‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 44 sur 161 · DU GANGLION CARDIAQUE. 3 I · texte numérisé non relu

DU GANGLION CARDIAQUE. 3 I

1792. Le plus ordinairement , du côté gauche , les nerfs cardiaques moyen et inférieur sont réunis en un seul et même tronc (1790).

3°. Des Ganglions nerveux de la poitrine.

Du Ganglion cardiaque ( Plexus cardiaque , Bichat).

1793. C’est le point central de réunion des nerfs cardiaques: il est placé derrière la crosse de 1 aorte , près de l’origine de cette artère , et au-devant de la division des branches ; il s’étend de haut en bas , depuis la naissance de l’artère brachio-céphalique jusqu’à la division de 1 artere pulmonaire en deux branches. Il est allonge , sinueux , d’un volume inégal dans les divers points de son trajet ; sa couleur est grisâtre ; il est comme transparent et gélatineux ; sa consistance est fort molle. Sa partie supérieure reçoit les nerfs cardiaques moyens droit et gauche , quelques filets des nerfs cardiaques supérieurs , surtout du gauche , et quelques-uns aussi de l’inférieur du côté droit; mais en avant, en arrière et en bas , il fourni t des filets qui constituent divers plexus que nous allons étudier, et dans la formation desquels entrent aussi des filamens nombreux et isolés des nerfs cardiaques inférieurs et supérieurs.

179^. Ses fdets antérieurs , en fort petit nombre, se distribuent aux parois de la partie antérieure de l’aorte ; quelques-uns se réunissent, au-dessous d’elle, au plexus coronaire antérieur.

1 795. Les postérieurs , plus nombreux , sont fort courts et se jettent dans la partie antérieure du plexus pulmonaire (1604).

1796. Les inférieurs , encore plus multipliés et beaucoup plus volumineux, appartiennent spécialement au coeur. On peut les partager en deux classes.

i°. Les uns , réunis on un faisceau considérable , et toujours pulpeux et gélatineux , comme tous les autres rameaux

de ce ganglion , embrassent en arrière le ligament artériel , et se contournent de haut en bas sur l’ai tère pulmonaire gauche, où ils commencent à s’écarter les uns des autres. Alors plusieurs pénètrent dans le poumon , s’entrelacent avec les divisions du plexus pulmonaire correspondant , et accompagnent les branches des artères et des veines du même nom. D’autres redescendent sur le tronc de l’artère pulmonaire , jusque vers le cœur.

Mais un ïameau bien plus remarquable que tous ceux-là croise obliquement de haut en bas l’artère pulmonaire gauche , et gagne la partie postérieure de la base du cœur, vers l’origine de l’artère coronaire postérieure. Là il se divise en un grand nombre de filamens très-ténus qui s’entrelacent autour de cette artère, et forment le Plexus corouciii e postérieur . Ces filets, tres-mullipliés , donnent naissance à autant de plexus secondaires que le vaisseau a de branches. Ainsi l’un de ces plexus secondaires se porte de gauche à droite sur la base du cœur , et se perd sur sa face plane. Un autre suit le bord gauche du cœur, depuis la base de 1 artère pulmonaire jusqu au sommet de l’organe. Un troisième descend immédiatement derrière le cœur : il est moins considérable. Quelques-uns des filets qui constituent ces plexus s isolent et se distribuent aux parois du cœur.

2°. Les filets de la seconde classe naissent un peu audessous des précedens , entre l’aorte et l’artère pulmonaire. Une partie passe derrière celle-ci et gagne le plexus coronaire postérieur, auquel d’autres se rendent également, après avoir descendu entre les deux vaisseaux. Mais il en est qui se contournent sur 1 aorte, se rendent à la partie antérieure de la base du cœur, et constituent le Plexus coronaire antérieur , destiné à accompagner l’artère du même nom.

Ce plexus, bien moins considérable que le précédent, reçoit cependant de plus que lui le nerf cardiaque inférieur

DES GANGLIONS THOKACIQUES. 211

gauche, qui lui appartient entièrement ; il se répand sur l’oreillette droite et sur toute la face convexe du cœur, en s anastomosant avec le postérieur vers le bord gauche de cet organe.

Des Ganglions thoraciques.

1 797* Beaucoup plus petits et moins marqués que les ganglions cervicaux, ils sont au nombre de douze de chaque côté, disposés sur une seule et même ligne , au-dessous de la plèvre , au-devant delà tête de chaque côte, ou dans les espaces inter-costaux. Leur nombre est cependant sujet à varier; souvent on n’en trouve qu’onze , parce que le premier se confond avec le ganglion cervical inférieur (i 780). Le premier ganglion , plus considérable que les autres , est placé an côté externe du muscle long du cou. Au reste, ils sont tous fermes , oblongs , hordéijormes. Us communiquent tous entre eux par des filets qui vont de la partie inférieure de 1 un à la paitie supéiieure de 1 autre , et fournissent en outre des filets externes et internes.

ie. Des Filets de communication.

îygS. Us sont forts et volumineux ; ils égalent souvent

le diamètre des ganglions eux-mêmes, et ne sont jamais multiples ni ramifiés entre deux ganglions voisins. Leur direction n’est pas non plus la même pour tous: ils naissent, pour chaque ganglion , à un point plus ou moins rapproché delà colonne vertébrale. Les artères inter-costales passent constamment derrière eux.

Dans leur trajet ils donnent latéralement de petits filamensà la surface des côtes et aux muscles inter-costaux.

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