NERFS LOMBAIRES DE LA MOE LL E VERTÉBRALE
Ces nerfs sont au nombre de cinq : le premier sort entre les deux premières vertèbres lombaires , le cinquième entre la dernière et le sacrum. Leurs origines, beaucoup plus rapprochées les unes des autres que les origines des nerfs dorsaux, n’occupent qu’un petit espace , et se trouvént vis-à-vis la première vertèbre lombaire et la dernière dorsale. Chacun , comme les autres qui proviennent de la moelle , a un double faisceau d’origine : l’un en devant, qui est plus petit , l’autre en arrière , qui est plus gros. Ces deux faisceaux sont formés par la réunion de plusieurs filets, lesquels, isolés d’une manière très -sensible à leur sortie de la moelle , où ils se revêtent du névrilème , se joignent ensuite, sans cependant communiquer ensemble , en sorte qu’on peut facilement les séparer les uns des autres. Les deux faisceaux corresv lans parcourent un trajet d’autant plus grand , et sont d’autant plus volumineux, qu’ils appartiennent à un nerf plus inférieur ; mais, en général, la distance entre l’origine et la sortie est beaucoup plus considérable qu’au dos. Arrivés dans le canal fibreux de la dure-mère , ces deux faisceaux le traversent ;
NERFS D F, LA VIE ANIMALE. ?.8l
l’un d’eux forme un renflement analogue a ceux des nerfs précédons ; ils se réunissent ensuite, et donnent naissance à un tronc qui occupe la large et profonde échancrure de la vertèbre d’en haut, puis se divise en deux branches , l’une postérieure ou lombaire , l’autre antérieure ou abdominale.
§ Ier. Premier Nerf lombaire.
Branche lombaire.
Plus volumineuse que les suivantes , cette branche se porte tout de suite en arrière, entre les apophyses transverses des deux premières vertèbres lombaires, donne divers rameaux internes qui se portent au transversaire épineux , et le percent quelquefois pour devenir superficiels , puis se portant en bas et en arrière, elle traverse la masse commune des sacrolombaire et long dorsal , y laisse divers filets , devient ensuite superficielle , se place entre la face postérieure de ces muscles et l’aponévrose qui les recouvre , descend quelque temps au-dessous de celle-ci, la perce, devient cutanée, et se porte aux légumens de la fesse , où elle se perd par plusieurs rameaux qui sg subdivisent en filets et fîlamens.
B) 'anche abdominale.
Le tronc commun la fournil à sa sortie de l’échancrure; elle se porte en devant; et en dedans, se trouve cachée par l’origine du psoas, communique avec les nens des ganglions lombaires, reçoit la branche d'anastomose du dernier nerf dorsal , en donne une à la branche anterieure du second nerf lombaire , et connu nce ainsi h' plexus lombaire, auquel nous rap-
3 8 2 APPAREILS COND. DU SENT. ET DU MOUV. porterons les branches qu’elle fournit , et que les auteurs ont décrites avec cette branche abdominale.
§H. Deuxième Nerf lombaire.
Branche lombaire.
Un peu moins grosse que celle du nerf précédent , cette branche sort entre les apophyses transverses des deuxième et troisième vertèbres lombaires, fournit des rameaux internes au transversaire épineux , se porte ensuite dans la masse commune des sacro -lombaire et long dorsal , lui fournit des filets , glisse entre elle et l’aponévrose qui la recouvre , perce celle-ci vers la crête iliaque, et se répand sur la partie postérieure et supérieure de la cuisse , où , devenue cutanée , elle se perd par plusieurs rameaux plus ou moins subdivisés.
Branche abdominale.
Elle sort cachée par le psoas, communique avec les nerfs des ganglions lombaires , reçoit la branche d’anastomose du nerf précédent , en donne une au suivant, et concourt ainsi à former le jilexus lombaire.
§ III. Troisième Nerf lombaire.
Branche lombaire.
Plus petite que les deux autres , elle sort entre les apophyses transverses des troisième et quatrième vertèbres lombaires , donne des rameaux internes au transversaire épineux , trave'rse la masse commune , y laisse des filets , devient subjacente aux aponé-
vroses lombaires , les perce , cl se perd en devenant cutanée.
Branche abdominale.
Cachée à sa sortie par le psoas, elle communique avec les nerfs des ganglions lombaires, puis avec Jes branches antérieures des deux nerfs, entre lesquels elle est située , et forme ainsi le plexus lombaire.
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§ IV. Quatrième et cinquième Nerfs lombaires .
Branches lombaires .
Elles sont très-petites dans l’un et l’autre nerfs : elles diffèrent des précédentes , en ce qu’elles deviennent rarement cutanées : le plus communément même , elles ne s’étendent pas jusqu’à la superficie de la masse commune des sacro-lombaire et long dorsal. Divisées à leur sortie en deux ordres de rameaux , elles distriw huent , les externes dans ces deux derniers muscles , les internes dans l’origine du transversaire épineux.
Branches abdominales ,
Dans l’un et l’autre nerfs , elles communiquent avec les filets des ganglions lombaires, puis celle du quatrième reçoit et donne les branches anastomotiques pour la formation du plexus lombaire, tandis que celle du cinquième reçoit d’abord la branche d’anastomose de la précédente ; 'termine ainsi le plexus lombaire, puis descend dans le bassin pour commencer le plexus sacré, auquel elle unit celui-ci. Elle donne, dans ce trajet, la branche fessière supérieure , que nous rapporterons encore à ce plexus.
a84 APPAREILS COND. -DU SENT. ET DU MOUT.
§ V. P Lexus lombo-abdominal .
C est le concours et la réunion des branches abdominales des nerfs lombaires, lesquels, d’après ce que nous avons dit , forment à leur sortie une série de communications qui représente une espèce de cordon allongé ; ce, cordon, est le plexus lui-même ; pour bien le voir, if faut fendre le muscle psoas suivant sa longueur , et très-près de son bord postérieur ; on l’aperçoit alors placé sur les parties latérales du corps des vertèbres lombaires, et au-devant de leu; s apophyses transverses. Très-étroit en haut , il s’élargit insensiblement en bas ; ce qui dépend de ce que, dans le second sens , les branches abdominales des nerfs lombaires se réunissent plus loin de la colonne vertébrale que dans le premier. Il commence dans celui-ci par la communication du premier nerf lombaire avec une branche du dernier dorsal et avec une autre du second lombaire , et finit par trois gros cordons , dont l’externe se jette dans le bassin, pour communiquer avec le plexus sacré, et fournir la branche fessière supérieure ; le moyen passe par le trou sous-pubien, pour se distribuer à la partie interne de la cuisse ; l’externe descend au-devant de ce membre et se perd dans ses muscles. Outre ces cordons de terminaison , le plexus donne dans son trajet deux ordres de branches , les unes externes ou abdomino-çrurales , une autre interne ou génitO' crurale ; outre cela , divers rameaux et filets s’en échappent et se perdent dans le psoas , le carré lombaire, et surtout l’iliaque. J’ai vu souvent un ou deux filets naître en haut du plexus, traverser longitudinalement 1 épaisseur du psoas, et se rejoindre
nerfs de la vie ANIMALE. 285
en bas à ce même plexus , ou au nerf crural qui en émane.
Branches externes ou muscido-cutanées .
Il y en a ordinairement trois. Après avoir enlevé le péritoine , on les voit sensiblement se porter en dehors , vers la crête iliaque , pour traverser ensuite les muscles abdominaux , et devenir cutanées. La supérieure et la moyenne appartiennent visiblement à la branche abdominale du premier nerf lombaire : l’inférieure dépend surtout de la branche abdominale du second. II V a beaucoup de variétés dans leur disposition , soit pour leur origine, soit pour l’endroit où elles percent les muscles abdominaux. Voici celle qui est la plus ordinaire chez l’homme ; les élèves y rallieront les variétés qu’ils observeront dans leurs dissections.
Branche supérieure. Sortie du plexus , elle .traverse l’épaisseur de la partie supérieure du grand psoas , y laisse quelquefois un filet , se porte obliquement en dehors et en bas , au-devant du carré lombaire , jusqu’à da partie postérieure de la crête iliaque. Là , elle se place dans une gouttière que forment le muscle transverse et cette crête à laquelle il s’attache, donne des filets à ce muscle et à l’iliaque, le perce, . glisse , en suivant encore un peu la crête iliaque , entre lui et le petit oblique , leur donne des filets , puis se divise presque tout de suite :
i°. En rameau externe , qui se perd dans la partie inférieure des trois muscles larges abdominaux , en y -distribuant plusieurs filets , et devient ensuite cutané
a8(j APPAREILS COND. DIT SENT. ET DU MOVV.'
2°. En rameau interne , qui fait suite à la branche; et qui continue à descendre entre le transverse et le petit oblique, jusqu’à l’épine iliaque antérieure et supérieure ; là , il se glisse entre les aponévroses et les muscles, suit l’arcade crurale jusqu’à l’anneau, endroit où il perce l’aponévrose du grand oblique , et se divise en plusieurs filets , lesquels s’épanouissent dans les tégumens du pli de faîne , dans ceux du pubis , et se portent meme aux bourses-
Branche moyenne. Elle sort du plexus presque à côté de la précédente , traverse le psoas , et descend un peu le long de son côté externe , au-devant du carré lombaire. Bientôt elle se porte en dehors , passe obliquement au-devant de la face antérieure de l’iliaque, recouverte par le péritoine , se porte vers la crête iliaque, perce le transverse, se place entre lui et le petit oblique , puis entre celui-ci et le grand ; elle se perd dans ces muscles par un grand nombre de filets, dont l’un suit souvent l’arcade crurale jusqu’à l’anneau , où il perce l’aponévrose du grand oblique , pour se distribuer comme lé rameau interne de la branche précédente , et plus spécialement qu’elle , au scrotum. *
Branche inférieure . Elle naît du plexus , plus bas que les précédentes : son origine est quelquefois double; elle sort de dessous le psoas, traverse obliquement la partie antérieure de l’iliaque , gagne , en se portant de haut en bas, l’épine iliaque supérieure et antérieure, passe entre elle et l’inférieure, ou bien au-dessous de celle-ci; puis, grossissant un peu en cet endroit , où elle présente souvent des variétés, elle parvient à la partie supérieure de la cuisse , sc
nerfs DE LA ViE animale.' 287
trouve au-dessous de l’aponévrose fémorale , et se divise en deux rameaux.
Le rameau externe est le moins considérable ; dirigé tout de suite en dehors , il se porte sur la partie externe et postérieure de la cuisse , en arrière du tenseur aponévrotique crural , puis se divise en plusieurs filets qui , perçant l’aponévrose , deviennent cutanés , et s’étendent plus ou moins loin.
Le rameau interne est le plus considérable , et semble continuer la branche. Engagé tout de suite sous la partie antérieure et supérieure de l’aponévrose crurale, il la perce bientôt, comme le précédent, devient superficiel , et se répand sur la partie antérieure et externe de la cuisse , où il descend jusqu’au genou , en distribuant un nombre très-grand de filets dans son trajet.
Branche interne ou génito-crurale.
Elle est unique ; sa disposition chez l’homme est ordinairement celle-ci : elle naît de la partie supérieure du plexus , dépend du premier nerf lombaire ; descend d’abord perpendiculairement, dans l’épaisseur du psoas, reçoit ordinairement , de la branche antérieure du second nerf lombaire, un filet qui augmente son volume, perce le psoas, lui devient superficielle , descend au-devant de sa lace antérieure , recouverte par le péritoine, jusque près de l’arcade crurale, où elle se divise en deux rameaux.
Rameau interne. C’est le plus considérable : il suit Je trajet des vaisseaux spermatiques , passe avec eux à travers l’anneau , et se divise bientôt en un grand
2<S8 appareils cond. du sent, et du mouv. nombre de filets destines aux tégumens de la partie antérieure et interne de la cuisse , et au scrotum.
Hameau externe. Il descend avec les vaisseaux cruraux derrière l’arcade crurale, se trouve au pli de l’aîne , au-dessous de l’aponévrose crurale , au milieu de beaucoup de glandes absorbantes et de tissu cellulaire, et s’épanouit là en plusieurs filets qui, perçant l’ aponévrose ^ deviennent cutanés, et se répandent jusqu’au-dessous du milieu de la cuisse : quelques-uns se joignent au nerf crural.
Branches inférieures ou crurales.
Après avoir donné les diverses branches dont nous venons de parler , le plexus lombo-abdominal se termine par trois principales , que nous désignerons sous le nom de nerfs , comme celles qui partent de l’extrémité inférieure du plexus brachial ; toutes portent spécialement leurs divisions diverses à la cuisse.
Nerf crural.
Tous les nerfs du plexus , excepté le cinquième , concourent à sa formation ; il forme la plus externe des trois branches qui terminent ce plexus. Isolé complètement de lui, au niveau de l’avant-dernière vertèbre lombaire , il se porte en dehors , en suivant le trajet du bord externe du psoas , qui le cache d’abord , et qui ensuite le laisse en partie à découvert. Quand il est parvenu sous le ligament de Fallope, il son de l’abdomen conjointement avec ce muscle et avec l’-nrtère crurale , au dehors et audessous de laquelle il est situé. Arrivé à la partie
nerfs de la vie animale. 289
externe de la cuisse , il se divise en un grand nombre de rameaux , dont les uns sont superficiels , les autres profonds^ Dans ce trajet, il offre de grandes variétés: tantôt son tronc est simple jusqua l’çircade crurale , tantôt les divisions commencent dès son milieu , souvent les rameaux superficiels commencent à s’en isoler vers le plexus , descendent simplement contigus à lui pour aller à leur destination. Plusieurs filets s échappent , dans l’abdomen, du tronc du nerf crural ou de ses branches isolées ; ils pénètrent tout de suite le muscle iliaque , se perdent dans sa partie interne et moyenne , après avoir laissé au-devant de lui une espèce de réseau bien représenté par Ficher ; d’autres se jettent autour de l’artère crurale ; ceux-ci manquent souvent, et disparoissent bientôt quand ils existent.
Rameaux cutanés. Ils sont les moins nombreux et les moins considérables du nerf crural. Ficher en a représenté quatre principaux ; j’en ai trouvé souvent six , quelquefois deux seulement : tout dépend des divisions , qui se font un peu plus ou un peu moins haut ; car, après un certain trajet, la distribution est à-peu-près la même. Séparés de lui , assez haut chez certains sujets , au niveau de l’arcade crurale chez d’autres , ils passent au-dessous de celle-ci , parcourent un court trajet sous l’aponévrose fémorale , la percent bientôt , et deviennent superficiels : les trous de leur passage sont très-sensibles. Au-delà de ces trous , on les voit se diviser en un grand nombre de filets qui recouvrent la partie interne et antérieure de la cuisse , l’externe et antérieure étant occupée par les divisions de la première branche interne du m. 19
plexus lombaire. Quelques-uns descendent jusqu’à la partie supérieure delà jambe, et plusieurs jusqu’au genou , en accompagnant la veine saphène.
Rameaux musculaires. Leur nombre et leur volume sont très- considérables , mais variables, parce que chaque muscle en reçoit plus ou moins. Ces rameaux sont externes ou internes.
Les rameaux externes se portent en dehors du bord , entre l’iliaque et les couturier et droit antérieur } puis entre ce dernier et le fémoral. Tous n’ont quelquefois qu’un tronc commun ; d’autres fois leur division se fait de bonne heure ; ils se distribuent ainsi qu’il suit : i°. l’extrémité de l’iliaque reçoit divers filets ; 2°. trois ou quatre rameaux s’engagent dans le couturier , s’y perdent en partie , puis le traversant par divers filets , se répandent dans les tégumens avec les filets cutanés précédens; 5°. un gros rameau pénètre dans le droit antérieur par deux filets, l’un supérieur , l’autre inférieur , qui , avant d’v entrer , parcourent un trajet plus ou moins considérable ; 4°. trois ou quatre rameaux vont se jeter dans la portion externe du crural ; 5°. un nombre égal, après avoir parcouru un certain trajet sur la portion moyenne , s’enfonce également dans la fibre et y disparoît : les rameaux de ces deux derniers muscles forment ordinairement un tronc unique pour chacun; 6°. le tenseur aponévrotique fémoral reçoit ordinairement un rameau.
Les rameaux internes ont la distribution suivante : i°. la portion interne du crural en reçoit plusieurs, dont l’inférieur descend très-bas avant de s’y engager ; quelquefois il ne la pénètre que vers le genou.
NERFS DE LA VIE ANIMALE. 2g I
2°. Quelques-uns se portent en arrière , et se jettent dans le pectine. 3°. Un rameau cutané inférieur descend d’abord au-devant de l’artère fémorale , puis à son côté interne , s’en écarte ensuite pour se placer au côté interne du couturier , qui en reçoit quelques filets en bas , et descend jusqu’au-delà du genou , en se divisant en un grand nombre de filets. 4°- Le plus considérable de tous ces rameaux externes se nomme saphène , à cause de la veine de ce nom , qu’il occompagne. Il descend au côté interne de l’artère crurale , reçoit souvent un rameau du nerf obturateur , et se trouve caché , par le couturier, dans la gouttière que forment les abducteurs et le crural : plusieurs filets s’en échappent, dans ce trajet, pour les muscles voisins. Sur le genou , il en donne plusieurs au couturier , continue à glisser sous lui , au lieu de s’introduire dans son épaisseur. Engagé avec l’artère dans l’ouverture du crural , il sort entre son tendon et celui du droit interne , donne plusieurs filets très-sensibles, qui se perdent dans les légumens des environs du genou , puis , se joignant à la veine saphène , il l’accompagne Je long de la partie antérieure et interne de la jambe jusqu’au gros orteil , et donne un grand nombre de filets cutanés.
Nerf obturateur.
Il naît spécialement des deuxième et troisième nerfs lombaires : chez certains sujets, le quatrième lui fournit un rameau d’origine. Placé d’abord entre le psoas et la dernière vertèbre lombaire , il descend presque perpendiculairement ; parvenu dans le bassin , il en traverse obliquement la partie latérale et .supérieure,
accompagné par l’artère et la veine obturatrice entre lesquelles il se trouve , et plongé dans beaucoup de tissu cellulaire. 11 sort par le trou sous-pubien , et se trouve , en arrivant à la cuisse , sous les muscles pecliné et premier adducteur -, là , il se divise en deux branches musculaires , l’une antérieure , et l’autre postérieure.
Dans ce trajet , il ne donne qu’un seul rameau , près le trou sous-pubien ; ce rameau fournit d’abord un filet à l’obturateur , puis , passant par le trou , il se distribue à l’externe : quelquefois il est représenté par deux filets isolés.
Branche antérieure .
Elle se contourne sur le bord interne du petit abducteur, se place entre lui et le moyen qui le recouvre , et se divise tout de suite en rameau interne qui donne des filets au premier muscle , et va ensuite se perdre dans le tiers supérieur du droit interne ; et en rameau externe , qui appartient presqu’en totalité au second : tous deux fournissent des filets cutanés.
Branche postérieure.
Elle descend entre le petit et le grand abducteur , donne cl’abord des filets à l’obturateur interne , puis , en se divisant en plusieurs autres, se perd dans le second des deux premiers muscles.
Nerf lombo-sacré.
J’appelle ainsi un très-gros cordon aplati , double , par son volume , du nerf crural , que fournissent
NERFS DE LA VIE ANIMALE. 2g5
une grande partie de la branche antérieure du quatrième nerf lombaire , et la totalité du cinquième? Ce cordon descend au-devant de la partie latérale et antérieure du sacrum , et va se joindre au plexus sacré , dont il augmente singulièrement le volume. *
Branche fessiere.
Dans ce trajet , il fournit une branche considérable , que sa distribution me sert à dénommer. Cette branche reçoit quelques rameaux d’origine du plexus sacré , en sorte qu’elle paroît commune à ce dernier et au lombaire ; elle sort aussitôt par l’échancrure sciatique , au-dessus du muscle pyramidal , et se divise en un grand nombre de rameaux, dont les antérieurs se portent dans le petit fessier , tandis que les postérieurs gagnent en partie le moyen , et se portant en partie au-devant de sa face antérieure vont très-souvent jusqu’au tenseur aponévrotique fémoral.