‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 132 sur 161 · UE L U R ET HR E · texte numérisé non relu

UE L U R ET HR E

3°. De rUrcthre (OvprjOpx , Urellira ).

a. Disposition générale.

3897. L’urèlhre est le canal excréteur de l’urine et du sperme tout à la fois. Long de neuf à douze pouces , étendu depuis le col delà vessie jusqu’à l’extrémité de la verge , où se trouve son orifice externe , courbé plusieurs fois clans le sens de sa longueur, d’une largeur considérable et qui surpasse de beaucoup celle de tous les autres conduits excréteurs, il a des parois en partie spongieuses, en partie membraneuses , et il reçoit , dans son trajet , les conduits éjaculateurs et ceux de la prostate , deé glandes de Cowper , et d’une foule de follicules muqueux.

D’abord un peu oblique en avant et en bas , l’urèthre traverse la prostate; devenu libre, il s’engage sous la symphyse du pubis, remonte au-devant d’elle entre les deux racines du corps caverneux , se place dans la gouttière de la face inférieure de celui-ci , et se termine au sommet du gland par une ouverture allongée de haut en bas. Suivant l’étatdu corps caverneux , cette seconde partie de l’urèthre change de direction.

2898. D après la disposition et la structure différentes que ce canal présente dans les diverses parties de son étendue, on le divise en trois portions distinctes, savoir : i°. Une portion prostatique , voisine de la vessie, longue de quinze à dix-huit lignes : elle traverse obliquement la prostate j dont le tissu soutient ses parois, qui sont extrêmement minces.

2°, Une portion membraneuse , longue de huit à dix lignes seulement , unie au rectum par du tissu cellulaire en bas et en arrière ; elle avoisine en devant la région inférieure de la symphyse du pubis et les fibres antérieures des muscles releveurs- de l’anus. Dans celte portion de son

(338 ORGANES DE LA GÉNÉRÂT. CHEZ LBOMME. étendue , l’urèthre est rétréci , et ses parois sont minces aussi.

3°. Une portion spongieuse qui s'épanouit antérieurement pç>ur former le gland. Elle commence en arrière par un renflement appelé Bulbe de V Urèthre , lequel se trouve immédiatement au-dessous de l’angle de réunion des racines du corps caverneux , au-dessus des deux muscles bulbocaverneux , et entre les glandes de Cowper. Ensuite cette portion du canal se trouve en rapport inférieurement avec la cloison des dartos et la peau ; sa partie supérieure est logée dans une gouttière du corps caverneux (2891).

largeur dans tout son trajet. Assez dilaté au moment de son origine, il se resserre bientôt et se dilate de nouveau dans le centre de la prostate ; la portion membraneuse qui vient ensuite est beaucoup plus étroite que tout le reste du canal, lequel conserve plus de largeur depuis le bulbe jusqu’à la base du gland. Là , immédiatement avant de s’ouvrir au dehors , il devient le siège d’une dilatation assez prononcée, qu’on appelle Fosse naviculaire. Enfin son orifice est assez étroit.

2900. On remarque à l’intérieur de l’urèthre encore, et dans toute la longueur de ce canal, deux lignes médianes blanchâtres , l’une supérieure , l’autre inférieure 5 on y observe aussi , mais dans les portions membraneuse et spongieuse seulement, quelques rides longitudinales, qui s’effacent lorsqu’on distend la membrane muqueuse qui les forme , et qui ne s’enfoncent point dans la fosse naviculaire.

2901. La ligne médiane inférieure aboutit postérieurement à une saillieoblongue,longued’un pouce environ, arrondie et continue en arrière avec la luette uréthrale. Celte saillie , formée par la membrane muqueuse, et contenant dans sa partie la plus reculée une vaste lacune , porte le nom de j Ferumontanum ( Caput gallinaginis ). En devant , elle

s'amincît et se termine en pointe; les orifices obliques des conduits éjaculateurs (2881) sont placés sur ses côtés; on voit à sa surfaceceux de la prostate (2879), et antérieurement ceux des glandes de Cowper. Tous ces orifices sont absolument dépourvus de valvules.

h. Organisation de V Urèthre.

2902. Dans toute son étendue, l’urèthre est tapissé intérieurement par une membrane muqueuse , laquelle est doublée , dans ses deux premières portions, par une membrane celluleuse ; et, dans la dernière, par une couche d’un tissu mou et spongieux.

2903. Membrane muqueuse. Elle se continue , d’une part, avec celle qui recouvre le gland, et, de l’autre, avec la tunique interne de la vessie (a85o) et avec les membranes qui revêtent les conduits éjaculateurs , prostatiques, etc. Elle est peu adhérente aux parties sous-jacentes, si ce n’est vers le gland et dans la prostate. Sa couleur varie suivant les points où on l’examine : d’un rouge vif près de l’orifice extérieur, elle est très-pâle et blanchâtre dans le reste de son étendue. Elle est plissée sur elle-même dans le sens de sa longueur , et garnie d’une infinité de petits trous qui sont les orifices de conduits obliques placés dans son épaisseur et nommés Sinus de Morgagni ; ces conduits paroissent être des lacunes, car on 11e voit point qu’ils partent de follicules , comme cela a lieu pour plusieurs autres membranes muqueuses. Ils commencent à exister au niveau du bulbe, et ils deviennent de plus en plus abondans jusqu’à la fosse naviculaire.

La membrane muqueuse de l’urèthre est très-fine; on 11e peut point lui distinguer d’épiderme.

2904. Membrane cellulaire. Elle semble naître du tissu blanc particulier au col et au trigone de la vessie (2848) , et sépare d’abord la membrane muqueuse du tissu de la

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