‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 240 sur 254 · NÉCROLOGIE · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE

vicalcs, qu'il parcourt toute la longueur du canal de l'artère vertébrale, p: iièire avec elle dans le cnlne et s'unit à celui du côté opposé, pour former un l^lexus basilaire, lequel se diviserait et se subdiviserait autour des artères terminales du tronc basilaire, à la manière des plexus fournis autour de l'artère carotide interne par le rameau carotidien, avec lesquels il s'anastomoserait par J;''^;'^'';^! plexus de la communicante postérieure. Mais tel n'est pas le mode de discVt' formé '"IJiJ'ion de ce nerf, qui me paraît résulter de la réunion successive de filets par la émanés des 3°, 4° et o« paires cervicales, à la manière des grands nerfs splanch- "^"nieu "i'ÎU'^s, dont je parlerai dans un instant; qui va grossissant de haut en bas, à émanés des mesure qu'il reçoit de nouveaux filets, se place derrière l'artère vertébrale, sort h°\yâkci, ^^^^ ^^^'^^ apophyses Iransverses derrière cette artère, pour se jeter dans le ccL vicaics. ganglion cervical inférieur. Je regarde ce rameau comme destiné à établir une communication entre les 3% 4« et 5° paires cervicales et le ganglion cervical inférieur (t). 11 fournit un certain nombre de fines ramifications qui forment, autour de l'artère vertébrale, un réseau très-apparent inférieurement et qui envoie des filets vers la cavité crânienne, pour constituer le plexus basilaire.

Les rameaux externes sont de deux ordres: les uns, très grtîles, se portent sur l'artère sous-claviôre (S2), et forment à sa surface un réseau délicat qui se prolonge sur les divisions du vaisseau ; les autres, au nombre de trois ou quatre, sont des branches de communication avec la 5", la 6^ et la 7° paire cervicale et avec la i ""^ paire dorsale.

Le rameau inférieur, généralement gros et court, quelquefois double, fait communiquer le ganglion cervical inférieur avec le ganglion tlioracique supérieur, et ce moyen de communication existe lors même qu'il y a continuité d'un ganglion à Vautre.

^.^^^ Les rameaux internes sont les plus nombreux ; les plus élevés vont au nerf carraidiaquc diaquo moyen (8S); d'autres se rendent au nerf récurrent dupneumo-gasirique. niférieur. pi^g remarquables sont les plus inférieurs, qui constituent, en se réunissant, le nerf cardiaque inférieur (77) ou se jettent isolément dans le plexus cardiaque.

Plusieurs filets se jettent dans la porlion inférieure du muscle long du cou ou pénètrent dans le corps de la f" vertèbre dorsale.

J), — Merf» curiliaqiie§.

Mode Prépuration. Ces nerfs doivent être prépavés : 1° depuis leur origine jusqu'au niveau

de prépa- de l'entre-croisenient de l'aorte et de l'artère |)ulnionaire; 2° depuis cet entre-croiseraiiou. ment jusqu'aux divisions extrêmes de ces nerfs. Pour cela : 1° mettre à nu les ganglions cervicaux et les nerfs cardiaques et plonger la pièce dans de l'acide nitrique étendu; 2° disséquer avec soin tous les nerfs internes qui émanent des ganglions, en ménageant les rapports de ces nerfs cardia lues ganglionnaires avec les nerfs cardiaques qui viennent du pneumo-gastrique et du récurrent ; 3" étudier les nerfs (|ui passent au-devant dn l'aorte, ceux qui passent entre l'aorte, d'une part, l'artère pulmonaire et la trachée, d'au .i e part, et enfin ceux qui passent derrière l'artère pulmonaire ; étudier leur corrélation avec les plexus cardiaques antérieur et postérieur.

(1) Une anomalie fort remarquable, rencontrée par Jarjavay, vient il l'appui de cette manière de voir : sur une pièce, l'arlère vertébrale ne pénétrait dans le canal de la base des apopliyses transverses des vertèbres qu'entre la 3" et la W vertèbre cervicale; le ganglion cervical moyen formait une demi-gaîiie au-devant de celte artère et recevait des filets des 4°, 5% 6° et 7" paires cervicales. Le ganglion cervical inférieur ne recevait qu'un filet émané de la 8° paire cervicale. Le nerf vertébral manquait complètement.

PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE

Les nerfs cardiaques, nerfs du cœur (1), distingués en droits el gauches, naissent essentiellement des ganglions cervicaux. A ces nerfs ganglionnaires viennent s'associer un grand nombre de rameaux émanés du pneumo-gasirique et plus particulièrement du nerf récurrent {v. pag. .^64) ; lous convergent versTorigine de l'aorte et do l'artère pulmonaire, pour constituer le plexus cardiaque. De ce plexus partent les plexus coronaires droit et gauche, qui entourent les artères coronaires et qui, après s'âtre éparpillés à la surface du cœur et avoir parcouru un long trajet sous son enveloppe séreuse, pénètrent dans l'épaisseur des parois musculaires de cet organe.

Telle est l'idée la plus générale qu'on doive se faire des nerfs et des plexus CEU'diaques, qui nous présentent un exemple des plus remarquables d'anaslomoses médianes. Scarpa les a, le premier, bien décrits et bien figurés dans des planches qui serviront toujours de modi'le en iconographie anatomique. Mais aucune partie du système nerveux ne présente autant de variétés anatomiqucs de nombre, de volume et d'origine que les nerfs cardiaques, et c'est, surtout à l'occasion de ces nerfs qu'on regrette un travail relatif aux variétés anatomiques dulsystème nerveux (2).

Tantôt ce sont les nerfs cardiaques droits qui l'emportent sous le rapport du mlume, tantôt ce sont les nerfs cardiaques gauches.

Tous les nerfs cardiaques ont une couleur grise, mais tous ne sont pas mous, comme le dit Scarpa, qui les décrit sous le nom de nervi molles.

On admet, d'après Scarpa, trois nerfs cardiaques de chaque côté, savoir : un

(1) L'histoii'e des nerfs du cœur e.st singulière. Les anciens pliilosoplies, avec Aristote, fondés sur des idées préconçues, disaient que le cœur était la source des nerfs de toute l'économie. Galien réfuta cette opinion et n'admit pour le cœur qu'un nerf très-grêle, descendant du cerveau. Vésaleflt provenir ce nerf grêle du nerf récurrent et le représenta dans une figure. Fallope, le premier, décrivit les nerfs du cœur et dit avoir démontré à ses auditeurs insignem nervorum plexum à quo abundans copia nervosœ materiœ fotam cordis has'im complexatur, perçue ipsam plures propagiiies parvorum nervorum disperrjit. Belirends soutint, en 1795, une thèse dans laquelle il cherche à, démontrer que le i:œur manque de nerfs, cor yiervis carere, et que les prétendus nerfs du cœur sont exclusivement destinés aux parois des artères coronaires; Sœmmering soutint la même opinion. Tel était l'état de la science, lorsqu'on 179/( Scarpa publia son beau travail, qui a fixé l'anatomie sur ce pohit. [Tabulœ nevrologicœ ad illûstrandam anatomiam cardiacorum nervorum, noni nervorum cerebri, glosso-pharijngœi ex octavo cerebri.)

(2) Pour ma part, je déclare que je n'ai jamais rencontré, dans mes dissections, les nerfs cardiaques tels qu'ils sont figurés dans les magnifiques planches de Scarpa, les-» quelles ont servi de type pour toutes les descriptions des ouvrages modernes. J'ai décrit minutieusement les nerfs cardiaques de huit sujets différents : ces huit descriptions présentent des différences très-prononcées, au moins jusqu'au plexus cardiaque; mais la distribution terminale des rameaux du cœur m'a paru identique chez tous les sujets. Les anastomoses médianes des nerfs cardiaques expliquent sans doute la solidarité des nerfs cardiaques du côté droit avec ceux du côté gauche. Il y a, en effet, un rapport inverse de développement entre les nerfs cardiaques du côté droit et ceux du côté gauche. Dans un cas où les nerfs cardiaques moyen et inférieur du côté droit manquaient, et oii le cardiaque supérieur était peu développé, ils étaient remplacés par des rameaux volumineux émanés du nerf récurrent droit et par les nerfs cardiaques du côté gauche, qui étaient d'un volume considérable. Dans une pièce préparée par Jarjavay, le nerf récurrent du côté droit envoyait au cœur un très-grand nombre de rameaux, qui formaient un plexus avec d'autres rameaux émanés du nerf cardiaque moyen; tandis qu'îi gauche, les rameaux cardiaques étaient incomparablement moins développés.

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