Artère épigastrique
Vartère épigastrique est une des artères les plus importantes à bien connaître .«eus le rapport pratique, en raison de ses rapports avec l'anneau crura e avec le canal inguinal, c'est-à-dire avec les parties par lesquelles s échappent le plus habituellement les viscères, dans les cas de hernie.
Elle naît de la partie interne, quelquefois de la partie antérieure de 1 ihaquc rexterne, à cinq ou sept centimètres au-dessus de l'arcade fémorale. Cette origine présente quelques variétés; souvent elle a lieu à un centimètre, deux cen- "itimètresetmême quatre centimètres au-dessus de l'arcade crurale, circonstance "à noter pour la ligature de l'iliaque externe. Hesselbach et plusieurs autres disent
l'avoir vue venir de l'obturatrice; mais leur description ne me parait établir irien autre chose que l'origine de l'épigastrique et de l'obturatrice par un tronc ..commun. Ce mode d'origine est si fréquent (l)que plusieurs anatomistes ont pense , que l'obturatrice provenait plus souvent de l'épigastrique que de l'hypogaslrique : sisurdeuxcent cinquante sujets observés dans ce but par M. Jules Cloquet, l'obturatitrice naissait de l'épigastrique cent cinquante fois des deux cûtés, vingt-hmt fois d d'un seul côté, et de l'artère crurale six fois. Autant il est fréquent de voir 1 artère . obturatrice naître de l'épigastrique, autant il est rare de voir l'épigastrique ,1 naître de l'obturatrice. On conçoit combien cette dernière variété anatomique, c qui n'a été observée que deux fois, serait à redouter dans l'opération de la
hernie.
L'artère épigastrique, qu'elle fournisse ou non l'obturatrice, se porte transver- ^; salement ou obliquement en dedans, et, parvenue au-dessous du cordon sper- :;matique, chez l'homme, du hgament rond, chez la femme, se réfléchit de bas . en haut, pour devenir ascendante, en décrivant une espèce d'anse à concavité - supérieure, qui répond à l'anse à concavité inférieure représentée par le cordon \- spermatique et le hgament rond. C'est au niveau de cette réflexion , et de la |.- convexité de l'anse, que part l'obturatrice, lorsqu'elle naît par un tronc commun i, avecl'épigastrique. Après saréOexion, l'épigastrique se porte obliquement en haut : et en dedans, en faisant avec l'horizon un angle de quarante-cinq degrés, et atteint r. bientôt le bord externe, puis la face postérieure du muscle droit, pour deveiiir verticale ascendante. Parvenue au niveau de l'ombilic, e^le s'enfonce dans l'épaisbcurdumuscle droit, où elle se perd en s'anastomosant avecla mammaireinterne. I Bapports. Les rapports de l'épigastrique doivent être étudiés dans sa portion ' transversale, dans sa portion obUque et dans sa portion verticale. 1° La portion transversale est plus ou moins longue, suivant les sujets ; quelquefois ehe manque presque entièrement, l'artère se dirigeant immédiatement en haut; d'autres (ois, elle a jusqu'il quatre centimètres de longueur. Ces variétés de longueur, qui sont sans importance quand l'obturatrice naît de l'hypogastrique,
Direction de l'épigastrique.
Ses rapports avec le cordon chez l'homme et le ligament rond chez la femme.
Saréflexion Son trajet ascendant.
Rapports do la portion transversale de l'épigaatrique»
(1) 11 serait bien dimcile d'expliquer poui-quoi l'arlûre cpigii.stflqne et l'obturatrice ont entre elles des connexions d'origine si intimes.
ANGÉIOLOGIIÎ.
Portion oblique.
L'épigaslriquc établit la limite entre la fossette inguinale interne et la fossette inguinale externe, napports (le J'épigastrique avec le péritoine.
Rapports de la portion
verticale de
l'artère épigastrique.
Branches
collatérales.
Hameau funiculaire.
Hameau symphy-
saire.
Hameau anastonio-
tique.
Hameaux ascendants internes et
externes.
Ij'auastoniose de l'cpigastrique
et de la mammaire interne a lieu par des vaisseaux Iriis-tinus.
en acquièrent beaucoup dans le cas où elle vient de l'épigastriqne (l;.
Cette portion transversale de l'artère devient oblique descendante, lorsque l'épigaslrique naît à une certaine distance au-dessus de l'anneau.
2° La portion oblique de l'arlùre cpigastrique forme le côté externe d'un triangle, dont le bord externe du muscle droit constituerait le côté interne, ei l'arcade crurale, le côté inférieur. L'épigaslrique Constitue la véritable limite entre la fossette inguinale interne et la fossette inguinale externe. I>a fossette inguinale externe, ou l'orifice abdominal du canal inguinal est siliiée en dehors de l'épigaslrique ; à la fossette inguinale interne, c'est-à-dire au côté interne de l'épigaslrique, répond l'orifice inférieur du canal inguinal. Dans sa portion horizontale et dans saportion oblique, l'épigaslrique est placée entre le péritoine et le fascia Iransversalis.
Je dois faire observer que l'entre-croisement du cordon spermatique ou du* ligament rond avec l'artère épigastrique n'a pas lieu précisément au niveau de l'anse que décrit l'artère, mais un peu au-dessus. L'axe du canal inguinal, qui | est oblique de haut en bas et de dehors en dedans, coupe perpendiculairement: la portion oblique de l'artère, laquelle offre une obliquité en sens inverse.
3° Dans sa •portion verticale, l'artère épigastrique se trouve placée entre le muscle droit cl la paroi postérieure de la gaîne de ce muscle, jusqu'au moment! oii elle s'enfonce dans l'épaisseur de sa portion charnue.
Branches collatérales. Près de son origine , ou plutôt au niveau de son anse, l'ar- ; tère épigastrique fournit quelquefois la circonflexe interne, que nous verrons i venir de la fémorale profonde. Elle donne constamment t" un rameau funiculaire, qui pénètre dans le canal inguinal, s'accole à la gaîne fibreuse du cordon, chez! l'homme, du ligament rond, chez la femme, et vient se porter, chez l'un, aux enveloppes du testicule, chez l'autre aux grandes lèvres; 2''unsecond rameau, qui; longe la partie interne de l'arcade fémorale, et vient s'anastomoser, derrièrelasyraphyse, avec la branche homologue du côté o-pT^Q%é ■,'A°unrameauaiiastomotique, qui coupe perpendiculairement la branche horizontale du pubis, derrière laquelle il est placé, et va s'anastomoser avec l'obturatrice, au moment où cette artère s'en- 1 gage dans le canal sous-pubien. J'ai déjà dit que ce petit rameau forme le tronc ■ mûmede l'obturatrice, dans les cas où celte dernière artère vient de l'épigaslrique.
Dans sa portion oblique et dans sa portion verticale, l'épigaslrique donne de nombreux rameaux ascendants, les uns fntenies, les autres eoîtovies, qui traversent très-obliquement le muscle droit, et s'y distribuent en partie, percent ensuite la paroi antérieure de la gaîne, les internes, à côté de la ligne blanche, les externes, au niveau du bord exierne de la gaîne, et viennent se distribuer à la peau. Ces rameaux s'anastomosent avec la mammaire interne et avec les artères lombaires.
L'anastomose entre l'épigaslrique et la mammaire interne n'a lieu que dans l'épaisseur du muscle droit, et seulement par des vaisseaux presque capillaires.