit l'artère linguale en même temps que les filets émanés du plexus inter-carotidien et se porte avec elle à la face inférieure de la muqueuse, jusqu'à la pointe de la langue.
Fonction. Le glosso-pharyngien est-il purement sensitif par lui-même, ou est-il Fonction, un nerf mixte, dès son origine. Cette question est encore controversée, et les expériences physiologiques auxquelles on s'est livré pour la résoudre, ont donné dos résultats contradictoires.
Le glosso-pharyngien, en tant que nerf sensitif, transmet-il seulement des sensations gustatives, ou préside-t-il également à la sensibilité tactile et générale? [rrilé mécaniquement dans le crâne, il ne détermine qu'une douleur très-minime; Longet dit que le pincement du nerf semble avoir produit de m- 3e
lis sunt tous destinés à
la muqueuse de la laugue.
NÉVROLOGIE.
la douleur; Panizza, au cotilraire, nie que l'irrilation du glosso-pharyngien soit douloulouse. D'aulre part, la distribution d'une portion de ses fibres dans des régions où la sensibilité guslalive fait défaut, telles que la muqueuse du voile du palais et du pharynx, semble démontrer que ce nerf jouit aussi de la sensibilité générale. L'origine de ce nerf sur la môme ligne que les racines rachidiennes postérieures, le ganglion qu'il présente au niveau du trou déchiré postérieur, devaient l'aire présumer que le glosso-pharyngien est un nerf de sensibilité, cl que les filets qu'il fournit aux muscles digaslrique, stylo-pharyngien, constricteurs supérieur et moyen du pharynx, glosso-staphylin et pharyngoslaphylin, lui viennent du facial et du spinal. Or, les expériences physiolugiques insliluécs par I-onget paraissaient mettre hors de doute cette proposition. Mais les recherches les plus récentes, faites par M. Chauveau sur des chevaux qu'on venait d'abattre, font croire que le glosso-pharyngien est un nerf mixte dés son origine, du moins chez le cheval.
Par ses rameaux terminaux, le glosso-pharyngien est essentiellement l'agent de la sensibilité gustalive de la base de la langue. Par ses rameaux collatéraux, il donne la sensibilité à la muqueuse de l'oreille moyenne, du pharynx, des amygdales et du voile du palais.
10° PAIRE ou NEnFS PNEUMO GASTHIQUES.
Destination du pneumogastrique.
Son origine apparente.
Son origine réelle.
Connexions de son noyau.
Préparation. — Ouvrir le trou déchiré postérieur par sa partie postérieure; étudier successivement le nerf dans les diverses portions de son Irajet.
Le nerf pneumo-gastrique, appelé aussi nerf vague, dixième pâtre des auteurs modernes, branche principale de la huitième paire de Willis, est un des nerfs les plus remarquables de l'économie, à raison de l'étendue de sa distribution et de l'importance des organes auxquels il est destiné. Il fournit, d'une part, au larynx, aux poumons et au cœur, d'autre part, au pharynx, à l'œsophage, à l'estomac et au plexus solaire. Il n'est pas rare de voir les deux pneumogastriques très-inégaux en volume.
a. Origine apparenle. — Le pneumo-gastrique naît de la partie latérale et supérieure du bulbe rachidien, au-dessous du glosso-pharyngien, au-dessus des racines du spinal, dans la hgne des racines postérieures des nerfs rachidiens. Celle origine a lieu par une série de filets qui émergent du sillon de séparation de l'olive et du fïiisceau intermédiaire {fig. 130).
b. Origine réelle. — Les radicules du pneumo-gastrique peuvent être suivies toutes jusqu'au plancher du quatrième ventricule, où elles naissent d'un noyau gris allongé, situé sur la partie latérale de ce plancher et d'autant plus rapproché de la ligne médiane qu'on l'examine plus inférieurement ; ce noyau central est composé de petites cellules ganglionnaires multipolaires.
Suivant Schrœder, le noyau du pneumo-gastrique est le point de départ de fibres nerveuses qui se dirigent vers l'encéphale, après s'être entre-croisées, dans le raphé, avec celles du côté opposé; il est, en outre, en connexion avec un faisceau de fibres longitudinales situé à. son cOté externe et qui n'est lui-même que l'extrémité supérieure, terminée en pointe, des cordons latéraux de la moelle, cordons qui, d'après SchiiT, renferment tous ou presque tous les tubes moteurs du Ironc. On expliquerait ainsi l'inlluence réflexe du pneumo-gaslnque sur les muscles de la respiration.
Trajet.
NERFS CRANIENS : iO^ PAIRE. 557
Enfin le noyau du pneumo-gastrique a des connexions avec la racine descendante du trijumeau et se trouve uni, par des fibres transversales, avec le noyau correspondant du côté opposé, ce qui rend compte des mouvements respiratoires réflexes provoqués par l'excitation du trijumeau, et de l'action simultanée de ces excitations sur les muscles des deux côlés du tronc.
c. Trajet. Les filets d'origine du pneumo-gastrique convergent, se réunissenl en sept ou huit faisceaux d'abord, puis en un seul cordon aplali, qui se dirige en deliors, vers le trou déchiré postérieur, par lequel il sort du crâne, en se coudant à angle droit. Suivant Vieussens et Santorini, quelques-uns de ces filets d'origine naîtraient de la paroi inférieure du quatrième ventricule, contourneraient exléricurement le corps restiformc, ce qui donnerait aux radicules ' du pneumo-gastrique une certaine analogie avec celles de l'auditif.
Le pneumo-gastrique, sorti du crûne, se porte verticalement en bas, le long de la colonne cervicale, pénétre dans la poitrine, parcourt cette cavité en longeant l'œsophage, se divise en un grand nombre de rameaux, dont les anastomoses constituent le plexus pulmonaire, se reconstitue plus bas, au niveau de la racine des bronches, traverse le diaphragme, pour se terminer, à droite, dans l'estomac et le foie, à gauche, dans l'estomac et le plexus solaire.
Nous allons examiner successivement les diverses portions de ce nerf.
I. La.portion intra-crànienne du pneumo-gastrique, en rapport, en haut, avec le glosso-pharyngien, eu bas avec le spinal, est entourée d'une gaîne fournie par le feuillet viscéral de l'arachnoïde, gaîne infundibuliforme qui lui est commune avec ces deux nerfs.
H. Bam le trou déchiré postérieur, le pneumo-gastrique est situé au-devani du nerf spinal et passe par la môme ouverture que ce nerf, qui lui est accolé; une cloison fibreuse, cartilagineuse ou osseuse le sépare du glosso-pharyngien^ qui est au-devant de lui; une cloison cartilagineuse, et souvent osseuse, le sépare de la veine jugulaire interne, qui lui est postérieure.
A son passage dans le trou déchiré postérieur, le nerf pneumo-gastrique présente un renflement ganglionnaire bien prononcé.
Le çianglion du pneumo-gastrique ou ganglion jugulaire, qu'on peut compa- y^^^ rcr au ganglion de Casser et aux ganglions inter-vertébraux, de forme ovoïde dupneùmî.de couleur grisâtre, mesure de 4 à 6 millimétrés en longueur. Sa surface g='^''-''3"«- ■■1,1 inégale, comme crevassée. Le nerf spinal ou accessoire de Willis, placé "^"uecT' sur sa face postérieure, communique avec lui par plusieurs filets très-déliés. spiLT. Il n est pas rare de voir les racines les plus élevées, ou racines bulbaires du nerf spinal, venir se jeter directement dans le nerf pneumo-gastrique.
Du ganglion jugulaire part un filet anastomotique qui se rend au ganglion petraux du glosso-pharyngien (je n'ai pas toujours trouvé ce filel); à ce ganghon aboutit le rameau anast.motique du nerf facial (voyez la description de '"ue"d7' ce neil), découvert par Comparelti, qu'Arnold a désigné sous le nom de ne.f facial. rameau auriculaire du pneumo- gastrique, que j'ai proposé d'appeler rameau de la fosse jugulaire du nerf facial, et que l'on voit très-bien par transparence à travers les parois de la veine jugulaire interne ouverte. Ce rameau, dont on me pardonnera de rappeler ici la description, né du nerf facial, à la partie inférieure du canal de l'allope, sort de ce canal par un petit conduit très-court qui s'ouvre dans la losse jugulaire, parcourt un Irajet horizontal semi-circulaire enire la veine jugulaire interne et la moitié anicricure de cette fosse, fournifun filet au rameau de Jacobson, et va se jeter dan; le nerf pneumo-gastrique au moment
NÉVROLOGIE.
J.B.LévEILU.DEL..
Pneumo-cjmiriquc rjauche {d'après L. Uirschfeld) (*;.
NERFS CRANIENS : 10* PAIRE.
où ce nei'f traverse le Iroii déchiré postérieur (1). J'ai déjà dit, k l'occasion du facial, que ce rameau de la fosse jugulaire, au lieu de provenir du pneumogastrique, comme on le dit généralemeni, est une émanation du facial qui va se jeter dans le pneumo-gaslrique pour lui fournir des filets moteurs. J'ai vu le nerf de la fosse jugulaire s'anastomoser avec le rameau lympanique du facial.
III. A sa sortie du trou déchiré postérieur, le pneumo-gastrique se présente sous l'aspect d'un cordon plexiforme, qu'accompagne souvent la substance grise du ganglion dans l'espace de deux à trois cenlimèires. Ce plems gangliforme, comme il a été nommé par Willis et Vieussens, figure un renflement fusiforme très-allongé; il est situé au-devant et en dedans du ganglion cervical supérieur du grand sympathique, en arrière du glosso-pharyngien et de l'artère carotide interne; le grand hypoglosse le contourne en dehors, à la manière d'une demispire. Formé de fibres blanches extérieurement, de fibres grises et de cellules nerveuses intérieurement, il conslilue un véritable ganglion et présente des connexions importantes avec le nerf spinal ou accessoire, avec le grançl hypoglosse et avec le ganglion cervical supérieur.
a. Il reçoit la branche de bifurcation du spinal que nous désignerons sous le nom de branche interne ou anastomoliquc du spinal et qui s'accole au pneumogastrique, dont elle peut longtemps être distinguée.
b. 11 reçoit l'anastomose du grand hypoglosse au moment où il est croisé par ce nerf, et d'autres fois avant cet entre-croisement. Celle anastomose oflVc beaucoup de variétés : quelquefois elle a lieu par un filet très-grûle, d'aulrcs fois elle se fait par deux ou trois filets formant une espèce de plexus (2).
c. h' arcade formée parles branches antérieures des deux immières paires cervicales fournit quelquefois au pneumo-gastrique, par sa partie moyenne, un rameau très-grèle, qui se jette dans le plexus gangliforme au même niveau que les filets émanés de l'hypoglosse.
d. Le plexus gangliforme du pneumo-gastrique communique avec le ganglion cervical supérieur du grand sympathique par un rameau ou deux, chez l'homme et chez quelques mammifères (3). Dans les autres classes d'animaux, la connexion est si intime que la séparation du pneumo-gastrique et du ganglion cervical supérieur est tout à l'ail impossible. J'ai plusieurs fois rencontre, chez
(1) J'ai vu ce rameau pénétrer, iminéJiateraeiit après son origine, dans la gaine du glosso-pharyngien, s'appliquer contre son ganglion et se réfléchir d'avant en arrière, pour se porter dans la fosse jugulaire. Arnold a représenté ce rameau comme divisé en trois filets : un ascendant, qui s'anastomose avec le tronc du nerf facial ; un desceiidanl, qui s'anastomose avec le rameau auricufaire postérieur du même nerf facial; un moyen, qui va se distribuer au conduit auditif externe.
(2) Chez un sujet, le grand hypoglosse du côté gauche présentait des connexions intimes avec le pneumo-gastrique et le spinal, si bien que la brandie descendante do l'hypoglosse était accolée au nerf pneumo-gastrique. L'étude attentive de cette anaslomose me paraît établir d'une manière posiUve qu'elle est tout à l'avantage du pneumogastrique, qui reçoit les nerfs émanés de l'hypoglosse, tandis que celui-ci ne reçoit aucun fijet du pneumo-gaslrique.
(.•}) J'ai vule pneumo-gastrique communiquer avec le grand sympathique par plusieurs filets qui se détachaient à diverses hauteurs du ganglion: deux partaient de la partie supérieure du ganglion cervical, en se dirigeant de bas en haut; deux partaient de la partie inférieure du ganglion et se dirigeaient de haut en bas ; tous s'unissaient au pneumo-gastrique
Disposition plcxilornie du pneumogastrique.
Il reçoit
une branche cunsicléra-
ble du nerf spinal.
Sou anastomose avec le nerf
grand hypoglosse.
Le pneumogastrique
reçoit un ou jjlusieui-à liicts du
grand hypo glosse.
Des rapports du piicumo gastrique avec le gan gliou cervical supérieur.
NÉVROLOGIE.
napporls du puciimu-
gnstrique le long du cou.
Tîi'anclios qu'il fournit
Rameau pharyngien.
Varii!tés d'ongiuc.
Plexus pharyngien.
Origine et trajet du
laryngé supérieur.
riiomme, cetlc môme spositionje veux dire l'accolement ou la fusion du ganglion cervical supérieur et du pneumo-gasiriquc dans toute la longueur du ganglion ; sur un sujol, ceite disposition s'observait des deux côtés.
IV. Le long du cou, le pncumo-gasirique est situé au-devant de la colonne vertébrale, dont il est séparé par les muscles prévertébraux, sur les côtés du pharynx et de l'œsophage, entre l'artère carotide primitive, qui est en dedans, et la veine jugulaire, qui est en dehors, en arriére de ces vaisseaux (d). Il est accolé à. l'artère carotide primitive et contenu dans la même gaîne fibreuse; il est séparé du cordon cervical du grand sympathique, qui lui est postérieur et externe, par une grande quantité de tissu cellulaire ; d'ailleurs, le grand sympathique n'est pas contenu dans la môme gaîne fibreuse que le pneumo-gastrique.
Dans ce trajet, le pneumo-gastrique fournit : a. le rameau pharyngien, 6. le rameau laryngé supérieur et c. les filets cardiaques.
a. Rameaii, pharyngien. Souvent double ou même triple, il se détache du pneumo-gastrique à peu de distance du trou déchiré postérieur. La détermination de son origine réelle est d'un grand intérêt. Il est évident que le plus ordinairement le rameau pharyngien du pneumo-gastrique provient essentiellement du rameau anasiomotique du nerf spinal, auquel se joignent un plus ou moins grand nombre de filets émanés du pneumo-gastrique lui-mûme. Dans quelques cas, il naît exclusivement du pneumo-gastrique, d'autres fois, exclusivement du rameau anastomotique du spinal, que nous avons vu ne pas se confondre de suite avec le pneumo-gastrique, souvent à la fois et du pneumo-gastrique et du spinal. Enfin, quelquefois il reçoit un filet du glosso-pharyngien.
Le rameau pharyngien passe au-devant de la carotide interne, fournit des filets carolidiens qui se joignent aux filets plus nombreux fournis parle glossopharyngien et vont concourir à la formation du plexus inter-carotidien ; parvenu sur les côtés du pharynx, il s'anastomose avec les divisions du glossopharyngien et avec plusieurs branches volumineuses du ganglion cervical supérieur, pour constituer le plenis pharyngien, un des plus remarquables de l'économie et sur lequel nous reviendrons à l'occasion du grand sympathique. Le rameau pharyngien du pneumo-gastrique se distribue à la: fois aux muscles constricteurs moyen et supérieur et à la muqueuse du pharynx.
b. Nerf laryngé supérieur. Plus considérable que le précédent, il naît de la partie inférieure et interne du plexus gangliforme (2), par un cordon arrondi, qu'on peut suivre jusqu'au ganglion du pneumo-gastrique, et décrit, sur les côtés du cou, une courbe à concavité antérieure, située plus bas et plus profondéraont que le lingual, le glosso-pharyngien et le grand hypoglosse. Il se porte d'abord en bas et en dedans, sur les côtés du pharynx, derrière les artères carotides interne et externe, qu'il croise obliquement, se dirige ensuite en avant et en dedans, pour gagner la membrane thyro-hyoïdienne, en passant au-dessus du
(1) Une anomalie de rapport fort importante, dojà mentionnée à l'occasion de l'artère carotide primitive, est celle dans laquelle le tronc du nerf pneumo gastrique, au lieu d'être situé en arrière de Tarière carolide primitive, se trouve en avant de celle
artère. ' . i
(2) Kt, par conséquent, du côté opposé au rameau anastomotique du spinal, qui concourt très-peu à sa formation. .Tai vu naître le laryngé supérieur par deux racines, dont la principale venait du pneumo-Rastrique, et donl l'autre, très-grcle, venait du glosso-plinryngien.
NIÎRFS CRANIIÎNS : 10" PAIRE.
bord supérieur du muscle constricteur inférieur, marche quelque temps entre le muscle thyro-hyoïdien et cette membrane thyro-hyoïdicnne, qu'il traverse sur les côtés de la ligne médiane, pour s'engager dans l'épaisseur du repli aryléno-épiglottique, où il se termine en s'épanouissant en un grand nombre
de filets. , , . , , ,
Chemin faisant, il fournit un rameau qu'on désigne sous le nom de laryngé evterne et que j'ai vu naître directement du pneumo-gastrique lui-mûme. Ce rameau, long et grûlc, se détache du laryngé supérieur près de 1 origine de ce nerf communique par un ou deux filets avec le ganglion cervical supérieur et se porte en dedans et en bas, sur les côtés du larynx. Il fournit au nerf cardiaque supérieur un ou deux filets, qui vont s'anastomoser avec ce nerf derrière la carotide primitive : c'est cette communication du nerf laryngé externe avec le grand sympathique que Haller appelle plexus laryngé (1). Profond a son ori-ine, le rameau laryngé externe descend entre le constricteur mférieur du pharynx et le corps thyroïde, en fournissant quelques filets à chacun de ces or-anos • il se porte ensuite en bas et en avant, entre le constricteur inférieur et^le cartilage thyroïde, pour aller se perdre, en se divisant en un grand nombre de filets, dans le muscle crico-thyroïdien. Suivant M. Sappey, le nerf, aprî!s avoir fourni les filets du crico-thyroïdien, s'anastomose avec le laryngé inférieur, puis, se réfléchissant sur le bord inférieur du cartilage thyroïde, traverse le muscle crico-aryténoïdien latéral et se termine dans la muqueuse qm tapisse le -ventricule du larynx.
L'épanouissement terminal du rameau laryngé supérieur dans 1 épaisseur du repli muqueux aryténo-épiglottique (fig. ISti) est remarquable par sa dispo-. Bition radiée. Nous diviserons ces rameaux épanouis, qui tous sont sous-muqueux, en antérieurs ou épigloltiqiies et en postérieurs ou laryngiens.
Les rameaux antérieurs ou épig lottiques, nombreux et grêles, se portent sur les bords et au-devant de l'épiglotte ; les uns atteignent l'extrémité libre de 1 épicrMle, les autres se portent entre ce cartilage et le tissu adipeux connu sous le nom de glande épigloltique ; quelques-uns percent l'épiglotte et vont se distribuer à la muqueuse qui revût la face postérieure de ce cartilage. Parmi les Hlels antérieurs de terminaison du laryngé supérieur, j'en ai trouvé constamment au moins un qui se porte d'arrière en avant, sous la muqueuse qui revêt la base de la langue et peut être suivi jusqu'au niveau du V lingual. Ces filets linguaux du laryngé supérieur sont intermédiaires aux divisions hnguales droites et gauches du glosso-pharyngien, avec lesquelles ils ont été probablement confondus.
Les pets postérieurs ou laryngiens, contenus dans l'épaisseur du repli aryténoépiglottique, sont les plus multipliés; ils se divisent en deux ordres, savoir : les filets muqueux et le filet anastomotique ou descendant. Les fi.lets muqueux, (rés-nombreux, se dirigent de haut en bas, dans l'épaisseur du repli aryléno-épiglottique. Us sont destinés, les uns, aux deux feuillets des replis aryténo-épiglottiques et à la muqueuse des cordes vocales supérieures ; leur nombre explique la sensibilité exquise dont est doué cet orifice supérieur. Quelques-uns
(l) Le laryngé supérieur décrit, derrière les artères carotide?, une anse analogue à celle que décrit le grand liypoglosse au-devant de ces vaisseaux, mais sur un plan plus inférieur : la portion de ce nerf qui rampe entre la membrane ihyro-hyoîdieniie et le • muscle thyro-hyoïdien, estextrômement flexueuse dans certaines positions du larynx.
Rameau laryngé
Ses filets cardiaquôS.
Rameau du muscle
cricothyroïdien.
Épanouissement terminal du rameau
laryngé supérieur
Rameau épigloltiques.
Filets lingaux du
laryngé supérieur.
Filets laryngiens.
Filets muqueux.
Filet aiiastomolif|iic.
Résumé.
Rameaux cardiaques.
Un de ces
rameaux cardiaques
est remarquable.
de ces filets muqueux peuvent ûtre suivis dans l'épaisseur de la glande aryténoïde, où ils se perdent. Los autres gagnent la muqueuse pharyngienne qui tapisse la face postérieure du larynx. Plusieurs traversent le muscle aryténoïdien, lui fournissent quelques filets et vont se rendre à la portion postérieure de la muqueuse laryngée. Longet a prouvé expérimentalement que le nerf laryngé supérieur n'exerce aucune influence sur les contractions du muscle arylénoïdien et conséquemment que les filets qu'il fournil à ce muscle sont purement sensitifs. Le filet anastomotique ou descendant, d'un volume peu considérable, mais variable, se porte verticalement en bas, enirc le muscle crico-aryténoidi'en et le curi liage thyroïde, gagne la face postérieure du cartilage cricoïde, sur lequel il s'anastomose avec le nerf récurrent. Cette anastomose remarquable était connue de Galien.
Ainsi, le rameau laryngé supérieur est essentiellement affecté à la muqueuse
du larynx. Le seul muscle du larynx
Fig. ir>6.
1» cr.nr ji
Nerfs laryngés supérieur et inférieur [d'après L. Hirsclifeld) {*).
auquel il fournisse, est le muscle cricothyroïdien, dont le nerf vient du laryngé externe. Il donne également des filets au constricteur inférieur du pharynx.
c. Rameaux cardiaques cervicaux du pneumo-gastrique. Variables en nombre et en volume chez les différents sujets, .et même d'un côté à l'autre, ils se détachent à des hauteurs diverses du tronc du pneumo-gastrique : les uns vont se jeter, après un trajet plus ou moins long, dans le nerf cardiaique supérieur du grand sympathique, soit le long du cou, soit dans le thorax; les autres se portent directement au plexus cardiaque. Le plus remarquable des rameaux cardiaques cervicaux du pneumo-gastrique est celui qui naît de la partie inférieure du cou, un peu au-dessus de la pi'emière côte : à droite, il passe au-devant de la carotide primitive, puis au-devant .du tronc brachio-céphaliquo, au-dessous duquel il s'unit au nerf cardiaque supérieur.
DilTérence
A gauche, il se porte au-devant de la crosse de l'aorte, au-dessous de laquelle il s'anastomose comme le précédent. Ce rameau va quelquefois directement au plexus cardiaque. Je l'ai vu double.
Y. Da7is le thorax, le pneumo-gastrique présente cette particularité qu'il offre des différences remarquables du côté di-oit et du côté gauche.
A droite, le pneumo-gastrique pénétre dans le thorax entre la veine et l'ar-
(•) 0.1 h>/o., os hyoïde, coupé. — Epigl-, épiglolle. - Cnr. t/n/., cartilage thyroïde. — m. cr. or. /., muscle crico iirytéiioidieii latéral. — Lnr. inf., laryngé inférieur. — Œ.iop/i., œsophage. — .1/. cr. ar. p., nmsclc crico'-arytéuoidieii postérieur. — ?«. aryt., muscle aryténoïdicn. — gr. c. th., grande rornc du cartilage thyroïde. — r. c. hyo de, gronde corne de l'Os hyoïde.
NERFS CRANIENS : 10* PAIRE.
l(>rc sous-clavières, qu'il croise presque à angle droit; plus bas, il passe derrière le tronc veineux brachio-céphulique et la veine cave supérieure, sur les côtés de la trachée, ou plutôt dans le sillon qui sépare la trachée de l'œsophage ; il se porte ensuite derrière la racine du poumon, où il s'aplalit en s'élargissanL : 1 1, il fournit des branches très-mullipliécs et semble s'épanouir, pour se reconsliluer ensuite. Au-dessous de la racine du poumon, le pneumo-gastrique droit L'st toujours divisé en deux branches aplalies, qui longent le côlé droit de l'œsophage, se réunissent à peu de distance du diaphragme, pour se placer en arrière de l'œsophage, et pénétrer dans l'abdomen avec ce conduit membraneux.
A gauche, le pneumo-gastrique pénétre dans le thorax entre l'artère carotide primitive et l'artère sous-clavière, dans l'intervalle triangulaire qui les sépare, derrière le tronc veineux brachio-céphalique; il croise la portion moyenne et antérieure de la crosse de l'aorte, passe ensuite derrière la bronche gauche, sur laquelle il s'épanouit, pour se reconstituer presque aussitôt en un seul tronc ou en deux branches qui tantôt se réunissent et tanlôt restent distinctes, branches qui se portent au-devant àe. l'œsophage, avec lequel elles pénètrent dans l'abdomen.
Dans le thorax, le pneumo-gastrique fournit: 1° le nerf récurrent ou laryngé inférieur ; 2° un rameau cardiaque ; 3° des rameaux trachéens et œsophagiens j 4° le flexus pulmonaire antérieur et 5° le plexus pulmonaire postérieur.
1° Mrf récurrent ou laryngé inférieur. — Le nerf laryngé inférieur, nommé aussi récurrent, à cause de sa réflexion et de sa direction rétrograde, présente un volume tel qu'on pourrait le considérer comme une branche de bifurcation du pneumo-gastrique lui-même. 11 naît au-devant de la crosse de l'aorte, à gauche, au-devant de l'artère soùs-clavière, à droite, se réfléchit aussitôt, au-dessous, puis en arrière de ces vaisseaux (1), de manière à former une anse ou arcade à concavité supérieure, qui les embrasse. Devenu ascendant, de descendant qu'il était d'abord, le nerf récurrent se place, k gauche, dans le sillon qui sépare la trachée-artère de l'œsophage (rapport important pour l'opération de l'œsophagolomie), tà droite, sur la partie latérale de l'œsophage, et continue sa marche ascendante jusqu'au niveau du bord inférieur du constricteur intérieur du pharynx, s'engage sous ce muscle, auquel il fournit des filets, puis se place derrière les petites cornes du cartilage thyroïde, derrière l'articulation crico-thyroïdiennc, en côtoyant le bord externe du muscle crico-arylénoidien postérieur, et se termine en se répartissant entre les muscles du larynx.
Dans son trajet, le nerf récurrent fournit :
a. De la convexité de son anse de réflexion, plusieurs filets cardiaques, qui vont s'unir aux filets cardiaques cervicaux du pneumo-gastrique et du grand sympathique. Il importe de remarquer la connexion intime qui existe entre les nerfs
(1) Dans un cas d'anomalie artérielle, qui consistait dans l'absence dn tronc brachiocéplialique, l'artère sous-clavière droite naissant en arrière de la crosse aortique, au niveau delà sous-clavière ganclie, dans ce cas, dis-je, le nerf récurrent n'existait pas, mais était remplacé par plusieurs rameaux qui naissaient successivement et à diverses hauteurs du nerf pneumo-gastrique. Du reste, la distribution collective de ces rameaux éUit la même que celle du récurrent lui-même. Ainsi, les rameaux les plus supérieurs, volumineux, s'engageaient entre le cartilage cricoïde et le cartilage thyroïde, en passant sous le muscle constricteur inférieur, et allaient se distribuer aux muscles du larynx ; les rameaux inférieurs allaient se porter à la trachée et à l'œsopliage. C'est M. Demarquay, aide d'anatomie de la Faculté, qui m'a fourni l'occasion d'observer celle anomalie remarquable.
du puciimo-
gastrique il droite et ii gauche.
Ses rapports à droite.
Sesrappoils à jrauclie.
Branches que
le pneumogastrique
fournit dans le thorax
Sa rL'Ilosion
à anse.
Sonvolnuie.
Ses rappoi'ls.
Rameaux coltatéraux.
Rameaux cardiaques.
NÉVnOLOGlE.
Connexion intime enlre les nerfs
récurrents et les nerfs cai;diaqucs.
Rameaux
œsophagiens.
Rameaux trachéens.
pharyngiens.
Rameaux terminaux.
Nerfs du muscle crico aryté-
noïdieu postérieur.
De l'aryténoïdien.
Des crico-et thyro-aryténoïdiens.
Résumé.
Rameaux cardiaques
thoraciques.
Rameaux pulmonaires antérieurs.
Plexus pulmonaire antérieur.
récurrents et les nerfs cardiaques : on voit presque toujours des anastomoses très-considérables enlre les nerfs cardiaques supérieur, moyen et inférieur et le nerf récurrent; quelquefois môme ce nerf est l'aboutissant des nerfs cardiaques supérieur et moyen et le point de départ du nerf cardiaque inférieur: les anastomoses entre les nerfs récurrents et les nerfs cardiaques constituent quelquefois un Yérilable plexus.
b. Des rameaux œsophagiens, qui sont beaucoup plus multipliés à gauche qu'à droite : d'oii il résulte que le nerf récurrent du côté gauche arrive au larynx bien plus amoindri que le nerf récurrent du cûté droit. Ces rameaux peuvent être suivis, les uns, dans la tunique musculeuse, les autres, dans la tunique muqueuse de l'œsophage.
c. Des rameaux trachéens, qui vont principalement à la paroi postérieure ou membraneuse de ce conduit et se divisent entre le plan musculeux et la muqueuse de cette paroi.
d. Des rameaux pharyiigiens, qui sont tous destinés au muscle constricteur inférieur.
e. Les rameaux terminaux, à l'exception d'un rameau anastomotique pour le nerf laryngé supérieur, sont tous destinés aux muscles intrinsèques du larynx, et se répartissent ainsi qu'il suit :^
Le nerf du crico-aryténoidien postérieur, oblique en haut et en dedans, s'enfonce dans l'épaisseur de ce muscle par sa face postérieure.
Le nerf de l'aryténoîdien se porte entre le cartilage cricoïde et le muscle cricoaryténoïdien postérieur, pour venir se distribuer dans Tépaisseur du muscle aryténoïdien. Nous avons vu que ce muscle ne reçoit du nerf laryngé supérieur que des tilefs sensitifs.
Le nerf des muscles crico-aryténoîdien latéral et tMjro-aryténoîdien réums est la véritable terminaison du nerf : il se porte au côté externe de ces deux faisceaux, que nous avons vus ne constituer, chez l'homme, qu'un seul et même muscle, et les pénètre par des filets très-déliés. J'ai vu manifestement un filet très-grêle pénétrer dans l'articulation crico-thyroïdienne.
Il suit de là que le nerf récurrent, complètement étranger à la membrane muqueuse du larynx, anime tous les muscles propres de cet organe, moins le crico-thyroïdien, qui est fourni par le nerf laryngé externe.
2° Rameaux cardiaques thoraciques. — Lorsque le pneumo-gastrique a fourni le nerf récurrent, et souvent avant de l'avoir fourni, il donne des rameaux cardiaques {cardiaques thoraciques), qui s'anastomosent avec les nerfs cardiaques moyen .et inférieur et avec les rameaux cardiaques fournis par le laryngé inférieur, et vont concourir à la formation des plexus cardiaques. Plusieurs filets se portent à la face externe du péricarde, dans lequel ils se perdent.
30 Rameàux pulmonaires ou bronchiques oîiféneitrs. — Le nerf pneumo-gastrique donne, au-dessous des rameaux cardiaques thoraciques, plusieurs rameaur bronchiques et pulmonaires antérieurs, rameaux grêles, qui se portent au-devant de la bronche, de l'artère et des veines pulmonaires, qu'ils croisent obliquement, pour s'enfoncer dans l'épaisseur du poumon, en suivant les divisions bronchiques et en s'unissant entre eux et avec ceux du côté opposé : on a désigné ces rameaux pulmonaires sous le titre de plexus pulmonaire antérieur. J'ai vu plusieurs de ces rameaux parcourir sous la plèvre, et particulièrement sous la portion de la séreuse qui revêt la face interne du poumon, un assez long trajet avant de s'enfoncer dans l'épaisseur de cet organe.
NERFS CRANIENS : 10" PAIRE.
.5.» lîiimcaiix pxUmonaires ou bronchiques postmeurs. — Derrière la bronche et le long de l'œsophage, le pneumo-gaslrique fournit des rameaux postérieurs nombreux et volumineux, quisont: desrameaux œsophagiens moyens, trôs-mullipliés ; des rameaux trachéens, qui se portent principalement à la partie postérieure ou membraneuse de la trachée, et enfin, des rameaux pulmonaires ou bronchiques postérieurs, qui vont conslitiier lep/ea;z(S pulmonaire postérieur.
Le plexus pulmonaire postérieur est un des plexus les plus remarquables de l'économie. C'est à son niveau, et pour le former, que le nerf pneumo-gastrique semble se décomposer et s'épanouir. Il y a un plexus pulmonaire droit et un plesMS pulmonaire gauche. Celui du côlé gauche est beaucoup plus considérable que celui du côté droit. Les deux plexus ne sont pas indépendants l'un de l'autre, mais liés entre eux par des anastomoses très-considérables, dans lesquelles on peut suivre à gauche de la ligne médiane les filets émanés du pneumo-gastrique droit, et réciproquement ; disposition remarquable (I), qui établit une communauté de fonctions entre les deux nerfs.
Du reste, les plexus pulmonaires, que complètent des filets nerveux émanés des trois ou quatre ganglions Ihoraciques du grand sympathique (2), sont situés derrière la racine des poumons ou, plus exactement, derrière les bronches (d'où le nom de plexus bronchiques). Des filets qui en émanent, les uns, en petit nom- 1 bre, suivent l'artère pulmonaire et paraissent se perdre dans ses parois j d'autres ; se distribuent à la portion moyenne de V œsophage, ou à la partie inférieure et pos- I lérieure de la trachée, quelques-uns à la partie postérieure du péricarde ; les plus t nombreux, enfin, suivent invariablement les bronches : ils se portent en arrière i de ces conduits, plusieurs se réfléchissent d'arrière en avant, dans les angles ren- I trantsqui résultent de leur bifurcation, longent la partie antérieure des divisions ! bronchiques et se terminent dans leur épaisseur. On peut les suivre jusqu'aux ^ dernières ramifications des conduits aériens. Sur les grands animaux, on voit : très-bien ces filets se perdre dans les fibres musculaires circulaires placées en i dedans des tuyaux bronchiques (3).
D" Bameaux œsophagiens inférieurs. — Au-dessous des plexus pulmonaires, le I pneumo-gastrique se divise en rameaux multiples, appliqués à la surface de l'œ- - sophage, et qui, anastomosés entre eux et avec les rameaux appartenant au nerf .. du côté opposé, constituent un plexus à mailles allongées, désigné sous le nom de plexus œsophagien. On insistait autrefois sur la disposition de ce lacis nerveux entourant l'œsophage pour expliquer la douleur causée par l'ingestion d'un bol alimentaire trop volumineux : ces explications mécaniques ne sont plus de saison. Un petit nombre de filets se détachent du plexus œsophagien pour se perdre dans les parois de la portion inférieure de l'œsophage. yi, Ba7is l'abdomen, où les deux pneumo-gastriques pénètrent avec l'œsophage,
Plexus piil-
monai ce postéiieui'.
Dhist! en droit et on
gauche.
Fusion dos
deux plexus pulmonaires.
Leur situation,
Distribution des fiilets
qui en émanent.
œsophagiens inférieurs.
(1) Nous avons vu qu'il n'existe aucun autre exemple d'anastomose médiane dans les nerfs émanés directement de l'axe céplialo-racliidien. Si l'on excepte les plexus pulmonaires, toules les anastomoses médianes appartiennent au grand sympathique.
(2) Les nerfs fournis par le grand sympalliique au plexus pulmonaire se réunissent sou- ' vent en un sent Ironc, à la manière des nerfs splauchniques, pour constituer un nerf
splanclinique supérieur ou pulmonaire.
(3) J'ai vu un nerf venant du plexus pulmonaire qui traversait un faisceau de l'œsophage pour aller se distribuer à l'aorle. Ce nerf appartenait très-probablement au grand synipatliique, qui envoie de si nombreux filets autour de l'aorte.
NÉVROLOGIIÎ.
le gauche, en avant, le droit, en arrière de ce conduit, ces nerfs se comporteni de la manière suivante : j Teniiinai- Le pneimo-gastnque gauche, placé au-devanl du cardia, s'épanouit en un très-! du pneumo- ë^^''^^ nombrc dc filets divei'gents, dont les uns se portent en bas et à gaucli' gastrique et Se distribuent au grand cul-dc-sac, dont les autres se portent sur la fact gauche, antérieure dc l'estomac ; mais le plus grand nombre de ces filets gagne la petit i courbure et se partage en deux ordres ou groupes : l'un de ces groupes abandonne la petite courbure et s'engage dans l'épaisseur dd'épiploon gastro-hépa tique, et atteint l'extrémité gauche du sillon transverse du foie, dans lequel i pénètre avec le plexus nerveux hépatique, émanation du plexus solaire. L'autre groupe reste fidèle à la petite courbure et peut être suivi jusqu'au duodénum Tcniiiiuii- Le pneimo-gcisiriqve droit, placé derrière le cardia, puis sur la face posléson rieure de l'estomac, fournit à cet organe un nombre de rameaux bien moin: gusMci^œ considérable que le nerf pneumo-gasirique gauche, et va se jeter dans h droit. plexus solau'e, dont il doit être considéré comme une des sources principales Nous verrons plus tard que c'est presque toujours à l'exlrcmilé interne di ganglion semi-lunaire droit que se porte ce nerL Quant à. la distribution défini tive des filets gastriques, la plupart vont se rendi-e à la membrane muqueuse un cerlain nombre paraît s'arrêter dans l'épaisseur delà membrane musculeuse Résumé Résumé du pieumo-gastrique. — Ainsi, le pneumo-gastrique présente une disdu pneu»!»- ii-ibulion extrêmement compliquée :
gastnque. Qnaît de la substance grise du plancher du quatrième ventricule.
g^^^ 2° 11 présente un ganglion analogue aux ganglions des, paires rachidiennes. ganglion. A. Au tfou déchivé postérieur, il s'anastomose avec le spinal, avec le facial, pai Du pneumo- le rameau de la fosse jugulaire, que nous avons vu être une émanation du fa
arti-ou'dé- ^i^^ '^^ i^^^^' '^'^"^ pneumo-gastrique.
cWré " B. Au sortir du trou déchiré postérieur, il reçoit : 1° une grosse branche di
postérieui- ; gpjj^^i^ qui augmente son volume et qui se confond avec lui, plusieurs filets di
Ausoitii- hypoglosse; il s'anastomose avec le glosso-pharyngien, avec les deux
ue ce trou ^ j i o . , , .
premières paires cervicales, avec le ganglion cervical supérieur.
Le long du C. Le long du cou, il donne : i" le rameau pharyngien, 2° le rameau laryngé supérieur, 3° les rameaux cardiaques supérieurs du pneumo-gastrique. Dans D. Da?îs /e i/ioroœ, il fournit : 1° le rameau récurrent ou laryngé inférieur,
le thuiax ; leq^gi fournit des filets cardiaques, les rameaux œsophagiens moyens, des rameaux pharyngiens, trachéens et laryngiens; 2» des rameaux cardiaques inférieurs; 3° les rameaux pulmonaires ou bronchiques ; 4° les rameaux œsophagiens inférieurs.
Dans E. Bans l'abdomen, il fournit à l'estomac, au foie et, par le cordon droit, qui se l'abdomen, ppi-te au plexus solaire et plus particulièrement au ganglion semi-lunaire droit, il concourt à la formation des plexus viscéraux.
Sous le rapport de la texture, le nerf pneumo-gastrique diffère notablement des autres nerfs pur la ténuité de ses filcls, par leur disposition plexiforme; et sous ce double point de vue, non moins que sous celui dc sa distribution, il se rapproche bien plus des nerfs de la vie de nutrition que des nerfs de la vie de relation. Nous verrons, à l'occasion du graïul sympathique, quels rapports intimes lient le pneumo-gasirique i\ ce nerf (t). Cette connexion du nerf pneumo-gaslri-
m Wclicr dit, avec raison, que le nerf piiciimo-gastriquc partage avec le grand sympnlliKine les fonctions de nerf visciiral. 1! a observé que, dans la série des animaux
Texture.
Conuejioii
NERFS CRANIENS : 10* PAIRE. 567
nue aveclegi-and sympathique, connoxiond'où résuUc.alcs plexus pharyngiens, du l <1"^ ^^^^ ^ , ^ -il, pt onlaircs est un des traits principaux de l'histoire du ^^^^ ^, i^, . cardiaques, pulmomures e 'f^^'^^^^^^^^ importante, c'est sa con- giion
«nniimo-"-astriaue. Une autre circonstance non luui ° ^ ' cenicai
pncamo .dsu q ^ e beaucoup de pliysiolog.stes considèrent ,
ncMOU intime ""'fll^''^^^^^^^^ une racine motrice analogue à ^,eo
;:r::^;r^ SÎ"^^«le^ «.^teui. ionm. au pneumoja. . 1';;;; par le nerf facial et par le grand hypoglosse ne sont pas dignes d an inuindre inlérôt.
Fonctious du pncuino-gastrique.
, . physiologie du pneumo-gaslnque est tellement compliquée qu'il nous est iW>o.s. . in pos ih d eu donne'rici mêmeun simple aperçu.Nous nouscon.en erons donc 0 ï ndiquer quelques-unes des nombreuses questions qu'elle embrasse.
I a première qui se présente, est celle de savoir si le pneumo-gasinq.ue est un . ner purement sensitif! formant avec le spinal une paire comparable aux juiu^s achidiennes, comme le voulaient Bischoff et Longet, ou s il ^oustitu , dès son or 'ne, un nerf mixte, comme l'ont soutenu J. MCiller, Magendie et Q Derard. Même de nos Jours, ces deux opinions se P-^^o-nl en^oi. les^^^^^^^^^ . gistes.C'est cependant la dernière qui, depuis les travaux de Cl. Bemard, sc.nbl ; devoir l'emporter définitivement. Les expériences de M Chauveau, si elles , étaient confirmées, ne laisseraient aucun doute a cet égard.
Conlid ré comme nerf mixte, soit que toutes ses fibres motrices proviennent < de es anastomoses avec le spinal, le facial, l'hypoglosse, les. deux prem.èr ; paires rachidiennes et le grand sympathique, soit qu'une portion de ces hbres . : motrices lui appartiennent en propre, le pncumo-gastnque préside :
10 A la senZué de toutes les parties auxquelles il se distribue, ^-si qu aux mouvements réflexes dont ces parties, soumises aux causes d excitation, sont le.
^ ^T'A^^LtMilitéAe, muscles volontaires ou involontaires dont ces parties
: sont pourvues ;
3° A la sécrétion d'un certain nombre de glandes ;
4" A certains phénomèmes spéciaux, indiquant une action dé,MC ou v'imlir santé exercée par le Ironc ou par quelques rameaux du V^'f^^o-saslvme^
Nous allons passer rapidement en revue l'influence qu exerce, a ce diver points de vue, le pneumo-gastrique sur les fonctions digestives, respiratoires et
circulatoires. -i^-iUnîiiT a. Fo«c<to»sd!ges<M)es.T.e pneumo-gastrique contribue à donner la sensibilité a la
base de la langue et au pharynx ; il la donne seul à l'œsophage et a la nauqueuse
stomacale. C'est lui qui transmet à l'encéphale, concurremment avec le giosso-
pharyngicn et le trijumeau, l'excitation que produit sur ces parties la pre-
• scnce du bol alimentaire, et qui détermine le deuxième temps de la déglu tiUon-
! Les mômes excitations portées sur la muqueuse œsophagienne ou stomacale pro- .
verliibrés, le nerf vague se développe dans la mcme proportion que le nerf grand sympathique diminue ; que chez, les poissons, où le nerf grand sympathique est Ires-peu a loppé, le pneumo gastrique tst tellement considérable que le volume des '^f"" réunis égale presque le volume de la moelle épinière. D'après ce fait curieux d comparée, les anastomoses si mullipliées du nerf pneumo-gastriquc et Uu neri fei sympathique n'ont rien qui doive nous surprendre. n
^'^^ NÉVR0L0GII2.
nhlT^'i" 77'^'^^"^ ^'^ coniraclion des fibres musculaires de l'œso
ptia„e, d ou résullc le troisième temps de la déglutition, ou celles des fibres d. i|i luniquc musculeuse de l'estomac, qui produit les mouvements des aliment dans cet organe, mouvements si favorables à la digestion. Des excitations de nalurediRcrente, portées sur les mômes membranes, déterminent l'acte du vomissement.
D'autre part, la paralysie ou la section des pneumo-gasiriques abolit les con- Iraclions des muscles du pharynx, de l'œsophage et de l'estomac; alors la dé-lulilion est notablement entravée, les aliments, immobiles dans l'estomac, ne sont imprgénés de suc gastrique qu'à leur surface ; la pression des parois abdominales et du diaphragme suffit pour les faire remonter par l'œsophage, dont la contraction ne s'oppose plus à leur passage par l'orifice cardiaque.
Enfin, la sécrétion du suc gastrique est influencée par lespneumo-gastriques • ceux-ci coupés, celte sécrétion est moins abondante et donne lieu à un produil moins acide.
b. Fonctions respiratoires. Le pneumo-gastrique donne la sensibilité à la muqueuse laryngée, à celle delà trachée et des bronches ; il constitue la première partie de l'arc nerveux qui produit la toux. Quand il est paralysé, non-seulement 1 exqmse sensibilité de la portion sus-glottique du larynx disparaît, mais tous les muscles du larynx et ceux de la trachée et des bronches cessent de se contracter. La paralysie des muscles du larynx produit l'aphonie et la cessation de tous les mouvements vocaux et respiratoires du larynx (f). La paralysie des fibres musculaires de la trachée et des bronches a pour conséquence une accumulation de mucosités dans les bronches, suivie bicnlôt de lésions graves dans le tissu pulmonaire.
Après la section des nerfs pneumo-gasiriques, si l'on a soin de remédier aux phénomènes d'aspliyxie produits par la paralysie des muscles du larynx, la respiration continue à se faire, mais on constate que le 7iombre des inspirations est notablement diminué. — J. Rosenlhal a observé qu'après la section du nerf laryngé supérieur, l'excitation du bout central de ce nerf détermine, comme effet réflexe, le relâchement du diaphragme ; il propose, en conséquence, de l'appeler nerf suspensif de la respiration.
c. Fonctions circulatoires. En faisant passer un courant d'induction dansles nerfs pneumo-gasiriques, E. Weber et Budge ont vu le cœur suspendre ses contractions et rester en diastole; le même effet est produit par la galvanisation du bulbe rachidien. Au coniraire, la section des pneumo-gasiriques détermine Vaccclérafion des battements du cœur, mais ces battements sont moins énergiques que dans les conditions normales. — D'autre part, E. Cyon et Ludwig ont discerné parmi les nerfs que le pneumo-gastrique donne au cœur, quelques filets dont l'excitation produit, par l'intermédifiire delà moelle et du grand sympathique, la dilatation par/dytique de tous les vaisseaux du corps, principalement de ceux de l'abdomen ; ils donnent à ces filets le nom de nerfs dépresseurs du cœur.
(1) Cl. Bernard place les mouvements vocaux du larynx sous la dépendance de la brandie anastomotique du spinal, et les mouvcitients respiratoires de cet organe sous celle des fibres motrices propres du pneumo-gastrique. Ces fibres arriveraient aux muscles du larynx exclusivement par 1rs nerfs récurrents.
NERFS CRANIENS : 11' PAIRE.
!!• PAinE ou NEnFS SPINAUX.
Oligine du spinal ou accessoire de WiU'.s.
Ou peut diviser les origines du
spinul en deux
(;roupes.
]taciucs médullaires du spinal.
Remarques sur les lilets cervicaux d'origine des nerfs spinaux.
Au point de vue de son origine, le spinal, appelé aussi accessoire de Willis, est un nerf à part, qui a singulièrement fixé rattenlion des anatomisles, et la divergence d'opinion des auteurs à cet égard tient à des variétés analorniques IrLremarquables, non moins qu'à des différences d mterprélalion des connexions de ce nerf avec la première paire cervicale (1).
a. Origine apparente. - Il naît des parties latérales du bulbe et de la région cervicale de la moelle {Pg. m, entre les racines antérieures et lesracines postérieures des nerfs cervicaux, derrière le ligament dentelé (2). Les racines du nerf spinal sont remarquables par leur nombre,par le long espace qu elles occu- • penl sur les côtés du bulbe et de la moelle, et par les variétés de nombre de ces
racines. . , ,
On peut les diviser en deux groupes : celles qui naissent au-dessous de la première paire cervicale [racines médullaires), et celles qui naissent dans 1 intervalle entre la première paire cervicale et le pneumo-gaslrique (racines bulbaires).
Les racines médullaires naissent immédiatement au-devant des racines postérieures des nerfs du cou, à un quart de millimètre de ces racines. Leur origine va se rapprochant de plus en plus des racines postérieures, à mesure quon s'élève vers la première paire cervicale.
Tous ces filets radiculaires, qui naissent isolément, sont verticalement ascendants et très-largement espacés ; le plus inférieur émerge quelquefois au niveau de la troisième paire cervicale, plus souvent au niveau de la quatrième ou de a cinquième, rarement de la sixième; je ne l'ai jamais vu naître au mveau de la septième, disposition qui paraît normale chez le bœuf. Dans le cas ou le spinal naît au niveau de la sixième paire, le nombre de ses filets d'origine n est pas plus considérable, mais les intervalles qui les séparent sont beaucoup plus -rands(3). Les filets inférieurs sont toujours distincts des racines postérieures et naissent sur un plan antérieur, tandis que les filets médullaires supérieurs sont quelquefois sur la même ligne que les racines postérieures. J'ai vu cette disposition entre la première et la deuxième paire cervicale (4).
(1) Lisez à ce sujet les dissertations ex-professo de Lobstein, Scarpa et Blscholf sur ce n6rf«
(2) Ch Bell qui le classe parmi les nerfs respiratoires, insiste beaucoup sur son origine j^^^
du faisceau de la moelle intermédiaire aux faisceaux antérieurs et aux faisceaux poste- Charles Bell rieurs, sur la même ligne que les nerfs pneumo-gastrique et facial, faisceau moyen qu il ^a^cet^ considère gratuitement comme consacré aux nerfs respiratoires.
(3) Dans un cas où l'origine la plus inférieure du spinal avait lieu au niveau de la troisième paire, cette origine, qui ordinairement se fait par un seul ûlet, avait lieu a la même hauteur par deux filets inégaux.
(4) Plusieurs ailleurs ont nottS comme une disposition assez fréquente, un filet d origine émané do la deuxième paire cervicale. Je ne l'ai pas rencontré dans quatre pièces, et par conséquent dans huit nerfâ spinaux que j'ai étudiés pour cet objet ; mais chez un grand nombre de sujets, le nerf spinal reçoit des filets d'origine de la première paire cervicale. Sur deux pièces que j'ai sous les yeux, et par conséquent, sur quatre nerfs spinaux, une racine postérieure de la première paire se bifurque : l'une des branches de bifurcation se réfléchit de bas en haut, pour aller s'ajouter au nerf spinal ; l'autre branche conlmue le trajet primitif du nerf, pour aller se rendre au ganglion de la première paire cervicale.
NÉVROLOGIE.
Aceuk.mout CliGz le plus gmud nombre des sujets, le petit cordon cvlindroïdc vertical spiuâ'r'au 'oj^é parle spinal s'accole à la face antérieure du cordon horizontal qui rc- ^orUon foi- sulte de la réunion des racines postérieures de la première paire, si bien qu'on I ■i"tadne !^^^^' Pi"eniicr abord, qu'il y a anastomose ou fusion de ces deux cordons (1 ) rdsKSneuie ^' ^^t à Ce niveau qu'on voit quelquefois un aplatissement, une espèce df ,r''piL ^^"f^'^"ïcnt d'apparence ganglionnaire, bien décrit par Huber {in cjançilion oei-vicaie. hordeaceum intumescit nervus accessorius). Mais celte disposition gangliforme va.iistds. n'est qu'apparente, de môme que l'anastomose ou fusion des racines postérieures avec le nerf spinal, dans le point d'entre-croisement de ces deux nerfs. Chez quelques sujets, la racine postérieure de la première paire cervicale présente à ce point de jonction un renflement grisâtre ou nœud gangliforme, qui s'étend jusqu'à la sortie du canal vertébral et semble n'être autre chose que le ganglion prolongé de celte première paire. i'...ciiies inii- I-es racràes bulbaires, au nombre de quatre ou cinq, naissent des parties laté- ..!^rf'spiuai. ^"'^^^^ '^^ ^''^^^ rachidicn, dans toute la hauteur de l'intervalle qui sépare les racines du pneumo-gastrique des racines postérieures de la première paire cervicale; elles font suite aux unes et aux autres, et semblent établir la continuité entre ces deux ordres de racines.
i.kMiiJiocis Les filets bulbaires du spinal naissent exactement, suivant la plupart des ana- 'de^cef'" ^11'^''^° ligne que les filets du pneumo-gastrique, et nullement
lie I
niets bui- ^nr un plan antérieur à ces derniers. M. Sappey dit avoir constaté, sur des pièces baiies. durcies dans l'alcool, que le sillon collatéral postérieur, en se prolongeant surle bulbe, décrit une légère courbe à concavité antérieure, distante de 2 milhmèfres environ des racines bulbaires du spinal; il conclut de là que ces racines naissent du cordon antéro-latéral de la moelle. I/intérét qui s'attachait autrefois à la détermination exacte des points d'émergence des radicules nerveuses, est bien amoindri depuis qu'on est mieux renseigné sur la véritable origine des nerfs.
Les filets bulbaires inférieurs sont ascendants, les filets bulbaires supérieurs sont horizontalement dirigés : ces derniers ont, avec le pneumo-gastrique, des connexions intimes. Il est extrêmement fréquent de voir les filets bulbaires supérieurs former un petit groupe distinct du spinal, distinct du pneumo-gastrique, se porter horizontalement en dehors, recevoir, au moment où il s'engage dans le Irou déchiré postérieur, un filet du pneumo-gastrique, et se jeter dans le spinal ou bien rester distinct de ce dernier.
b. Origine réelle. — Les racines médullaires ont pu ûtre suivies, à travers les cordons de la moelle, jusqu'aux cornes antérieures de la substance grise, où elles se terminent dans de grosses cellules ganglionnaires, présentant les mêmes connexions que celles des racines antérieures des nerfs rachidiens. Les racines bulbaires vont se rendre à un noyau gris voisin du noyau du pneumo-gastrique, cl dont la portion inférieure est rapprochée de la ligne médiane, comme tous les noyaux moteurs,
c. Trajet. — Le trajet vertébral et crânien du nerf spinal est remarquable î ce nerl, très-ténu en bas, où il est formé par un filel, et rarement par deux filets, se porte verticalement en haut, sur les côtés de la région cervicale de la moelle, à laquelle il est accolé, jusqu'au niveau delà première paire cervicale. .\ partir de
!1) Il n'est pas rare de voir le nerf spinal accolé aux racines postérieures de la dcuxièine, de la troisième et de la quatrième paire cervicale ; mais cet accolemont est moins intime fine pour In prcinière paiio cervicale) et la séparation est toujours possible*
NERFS CRANIENS : H* PAIRE, 571
ce point, il s"éloigiie de la moelle.se porte en haut, en dehors et un peu en arrière, va grossissant progressivement à mesure qu'il reçoit de nou\eaux filets, gagne la partie latérale du trou occipital, croise perpendiculairement cette partie latérale, sur laquelle il se réfléchit en décrivant une courbe à concavité inférieure, pour s'enfoncer dans le trou déchiré postérieur, en dedans et en arriére du pneumo-gaslrique, avec lequel il sort du crâne.
Le spinal, la moelle et le pneumo-gastriquc limitent un triangle rectangle, dont le côté interne est formé par la moelle, le côté externe par le spinal, et la base par le pneumo-gastrique.
A son entrée dans le crâne, le spinal est situé derrière l'artère vertébrale (1), au-dessous du cervelet. I.e feuillet viscéral de l'arachnoïde l'accompagne jusqu'au trou déchiré postérieur (2).
Le soinal sort du trou déchiré postérieur en avant de la veine jugulaire in- Sasoiticdu terne, par une ouverture qui lui est commune avec le pneumo-gastnque, en ^^ arrière duquel il est placé, et qui est bien distincte de celle qui livre passage au tioudéchiiii glosso-pharyngien. A son passage dans le trou déchiré postérieur, il s'accole au P"st(ineui-. renflement ganglionnaire du nerf vague, sans participer à la formation de ce ganglion et sans se confondre avec lui, mais en lui fournissant un ou deux filets ; au sorlir de ce trou, il se divise en deux branches d'égal volume, l'une Sa duisiou. interne ou anastomotique, qui reste accolée au nerf vague, dont elle partagera désormais la distribution (3); Vaulre externe ou musculaire.
i° Branche inierne ou anastomotique. — Celte branche est constituée parles Branche racines bulbaires et peut ordinairement être distinguée, jusqu'au trou déchiré ""'^
anas-
postérieur, de la portion externe ou musculaire, fournie par les racines mé- tomoiique. duUaires du nerf spinal ; elle peut être suivie, après la macération dans l'acide nitrique, le long du bord externe du pneumo-gastrique. Chez uû grand "«J.' nombre de sujets, elle fournit manifestement le nerf pharyngien, qui tantôt ^ ^'^n"ii"''^ naît exclusivement de cette branche de l'accessoire, et tantôt provient à la du spiuai. fois du nerf vague et de l'accessoire. Cette dernière disposition est indiquée comme constante et normale par Scarpa, qui l'a fait représenter dans plusieurs figures.
La branche interne ou anastomotique, après avoir fourni le nerf pharyngien, biauch.;
(1) L'artère vertébrale est située au-devant des filets de l'hypoglosse.
(2) Il est bon de noter qu'à leur passage à travers le trou déchiré, le nerf vague et le nerf spinal adhèrent à la dure-^mère, à la manière du ganglion de Gasser.
(3) L'intimité des connexions, l'espèce de fusion qui existe entre le spinal et le pneumo-gastique, sont telles que jusqu'à Willis, on les avait considérés comme un seul et même nerf. Willis, le premier, le décrivit, peut-être à tort, comme un nerf à part, sous le nom de nenius accessorius ad par vagum, ou nervus spinalis. Dans une excellente thèse, publiée en 1832 (*), Bischoff cherche à établir que le nerf vague et le nerf accessoire ne sont qu'un seul et même nerf, tout à fait analogue aux paires spinales; que l'accessoire est le nerf du mouvement, et le nerf vague, le nerf du sentiment. • Nervus accessorius Willisii est nervus motorius, atque eamdem habet rationem ad « nervum vagum, quam antiqua radix nervi spinalis ad posticam. Omnis niolio cui « vagus praeesse videtur, ab illà portione accessorii, quae ad vagum accidit, efiicitur. u Itaque vox quoque, sive musculorum laryngis et glottidis motus, ab accessorio pendet « cteo nomine accessorius nervus vocalis vocari potest. »
'' Netvi acces.iorii WilUsii analomia et pliysiologia, BisehoU'; Uarmstadii.
NÉVROLOGIR.
aaaâluuio-
tique va-l-ellc constituer les nerfs récui'renls ?
Trajet de la branche externe ou niusculaire du spinal.
Rameaux du sternomastoïdicn.
Le spinal concourt à la formation du plexus cervical.
Son anastomose a-vec la 3", la 4" cl la cervicale.
Le spinal se perd dans le trapèze.
Son anastomose avec les branches postérieures des paires rachi- (licunes.
Uésumé du spinal.
Ses usagts
pourruit, d'après Bendz (1), ûlrc sui\ie dans toute la longueur du cou, jnsqu'fi son entrée dans la poitrine, oii ses lilels paraissent se perdre dans les nerfs récurrents et dans les plexus œsophagien et cardiaque. Mais, s'il est facile de suivre la branche interne du spinal jusque dans le nerf pharyngien, il est impossible de démontrer anatomiquement la continuité de cette branche avec le nerf récurrent. Bischoff l'avait vainement tenté. Les preuves de cette continuité sont; jusqu'à ce moment, toutes physiologiques.
2° Branche externe on musculaire. Plus volumineuse que l'interne, cette branche, qui provient principalement des racines médullaires, se porte en bas, entre la veine jugulaire interne et l'artère occipitale, au-dessous des muscles digastrique et stylo-hyoïdien; elle se dirige en arrière et en dehors, au-dessous du muscle slerno-masloïdien, traverse le plus souvent ce muscle, quelquefois s'accole seulement à sa face profonde, croise obliquement le triangle sus-claviculaire cl gagne la face profonde du trapèze, dans lequel elle se perd.
En traversant le sterno-mastoïdien, la branche externe laisse à ce muscle de nombreux rameaux, qui s'anastomosent avec des rameaux émanés de la branche antérieure de la troisième paire cervicale et forment dans l'épaisseur de ce muscle une espèce de plexus. Au sortir du sterno-mastoïdien, cette branrhc affaibhe reçoit, de la branche de communication de la deuxième avec la troisième paire cervicale, un rameau qui augmente singulièrement son volume ; elle concourt à la formation du plexus cervical, et quelquefois du nerf auriculaire postérieur. Elle gagne ensuite la face antérieure du trapèze j là, clic reçoit des rameaux considérables qui viennent des branches antérieures de la troisième, de la quatrième et de la cinquième paire cervicale, et qui me paraissent des rameaux de renforcement, envoie quelques filets ascendants qui se portent à la portion occipitale du trapèze, d'autres, descendants qm s accolent à la face antérieure du muscle, auquel elle fournit, chemin faisant, de nombreux filets et dans lequel elle s'épuise en se rapprochant des insertions scapulaires; quelques-uns peuvent être suivis jusqu'à l'angle inférieur du tra-
^Ïa branche externe du spinal est exclusivement destinée au sterno-mastoïdien et au trapèze. On a dit, à tort, qu'elle se rendait à d'autres muscles, qu elle fournissait au rhomboïde, à l'angulaire, au complexus, au splenius, au sous-sca-
^'Au-dVvlnt!\u'raieux dans l'épaisseur du trapèze, le spinal s'anastomose avec les branches postérieures des paires rachidiennes qui traversent ce
Msùmé. Le spinal fournit, par sa branche externe ou musculaire au i i nomastoïdien et au trapèze ; par sa branche interne ou anaslomotique, il fournit au nharvnx, ainsi qu'aux muscles du larynx.
Le spinal offre des connexions tellement intimes avec le pneumo-gastrique au'on peut considérer ces deux nerfs comme un seul et môme nerf, qu il serait Lut-ôtre convenable de réunir dans une description commune. Il communique avec la deuxième, la troisième, la quatrième et la cinquième paire
'TciSl'ons Le spinal est un nerf purement moteur. Sensible h sa sortie du crâne, naf suUe de ses anastomoses, il est insensible à son point d'émergence du bulbe ^ d Ta moel^^^^^^ Cependant Cl. Bernard a constaté que ce nérf jouit, a son ori-
Deoon.e.u Me. nervum va.um et accessorium milisiL Copenl.ague. 1837.
NERFS CRANIENS ! M" PAIRE. 573 ginc, d'une sensibilité récurrente qu'il doit à la racine poslérieure de la deuxième
'tu-TatmL e^ter^ie, provenant de la moelle, il préside essentiellement à la contraction des muscJslerno-mastoïdien et trapèze On ^^^^^^^
. ™Arntv tpmns leurs nerfs du sp nal et des neris
niini rps miisclps reçoivent en même icmps luuio uuno ^ .
cenicrux C^B 11 par sa théorie des nerfs respiratoires, semblaU avou- re- x..one o ù ce P oblème. Ces muscles, disait-il, reçoivent de deux sources, pmsqu ils se vent à a fois et à la volonté et aux actes respiratoires : or, c est au nerl spinal que Bell appelle nerf respiratoire supérieur du tronc, qu est dévolue 1 action S ces mu cles relative lux mouvements respiratoires, cari naît de la colonne d lareleinlermédiaireauxcolonnesantérieuresetauxcolo^^ colonnes que Ch. Bell croyait exclusivement aiïectées aux muscles qui servent a
^'SS'téoriedeCh. Bell, aujourd'hui abandonnée, présente une analogie éloÏn e avec celle que soutient Cl. Bernard. Suivant l'illustre physiologiste français, le rameau externe du spinal est exclusivement attache à la pl.onatwn et sous son influence, les muscles sterno-masloïdien et trapèze se contractent uniquement pour empêcher Vé.coulement trop rapide de l'ai,- (d ou le nom de nerf antagoniste de la respiration, qu'il propose pour le spinal), tandis que les branches des nerfs cervicaux présideraient à toutes les autres contractions de ces muscles, et en particulier à celles qui accompagnent les grandes inspirations.
Par sa branche imeme ou anastomotique, provenant des racines bulbaires, le spinal préside aux contractions du pharynx et du larynx. Bischofl" étant parvenu, après de nombreux essais, à couper les racines des deux nerfs spinaux constata que rar.:imal était devenu complètement aphone. Cl. Bernard imagina d arracher ces racines par une traction opérée sur le nerf en dehors du ciTme et coniirmalcs résultats obtenus par Bischofl"; il reconnut que l'arrachement d un seul nerf spinal nroduit la raucité de la voix, et que celui des deux nerfs détermine l'aphonie : d'ailleurs, à part quelques troubles légers dans la déglutition, toutes les autres fonctions, digestion, respiration, circulation, restent miacts. lien conclut que le spinal ne fournit pas toutes les libres motrices du pneumo-gastrique qui vont au larynx, mais seulement celles qui président à la phonation. Il appela donc le spinal nerf vocal du larynx, le pneumo-gastrique étant pour Im le nerf respiratoire de cet organe .
Cl Bernard étabUt la même distinction relativement au pharynx : le pneumogastrique, suivant lui, fournit les filets qui président aux mouvements delà degluUtion, tandis que les filets moteurs du spinal détermineraient les mouvements destinés à empcUher les aliments de pénétrer dans le larynx.
Sur les mammifères autres que l'homme, celte distinction des deux branches du spinal est plus complète et plus facile à observer. La branche interne ne s anastomose pas toujours avec le vague : chez le chimpanzé, par exemple, celte branche interne, isolée, se rend directement au larynx, pour former les nerfs vocaux. (Vrolik.) Chez les oiseaux et les reptiles, l'origine médullaire du spinal n'existe pas, il ne reste plus que la courte origine bulbaire, qui se jette en entier dans le nerf vague. Chez les poissons, le spinal n'existe pas; il n'aurait plus aucun rôle à remplir.
Licupi'dcis lie l'origine du grand hypoglosse.
Il l'ait suite aux racines antérieures des nerfs racliidiens.
Rapports a\ec les vaisseaux artériels.
Origine réelle.
Trajet crânien.
Sa sortie par le canal condylien antérieur.
U décrit une anse à
coQcuvité supérieure.
Rapports du grand hypoglosse.
Ses rapports avec l'arlcre liuitualc.
12« PAIRE OU GllAND HYPOGLOSSE.
Le (jrand hypoglosse ou nerf de la douzième paire est un nerf considérable, qui s'étend du bulbe rachidien aux muscles de la langue et de la région sous-hyoïdienne.
a. Origine apparente. U naît du sillon qui sépare les olives des pyramides, à la manière des nerfs racliidiens, c'est-à-dire, par une série linéaire de dix ou douze filets superposés.
Le sillon d'origine des radicules du grand hypoglosse fait suite à la hgne d origine des racines antérieures des nerfs rachidiens. Aucun filet ne vient de la ligne des racines postérieures; plusieurs semblent naître de la partie externe des pyramides, de même que quelques autres semblent naître de la portion de l'olive qui avoisine le sillon. Aucun de ces iilets n'atteint la partie la plus élevée du sillon de séparation des olives et des pyramides; les plus supérieurs émergent au niveau de la réunion des deux tiers supérieurs avec le tiers inférieur de l'olive.
Chaque filet commence par trois ou quatre filaments bien distincts, divergents à leur origine, à la manière d'une patte d'oie. On doit noter les rapports de ces filets d'origine avec l'artère vertébrale, qui passe au-devant d'eux, avec l'artère cérébelleuse inférieure interne, qui passe derrière, et avec les ramifications vasculaires, qui enlacent ces filets d'origine.
b Origine réelle. Les filets du grand hypoglosse peuvent être poursuivis jusqu'au plancher du quatrième ventricule, où ils se perdent dans un "oyau de nrosses cellules multipolaires situé à l'extrémité inférieure du sinus rhomboidal, sur les côtés du raphé. Kœlliker admet un entre-croisement des deux neris a leur origine. Suivant Sclirœder van derKolk, il n'y aurait d'entre-croisemcnt que pour les fibres qui, de ces noyaux, s'élèvent vers les parties supérieures de 1 encéphale. En outre, le noyau de l'hypoglosse paraît uni,, à l'aide de fibres transversales, à celui du- côté opposé, et aux olives par un faisceau de fibres émergeant du hile de ces dernières.
c Trajet. An sortir du canal condylien, le grand hypoglosse se porte verticalement en bas, au devant des. muscles prévertébraux, entre l'artère carotide interne, qui est en dedans, et la veine jugulaire interne, qui est en dehors. Parvenu au-dessous du ventre postérieur du digastrique, il change de direction et so porte d'arrière en ^vant et de haut en bas, en croisant les artères carotides interne et externe, au-devant desquelles il est situé; il se réfléchit ensuite de bas en haut, pour gagner la face inférieure de la langue, en décrivant ainsi une anse à conca;ité supérieure, parallèle et inférieure à celle du muscle digastrique, a un demi-centimètre au-dessus de l'os hyoïde. ,
d Rapports. Profondément placé dans sa portion verticale, où il longe la colonne vertébrale, le grand hypoglosse devient superficiel dans sa PO^Uon curv'uone où il n'est séparé de la peau que par le peaucier et par la saiU e du
t nio c^^^^^ redevient profond en avant, où - /^Pf ,
on re le muscle hyo-glosse et recouvert par le ventre antérieur du dj.-^' " Pt nar le stylo-hyoïdien, puis par la glande sous-maxiUaire et par le muscle, ^/lo hyoïS, et s'enfonce ensuite dans l'épaisseur du muscle gemo glosse, nmir sp nerdre dans le noyau lingual.
' Les rapports du grand hypoglosse avec l'artère linguale sont remarquables =
NERFS crâniens: 12'' PAIRE. 575 d'abord parallèle à cette artère, au-dessus de laquelle il est situé, il en est bien tôt séparé par le muscle hyo-glosse, puis la rejoint au devant de eo- muscle Dan r/paissour de la langue, l'artère est en dehors du gémo-glosse, tandis que le nerf traverse d'arrière en avant les faisceaux de ce muscle.
Ses rapports avec le pneumo-gastrique sont tels que, placé d abord en arrière du plexus gangliforme de ce nerf, il le croise très-obl.quement en passant son
Fig IHT.
A-p.sttjl A.max.m
Avec le piicumugaslriquc.
Soin
Ar.hay i
Ar.Car.cx-.
irVÎM LE.Dr.L.
c.vcumucMNSc
Nerf hypoglosse {d'après L. Hirach'fM) [*). Côté externe, et se trouve, plus bas, au devant do. ce plexus, qu'il ^'«"^^^^^^^^^ en pas de vi^s. Le spinal et l'anse formée par l'anastomose des deux premiers nerfs cervicaux sont situés à son côté externe.
La portion linguale du grand hypoglosse occupe la face inférieure de la langue, de chaque côté de la ligne médiane; elle est située sur un plan de beaucoup inférieur à celui du nerf lingual, lequel, sous-muqueux dans toute son étendue occupe la partie inférieure du bord de l'organe, longe le muscle stylo-glosse et peut ?tre suivi jusqu'à la pointe de la langue. .
«.Anastomoses. Le grand hypoglosse s'anastomose H» Am/e ^neumo-gastnque.
r) M pt. in, muscle ptérygoidien interne. - N. !vuj.. ""f ""^"l^'; " f V,r«f ll^^"^^^^ Mstu. ph., muscle stylo-pluu-y„Kien. - M. hy. tjL, muscle hyo-glosse - F. ly. gl-, ""-i- - • losse - M. 9/.. muscle fiénio-glosse. - M. f,e„. Inj., muscle ef ''/.f " '^e^spi a
supérieur. - M. tk. ky., muscle thyro-hy ulieu - B»/. j " g ' rJoiS"'-
Vn. gas.. pneumo-gastrique. - 01. pka., glosso-pharyng.nn - Kp. l^'V •' 'P"„PJhypoglosse. - K temp., artère temporale. - A. max. M., artère maxilhure mterne. "fi'^,re„,es des'
"oToce., coudyle .Lipital. - Dr. ant., anastomose entre l'hypoglosse et es b anches^ant^ônc.u^^ deux premières p.Vn es cervicales. - A. t>«W. artère vertù brale. - l. ' 3^ p„i,.c cervicale. -
n.oL, 1' paire cervicale.- B,-. -toc, branche T'^^^ ^^pah eevvicale.
X,- artère linguale. - Kr. car. ext. artère carot.de externe. - 1\ . U> * P'""-
Avec le spinal.
Rapports de la portion linguale.
Son anastomose avec
le pneumogastrique.
NÉVROLOGIE,
Avec le ganglion cervical supérieur.
Avec la 1" paire et la 2" paire cervicale.
Avec le nerrUngual.
Distribution.
Branche
descendante.
Sa direction.
Ses
Son anastomose
il anse.
Sadistribution au:c muscles de hi région
soushyoïdienne.
Mode d'origine de la branche
descendante.
Au moment où il croise le pneumo-gaslrique, le grand hypoglosse s'accole h ce nerf et communique avec lui par un ou plusieurs filets ; souvent les anastomoses entre les deux nerfs se font par un véritable plexus. Cette communication a lieu tantôt avec le rameau anastomotique du spinal, tantôt avec le pneumo-gaslrique proprement dit.
Lorsqu'on étudie cette anastomose sur des pièces qui ont macéré dans l'acide nitrique étendu, il est facile de voir qu'elle est formée par des filets du grand hypoglosse qui vont se jeter dans le pneumo-gastrique, pour lequel ils constituent des filets de renforcement.
'i" Avec le ganglion cervical supérieur. Le grand hypoglosse envoie à ce ganglion un filet Irès-grûle, qui se dirige en bas et en dedans.
3" Avec les deux premières paires cervicales. Le grand hypoglosse reçoit de l'anse nerveuse formée par la première et la deuxième paire cervicale trois filets, dont deux proviennent de la première paire et un de la deuxième. Le filet supérieur est ascendant, c'est-à-dire dirigé du côté des racines du grand hypoglosse; mais celte récurrence n'est qu'apparente; ce filet, en effet, ne tarde pas à se réOéchir brusquement sur lui-mfime, pour se diriger du côté de la terminaison du nerf.
4° Avec le lingual. Au niveau du bord antérieur du muscle hyo-glosse, le grand hypoglosse et le lingual sont unis entre eux par deux ou trois filets verticaux, formant autant d'anses à concavité postérieure. f. Distribution. Le grand hypoglosse fournit successivement : 1 " La branche descendante.
2° Un petit rameau musculaire sous-hijoïdien. 3» Les rameaux de l'hyoglosse et du, slylo-glosse. 4° Des branches terminales ou linguales. 1° Branche descendante. La plus remarquable des branches de l'hypoglosse. Elle se détache du nerf au moment où il change de direction, se porte verticalement en bas, au-devant de la carotide interne, puis au-devant de la carotide primitive, se recourbe en dehors et s'anastomose sur la veine jugulaire interne, en formant une anse à concavité supérieure, avec la branche descendante interne du plexus cervical. De la convexité de cette anse parlent deux rameaux, dont l'un, interne, est destiné à l'omoplat-hyoïdien, et dont l'autre, externe, se divise en deux filets qui pénètrent, l'un, dans le sterno-hyoïdien par le bord externe du muscle, l'autre, dans le sterno-thyroïdien, par sa face profonde, .l'ai vu l'un de ces rameaux venir directement du grand hypoglosse.
Le mode d origine et le mode d'anastomose de la branche descendante du grand hypoglosse sont également intéressants à étudier (I).
(1) Il est des cas où l'analyse des filets qui entrent dans la composition de la branche descendante de la douzième paire, est toute faile : ce sont ceux dans lesquels le rameau fourni par la deuxième paire cervicale ne s'accole pas au grand hypoglosse, mais reste à dislance de ce nerf. Dans ces cas, on voit les filets émanés de l'hypoglosse venir s'y associer, un de ces filets récurrents se diriger du côté de l'origine de la deuxième paire cervicale, les autres se dirigeant vers la terminaison. Sur un sujet, le grand hypoglosse donnait un très-petit filet à la première paire cervicale, avant de recevoir celui qui lui nsl fourni par celte paire nerveuse. I.a branche descendante interne du plexus cervical èlail remjilacée par quatre rameaux émanes des nerfs de la première, de la deuxième, de la troisième et de la qualrièmc puire cervicale, qui formaient, avec la branche descendante de l'hypoglosse et avec les rameaux qui en émanent, une surcession d'arcades ou anses située*^ an-devant des artères carotides externe et primitive. Dans un autre ras; les trois pro-
NERFS crâniens: 12^ PAIRE. 577
, V • • „ <.ptle branche, elle a lieu généralement par Pour ce qui est de ^ -^"f , ^'^'^'^^^^ et se réunissent pour la
deux rameaux.qui descendent du prieur, se dirige d'arrière en avantetpa- Ibrmer. De ces deux rameaux 1 un p . ^nastomotiqucs delà première ta i",ia2.,
raU constitué presque en totah opai le^^^^^ ^ ^p^^^ tsou,..^
cl de la deuxième P^^^^^^f^^'^ J^. ^^^^^/^au "^"^^^ ^'''''^ " "^'"^
accolés à ce dernier nerf, ^^^^^ ^^de.^^ surtout manifeste sur des
la branche descendante. ^^^Ue usp ^ois dire, toutefois, qu'elle n est grande pa,-
pièces qui ont -cé^é dans 'tn ue.^^ ^^^^^^^^^^^
pas également évidente chez \ -g^^ent s'ajouter à ces filets cervicaux.
iélnchés du grand hypoglosse lui-mûme u^^^^^^^^^ i;aulrerameaud'originedelabranchedescendan e g .^^i e^ent en
dé.acbe du grand hypoglosse un P- ^"^^^^^^^^^
bas et en arrière, pour re,iomdre ^ -m - poster ^^^^^^^^
semble, au premier abord, tirer la branche descendante,
,losse et n^est qu'apparente et .
S^^r — :::mme -ons^s^^^^ ^^^^^
Nous devons considérer les laldives de ce nerf, qui mière et la deuxième paire ^^«7^^^ tr'^?"^-
augmente --^^-^^^^^^J^r" a L'^^^ n^^^^^^^^ 1^ '^^-^^'^ même la quatrième branche cemcale co ^^^ie dunerfphrénique.
descendante ; le rameau a quatrième se détach^^^ ^^ ^^
. Le mode d'anastomose de la branche f;;;"^^^^^^^^^ ,,ec la branche des-
branche descendant^inter^^^
cendante de la troisième P^i^e cemca p ^^^^e du grand hypoglosse l'auas.o-
rréquenteestlasmva^^^^^^^^^^^ ,,,,,,,, al s'unissent entre
et ceux de la branche ^e^'^f "^f'''';, ^. ■ ^^^rit une anse à concavité supc- j„,,,„. eux, à l'exception du filet le plus eleve, 'i^^"^" anse sem- dante d.
rieure, . la manière d'une l^^^^^^^^^^^^^ de la troisième ^^^^r
blcnt s'étendre entre les origmes '^^S'^^^'^ ""JP^^^^^-to^e la branche desce^^ la b.ann:,o pairecervicale.Mais,enyregai^antd^e^^^^^ ...-^
dante interne du plexus cervical, arm ée au vo^^^ o ^^^^^ ^^.^^ ,^
rameaux, l'un inférieur, l'autre ^'^^énenv ^^^^^^^^ ^^^^^^^ ^^^^^^
branche descendante du ^^l^^."]^^'^'"''^^^^^^ se réfiéchit de bas en
destinés aux muscles «o^^'l^y^'^iens Le rameau upe^^^^^^^ ^^^^
haut, s-accoleà la branche descendante de hiPOc^^^^^^^^^
mon c iusqu'auprcs de son origine, gagne ensmte le tronc au n
"a : u'il accompagne jusqu'à ses --«-^-^^r H nait au niveau du
20 Petit rameau muscula^'e de la re,.n --"^^^^f^:;-; , partie supérieure — ,e bord postérieur du muscle hyo-glosse et s épanouU ^^^^ transversal longe les sou. dos muscles de la région sous-hyo,dienne : un P^'i^^m^^^^^^^ ^^^^^ attaches hyoïdiennes de ces muscles. On peut consiaeru
l'accessoire de la branche descendante. Pendant qu'il est appliqué " -
,0 nameaux -des muscles hyo-glosse et stylo-g osse. P^^-^^^.^f ^élargissant, et
contre le muscle hyo-glosse, le B-^^ ^^P^f^ ;'stfon"^ donne plusieurs tilets ascendants, qm, pour la plupart, s enioi
RamL'iiiiT de
l'hyo-gloss
et du sivlo-ïlosre
liyposlosse.
NÉVROLOGIE.
seur de ce muscle et dont plusieurs vont se terminer dans le muscle styloglosse.
Le grand Rameaux terminaux ou linguaux. Au niveau du bord antérieur du muschî
lypogiosse hyo-glosse, le grand hypoglosse fournit un rameau au bord inférieur du musdans gemo-hyoidien; puis il s enfonce dans 1 épaisseur du yémo-glosse et s'é-
i'(5|)msseur panouit en une multitude de filets, qui se dirigent d'arrière en avant, traver-
les muscles .,. , , , .'
,^ . sent divers plans de ce muscle et s anastomosent en arcades successives, à la lanpiie. manière des filets du facial, arcades d'où partent un grand nombre de filets qui se terminent en partie dans le génio-glosse, en partie dans le corps charnu de la langue. Quelques-uns s'anastomosent, dans leur trajet, avec les filets du lingual, plusieurs accompagnent l'artère ranine. Tous se perdent évidemment dans les fibres musculaires de la langue, 'onctions. Fonctions. Le grand hypoglosse est le nerf moteur delà langue. L'anatomie
établit ce fait d'une manière positive, et les faits pathologiques, de môme que les expériences physiologiques, sont parfaitement en rapport avec les données anatomiques. \m sensibilité qu'il présente en dehors du crâne, dépend de ses anastomoses avec les paires cervicales. Suivant Longet, les anastomoses avec le nerf lingual ne sont peut-être pas sans influence sur la sensibilité des rameaux terminaux de l'hypoglosse.
§ 3. NERFS RACHIDIENS.
Nombre Le nombre des nerfs rachidiens, c'est-à-dire des nerfs qui émergent par Ic^ râchidfens ^^'^^^ conjugaison, et parmi ces trous nous rangeons les trous sacrés, est rigoureusement en rapport avec celui des vertèbres (1). Il y a huit paires cervicales, y compris le nerf sous-occipital, douze paires dorsales, cinq paires lombaires, six paires sacrées : en tout trente-une paires rachidiennes.
Les nerfs rachidiens présentent: 1° des caractères communs, 2" des caractères de région, 3° des caractères individuels.
■Nous allons examiner successivement, sous ce triple point de vue, l'extrémité centrale, le trajet et la terminaison des nerfs rachidiens.