‹ Traité d'anatomie descriptive./ [electronic resource]Chapitre 8 sur 27 · NERFS CERVICAUX DE LA MOELLE · texte numérisé non relu

NERFS CERVICAUX DE LA MOELLE

vertébrale.

Ces nerfs sont au nombre de sept : le premier sort entre l’atlas et l’axis ; le dernier, entre la dernière vertèbre cervicale et la première dorsale. Chacun naît, par deux ordres de racines, des parties latérales de la moelle.

Les racines antérieures sont les plus petites ; elles naissent successivement les unes au - dessous des autres , sur une ligne droite qu’une rainure n'indique point comme la ligne d’origine des racines postérieures. Chacune naît ordinairement de la moelle , par deux filets que fournissent sept à huit filamens isolés à l’endroit même de l’origine , mais réunis tout de suite pour les former. Quelquefois ces

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filaraens s’assemblent en trois filets ; quel que soit leur nombre à chaque racine , ils vont en augmentant de grosseur de haut en bas.

Les racines postérieures, bien plus considérables que les précédentes, naissent successivement dans une rainure assez sensible , par un nombre variable de filets. J’en ai compté ordinairement trois ou quatre pour la première, six ou sept pour les seconde , troisième et quatrième , huit ou neuf pour les suivantes. J’ai aussi observé très-souvent , entre deut racines correspondantes, un filet moyen qui, se bifurquant après un court trajet , alloit d’une part à la racine supérieure , de l’autre à l’inférieure , et se trouvoit par là commun aux deux. Chacun des filets d’une racine naît par plusieurs filamens , moins distincts à cette origine que ceux des filets des racines antérieures ; tous grossissent d’autant plus qu’ils deviennent plus inférieurs , et convergent les uns vers les autres dans chaque racine , qui par là est comme triangulaire.

Ces deux racines , séparées d’abord par le ligament dentelé , et en haut par le nerf spinal , se rapprochent bientôt en avançant vers leur orifice commun. Leur trajet est d’autant plus oblique et d’autant plus long dans le canal , qu’elles sont plus inférieures , de manière que la sortie de la première est vis-à-vis son origine, tandis que les suivantes sortent successivement plus au-dessous du niveau de l’endroit d’où elles naissent. Il y a , entre l’origine et l’issue de la derniere , 1 intervalle de la hauteur d’une vertèbre.

Arrivées a 1 orifice du canal fibreux de la duremère , qm doit lès transmettre au dehors , ces deux

534 APPAREILS COND. DU SENT. ET DU MOUV. racines se joignent l’une à l’autre , et entrent clans ce canal , où une cloison mince les sépare et forme , pour ainsi dire , deux conduits.

Après un court trajet, les filets qui composent la racine postérieure se réunissent pour former un renflement considérable , d’une couleur grisâtre , d’une densité assez grande , d’une forme ovalaire , d’une nature inconnue , mais d’un aspect extrêmement analogue à celui des ganglions de la vie organique. Le canal s’évase pour loger ce renflement , auquel sont étrangers les filets de Ja racine antérieure. Ceux-ci viennent se réunir au cordon qui émane de ce renflement, et forment avec lui un tronc proportionné par son volume à celui des deux racines qui lui ont donné naissance. Ce tronc compose , à proprement parler , le nerf ; il ne parcourt qu’un petit trajet , et se divise tout de suite en deux branches , l’une antérieure , l’autre postérieure.

§ Ier. Premier Nerf cervical .

Il sort très en arrière , entre l’atlas et l’axis , et se partage tout de suite en deux branches , dont la postérieure est la plus considérable : ce qui est l’in- Verse des nerfs suivans.

Branche postériein'e.

Elle s’engage tout de suite sous le bord inférieur du grand oblique, vient paroître entre lui et le grand com plexus., se recourbe aussitôt de bas en haut sur le premier , qu’elle embrasse en manière d'anse , re-

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monte sur la face antérieure du second , en se portant sensiblement en dedans , le traverse vers son extrémité supérieure , devient soucutanée , et se perd dans la région occipitale.

Dans ce trajet , i°. celte branche communique d’abord , au niveau du grand oblique auquel elle donne un filet , en haut avec le nerf sous-occipital , en bas ayec la branche postérieure du second nerf cervical. 2°. A l’endroit où elle se recourbe, plusieurs filets s’en échappent; les uns descendent au-devant du grand complexus , les autres , passant sous son bord interne , se recourbent sur sa face postérieure , y répandent en partie leurs filets, qu’ils jettent partie sur le petit complexus et sur la face correspondante du splénius , dont l’un d’eux traverse quelquefois l’épaisseur pour se rendre à la portion contiguë du sterno-mastoïdien. 3°. Au-devant de la partie supérieure du grand complexus , plusieurs filets partent de celte branche , remontent comme elle , se perdent dans le muscle , ou le percent isolément, et deviennent cutanés. 4°* Enfin au niveau de la partie postérieure de la tête , un nombre variable de rameaux occipitaux terminent cette branche , se répandent sur là partie moyenne et postérieure de la tête et sur le muscle occipital ; ils remontent jusqu’au voisinage de la terminaison des rameaux frontaux de la branche ophthalmique , avec les filets desquels ils s’anastomosent quelquefois.

Branche antérieure. (

Elle se contourne , aussitôt après s’être séparée de là precedente, sur les côtés de l’artiçulation de l'atlas

avec Iaxis, passe entre leurs apophyses transverses , couverte par les angulaire, splenius et premier inter— transversaire, et se divise tout de suite en i°. rameaux s upei ieui s , dont 1 un va commun îquer avec le nerl sous-occipilal , et former au-devant de 1 apophyse transverse de l’allas l’anse indiquée plus haut ;

1 autre envoie plusieurs filets au ganglion cervical supérieur • 2°. rameaux inférieurs , au nombre d’un et quelquefois de deux , qui envoient d’abord un ou deux filets au grand droit antérieur, puis vont s’unir* à la branche antérieure du deuxième nerf cervical , par deux ou trois anastomoses, et rarement par une seule , pour former le plexus cervical.

§ II. Second Nerf cervical.

II sort entre Taxis et la troisième vertèbre cervicale , et se divise tout de suite en deux branches : la postérieure est de moitié moindre que l’antérieure.

Branche postérieure.

Elle contourne , aussitôt après s’être séparée, l'articulation de l’axis avec la troisième vertèbre , à La synoviale de laquelle elle est contiguë , descend un peu d’abord, puis remontant tout de suite en faisant une anse , se place sur la face antérieure du grand complexes, au-dessous de la précédente dont elle croise les rameaux qui vont au bas de pe muscle , remonte un peu sur celle face , perce ce muscle et le trapèze , et devient souculanée vers le haut du cou.

Dans ce trajet, T. elle fournit le filet de commu-

N È R F S DE LÀ VlE ANIMALE.

nication avec le nerf précédent ; 2°. elle donne un rameau assez considérable , passant entre les apophyses articulaire et transverse de la troisième vertèbre, sous, le bord du complexus , pour aller distribuer plusieurs filets qui parcourent souvent un trajet assez long , dans le petit complexus et dans les muscles voisins ; 5°. quelques filets se distribuent au grand complexus, tandis que la branche lui correspond; 4°. enfin les rameaux qui terminent cette branche sont en nombre variable , et appartiennent aux tégumens des parties supérieure du cou , postérieure et inférieure de la tète.

Branche antérieure.

Elle se porte en devant et en dehors , couverte par les splemus et angulaire , donne un filet au ganglion cervical supérieur, communique en haut et en bas avec les deux branches anterieures adjacentes , et se jette dans le plexus cervical.

§ III. Troisième nerf cervical.

Branche postérieure.

Elle est plus petite que dans le nerf précédent , se porte, comme dans ce nerf, le long de 1 apophyse articulaire , dans une espèce de gouttière qui s’y trouve ; puis s’engageant entre les insertions du grand complexes et dû transversaire épineux, descend quelque temps entre ces deux muscles , y distribue divers dets ; puis perçant les muscles postérieurs du cou , devient soucutanée et se perd bientôt. Dans ce trajet \

cette branche fournit un filet de communication pour le deuxieme nerl cervical , puis elle donne un rameau externe souvent unique, mais que composent quelquefois trois ou quatre filets , tout de suite isolés quoique contigus, lesquels se portent à la partie inférieure du petit complexus , au transversaire , et même quelquefois à l’angulaire.

Branche antérieure.

Elle se porte d’abord en dehors , puis se contourne en devant sur le tubercule antérieur de la quatrième vertèbre, communique avec un filet du ganglion cervical, avec les deux branches antérieures: des deux nerfs cervicaux entre lesquels elle est située, et se jette dans le plexus cervical.

§ I\ . Plexus cervical.

Ï1 résulté de la réunion des branches antérieures des premier , deuxième et troisième nerfs cervicaux, qui, à leur sortie, communiquent d’abord avec les blets du ganglion cervical, puis se réunissent ensemble, de manière que chacune fournit deux rameaux qui forment deux arcades avec les rameaux correspondais des deux branches qui lui sont, l’une supérieure, l’autre inférieure ; de ces arcades naissent des rameaux qui s’anastomosent de nouveau plus en dehors. En général, il n’y a guère plus de deux anastomoses; mais elles ont des variétés extrêmes , en sorte qu’il est presque impossible d’assigner avec certitude la disposition de ce plexus. 11 communique en haut avec le nerf sous-^occipital , par un rameau appartenant au

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premier nerf cervical , en bas avec le plexus brachial , par le rameau le plus inférieur du troisième de ces nerfs. 11 y a entre ces deux plexus, formés J’un et l'autre par les nerfs cervicaux, un intervalle assez sensible qui les distingue , et que parcourt la branche indiquée ; d’ailleurs , en soulevant le sternomystoïdien , la position du cervical le rend tout de suite apparent, tandis que le brachial reste encore caché à son origine par le scalène antérieur. C’est au bord postérieur du sterno-mastoïdien que répond le premier , au niveau des deuxième , troisième , et surtout quatrième vertèbres cervicales. 11 est au-devant du scalène postérieur , au côté externe du nerf vague, de la carotide et de la jugulaire. Plongé dans beau- - coup de tissu cellulaire, entrelacé de vaisseaux, il est environné de beaucoup de glandes lymphatiques , qui le masquent souvent, et occupent même l’intervalle des espèces d’aréoles qu’il forme , surtout des externes. Ce plexus fournit d’abord quelques filets de communication avec ceux des rameaux des ganglions cervicaux , s’anastomose avec le nerf spinal par un ou plusieurs filets , et en donne aussi un ou deux aux muscles sur lesquels il est couché • puis on le voit fournir diverses branches trèsr-remarquables , qui, par leur situation, peuvent être divisées en descendantes internes, descendantes externes, ascendantes et cervicales superficielles.

Branches cervicales descendantes internes.

Il y en a deux : la cervicale descendante et la phrénique.

Branche cervicale descendante. Elle naît du pleius par deux ülets très-distincts , qui viennent évidemment des premier et deuxième nerfs cervicaux , parcourent un certain trajet en restant isolés, convergent l’un vers l’autre, puis se réunissent en un seul cordon cpii se porte en dedans, et va au milieu du cou s’anastomoser avec la branche correspondante.de l’hypoglosse , de la manière que nous l’avons dit.

Branche phrénique. Elle naît au-dessous de la précédente et à la fin du plexus cervical. Le plus' gros des lilets qui la fournit part évidemment du troisième nerf cervical; un petit filet du deuxième vient aussi le plus souvent se joindre à celui-ci pour la former ; quelquefois elle en reçoit un de la branche précédente ou des nerfs qui la fournissent. Toujours le plexus brachial concourt aussi à son origine par deux ou trois filets qui s’y joignent à la partie inférieure du cou , souvent même seulement dans la poitrine , et qui n’ont rien de constant par rapport aux nerfs cervicaux dont ils émanent précisément.

Quel que soit le mode de son origine, la branche phrénique descend au-devant de la partie latérale du cou, entre le grand droit antérieur et le scalène antérieur, puis sur le bord de ce dernier. Arrivée à la poitrine , cette branche y pénètre entre l’artère sous-clavière qui est en arrière, et la veine qui est en devant , se porte en dedans et en avant dans le médiastin, passe au-devant des gros vaisseaux pulmonaires, se colle au péricarde, sur lequel elle est trèsapparente en ouvrant la poitrine , est recouverte à son niveau par la lame de la plèvre qui le tapisse, et\a se jeter dans le diaphragme.

nerfs de la vie ANIMALE. 2^1

La branche phrénique droite , plus anterieure et plus perpendiculaire , se divise, avant d’arriver à ce muscle, en plusieurs rameaux qu’unissent des filets de communication , et qui s’écartent en divergeant les uns des autres : On en compte six ou sept. Ils fournissent d’abord des filets à la face convexe du diaphragme. Après cela, les internes , collés à la veine cave, se portent à la partie inférieure de ce muscle par l’ouverture qu’elle traverse , se répandent sur cette partie , et s’anastomosent avec les filets du ganglion cœliaque. Les autres rameaux, plus longs que ceux-ci , dirigés, en divergeant, en avant, en arrière et en devant, percent la partie antérieure du centre phrénique, ne donnent rien à cette aponévrose, suivent Je même trajet que les artères et les veines , vont se répandre au loin dans l’épaisseur du muscle et à sa surface concave, d’où plusieurs s’échappent pour communiquer avec les filets des ganglions cœliaques, et contribuer à la formation des plexus de ces parties.

La branche phrénique gauche, plus postérieure que la précédente, plus longue aussi, parce qu’elle se contourne sur la pointe du cœur , donne d’abord des filets à la surface convexe du diaphragme , perce son épaisseur par divers rameaux , dont plusieurs se rapprochent de l’œsophage, et dont les autres s’en écartent. Parmi ceux-ci, les uns restent à sa surface concave , les autres se portent au-delà et vont se joindre aux filets du ganglion cœliaque de ce côté. Souvent , de 1 un et l’autre côtés, ces filets de communication présentent des renflemens sensibles. Plusieurs auteurs ont même décrit des ganglions à ces nerfs, mais rien n est plus variable que cette disposition, ni. 16

Dans ce trajet , i°. les branches phréniques donnent. des filets au muscle droit antérieur , au scalène, et même au thymus , selon certains auteurs : on trouve difficilement ceux-ci. 20. A la partie inférieure du cou , chacune communique avec les filets du ganglion cervical inférieur correspondant, et même quelquefois du supérieur , soit qu’elle reçoive de ces filets , soit qu’elle leur en fournisse ; ce qui varie. 3°. Elles ne donnent rien au péricarde ni au poumon, quoique cependant certains auteurs aient pensé le contraire.

Branches cervicales descendantes externes.

La manière dont elles partent du plexus varie beaucoup ; tantôt il y en a trois ou quatre , tantôt deux : ces variétés ne font rien à leur distribution , qui reste toujours la même : elles ne dépendent que de ce que les rameaux se séparent plus ou moins vite. Les principales viennent du troisième nerf cervical; le deuxième en fournit aussi constamment. On voit également un filet du quatrième venir se joindre à elles ou à leurs rameaux. Quelle que soit la manière dont elles s’échappent, leur trajet est très-court, presque nul , et on en voit naître tout de suite beaucoup de rameaux que leur position sert à faire distinguer en sus- claviculaires, sus-acromicns, sous-claviculaires et cervicaux profonds. Ces rameaux naissent, avec beaucoup de variétés, de ces branches elles-mêmes très-variables; mais leur terminaison est constante.

Rameaux sus- claviculaires. Le plus ordinairement l’un descend le long du bord externe du sterno-

NERFS DE LA VtE ANIMALE. 0.lf>

mastoïdien , ou un peu au-delà , traverse superficiellement le milieu de la clavicule , se répand sur le friand pectoral, la peau, et va jusqu’aux mamelles. Un autre , et quelquefois deux se dirigent plus en dehors , gagnent le bord externe du grand pectoral , descendent entre lui et le deltoïde, dans la direction de la veine qui se trouve en cet endroit, et se répandent superficiellement sur ces deux muscles. Entre ces rameaux principaux , d’autres plus petits traverser^ quelquefois les clavicules , et vont sur la poitrine.

Rameaux sus-acromiens. Us se dirigent le long du bord supérieur du trapèze , plus ou moins écartés de lui , donnent à ce muscle différens filets communiquant avec le nerf spinal qu’il reçoit; puis gagnent la partie supérieure de l’acromion , s’y divisent en une foule de filets subdivisés ensuite à mesure qu’ils s’avancent sur le deltoïde , dont ils recouvrent la partie externe et un peu postérieure.

Rameaux sous-claviculaires . Us descendent profondément , et en nombre variable , dans l’espace triangulaire compris entre le trapèze , Je sternomastoïdien et la clavicule , se portent au-dessous de celle-ci, et vont se distribuer dans l’aisselle, à l’extrémité de l’omoplat-hyoïdien , au sous-scapulaire , à la portion supérieure du grand dentelé : quelquefois ils communiquent avec le spinal.

Rameaux cervicaux profonds. Ils sont aépendans des précédens, mais plus profondément situés le long du cou. Assez ordinairement, il y en a un principal qui descend le long du muscle angulaire , se répand en partie dans son épaisseur, et se distribue en parue

244 appareils cond. du sent, et du mouv. aux muscles voisins : les autres moins marcjués ne sont souvent que des filets de celui-ci.

Branches cervicales ascendantes .

Il y en a deux principales , l’une postérieure , l’autre antérieure ; la première est plus petite que la seconde. L’une est mastoïdienne , l’autre auriculaire. Toutes deux paroissent spécialement provenir du second nerf cervical. „

Branche mastoïdienne. Elle monte le long du bord postérieur du sterno-masloïdien , se porte entre les tégumens et le splénius; puis, arrivée derrière l’apophyse masloïde, se divise en plusieurs filets qui se distribuent aux tégumens de la partie latérale et postérieure de la tête, à la face interne du pavillon de l’orèille, et au muscle occipital , en communiquant avec le rameau auriculaire du facial , et avec ceux de la branche postérieure du premier nerf cervical.

Branche auriculaire. Elle est très-considérable , presque double de la précédente , se porte d’abord un peu en dehors à sa sortie du plexus , mais se recourbe bientôt sur le bord postérieur du sterno-mastoïdien , en formant une espèce d’anse qui l’embrasse alors , traverse obliquement , en montant , la partie supérieure de la face externe de ce muscle , gagne son bord antérieur , et se divise au niveau de l'angle maxillaire, en: i°. rameaux auriculaires antérieurs, qui sc portent sur la glande parotide, se répandent sur sa surface externe , y laissent de nombreux filets, parmi lesquels un va communiquer

avec le nerf facial clans l’épaisseur de celte glande , puis remontent sur la partie inférieure de l’oreille, et s’y partagent en plusieurs filets , dont les uns se répandent sur la face interne , les autres sur l’externe du pavillon ; tandis que d’autres , plus sensibles, se contournent sur sa circonférence ; 2°. rameaux auriculaires postérieurs, qui remontent, au nombre d’un ou de deux, le long du bord antérieur du sterno-mastoïdien, puis sur l’apopliysp mastoïde, et se divisent en filets antérieurs qui se répandent sur la face interne du pavillon , très-près du temporal, sur le haut de la portion cartilagineuse du conduit auditif, et en filets postérieurs qui se répandent aux environs de l’apophyse mastoïde, où ils deviennent cutanés, et où ils communiquent avec ceux de la branche mastoïdienne.

Branches cervicales moyennes.

Elles sont ordinairement au nombre de deux , dont l"une est plus considérable ; quelquefois on n’en rencontre qu’une seule : souvent un tronc commun leur donne naissance , et 6e divise tout de suite pour les former ; chez certains sujets, elles naissent avec la branche auriculaire. Quoi qu’il en soit, elles parlent de la partie moyenne du plexus , et paroissent spécialement venir du second nerf cervical. Après un court trajet, on les voit se réfléchir, comme l’auriculaire et audessous d’elle , sur le bord postérieur du sterno-mastoidien , se porter sur la face externe de ce muscle, regner entre elle et le peaucier, et se diviser en un nombre plus ou moins considérable de rameaux et de filets, dont les uns, asccndans , vont s’anastomoser

appareils cond. du sent, et du mouv.

avec les filets de la branche inférieure du nerf facial ; les autres , transverses et même descendans , parcourent un trajet plus ou moins marqué , se prolongent jusque près de la ligne médiane , et se terminent soit au peaucier, soit à la peau du cou.

§ V . Des quatrième , cinquième , sixième et septième Nerfs cervicaux.

Ces quatre nerfs ont une distribution qui permet de les considérer sous un même point de vue ; divisés en deux branches en sortant du canal fibreux de la dure-mère , ils présentent dans chacune la disposition suivante.

Branches postérieures.

Elles sont remarquables par leur grande ténuité , qui les distingue des branches postérieures des trois et surtout des deux premiers nerfs cervicaux. Toutes quatre se portent en arrière, entre le transversaire épineux et le grand complexus , parcourent un trajet oblique de haut en bas entre ces deux muscles , leur donnent différens filets ,• puis , perçant le splénius et le trapèze, auxquels elles en laissent aussi, deviennent sous-cutanées : on les perd presque tout de suite de vue sous la peau.

Branches antérieures.

Elles sortent en devant du scalène postérieur , communiquent toutes ensemble , en s’envoyant réciproquement un rameau. Celle du quatrième nerf communique avec celle du troisième , et celle du septième avec celle du premier dorsal. Chacune en-

voié ensuite un filet à ceux des ganglions cervicaux. Celle du quatrième nerf en fournit un pour la branche phrénique , comme nous l’avons dit. Divers filets vont au scalène antérieur, d’autres au postérieur et aux muscles voisins ; puis ces quatre branches , que leur grosseur rend extrêmement remarquables , surtout en les comparant aux branches postérieures , vont se réunir ensemble, comme nous allons le dire , pour former le plexus brachial.

§ VI. Plexus brachial.

Il résulte d’abord , comme nous l’avons dit , des branches antérieures des quatre derniers nerfs cervicaux. De plus, la branche antérieure du premier nerf dorsal remonte de la poitrine, et se joint à elle pour sa formation. Il a une étendue considérable ; large à son origine, il se rétrécit à son milieu, et s’élargit de nouveau à sa terminaison. 11 est formé de la manière suivante : i°. les deux branches des quatrième et cinquième nerfs cervicaux s’unissent à leur sortie , et après un court trajet , en un tronc commun qui descend obliquement en dehors. 2°. Le septième nerf cervical et le premier dorsal donnent aussi lieu , par leur réunion , à un tronc unique qui se dirige presque horizontalement. 3°. Entre ces deux troncs communs s’avance la branche antérieure du sixième nerf cervical , qui existe isolément jusqu’au niveau de la première côte, où elle se réunit à eux. Dans celte réunion, chacun emprunte et reçoit des rameaux , sans qu’on puisse exactement en assigner le mode. Quoi qu’il en 6oit, il en résulte un faisceau aplati qui descend entre

248 APPAREILS C0ND. DU SENT. ET DU MOUV. le sous-clavier et la portion supe'rieure du grand dentelé , et qui, s élargissant de nouveau , se divise en un certain nombre de branches qui se portent au bras, comme nous le dirons.

Dans ce trajet , le plexus brachial a les rapports suivans : il est d’ahord situé , à son origine , entre les scalènes , dont l’antérieur cache, surtout en bas, cette origine qui reste presqu’à découvert en haut. Ensuite on le voit dans le tissu cellulaire abondant qui est au-dessous de la clavicule. Il est placé , plus bas, entre le sous-clavier et la première côte , puis sur la portion supérieure du grand dentelé ; enfin , il occupe la partie supérieure du creux de l’aisselle. Quant à son rapport avec l’artère et la veine axillaires, la veine est en devant, l’artère au milieu, et le plexus en arrière , jusqu’au creux de Faisselle , où les principales branches qui émanent du plexus entourent l’artère en lui formant une espèce de gaîne , tandis que la veine se partage en diverses divisions. Le plexus brachial communique avec les filets des ganglions cervicaux. Il fournit aussi un ou deux filets qui descendent perpendiculairement , et vont au bas du cou, ou plus souvent dans la poitrine, se joindre , comme j’ai dit , à la branche diaphragmatique. Ensuite il donne des branches thora chiques , des sus et des sous-scapulaires, et se termine enfin par les nerfs brachiaux.

Branches thorachiqu.es.

11 y en a deux : l’une antérieure, l’autre postérieure.

Branche thorachique antérieure. Elle vient de la partie antérieure du plexus , et paroit être spé-

NERFS DE LA VIE ANIMALE. 2/fQ

cialement fournie par le sixième nerf cervical. Mie descend pendant un certain trajet ; puis , sur le plus grand nombre des sujets , elle se divise en deux ordres de rameaux : i°. les uns se contournent en bas et en arrière sur Tarière axillaire , et vont se réunir de nouveau au plexus , en embrassant le devant de cette artère ( ces rameaux manquent quelquefois ) ; 2°. les autres, qui sont eonstans, se portent en bas et en devant : parvenus au grand pectoral , ils se divisent en deux ordres, dont l’un gagne la surface interne de ce muscle , et s’y répand par divers filets , tandis que l’autre s’engage sous le petit , et répand ses divisions sur sa face interne.

Dans plusieurs sujets, un rameau pari isolément du plexus brachial , et , passant sous l’artère axillaire , va se distribuer au petit pectoral , lequel reçoit alors moins de filets de la branche précédente.

Branche thoracliique postérieure. Pour bien distinguer son origine , il faut couper le plexus , le renverser en dedans , et soulever le scalène antérieur ; on la voit naître alors par deux rameaux , l’un supérieur, venant du quatrième nerf cervical , l’autre inférieur, né du cinquième : j’ai vu souvent un troisième filet partir aussi du sixième pour sa formation. Le premier fournit, à son origine, un filet secondaire , qui &e porte en arriéré dans les muscles latéraux du cou. Ces deux ou trois filets d origine s’étant ensuite réunis , forment cette branche qui descend , collée aux parties latérales de la poitrine , sur le grand dentelé , sans fournir aucun filet : parvenue vers le tiers inférieur de ce muscle, elle se divise en deux ou trois rameaux, qui se subdivisent ensuite en un grand nombre de filets

■25o appareils cond. du sent, et du mouv.

pour loule la portion de ses fibres qui viennent en convergeant s’attacher à l’angle de l’omoplate.

Branche sus-scapulaire.

Elle est unique; née de la partie postérieure et supérieure du plexus , et provenant surtout du quatrième nerf cervical , ellô sé porte obliquement en arrière , vers la base de l’apophyse coracoïde , s’engage sous le ligament qui complète l’échancrure qui s’y trouve ; traverse obliquement l’extrémité de la fosse sus-épineuse , recouverte par le muscle de même nom , descend par l’échancrure qui se trouve sous la base de l’acromion , pénètre dans la fosse sous-épineuse , et se divise en y arrivant en trois ou quatre rameaux principaux , qui descendent d’abord , en s’écartant , sur la face interne du muscle Sous-épineux ; puis se subdivisant en filets, pénètrent ce muscle, et s’y terminent ainsi que dans le petit rond.

Dans ce trajet , cette branche donné d’abord un filet sous-scapulaire qui sé jette dans la partie supérieure du muscle de même nom, et qui maiique dans certains sujets ; puis deux ou trois filets sus-épineux qui s’engagent, par la face inférieure du muscle de ce nom , dans son épaisseur , et s’y perdent.

Branches sous-scapülaires.

11 y a des variétés dans ces branches , par rapport à leur origine ; ordinairement isolées , elles naissent quelquefois par un tronc commun ou par deux. Très-souvent une ou deux viennent du nérf axillaire, ce qui fait que plusieurs auteurs les ont décrites avec

ce nerf ; mais il vaut mieux les considérer comme une dépendance du plexus. Il y en a trois le plus ordinairement.

Grande branche sous-scapulaire. Elle naît de la partie postérieure du plexus, descend derrière les vaisseaux axillaires, entre le grand dentelé et la parue antérieure du sous-scapulaire, traverse la face interne du grand rond, se porte au-devant de celle du grand dorsal, et s’y perd par deux ou trois rameaux.

Petite branche sous - scapulaire. En sortant du plexus, où elle naît en arrière , elle se jette sur la face interne du sous-scapulaire, et, après un trajet trèscourt, s’y perd par plusieurs rameaux. Dans certains sujets ,- celte branche est représentée par deux rameaux.

Branche sous-scapulaire moyenne. Elle naît quelquefois par un tronc commun avec la glande ; plus souvent elle provient d’un autre tronc qui forme aussi le nerf axillaire ; d’autres fois elle est isolée à son origine : toujours elle descend obliquement le long du muscle sous-scapulaire, et va, par deux ou trois rameaux , se jeter dans le grand rond , où elle pénètre par sa face interne : le petit rond et même le sous-scapulaire en reçoivent aussi des rameaux.

Branches brachiales.

Ces branches , au nombre de six , se distribuent exclusivement au membre supérieur qui leur corres* pond. Le bras, l’avant-bras et la main en reçoivent de nombreuses ramifications. Ce sont les nerfs brachial cutané interne , brachial cutané externe , mé-

clian, radial, cubital et axillaire. Nous indiquerons; dans la description de chacun, comment le plexus le fournit.

Nerj brachial cutané interne.

Ce nerf , le moins volumineux de ceux du plexus brachial , naît de sa partie interne et inférieure. Il vient ordinairement , presque exclusivement, du septième nerf cervical et du premier dorsal. Dirigé perpendiculairement en bas , sous l’aponévrose brachiale, il parvient jusqu’au tiers supérieur du bras sans se subdiviser. 11 est d’abord profondément caché dans le tissu cellulaire de l’aisselle , et se trouve entre les nerfs médian et cubital dont il paroît quelquefois être une branche. Dans ce trajet , il correspond exactement à la veine basilique, laquelle est placée au-dessous , au-dessus ou à côté de lui , et fournit quelques rameaux peu considérables , qui vont se perdre dans le tissu cellulaire voisin, et dont les filets, perçant l’aponévrose, deviennent cutanés. Un de ces rameaux, plus considérable, descend vers la tubérosité humérale interne. Parvenu au tiers supérieur du bras , le tronc se divise en deux branches , l’une externe , l’autre interne.

Branche externe.

Elle perce l’aponévrose brachiale , se dirige obliquement en bas et en devant , placée au-dessus du nerf médian , dont elle suit la direction jusqu'à la partie inférieure du muscle biceps ; puis elle continue son trajet en passant sur le milieu du pli du bras , parvient à l’avant-bras , placée au-devant de l’aponé-

y, «ose de cette partie, se dirige dans le meme sens jusqu’au poignet. Dans ce trajet , elle ne fournit point de rameaux sensibles au bras. A l’avant-bras , elle en donne un assez grand nombre , qu’on peut distinguer en radiaux et cubitaux.

Hameaux radiaux. Us se portent obliquement en bas et en dehors , et se répandent dans les tégumens de la partie antérieure et externe de l’avant-bras , en s’anastomosant avec les rameaux correspondans du cutané externe.

Rameaux cubitaux. Dirigés en bas et en dedans, ils se portent aux tégumens de la partie interne du bras , et s’anastomosent avec les rameaux que fournit la branche interne.

Quant aux rameaux par lesquels la branche externe se termine , les uns se distribuent latéralement comme les précédens , d’autres s’étendent dans le sens de la branche jusqu’aux tégumens du poignet. L’adhérence de la peau âu ligament annulaire ne permet que difficilement de pouvoir les suivre.

Branche interne.

Plus grosse que la précédente , et faisant suite au tronc elle continue sa direction , placée sur le muscle brachial antérieur , et accompagnée par la veine basilique. Parvenue près du condyle interne de l’humérus , elle se divise en deux rameaux principaux.

Rameaux antérieurs. Placé plus en dehors , il se porte obliquement sur le faisceau des muscles antérieurs de l’avant-bras , se subdivise bientôt en plu-

2$4 appareils cond. du sent, et du mouv. sieurs filets qui naissent principalement de son côté interne , se prolongent fort loin sur la partie correspondante et meme postérieure de ce membre , et se terminent à ses tégumens.

Rameau \ postérieur . Beaucoup plus rapproclié du condyle interne , il se contourne en arrière , au-dessous de ce condyle, se subdivise comme le précédent, se porte le long du cubitus , et se termine par un grand nombre de filets à la partie interne et postérieure des tégumens de l’avant-bras , et même sur le dos de la partie interne du carpe et du métacarpe.

Nerf brachial cutané externe.

Ce nerf, plus volumineux que le précédent, moins gros que les autres, naît de la partie externe du plexus. Il vient des quatrième et cinquième nerfs cervicaux , delà manière suivante: ces deux nerfs , isolés jusqu à la clavicule , se réunissent alors , comme je l’ai dit , en un seul tronc qui, formant partie du plexus , descend perpendiculairement jusqu’au niveau de l’attache commune des muscles biceps et coraco-bracbial. Là, il se divise en deux cordons divergeant entre eux : l’un interne , qui souvent est double , se dirige obliquement en bas et en dedans , et passe au-devant de l’artère axillaire pour aller se joindre au nerf médian , qu’il concourt en grande partie à former : l'autre, externe , est le nerf brachial cutané externe.

Celui-ci descend obliquement en dehors, s'engage aussitôt dans l’épaisseur du coraco - brachial , qui, par l’écartement de ses fibres , lui ofl’re une ouverture. Après avoir traversé ce muscle , il passe au-

nerfs de la vie animale. a55

dessous du biceps, descend quelque temps le long de son bord interne , puis se rapproche du milieu de sa surface postérieure , et parvient ainsi jusqu’à son extrémité humérale , où il sort de dessous lui , au niveau de son tendon et du côté externe. Il traverse alors le milieu du pli du coude , au-dessous de la veine médiane céphalique , devient superficiel , et descend tout le long de la partie antérieure de l’avantbras , entre l’aponévrose et la peau , se rapprochant toujours davantage du bord externe , et diminuant progressivement de volume. A quelque distance du poignet , et au niveau du cubital antérieur , le nerf brachial cutané externe étant réduit à un très-petit volume, se divise en deux branches, l’une externe, l’autre interne.

Dans ce trajet , il donne plusieurs rameaux peu volumineux, mais constans. i°. Le premier part de ce nerf au moment où il traverse le muscle coraco-brachial auquel il est destiné : il est très-mince , mais assez étendu, en sorte qu'on le suit au milieu des fibres charnues, jusqu’auprès du tendon inférieur. 20. sous le muscle biceps et vers son milieu , deux ou trois rameaux s’échappent , pénètrent tout de suite la surface interne de ce muscle , et s’y perdent. 5°. Plus bas, un rameau plus considérable naît dut nerf qui nous occupe , se dirige en bas et en dedans , se divise bientôt en deux filets qui se plongent dans le muscle brachial antérieur , et dont l’inférieur se prolonge entre ses fibres jusqu’à sa partie inférieure , où elles se perdent en se ramifiant. 4°- Quelquefois un rameau , variable dans son origine et son trajet , unit ce nerf avec le médian. J’ai trouvé sur un sujet une

anastomose avec le brachial cutané interne ; le filet, cli rige en dedans, traversoit profondément la partie antérieure de l’humérus, pour se porter ensuite superficiellement vers le tronc auquel il s’unissoit.

A l’avant-bras , le brachial cutané externe fournit beaucoup de petits filets , dont aucun n’est remarquable,-et qui se distribuent de l’un et l’autre côtés aux tégumens antérieurs et externes du membre , en s anastomosant en dedans avec ceux du brachial cutané interne.

Branche externe.

Elle est la plus volumineuse : elle fournit tout dé suite un rameau qui se dirige sur le dos de la main , et s’y perd plus ou moins loin sur les doigts. Ellemême se porte sur le bord externe et la face postérieure du pouce , sur l’espace qui le sépare de T indicateur , et sur ce dernier.

Branche interne .

Plus petite que la précédente , elle se porte au-devant de l’éminence thénar , et se subdivise bientôt en une foule de filets qui la recouvrent.

Les rameaux infiniment subdivisés de ces deux branches environnent le pouce en avant , de côté et en arrière , appartiennent au dos de la main , et se distribuent à la peau , en s’étendant jusque près de l’extrémité des doigts.

Nerf médian.

Ce nerf, le plus remarquable de ceux du plexus, naît de sa partie antérieure , derrière le brachial

Cutané interne , entre le cutané externe et le cubital. Les septième et sixième nerfs cervicaux , reunis avec le premier dorsal , forment sa principale origine. Les quatrième et cinquième cervicaux augmentent, comme je l’ai dit , son volume par unè branche qu’on a décrite comme une division du brachial -cutané externe. L’artère axillaire se trouve embrassée par ces diverses branches d’origine.

Le nerf médian se dirige ensuite obliquement en bas cl en dehors derrière la partie interne du biceps , côtoie l’artère brachiale , qui se trouve plus en dehors, et parvient ainsi au pli du coude , sur lequel il passe, à côté et en dedans du tendon du biceps, derrière la veine médiane : là, il s’enfonce au-dessous de l’aponévrose anti-brachiale , entre le brachial antérieur et le grand pronateur , passe entre les deux portions qui forment l'extrémité supérieure de ce dernier , et continue presque perpendiculairement son trajet à la partie antérieure et moyenne de l’avant-bras , entre les fléchisseurs digitaux , superficiel et profond. Caché d’abord par Je premier , il devient plus apparent en bas, et se montre à découvert entre ses tendons, s’engage comme eux au-dessous du ligament annulaire du carpe , et acquiert en cet endroit un peu plus d’épaisseur qu’auparavant ; enfin , parvenu dans la main vers les os métacarpiens , il se divise comme je le dirai.

lant que le nerf médian répond au bras , il ne donne aucun rameau. Son volume , peu diminué le long de J avant-bras , ne permet pas de le regarder comme divise en branches , malgré les rameaux assez volumineux qu’il y fournit, ni.

2ü8 APl'Alir.lLS CO Ml. DU SËNT. TET DU IVÏOUV»

Rameaux musculaires supérieurs. C’est au moment où ce nerf s’engage entre le brachial antérieur et le grand pronateur . qu’il donne ses premiers rameaux. Ils sont en nombre indéterminé. La même quantité de filets existe toujours; mais ils se trouvent assemblés en plus ou moins de faisceaux : le moins qu il y en ait , c’est deux ; ils forment un paquet assez volumineux ; et vont gagner les m scies qui s’attachent ensemble au condyle interne. Ti tisse perdent presque aussitôt dans ces muscles , et se prolongent plus ou moins au milieu de leurs fibres charnues, qu’ils pénètrent par leur face interne. Le grand pronatenr , les grand et petit palmaires, le fléchisseur digital superficiel et le cubital interne , en reçoivent le mouvement. Quelques-uns vont aux muscles plus profonds , et spécialement au fléchisseur du pouce.

Rameaux mter osseux. Un peu plus bas , le médian fournit un rameau plus considérable , qui s’en sépare à angle très-aigu. Ce rameau naît ordinairement avec un autre , avec lequel il forme d’abord un faisceau Commun , et qui s’en séparant tout de suite , se jette , comme les précédens , dans les muscles antérieurs de l’avant-bras , et spécialement au milieu du fléchisseur digital superficiel . Quelquefois j’ai vu ce dernier naître isolément. Quoi qu’il en soit, il s’enfonce aussitôt entre les muscles fléchisseurs digitaux , superficiel et profond, pour aller gagner la Surface antérieure du ligament interosseux , et descendre sur cette surface jusqu’au niveau du petit pronateur. Dans ce trajet, il donne , à droite et à gauche , plusieurs filets qui vont se perdre dans les muscles fléchisseur digital profond et fléchisseur du pouce ; puis il s'enfonça

NEl^FS DE LA VIE ANIMALE.

au-tîessous du petit pronateur , auquel il donne des filets,, et sort enfin par l’ouverture inférieure du ligament inlerosseux , pour se répandre sur le dos de la main , où il finit par divers filets qui se prolongent plus ou moins loin , et deviennent superficiels après avoir été d’abord profondément cachés. Ils s’étendent moins loin que l’artère inter osseuse , qu’ils accompagnent.

Quelquefois un autre rameau du nerf médian , naissait là- peu- près au même.endroit que le précédent, suit le trajet de l’artère cubitale, et va s’anastomoser avec le nerf cubital : ce rameau manque le plus souvent.

Divers filets sont fournis par le médian dans le reste de son trajet à l’avant-bras ; mais ils n’ont rien du remarquable: ils vont se perdre aux muscles voisins.

Rameau palmaire cutané. A la partie inférieure de l’avant-bras , ce nerf donne un rameau assez considérable , qui sort entre les tendons , et va se porter aux légumens de la paume de la main , parmi lesquels il se perd bientôt : l’adhérence de la peau avec les parties fibreuses subjacentes en rend la dissection un peu difficile.

Le nerf médian , parvenu vers les articulations supérieures du métacarpe, se divise en cinq rameaux qui vont aux doigts. Cette division commence quelquefois par deux branches principales, qui se subdivisent ensuite, l’externe entrois, l’interne en deux rameaux ; d’autres fois tous partent du même endroit. On peuples distinguer par leur nom numérique , en comptant de dehors en dedans.

Rameaux digitaux.

Premier rameau digital, il se dirige obliquement en dehors , et fournit aussitôt plusieurs filets qui vont gagner les muscles court abducteur , opposant et court fléchisseur du pouce. Ces filets naissent souvent par un tronc séparé en même temps que le rameau , ce qui fait que plusieurs auteurs les en ont isolés. Quoi qu’il en soit , celui-ci descend le long du court fléchisseur , auquel il donne encore un filet , et va sur le bord radial du pouce jusqu’à l’extrémité de ce doigt. Un filet postérieur, qu’il donne au niveau de la première phalange , se détourne en arrière , et va se porter aux tégumens de la surface postérieure du pouce , dont il côtoie aussi le bord radial.

Second rame.au digital. 11 marche d’abord à côté du précédent , s’en écarte ensuite , suit le bord cubital du premier os du métacarpe et du pouce , donne quelquefois , dans ce trajet , un filet qui va au court fléchisseur , puis en foufnit constamment d’autres postérieurs qui se portent à la partie postérieure du doigt ; il s’anastomose ensuite avec le rameau précédent sur la pulpe du doigt.

Troisième rameau digital. Il suit d’abord la direction du premier des lombricaux , auquel il donne un filet qui se divise en y pénétrant ; puis il marche le long du bord radial du second os métacarpien et de l’index jusqu’à l’extrémité de celui-ci , où il s’épanouit. Un ou deux filets postérieurs s’en échappent au niveau de la première phalange , côtoient un peu le bord digital, et se perdent en arrière.

Quatrième rameau digital. 11 se porte entre les

NERFS DE DA VIE ANIMALE. 26t

deuxième et troisième os métacarpiens , et donne un. filet au second des lombricaux. A la partie supérieure des doigts index et médius , il se divise en deux rameaux secondaires, qui suivent les bords cubital de l’index , et radial du médius. Souvent la division a lieu beaucoup plus tôt , et près de l’origine du rameau principal. Chacun de ces rameaux secondaires donne des filets postérieurs au niveau des premières phalanges, filets qui, gagnant le dos des doigts, côtoient chacun le bord auquel ils correspondent, et se perdent ensuite. Quelquefois le principal filet postérieur du rameau du médius naît a l’endroit de la bifurcation , et semble former un troisième rameau secon-

daire.

Cinquième rameau digital. 11 suit la direction primitive du nerf médian , se porte entre les troisième et quatrième os métacarpiens , donne un filet au troisième des muscles lombricaux , et se divise ensuite en deux rameaux secondaires , qui suivent les bords cubital du médius et radial de l’annulaire , et donnent chacun des filets postérieurs , lesquels se comportent à-peu-près comme ceux des rameaux précédées : leur terminaison est aussi la même.

Tous ces rameaux, parvenus chacun sur la partie antérieure de la dernière phalange , se divisent en plusieurs filets qui se perdent dans la pulpe de cette partie, et s’y anastomosent par arcade avec les rameaux opposés.

NerJ cubital.

Ce nerf naît de la partie interne et postérieure fin plexus brachial , et vient principalement du septième

zG'2 APPAREILS COND. DU SENT. ET DU MOUV.

cervical ei du premier dorsal. Il descend presque perpendiculairement le long de la partie interne du bras, suit le brachial postérieur , auquel il est uni assez intimement par du tissu cellulaire. Près de l’articulation du coude, il s’engage entre la tubérosité interne de l’humerus et l’olécrane , traverse l’extrémité supérieure du cubital antérieur ; puis , se dirigeant un peu obliquement en bas et en devant , il occupe dans le reste de son étendue la partie antérieure et interne de l’avant-bras, placé entre le cubital antérieur et le fléchisseur profond, plus en dedans qi/e l’artère cubitale. Son volume diminue sensiblement à mesure qu’il avance inférieurement. Vers le quart inférieur de l’avant-bras , au-dessous du poignet , il se divise en deux branches , l’une palmaire, l’autre dorsale; mais avant cette division il donne différens rameaux , ou plutôt des filets , car leur ténuité est très-grande.

i°. Dans son trajet le long du bras , il en fournit quelques-uns très-minces, un peu au-dessus de l’olécrane , lesquels vont à la partie inférieure du brachial postérieur, et aux tégumens correspondons ; 20. ceux qui naissent au niveau de l’avant-bras sont plus gros et plus sensibles. Depuis l’olécrane jusqu’à la bifurcation du nerf, on en trouve ordinairement quatre , cinq et même six : le nombre est indifférent ; la quantité des derniers filets nerveux est toujours la même, seulement le mode de séparation varie. Tous vont se rendre aux muscles voisins , au cubital interne , et spécialement au fléchisseur digital profond. L’un d’eux, très-ténu, assez constant , mais qui manque quelquefois cependant , se porte le long de l’artère cubitale , l’accompagne pendant un certain

temps, puis se perd dans les deux fléchisseurs, près du poignet , après un trajet assez long.

Branche \ palmaire -

Elle est la plus considérable , ce qui , joint à sa direction , peut la faire regarder comme la continuation du nerf lui-même, Obliquement dirigée au-devant de l’extrémité inférieure de l’avant-bras , le long du tendon du cubital antérieur, elle s’engage sous le ligament annulaire , à côté de l’os pisiforme ; là , elle se divise , avant d’arriver à la main , en deux rameaux considérables , l’un profond , l’autre superficiel.

Rameau palmaire profond. IJ s’engage au-dessous du faisceau des lombricaux et des tendons fléchisseurs , se recourbe ensuite en dehors , de manière à former une espèce d’arcade , dont la concavité est en haut , et qui ressemble assez bien à celle que forme l’artère cubitale au même endroit. La concavité de cette arcade ne fournit point de filets , mais sa convexité en donne un grand nombre : i°. les deux premiers , qui naissent près de l’origine du rar meau , se portent au faisceau des muscles de l’éminence hypothénar , et s’y distribuent en s’y introduisant par leur face profonde. 2°. On en voit ensuite quatre ou cinq qui naissent au niveau des espaces interosseux , s’enfoncent dans l’épaisseur des muscles de même nom , et s’y perdent en s’étendant jusque près du dos de la main. 5°. Les derniers qui terminent le rameau s’enfoncent dans et sous le muscle abducteur du pouce, et vont s’engager ensuite dans l interosseux abducteur de l’index. La portion dyu

— ^4 APPAREILS COND. DTJ SENT. ET DU MOUY. court fléchisseur du pouce qui s’attache au-devant du carpe en reçoit ensuite des filets. Ce sont ceuxlà , à proprement parler, qui finissent l’arcade.

Hameau palmaire supeijiciel. Aussitôt après avoir dépasse 1 os pisiforme, il donne un filet aux lé'' unie ns de 1 éminence hypothénar , et bientôt après se divise en deux rameaux secondaires et digitaux , l’un externe, l’autre interne.

Le rameau digital externe est le plus considérable; il se dirige perpendiculairement en bas, sous l'aponévrose palmaire , jusqu’à la partie inférieure du métacarpe : il donne, dans ce trajet, un filet qui va s’unir à angle aigu au dernier des rameaux digitaux du nerf médian , puis un autre au quatrième des lombricaux. Au bas du métacarpe, il se subdivise en deux autres rameaux , dont l’un côtoie le bord cubital du doigt annulaire jusqu’à son extrémité, syr laquelle il s’anastomose avec le rameau correspondant du nerf médian ; l’autre côtoie de même le bord radial du petit doigt , jusqu’à l^a dernière phalange , où il s’anastomose avec le rameau suivant. Chacun fournit , comme les rameaux digitaux du médian, et au niveau de la première phalange , un ou deux filets postérieurs très-sensibles , qui , dirigés sur la convexité du doigt correspondant , s’y ramifient et se perdent aux tégumeris.

Lie rameau digital interne se dirige obliquement en dedans , passe au-devant des muscles opposant et court fléchisseur du petit doigt, donne plusieurs filets à ces musclés, à la peau, et au palmaire cutané ; gague ensuite le bord cubital du petit doigt , qu’il suit jusqu’à son extrémité, pour s’anastomoser

avec le rameau précédent. Dans son trajet , il donne des filets postérieurs très-sensibles, dont la distribution est analogue à celle de tous les filets postérieurs des rameaux digitaux.

Branche dorsale.

Elle est fort petite en comparaison de la précédente , se contourne obliquement en dedans sous le cubital antérieur , suit le bord interne du cubitus , dont elle côtoie ensuite la surface postérieure jusqu’au poignet. Là , elle se divise en deux rameaux d’inégal volume, l’un interne, l’autre externe. Auparavant /elle donne , au-dessous du cubital antérieur , un ou deux filets qui descendent obliquement sous ce muscle, et se perdent dans les tégumens : ces filets viennent; quelquefois de la partie supérieure du rameau dorsal interne.

Rameau dorsal interne. Il se porte sur le bord cubital du cinquième os du métacarpe , et fournit un grand nombre de filets divergens qui se distribuent , soit au muscle abducteur du petit doigt , soit aux tégumens. Le rameau lui-même va se perdre sur le bord cubital du petit doigt , en se distribuant également à la peau.

Rameau dorsal externe. Il va gagner l’intervalle des quatrième et cinquième os métacarpiens. Près de leur partie inférieure , et très-souvent plus haut , il se divise en deux filets, dont l’un se porte d’une part sur le coté externe du petit doigt, où il s’anastomose avec le rameau précédent , d’autre part sur le côté interne de l’annulaire , tandis que l’autre gagne , par

266 APPAREILS COND. DU SENT. ET DU MOUV. une division , le côté externe de ce dernier doigt , et par une autre division , le côté interne du médius, où il s’anastomose avec le nerf radial. Toutes ces divisions distribuent un grand nombre de filamens sur lo dos des deux derniers doigts , sur la partie interne de celui du milieu , et ne se perdent qu’à leur extrémité.

Nerf radial.

Ce nerf est un des plus volumineux de ceux qui sortent du plexus brachial. 11 naît de sa partie interne et postérieure , formé principalement par les cinquième , sixième et septième nerfs cervicaux , et par le premier dorsal. Il descend d’abord obliquement le long de la partie interne de l’humérus , recouvert par les autres nerfs du plexus , et placé entre les portions interne et moyenne du brachial postérieur ; puis il se contourne sur la face postérieure de cet os , situé alors dans la gouttière qu’il présente en cet endroit , et totalement caché par le brachial postérieur. Il parvient ainsi jusqu’à la partie antérieure , externe et inférieure du bras , où il se trouve entre le muscle brachial antérieur et le long supinateur ; il se porte, en conservant ces rapports , jusque sur l’articulation de l’avant-bras , et s’y divise comme je le dirai.

Dans ce trajet, un grand nombre de rameaux s’en échappe ; aussi est-il sensiblement moins gros à sa bifurcation qu’à son origine. Ces rameaux sont les suivans ; i°. au niveau des tendons réunis du grand dorsal et du grand rond , il en fournit deux ou trois musculaires , ayant une origine tantôt commune , tantôt séparée , et se portant obliquement en haut

NEUFS DE T. A VIE ANIMA Et. 2.G 7

et au milieu de la grande portion du brachial postérieur, et ensuite à sa portion externe. 2°. Plus inférieurement naissent, tantôt réunis, tantôt isolés par des distances plus ou moins considérables, quatre ou cinq rameaux , musculaires aussi , excepté un , toujours constans , plus considérables encore que les précédons. L’un d’eux gagne la partie inférieure de cette •même portion externe du brachial postérieur; de là Je brachial antérieur , où il se perd par plusieurs filets. Un autre se jette dans la portion interne du premier de ces muscles. Un antre descend perpendiculairement sous la grande portion , reste quelque temps apparent lorsqu’on soulève celle-ci , puis , s’enfonçant bientôt dans la masse commune inférieure de ce muscle , s’y perd par plusieurs filets qui y entrent séparément , et dont l’un plus long que les autres, peut, à travers les fibres charnues, se suivre jusqu’à l’anconé : ce filet m’a paru très-remarquable. Un dernier rameau cutané , qui quelquefois est double , et qui naît très-souvent par un tronc commun à lui et au précédent, tantôt plus haut, tantôt plus bas, perce le brachial antérieur , ou bien sort entre lui et le long supinateur, devient superficiel, passe derrière le coude , descend le long de la partie externe et postérieure de l’avant-bras et de la main jusqu’au pouce, en fournissant un grand nombre de filets qui se perdent dans les tégumens. Rien n’est plus variable que l’origine de ces rameaux , comme au reste l’origine de la plupart de éeux qui se distribuent aux muscles : il faut , en les disséquant , avoir surtout égard à leur terminaison. 0°. Entre le brachial antérieur et le grand Supinateur, naissent deux ou trois autres rameaux

!2Üt) APPAREILS COND. DU SENT. ET DU MOUV.

musculaires , qui vont à ce dernier et au grand radial externe.

Après avoir fourni tous ces rameaux , le nerf, plus petit presque de moitié, se divise en deux branches , l’une antérieure , l’autre postérieure.

Branche antérieure.

Elle est la plus petite des deux , se dirige obliquement en bas , recouverte par le grand supinateur et placée en dehors de l’artère radiale. Vers le tiers inférieur de l’avant-bras, elle se détourne en dehors, passe au-dessous du tendon du grand supinateur ; en croisant sa direction, sort entre lui et le grand radial externe, pour occuper le bord externe du radius, et se trouver au-dessus des grand abducteur et court extenseur du pouce et sous les tégumens : bientôt elle se divise en deux rameaux.

Rameau externe. 11 se dirige sur la face dorsale du pouce, et se subdivise en deux filets; i°. l’un va au côté externe de celte face dorsale , en distribuant divers filets, dont plusieurs s’engagent sensiblement sousje tendon du long extenseur de ce doigt, et s’y perdent ; 2°. l’autre se porte d’une part sur le côté interne et dorsal du pouce , de l’autre sur le côté externe et dorsal de l’index. Souvent ce filet vient du rameau suivant, et alors celui-ci, moins considérable , donne seulement , en se jetant sur le côté externe du pouce , un filet très-mince , qui descend sur .la face postérieure de ce doigt , et s’y perd. Dans ces deux cas , la distribution est toujours la même. Le filet commun du pouce et de l’index donne beaucoup de divisions avant de se terminer à l'ex-

neufs de la vie animale. 269

trémilé de ces deux doigts. L’interosseux abducteur de l’index , les tégumens et le contour de l’articulation des deux doigts en reçoivent surtout.

Rameau interne. 11 est le plus considérable, quand le filet commun au pouce et à l’index en provient; dans le cas contraire, il est le plus petit. Il se porte sur le dos de la main , et se divise , dans ce dernier cas , en deux filets. L’un descend le long du côté interne et dorsal de l’index , l’autre sur le côté externe et dorsal du médius. Ils s’y comportent comme les filets précédens sur leurs doigts respectifs.

Branche postérieure.

Celle-ci , beaucoup plus volumineuse que la précédente , se détourne obliquement en dehors , passe au-dessous des grand supinateur et radiaux , auxquels elle donne des filets , s’engage entre deux plans charnus du petit supinateur, auquel elle fournit aussi plusieurs filets , et qu’elle traverse suivant sa longueur , en contournant obliquement de haut en bas, l’extrémité supérieure du radius. Dans l’épaisseur de ce dernier muscle , elle se divise en plusieurs rameaux principaux , mais dont l’origine et par conséquent le nombre varient.

Rameaux postérieurs . Us se portent au petit supinateur lui-même, et donnent ensuite divers filets aux cubital postérieur et extenseurs des doigts et de l’index. Parmi ces filets , il en est qui se prolongent fort loin dans ces muscles , et ne disparoissent qu’auprès de leurs tendons.

Panneaux anterieurs . Ils appartiennent spéciale-

27O APPAREILS COND. DU SENT. ET DU MOUV. ment aux muscles postérieurs et profonds de l’avantbras. Plusieurs se portent d abord aux muscles grand abducteur et ])etit extenseur du pouce. L’un d’eux, qui est le principal , et qui quelquefois fournit les autres, descend entre ces muscles et le grand extenseur du même doigt , donne quelques blets en arrière à l’extenseur commun des doigts , suit le ligament interosseux sur lequel il est immédiatement placé , passe sur l’articulation du poignet , au-dessous des tendons extenseurs et du ligament annulaire du carpe; et , parvenu sur le métacarpe , se divise en un grand nombre de blets qui se perdent dans les inlerosseux, et s’anastomosent avec les rameaux profonds du cubital. La densité du tissu cellulaire en cet endroit fait qu’on le suit difficilement.

Nerf axillaire.

Il naît de la partie interne et postérieure du plexus brachial , et paraît être fourni principalement par les deux derniers nerfs cervicaux , et par le premier dorsal : il se dirige , aussitôt après son origine, oblique- ■ ment en bas et en dehors, sur le muscle sous-scapulaire et près de son tendon , passe sur la tête de l’humérus, entre la capsule bbreusc et le grand rond , puis entre elle et la longue portion du brachial postérieur; en contournant ainsi horizontalement l’articulation , il paroît entre cette dernière et le bord inférieur du sous-épineux , et va tout de suite se terminer au deltoïde.

L’axillaire donne fréquemment , près de son origine, les nerfs sous-scapulaires que nous avons décrits

à l’occasion du plexus brachial ; mais comme ccs nerfs sortent le plus souvent au niveau de ce plexus luimème, j'ai préféré les décrire à son occasion. Au moment où il se contourne sur la tête de l’humérus, il fournit quelques filets au muscle petit rond ; parvenu au-dessus du brachial postérieur, il se divise en deux branches principales, Tune supérieure, l’autre inférieure.

Brandie supérieure.

Elle donne un rameau assez considérable , qui se subdivise aussitôt, et va gagner le bord inférieur du sous-épineux , dans lequel il se termine. Ensuite elle se porte , conjointement avec la suivante , sur la face interne du deltoïde , et la suit horizontalement jusqu’à son tiers postérieur : là, elle se divise en plusieurs rameaux qui se perdent dans ce muscle, près de son bord postérieur.

Branche inférieure.

Elle est la plus longue ; c’est elle qui fournit le plus grand nombre de rameaux au deltoïde , dont elle parcourt horizontalement la face interne jusque près de son bord antérieur. Presque tous ces rameaux naissent de cette branche inférieurement , et se portent, dans une direction perpendiculaire ou oblique, sur la face interne d’abord, puis dans l’épaisseur du muscle, vers les attaches supérieures duquel on n’en voit presque point remonter.

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