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DU GANGLION CERVICAL SUPÉRIEUR

formes, dont quelques-unes pénètrent dans le larynx à travers les membranes thyro-hyoïdienne (1^4) et crieo- thyroïdienne (1370), et s’anastomosent ensuite avec les nerfs laryngé interne (1599) et récurrent (1602). Quelques autres anastomoses avec ce dernier ont aussi lieu derrière le corps thyroïde à l’aide d’un filet qui vient séparément du ganglion.

5®. Des Filets antérieurs.

1 774* Très-nombreux, et entrelacés continuellement les uns avec les autres pour la plupart , ces filets sont de trois sortes.

1 . Les uns , supei leurs et très-courts , vont s’anastomoser immédiatement avec les nerfs facial , pneumo-gastrique et hypoglosse : cette dernière communication n’existe cependant que fort rarement ; peut-être même ne la rencontre-ton jamais. Un de ces filets , plus long que les autres et fort ténu, va s’unir avec le rameau stylo-hyoïdien du nerf facial (i573) , et envoie quelquefois une ramification dans le trou stylo-mastoïdien, pour former sur le promontoire du tympan l’anastomose dont nous avons déjà parlé (1769) ; celte ramification remplace alors une de celles des filets supérieurs, ou bien encore elle se joint au tronc même du nerf facial.

*i°* D autres, rougeâtres et mous, au nombre de deux ou trois seulement, abandonnent le ganglion pour se porter en devant, derrière le point de division de l’artère carotide primitive, où ils forment un plexus à mailles multipliées, conjointement avec des filets descendans du ncrfglossopharyngien ( 1591). Des filamens qui sortent de ce plexus, les uns se jettent derrière l’artère carotide primitive et l’accompagnent jusqu’à Ja crosse de l’aorte ou jusqu’à l’artère arachio-céphalique , en s’entrecroisant à l’infini : ils constituent le Plexus carotidien primitif ,• les autres se contouraeut sur 1 artere carotide externe , et l’enveloppent d’un

?.o8 organes de la sensibilité.

plexus qui se divise en autant de plexus secondaires que celle-ci offre de branches, elauxquels concourent en outre des filets très-déliés des nerfs facial cl pneumo-gastrique ; souvent à l’origine de ces Plexus secondaires lingual , facial , occipital , temporal, pharyngien inférieur , maxillaire interne , on rencontre de pet i ts ganglions blancs ou gris qui en fournissent les filamens comme autant de rayons. On ne peut point assigner au juste le point où ces plexus se terminent 5 mais il est plus que probable qu’ils accompagnent les artères jusqu’à leurs dernières ramifications : on en suit jusqu’au milieu de la face , vers la division des artères labiales.

Le plexus carotidien primitif envoie quelques rameaux au pharynx , au laiynx et à la trachée-artère. Celui de l’artère faciale en envoie à la glande sous-maxillaire et communique avec ceux de son ganglion (1767), et avec ceux du nerf lingual du maxillaire inférieur, et du neif hypoglosse (1617)5 celui de l’artère maxillaire interne parvient à la dure-mère en suivant l’artère méningée moyenne. ,

3°. Les derniers filets antérieurs du ganglion cervical, supérieur se réunissent après un court trajet pour former le nerf cardiaque supérieur dont nous parlerons bientôt.

Du Ganglion cervical moyen ( G. cervicale medium seu thyroideum , Soemm.).

177 5. Ce ganglion, qui manque souvent tout-à-fait , qui quelquefois est double, et dont le volume varie extrêmement, est placé au niveau de la cinquième ou de la sixième vertèbre, vers la courbure de l’artère thyroïdienne inférieure. Sa couleur est grisâtre; il est arrondit ou lenticulaire, mais jamais fusiforme, et présente du reste une figure très - différente suivant les sujets. Sort tissu est plus ferme que celui du précédent.

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