TRONCS VEINEUX CRACHIO-CÉPHALIQUES
(cnl une mention spéciale. Nous avons vu que les fibres musculaires de l'oreillette se prolongent sur elle. Le feuillet séreux du péricarde no revût que la portion péricardique de cette veine, tandis que son feuillet fibreux se prolonge sur la portion de la veine qui est extérieure à celte membrane.
Du reste, le rapport entre la longueur de la portion péricardique de la veinecave et celle de la portion extra-péricardique de cette veine varie beaucoup ; la veine-cave pénètre dans le péricarde tantôt au niveau de la partie moyenne de son trajet, et tantôt à quelques millimètres seulement de son embouchure dans l'oreillette.
Le ca/«6î'e de la veine-cave supérieure est moins considérable que celui des deux troncs veineux brachio-céphaliques pris ensemble ; il est aussi moins considérable que celui de la veine-cave inférieure. La longueur de la veine est de 7 à 8 centimètres.
Veines collatérales. La veine-cave supérieure ne reçoit aucune branche dans le péricarde; à sa sortie du péricarde, elle reçoit immédiatement la veine azygos. C'est, le plus souvent, à l'angle de réunion des deux troncs veineux brachio-céphahques, et non point dans la veine-cave elle-même, que viennent se rendre la veine thyroïdienne inférieure droite, la veine mammaè-e interne du même côté, et de petites veines connues sous les noms de thymiques,péricardiques, médiastines et diaphragniatiques supériaires droites.
La veine azygos, faisant partie du système des veines du rachis, sera décrite à l'occasion de ces veines. Comme les autres veines présentent la môme distribution à gauche et à droite, nous les décrirons en môme temps que les veines homonymes du côté gauche.
Une anomalie bien remarquable de la veine-cave supérieure est celle dans laquelle cette veine est double ; elle résulte du défaut de réunion des deux troncs veineux brachio-céphaliques, dont chacun va s'ouvrir isolément dansl'orreillette droite. Or, cette disposition, dont j'ai vu plusieurs exemples, est normale chez un certain nombre d'animaux. Sur un sujet, le tronc veineux brachio-céphalique droit s'ouvrait dans l'oreillelte droite à la manière accoutumée, cmais le tronc veineux brachio-cépbahque gauche offrait une disposition toute : particuhère : il descendait verticalement au-devant de la portion inférieure de ::la crosse aortique;là il se coudait brusquement à angle droit, pour se porter 1 horizontalement derrière l'oreillette gauche et se jeter à la partie inférieure et ■postérieure de l'oreillette droite (t).
Calibre.
Longueur.
Veines collatérales.
La vcinecave supérieure est quelquefois double.
§ I. - TRONCS VEINEUX BRACHIO-CÉPHALIQUES ou VEINES INNOMINÉES.
.ip^ffilT"' description de la veine sous-clavière, les troncs iisreprésen-
veineux brachio-cepMhques, troncs innominés de Meckel, représentent le tronc arté-
artériel brachio-eé-
(I) En éludiant le développement du système veineux , nous verrons aue dans les Phaliqûe!
ror ve nTuf i" ' ' ''''' veines-caves'supéHeures, ou' lutôt deux
ZnZJrnT. qu'aboutissent à l'oreilietle droite; mais, à mesure que l'évolution des ue h v/ Z ''''''' a'^tre chose
hez ; , .n"''""'"'. '"P°^'"°"' '«"^P-'^-'^'^^ '"^ez l'hoLe, est permanenle Ï les umiî.nu ^"''""'-^ mammifères, par exemple, et principalement
le dcv el ■ '"°™'"' veines-caves est donc la suite d'un arrêt
ANGÉIOLOGIE.
DiiïiSrences (les deux
troncs veineux bra-
cliio-c6phaliqucs.
f Par leur longueur .
2" Par leur (Jireclion;
3" Par leur calibre:
4» Par leurs rapports.
Conséquences de ses rapports.
Elles n'ont point de valvules.
Veines collatérales.
ricl bracliio-céplialiquc ou iiiiiominé ; car ils sont formé-s par la réunion de la veine jugulaire interne et de la veine sous-claviôre proprement dite, lesquelles représentent assez exactement la carotide primitive et l'artôre sous-clavière.
Il e.viste deux troncs veineux brachio-céphaliques, l'un pour le côté droit, l'autre pour le côté gauche. La disposition des veines de la moitié supérieure du corps présente donc plus de symétrie que celle des artères.
Ces troncs veineux diffèrent entre eux ["par leur longueur : leur limite externe étant marquée parle confluent de la veine jugulaire interne et de la veine sousclavière, confluent qui a lieu au niveau de l'extrémité sternale de bi clavicule, et leur limite interne se trouvant à droite de la ligne médiane, à l'origine de la veine-cave, il en résulte que le tronc brachio-céphalique droit, beaucoup plus court, a de 25 à 30 millimètres de longueur, et que celui du côté gauche mesure le double.
2° Par leur direction ; le tronc veineux bi'achio-céphalique droit est presque vertical, un peu oblique seulement en bas et à gauche, comme la veine-cave supérieure, qui paraît en être la continuation, sous ce rapport; le tronc veineux brachio-céphalique gauche est presque horizontal et décrit une courbe à concavité postérieure. Il en résulte que ces deux troncs veineux se réunissent à angle droit pour constituer la veine-cave.
3» Far leur calibre : le tronc brachio-céphalique gauche, qui reçoit, en général, les veines mammaire et thyroïdienne inférieure gauches, a un calibre plus considérable que le tronc brachio-céphalique droit. Au reste, le calibre relatif de ces deux troncs veineux est en raison directe de celui des deux veinesjugulaires internes. J'ai vu le tronc veineux brachio-céphalique droit n'avoir pas la moitié du calibre du tronc veineux brachio-céphalique gauche ; les deux veines jugulaires internes étaient dans la môme proportion.
4» Par leurs rapports ; le tronc gauche embrasse, par sa concavité, la ponionla plus élevée de la crosse aortique et les trois artères dont l'ensemble constitue l'aorte ascendante ; il répond, en avant, à l'extrémité sternale de la clavicule gauche X l'arliculation sterno-claviculaire, et longe le bord supérieur du sternum. Le tronc droit occupe la cavité droite du thorax ; parallèle au tronc artériel brachio-céphalique, qui est en dehors, il répond, en arrière et à droite, au feuillet droit du médiastin, qui le sépare du sommet du poumon, et au nerf pneumo-
gastrique. , . i
Le tronc veineux brachio-céphalique gauche,en raison de ses rapports avec la crosse de l'aorte, est souvent oblitéré dans l'anévrysme de cette crosse. Ses rapports avec la partie supérieure du sternum expliquent le pouls vemeux, si remarquable au niveau de la fourchette sternale, dans les cas de dyspnée considemble Point de valvules dans l'intérieur de ces veines, et par conséquent possibilité d'un reflux veineux considérable.
Veines collatérales. Le tronc veineux brachio-céphalique droit ne reçoit, dans • quelques cas, aucune branche autre que la veine vertébrale et la veine jugulaire postérieure, que nous décrirons à l'occasion des veines du rachis ; le p us souvent il reçoit la veine mammaire interne et la veine thyroïdienne inférieure droit'es. Le tronc veineux brachio-céphalique gauche reçoit constamment les mêmes veines du côté gauche ; il reçoit, en outre, la veine diaphragma rque ^kZque supérieure, la tkymique, la péricardique et souvent la verne rn ercostaU ZTLc. Ce'tte dernière, faisant partie du système des vemes azygos, trouvera sa place ailleurs.
TnONCS VEINEUX BUACIIIO-CÉI^HALIQUES.