Artère tibiale antérieure
Branche antérieure de la bifurcation de la poplitée, Yartére tibiale antérieure Limite, sest limitée en bas par le hgament dorsal du tarse, au-dessous duquel elle prend de nom de pédieuse.
Immédiatement après son origine, elle se porte horizontalement en avant. Direction, irtraverse la partie supérieure du ligament interosseux, sur lequel elle se réflé- :!chit, pour se porter verticalement en bas, au-devant de ce ligament ; parvenue uau quart inférieur de la jambe, elle se dirige un peu obliquement de dehors en
l\} J'entends par rameaux osseux ceux qui pénètrent directement dans l'os, à travers fies trous que présentent les lubérosités du tibia .
ANGÉIOLOGIE.
Rapports.
1" Eli nrdère :
2uEnavaii!:
3" En dedans ;
4" Eu dehors.
Branches collatérales.
Tiécurrente libiale anlérieure.
Artères malléolairos.
1° Maliéolaire ou articulaire interuc.
2" iMalliSolaire ou
articulaire externe.
dedans, comme la face externe du libia, à laquelle elle correspond, et s'engage sous le ligament dorsal du tarse, pour se continuer avec la pédieuse. Une ligne étendue del'éminence du tibia que nous avons nommée tubercule du jambier antérieur (Ostéologie, p. 312), à la partie moyenne de l'articulation tibio-tarsienne, indique la direction de son trajet.
Bapports. Très-profondément située, au-dessous des muscles de la région antérieure de la jambe {fig. 35), la libiale antérieure repond : 1» en arriére, au ligament interosseux,-dans ses trois quarts supérieurs, et au libia, dans son. quart inférieur; accolée au ligament interosseux , elle y est maintenue par une lame aponévrotique,en sorte que, dans l'amputation de la jambe, la tibiale antérieure peut se retirer entre ces deux lames, où quelquefois elle est difficile à saisir et à lier.
2» En avant, elle est recouverte successivement par le jambier antérieur, l'extenseur commun des orteils et l'extenseur propre du gros orteil; elle répond exactement à l'interstice celluleux qui sépare le jambier antérieur de l'extenseur commun des orteils et de l'extenseur propre du gros orteil; en bas, elle n'est séparée de la peau que par l'aponévrose jambière et par la saillie du tendon de l'extenseur propre du gros orteil, d'où la possibilité de comprimer ce vaisseau à ce niveau.
3° En dedans, elle répond au jambier antérieur, puis au libia, puis au tendon de l'extenseur propre du gros orteil, dans la gaîne duquel elle est logée.
4° JEîi dehors, ac voient l'extenseur commun des orteils, puis l'extenseur propre du gros orteil et l'aponévrose jambière. Deux veines accompagnent celte artère; le nerf libial antérieur la croise très-obliquement de dehors en dedans.
Branches collatérales . Très-petites et Irès-multipliées, elles se distribuent aux muscles et à la peau. Parmi ces branches, on remarque la récurrente tibiale antérieure et les malléolaires externe et interne.
a. Bécurrente tibiale antérieure. Quelquefois très-considérable, elle naît de la tibiale au moment où celle-ci va franchir le ligament interôsseux, remonte obliquement en dedans, entre le jambier antérieur et la tubérosité externe du tibia, contre laquelle elle est accolée, et s'épanouit en rameaux divergents, périosliques et articulaires; parmi ces rameaux, les uns, ascendants, vont s'anastomoser avec l'articulaire inférieure externe, les autres, transverses, "avec l'articulaire inférieure interne. J'ai vu la récurrente tibiale antérieure, volumineuse, se porter transversalement en dedans, au-dessous de la rotule, et se terminer sur la tubérosité interne du tibia. '
b. Artères malléolaires. Distinguées en interne et en externe, elles seraient mieux nommées artères articulaires de Vartimlation tibio-tarsienne.
1° La. malléolaire ou articulaire interne nait au niveau du ligament dorsal du larse, se porte transversalement en dedans, au-dessous du tendon du jambier aniérieur, et se divise en deux branches : une profonde ou articulaire, qui s'enfonce perpendiculairement dans l'articulatiou tibio-tarsiniine, et s'y distribue; l'autre superficielle ou malléolaire proprement dite, qui se porte au-desius de la malléole et au côté interne du tarse, jusqu'à la région plantaire interne, où elle s'anastomose avec des branches fournies par la plantaire interne.
2» La malléolaire ou articulaire externe, plus considérable que la précédente, présente de nombreuses variétés, sous le rapport de son origine. Ainsi, quelquefois elle naît sous le ligament dorsal du tarse, au même niveau que la malléolaire interne; souvent elle naît de la libiale à li ou 8 centimètres environ
ARTÈR15 TIUIALE ANTÉUIEURE.
u-dessus de ce ligament ; d'autres ibis elle est fournie par l'arlùre pôroniôre .u aebsu!' " o inférieure du kament interosseux; enlin, le
ournie par la pôroniôre, et l'autre, ;.lus considérable, par la tibiale.
Ces différences d'origine influent ;;ur le trajet de cette artère; ainsi, 1 lans le cas où elle naît sous le ligaunent du tarse, elle se porte trans- ,'ersalement en dehors, pour s'in- Méchir au-devant de la malléole ^«xterne, et se diriger d'arrière en luvant, sur la face dorsale du tarse; Vest au moment où l'artère change Ide direction, qu'elle reçoit la branche émanée de la péronière postérieure. Quand la malléolaire externe laaîtplus haut, elle se porte obliquement en bas, au-devant de la maldéole er^terne, puis sur le côté externe de l'astragale. Dans tous les ■cas, la malléolaire externe chemine ; d'arrière en avant, sur le côté externe :du cuboïde, et vient s'anastomoser en mrcade avec l'artère dorsale du tarse.
\Accolée aux surfaces osseuses pendant son trajet, croisée par le tendon lide l'extenseur commun, elle donne :
14» des rameaux malléolaires propreiiment dits, qui viennent se ramifier Lnr la face externe de la malléole ; -i» des rameaux artimlaires, trèsconsidérables, qui s'enfoncent dans il l'articulation tibio-tarsienne ; je signalerai celui qui pénètre dans le creux astragalo-calcanéen ; ci" des : rameaux calcanéens externes, qui pasxsent sous les tendons des péroniers :3laléraux,et s'épanouissent sur le côté
externe du calcanéum, où ils se terminent en s'anastomosant avec la péronière r et avec quelques rameaux de l'artère plantaire externe ; plusieurs de ces ratrmcaux se réfléchissent sur la face supérieure du calcanéum, au-devant du tendon d'Achille, pour s'anastomoser avec l'artère tibiale postérieure.
Variétés d'origine.
VariiSlés dans le trajet.
Artères de la face dorsale du pie'l.
Hamcaiu malléolaires.
Articulaires
Calcanéens externes.
(•) I, tibia. — 2, malléole interne. — 3, malléole externe, —./.n., muscle jambier antérieur. — ep. <T> , ■ e\ten3r;ur propre du gros orteil. — ce, extenseur commun des orteils, —l.p.l., tendon du long péromer 1 latéral.
Ti. artère tibiale antérieure. —Ver.n., péronière antérieure. — Mfi.t., malléolaire interne. — Mo.amalléolaire externe. — Ta.e., tarsienne externe ou dorsale du tarse. — Tn t., tarsienne interne. — Do. m.. I jrsaln du inOlalarse.
ANGÉIOLOGIE.
ARTÈRE PÉDIEUSE.
Artère pédieuse.
Limites.
Variétés d'origine.
Calibre.
La pédieuse se continue avec l'arcade plantaire.
Rapports de l'artère pédieuse.
Branches collatérales internes.
Sus-farsienne interne.
Urnnclics collatérales «ternes.
L'artère pédieuse ou dorsale du pied est la continuation de l'artère tibiale antérieure, qui prend le nom de pédieuse au sortir du ligament dorsal du tarse, et se termine à la plante du pied, en se continuant avec l'arcade plantaire. Il n'est pas rare devoir la pédieusenaître par deux racines, formées, l'une, par la tibiale antérieure, qui est alors beaucoup plus petite que de coutume et comme épuisée au voisinage de l'articulation du pied, l'autre, par la péronière, alors trèsvolumineuse, qui traverse la partie inférieure du ligament interosseux. Dans les cas assez rares où la tibiale antérieure manque entièrement, et se trouve remplacée à la jambe par de petites artères perforantes venues de la tibiale postérieure ou de la péronière, la pédieuse est entièrement fournie par la pé- •ronière.
Le calibre de l'artère pédieuse varie d'ailleurs beaucoup ; en général, il est en rapport direct avec celui de la tibiale antérieure, que j'ai vue aussi volumineuse que la tibiale postérieure et la péronière réunies, et en raison inverse du calibre de ces dernières artères.
Direction. La pédieuse marche horizontalement et directement d'arrière en avant, sur la face dorsale du pied, jusqu'à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux. Là, elle s'infléchit à angle droit, traverse cet espace à la manière d'une perforante, et se termine en se continuant avec l'arcade plantaire.
La direction de la portion dorsale de la pédieuse est tracée par une ligne étendue de la partie moyenne de l'articulation tibio-tarsienne à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux.
Rapports. Appliquée contre les os du tarse, sur lesquels elle est maintenue par une lame aponévrotique, la pédieuse est séparée de la peau par l'aponévrose du pied, et de plus, en avant, par le muscle pédieux. Elle longe le côté externe du tendon du muscle extenseur propre du gros orteil, dont la saillie l'éloigné des téguments, en sorte qu'on peut découvrir l'artère dans toute sa longueur, en incisant le long du bord externe de ce tendon. Il n'est pas sans intérêt de remarquer que, sous le ligament dorsal du tarse, la pédieuse est située dans la même gaîne que le tendon extenseur du gros orteiL
Branches collatérales. Les unes sont internes, les autres externes.
a. Les internes, très-muKipliées, mais sans nom, viennent se répandre sur le côté interne du tarse, et s'anastomoser sur le bord interne du pied, soit entre elles, soit avec les malléolaires internes, soit avec la plantaire interne. Parmi elles, je décrirai sous le nom de sus-tarsienne interne une branche remarquable par son trajet : elle se dirige obliquement en avant et en dedans, jusqu'au niveau de l'extrémité postérieure du premier métatarsien, et se continue quelquefois le long du bord interne de cet os, pour constituer la collatérale interne du gros orteil; d'autres fois, elle se réfléchit sous le premier métatarsien, pour aller s'anastomoser directement avec la plantaire interne, après avoir fourni un grand nombre de rameaux au côté interne de l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil.
b. Parmi les branches externes, il en est deux qui méritent une description particulière, l'artère dorsale du tarse ou sus-tarsienne extei'ne et l'artère dorsale du métatarse ou sus-métatarsiennc.
Tl\ONC TIBIO-PÉRONIEn.
calcanéens.
Cuboïdiens .
îlétatarsiens.
Variétés de distribution
. 10 Vartêre sus-tarsienne externe présente un volume variable, presque toujours ^^ors.^^^
\ raison inverse de celui de la malléolairc externe et de la sus-metatarsienne ; ,,,.4,,,,,,,.
ai vu cette branche tellement volumineuse qu'elle égalait la pedieuse, dont u. externe. :,Io semblait être la continuation ou au moins une branche de bifurca-
^£116 se porte transversalement en dehors, au-dessous du muscle pédieux, anastomose largement avec la malléolaire externe, et envoie, 1° sur le côte fterne du calcanéum, des branches qui s'anastomosent avec la péronière ; sur le cuboïde, une branche quelquefois assez considérable pour qu'on puisse 1 regarder comme la continuation de l'artère, et qui va, sous la plante du pied, anastomoser avec la plantaire interne; 3° en avant, des rameaux métatarsiens, mi viennent s'anastomoser avec l'artère sus-métatarsienne. La sus-tarsienne interne remplace quelquefois cette dernière en partie, en fournissant les interu;seuses dorsales ; dans un cas où la sus-tarsienne était très-volumineuse, elle se sortait transversalement en dehors, jusque sur le côté externe du cuboide, se ^'fléchissait d'avant en arrière sur la face externe du calcanéum, et s'anastolaosait très-largement sur cette face externe avec la malléolaire externe et , . péronière; dans un autre cas, elle se divisait en deux branches, l'une qui i : portait transversalement en dehors, jusque sous la plante du pied, l'autre uai allait former l'interosseuse dorsale du quatrième espace interosseux. •IS" Arté)'e sus-métatarsienne, me naît, en général, de la partie antérieure de la iédieuse, au niveau de l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, iiuelquelbis par un tronc commun avec la précédente. Dans l'état le plus réiuUer, elle se porte transversalement en dehors, au niveau de l'extrémité poslirieure des os métatarsiens, et constitue l'arcorfe dorsale du métatarse. i De la convexité de cette arcade, qui regarde en avant, partent trois branches : ■î sont les artères interosseuses dorsales, qui longent la face dorsale des trois . erniers espaces interosseux, et, parvenues au niveau des articulations métalarso-phalangiennes, se divisent en deux rameaux collatéraux, pour les orteils îorrespondants. Dans leur trajet le long de chaque espace interosseux, interosseuses dorsales reçoivent deux perforantes, savoir : une perforante mérieure, au niveau de l'extrémité postérieure de cet espace , et une perforante mtérieure, au niveau de son extrémité antérieure ; cette disposition explique lapparente singularité de l'augmentation de volume des interosseuses dorsales, uû niveau de ces deux points. Chez quelques sujets, les interosseuses dorsales )Dnt exclusivement fournies par les perforantes.
! Il n'est pas fort rare de voir manquer l'artère sus-métatarsienne et les interïsseuses dorsales; les artères interosseuses plantaires y suppléent. ' L'interosseuse dorsale du premier espace interosseux est fournie directement par la îiédieuse, au moment où celle-ci s'enfonce dans le premier espace interoslîux. Plus volumineuse que les précédentes, elle se comporte d'ailleurs de la Mme manière.
1 Assez souvent l'interosseuse dorsale du deuxième espace interosseux est fouriie directement par la pédieuse.
2° Artère sus-métatarsienne .
Arcade dorsale du métatarse.
Intcrosseusesdorsales.
Les interos-
seuscs dorsales reçoivent les perforantes antérieures et postérieures.
Interosseus»
dorsale du premier espace interosseux.