DU NEUF MAXILLAIRE INFÉRIEUR. IOT
n’en trouve qu’un : ils naissent isolément ou par un tronc commun. Quoi qu’il en soit, l’un d’eux, antérieur, que fournit dans quelques cas le nerf buccal , se porte en devant dans la partie la plus profonde de la fosse temporale, après s’èlre prolongé quelque temps horizontalement entre le muscle ptérygoïdien externe et la paroi supérieure delà fosse zygomatique 5 l’autre, postérieur , né quelquefois du nerf massetérin , suit d’abord la même marche , mais devient bientôt plus superficiel. Tous deux se recourbent sur l’os temporal pour remonter entre le muscle et la fosse du même nom , et se subdivisent en un grand nombre de filets qui se perdent dans l’épaisseur de ce muscle, ou s’anastomosent ensemble ou avec des ramifications du nerf facial , à l’aide de petites ouvertures dont est percée son aponévrose. Le rameau antérieur s’anastomose en outre avec le nerf lacrymal (1542), et avec un filet du rameau orbitaire du nerf maxillaire supérieur (r55o) qui traverse l’os de la pommette.
1 057. Rameau massetérin ( R. sous-zygomatique , Chauss. ). Situé en arrière des précédens , il a à-peu-près le même volume qu’eux, et marche aussi d’abord horizontalement en dehors et en arrière entre le muscle ptérygoïdien externe et la paroi supérieure de la fosse zygomatique, au-devant de la racine transverse de l’apophyse du même nom ; il traverse ensuite l’échancrure sigmoïde de l’o^maxillaire inférieur , entre le muscle temporal et le col du condyle de la mâchoire , donne quelques filets à 1 articulation temporo-maxillaire , se place à la face interne du muscle masseter , lui fournit quelques filets en arrière , et se perd enfin, par plusieurs autres filets , dans la partie moyenne de ce muscle , sans descendre jamais jusqu à son attache inférieure.
1 558. Rameau buccal ( R. bucco-labial , Chauss. ). Plus volumineux que les précédens , il naît quelquefois par un troue commun avec le nerf temporal profond ante-
IoB ORGAHES DE 1à SENSIBILITÉ.
rieur ( 1 556) , mais se dirige dès son origine en avant et en bas, passe entre les deux muscles ptérygoïdiens , et donne quelques filets à l’externe et au muscle temporal ; ensuite il se place entre le muscle ptérygoïdien interne ot la branche de la mâchoire, et se porte entre l'apophyse coronoïde et le muscle buccinateur , sur lequel il se divise en plusieurs filets , après avoir marché quelque temps sans se partager , et être devenu de plus en plus superficiel. Tous ces filets , au nombre de six ou sept, s’anastomosent fréquemment entre eux, et viennent seulement du côté inférieur du nerf; les premiers qui s’en séparent sont fort grêles et se jettent dans le muscle temporal ; les suivans se distribuent aux muscles buccinateur et canin , et à la peau ; les derniers parviennent jusqu’à la commissure des lèvres , passent sous son muscle abaisseur , et se perdent dans les environs. Plusieurs d’entre eux communiquent avec les nerfs facial et sous-orbitaire.
1 5 5 9. Rameaux ptérygoïdiens ( R. ptér)r go-musculaire , Chauss. ). Ils sont souvent au nombre de deux ; quelquefois cependant il n’y en a qu’un seul. Toujours ils sont extrêmement petits et minces ; d’abord cachés profondément entre les muscles ptérygoïdien et périslaphylin externes , ils se dirigent en bas et vont se terminer dans le muscle ptérygoïdien interne.
1560. Rameau lingual. Un peu moins gros que le nerf dentaire inférieur , il communique avec lui , peij après son origine , par un filet court, mais assez volumineux, qui laisse, entre lui et ce nerf, un intervalle que traverse l’artère maxillaire interne. Presqu’en même temps le filet nerveux , connu sous le nom de Corde du tympan, et qui naît du ganglion sphéno-palatiu , comme nous le démontrerons , vient , en formant un angle très-aigu en haut, s’accoler , au-dessous de la scissure glénoïdale , avec le nerf lingual , dout le volume se trouve alors sensiblement accru. Situé d’abord entre les muscles ptérygoïdien et pé-
DU NERF MAXILLAIRE INFÉRIEUR. IOg
ristaphylin externes et le pharynx , ce nerf descend ensuite obliquement en avant entre le muscle ptérygoïdien interne et la branche de l’os maxillaire inférieur , puis s’engage entre la glande sous-maxillaire et la membrane muqueuse de la bouche: il passe ensuite , avec le canal de Warton , entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-glosse, d’où il va gagner la partie latérale inférieure de la langue, après avoir remonté au-dessus de la glande sublinguale.
1561. Dans ce trajet, le nerf lingual donne ammuscle ptérygoïdien interne un filet qui s’anastomose parfi%ISvec un des rameaux ptérygoïdiens ( 1 55y) : il en fournit deux ou trois aux tonsilles et au muscle constricteur supérieur du pharynx; plus bas, il s’en détache deux ou trois autres qui se perdent dans la partie postérieure et interne des gencives ; au niveau de la glande sous-maxillaire , la corde du tympan l’abandonne pour aller se porter dans un ganglion particulier qui est environné par un petit plexus nerveux très-compliqué et à mailles lâches : ce plexus est le résultat de l’entrecroisement réticulaire de plusieurs filets qui naissent du nerf lingual et du ganglion lui-même, et dont les ramifications pénètrent la glande de toutes parts.
1562. Au-delà de cette glande, le nerf lingual envoie plusieurs filets qui descendent s’anastomoser avec ceux du nerf hypoglosse; il en foûrnit quatre ou cinqà glande sublinguale, et à-peu-près autant à la partie antérieure des gencives et à la membrane de la bouche. Alors quelques rameaux plus considérables sortent de son bord supérieur et passent entre les muscles lingual et génio-glosse, pour se distribuer dans le tissu de la langue. Enfin , il continue à se subdiviser dans cet organe jusqu’à sa pointe , et monte vers sa face supérieure se distribuer par un grand nombre de filets pénicelliformes, fasciculés , plissés dans le sens de leur longueur , dans sa membrane muqueuse : quelques-uns ont etc suivis dans les papilles qui la recouvrent, particulièrement en devant.