‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 47 sur 161 · DES PLEXUS SOUS-DIAPHRAGMATIQUES. *>TI · texte numérisé non relu

DES PLEXUS SOUS-DIAPHRAGMATIQUES. *>TI

lis communiquent avec eux par de courts filets qui s’échappent de tous les points de leur périphérie, et ces ganglions secondaires eux-mêmes s’envoient léciproquement et en tous sens , une infinité de ramuscules, et quelquefois même semblent se continuer les uns avec hs autres, en laissant toutefois entre eux des aréoles plus ou moins larges et irrégulières.

1806. C’est cet assemblage de ganglions et de filamens entrelaces et anastomosés une foule de fois, qui constitue e texiu solaire . Ce vaste réseau nerveux , couché sur la colonne vertébrale, l’aorte, les piliers du diaphragme, cache par l’estomac en devant , par le foie et le diaphragme en haut, par le pancréas en bas , a une forme tellement irrégulière, qu’on ne sauroit l’assigner d’une manière exacte. jGS Sanollons et les filamens qui le composent sont tous mous et rougeâtres ; il est fortifié par plusieurs rameaux venant du nerf pneumo-gastrique droit, et par quelques J ets seulement du gauche. Il paroit essentiellement destiné a 1 aorte ; il lui distribue toutes ses divisions , et il en accompagne exactement les branches par autant de plexus secondaires qu on nomme

1 • Plexus sous -diaphragmait^ ues .

1807. Ils parlent de la partie supérieure du plexus commun , et sont destinés a accompagner les artères diaphragmatiques inférieures. Ils 11e sont composés nue d’un trèspetit nombre de filets qui marchent i coté les uns des aures , sans offrir les anastomoses fréquentes que nous allons trouver dans les autres plexus abdominaux. Quelques-uns se perdent dans les fibres charnues du diaphonie d’autres accompagnent les rameaux artériels à une^rande dis, Ici

droile’ s’ana5“‘ »■*

2°. Plexus cœliaque.

1808. 11 n’ est autre chose qu’un prolongement inférieur du plexus solaire sur le trépied de l’artère coeliaque 5 il fait véritablement suite avec lui , et fournit trois plexus secondaires fort remarquables , qui accompagnent les artères coronaire stomachique, hépatique et splénique. C’est à lui spécialement que viennent se terminer beaucoup de filets des nerfs phréniques et pneumo-gastriques ; il en reçoit aussi quelques-uns du dernier ganglion thoracique. 11 offre lui-même une assez grande quantité de ganglions , d’une forme et d’un volume variables.

1809. Plexus coronaire stomaclv.que (P. stomo-gastri que ^ Chauss. ). Moins considérable que les deux suivans , il embrasse l’artère près de sa naissance par un cercle de petits ganglions : très-multipliés d’abord , ces ganglions deviennent moins fréquens en avançant, en sorte qu’a l’endroit où l’artère se recourbe pour gagner la petite courbure de l’estomac , le plexus n’est presque plus composé que de filets nerveux. Lorsqu’elle envoie une branche au foie, le plexus se divise pour l’y accompagner -, mais le plus ordinairement il continue sans interruption sa marche le long, delà petite courbure de l’estomac , en répandant successivement sur les deux faces de ce viscère des filets qui s anastomosent fréquemment avec ceux des nerfs pneumo-gasli iques (1606). Aupi’ès du pylore le nombre de ces filets es fort réduit 5 les supérieurs se joignent au plexus hépatique (1810), et les inférieurs forment un plexus qui s’épanoui sur la partie antérieure de l’artère gastro - épiploïqu droite.

1810. Plexus hépatique. Celui-ci est beaucoup plu volumineux que le précédent -, appartenant à 1 artère hép; tique et à la veine porte , il se dirige avec elles vers la scitsure du foie , et se divise , au-dessus du pylore , en dcu portions. V inférieure gagne le côté postérieur de l’artci

DU PLEXUS COELIAQUE.

gastro-épiploïque droite , s’anastomose avec les Glets que le plexus coronaire stomachique envoie au-devant d’elle (1809), et l’accompagne en manière de gaine nerveuse: en passant sous la grande courbure de l’estomac, il s’en détaché des filets nombreux- qui se portent sur ce viscère tandis que d’autres pénètrent dans le pancréas avec les5

artères qui s y rendent , et que quelques-uns vont au duodénum.

La portion supérieure du plexus hépatique, bien plus considérable que l’inférieure , offrant dans tout son trajet de fort petits ganglions , s’épanouit en arrivant au col de la vésicule du fiel , qui est entouré de tous côtés par ses filets entrelacés , sans qu ils se prolongent beaucoup sur la vésicule elle-même, dans les parois de laquelle il s’en perd un certain nombre. Elle forme un petit plexus secondaire autour de 1 artère pylorique , et communique ainsi avec les filets qui terminent supérieurement le plexus coronaire stomachique. Quelques-unes de ses ramifications accompagnent le conduit cholédoque jusqu’au duodénum ; mais le plus grand nombre se jette dans l’épaisseur du foie avec les racines du conduit hépatique et avec les branches de l’artère du même nom et de la veine porte. Dans le fœtus, des filamens de cette portion du plexus s’accolent à la veine ombilicale, et la suivent jusqu’au placenta.

Le plexus hépatique reçoit de nombreux filets de la terminaison du nerf pneumogastrique droit, mais il ne fournit pas a lui seul tous les nerfs du foie. La partie convexe du ganglion semi-lunaire droit envoie en effet directement à ce viscere plusieurs filets qui passent au-dessous de son petit lobe, et forment un plexus à part.

1811. Plexus splénique. Celui-ci n’est composé que d’un peut nombre de filets , et est disproportionné au volume

artèie qu il embi tisse. A son origine , il présente deux ou trois ganglions assez gros , desquels partent des filets qui marchent à côté les ups des autres, sans être interrom-

pus par de nouveaux ganglions et en ne s’anastomosant que rarement entre eux. Plusieurs de ces filets pénétrent dans le pancréas avec des rameaux artériels •, les auties serpentent autour de l’artère splénique et entrent avec elle dans la rate : mais auparavant il s’en est encore séparé un certain nombre qui suivent le trajet de l’artère gastro-épiploïque gauche , et qui se perdent en partie isolément dans le grand épiploon. On en voit aussi qui accompagnent les vaisseaux courts.

3°. Plexus mésentérique supérieur.

1812. Après avoir formé le plexus cœliaque, le plexus solaire se prolonge encore en bas sur 1 artère aorte, jusqu’au moment où l’artère mésentérique supérieure vient à s’en séparer, et là, il forme un nouveau réseau nerveux très-considérable et parsemé de quelques ganglions. Ce plexus descend avec l’artère mésentérique supérieure entre le pancréas et la portion transverse du duodénum, qui en reçoivent des filets. Bientôt il s’engage en s’épanouissant entre les deux lames du mésentère , et alors il forme une sorte de filet d’une fort grande étendue, dont les mailles embrassent les' ganglions lymphatiques de celte région, et suivent en même temps les rameaux de l’artère , de manière à recouvrir toute la superficie de l’intestin grêle. Il envoie aussi constamment, et d’une manière isolée , un faisceau de filamens qui suivent l’extrémité droite du pancieas, et vont se rendre au duodénum avec deux ou trois petitesartères.

Le plexus mésentérique supérieur , à l’aide des plexus secondaires qu’il envoie sur les artères colique moyenne et iléo-coliqye, remonte dans le mésocolon, et donne des filets au colon lombaire droit et au cæcum.

Tous les filets de ce plexus sont très-flextieux et souvent interrompus par des ganglions. Ceux-ci s observent surtout sur le bord de l’intestin.

bu PLEX'JS MÉSENTÉRIQUE INFÉRIEUR.

4*. Plexus mésentérique inférieur ( Plexus colique gauche ,

Chauss. ).

18 13. Il se continue supérieurement et au-devant de l’aorte abdominale avec le précédent, et reçoit à son origine beaucoup de rameaux isolés des ganglions nerveux lombaires , et des plexus rénaux et spermatiques. Il se porte ensuite sur l’artère mésentérique inférieure, et forme autour de sa naissance une gaine droite , mais beaucoup moins compliquée que celle de l’artère mésentérique supérieure. Il s’engage avec elle dans le méso-colon iliaque, et, vers la marge du bassin , il se divise en deux portions : l’une , interne , moins considérable , entoure l’artère iliaque primitive , envoie quelques rameaux droits et rarement anastomosés , le long de l’artère iliaque externe, et descend dans le bassin avec l’artère hypogastrique , dont toutes les branches reçoivent ainsi un petit plexus. Il faqt remarquer encore qu’un grand nombre des filets de ce plexus s’écartent beaucoup des vaisseaux , pour se porter au-devant du sacrum dans le plexus hypogastrique , et que ceux qui sont appliqués sur les parois de l’artère iliaque externe peuvent etre suivis jusqu à la partie supérieure delà cuisse.

L’autre portion du plexus mésentérique inférieur, placée en dehors de la précédente , accompagne l’artère mésentérique et ses branches jusque dans le méso-rectum. Ses filets s’entrelacent autour de ce vaisseau d’une manière très-lâche, et on en voit beaucoup s’isoler et marcher vaguement dans les divers replis mésentériques. Ceux qui parviennent au colon iliaque se prolongentpeu sur cet intestin. Le principal plexus secondaire qui soit fourni ici est celui de l’artère colique gauche , qui se répand sur la portion correspondante du colon , et va s anastomoser en haut avec le plexus mésentérique supérieur.

On rencontre peu de ganglions dans le trajet du plexus

mésentérique inférieur : lorsqu’il y en a, ils sont constamment situés près de l’artère principale.

5°. Plexus rénaux ou émulgens.

1 8 1 4* Au nombre de deux , l’un à droite et l’autre à gauche , ils proviennent tout à la fois des faisceaux des plexus solaire et coeliaque , de la partie externe des ganglions semi-lunaires et del’épanouissement des petits nerfs splanchniques. Il vient s’y joindre en outre deux autres nerfs assez considérables , dont l’un nait par deux rameaux des onzième et douzième ganglions thoraciques, et dont l’autre vient du filet de communication du dernier ganglion thoracique avec le premier lombaire; tous deux traversent le diaphragme et s’anastomosent ensemble avant de se perdre dans le plexus rénal. Souvent aussi les deux premiers ganglions lombaires concourent à leur formation.

Chacun de ces plexus commence par trois ou quatre ganglions placés sur la naissance de l’artère rénale , et fournissant parleur périphérie beaucoup de filets ténus, rectilignes, et non anastomosés entre eux , mais qui s’entrelacent d’une manière marquée , et se joignent aux filets divers que nous venons d’indiquer, au moment où l’artère se partage en rameaux. Alors il s’y forme quelques petits ganglions, particulièrement en arrière de l’artère ou delà veine rénales : alors aussi tous ensemble pénètrent la substance propre du rein.

i8i5. Au moment où les artères capsulaires prennent naissance, il se détache du plexus rénal un petit plexus secondaire ( Plexus surrénal , Chauss.) qui les accompagne, qui envoie quelques filets sur les côtés du diaphragme, et qui s’associe à des rameaux particuliers du ganglion semiluuaire.

6°. Plexus spermatiques ( Plexus testiculaires, Ciiauss.).

1816. Ils sont également au nombre de deux et viennent surtout des plexus rénaux. Formés par un petit nombre de rameaux, ils suivent le trajet des artères spermatiques, jusqu au testicule chez l’homme, et jusqu’à l’ovaire et à la trompe ce Fallope chez la femme 5 mais il est impossible affirmer qu ils pénètrent le tissu de ces organes. On observe deux ou trois ganglions dans leur étendue , et il s’en sépare quelques filets pour l’uretère.

Des Ganglions lombaires ( Ganglions prélombaires , Chauss. ).

1 8 1 7- Au nombre de cinq de chaque côté ordinairement, quelquefois de deux ou de «rois seulement , oblongs et d un volume variable, occupant l’espace compris entre la ouzieme cote et l’articulation sacro-vertébrale , sur les parties latérales et antérieure du corps des vertèbres , près du muscle grand psoas , derrière la veine cave à droite et 1 aorte a gauche , ils sont plus distincts entre eux que les

Sr lhoraCltIUeS ’ et souvent Plus gros d’un côté que

Leurs rameaux , qui sont très-blancs , sont distingués naturellement en rameaux de communication d’un ganglion a 1 autre, et en filets externes et internes.

1°. Rameaux de communication .

.8,8. lis se portent d’un ganglion à l’autre; leur forme est souvent fasctculde , c’est-à-dire qu’il, s„„t hunis trois ou quatre ensemble. Quelquefois même il en manqué ™ eux , en sorte que la communication est interrompue: ou bien encore les deux ganglions voisins se confondent et se continuent immédiatement sans leur secours. Leur ténuité est constamment très-grande et leur longueur varia-

ble , parce que les ganglions n’occupent pas eux-mêmes une place déterminée exactement. Le premier fait communiquer le dernier ganglion thoracique avec le premier lombaire.

2°. Filets externes.

1810. Chaque ganglion en donne ordinairement deux ou trois , soit isolément , soit par un tronc commun. Assez longs et d’un volume remarquable, ils croisent la direction des artères lombaires au-devant desquelles ils passent , ou se contournent autour d’elles. Ils ont eux-mêmes une direction oblique en haut pour les ganglions supérieurs , transversale pour les moyens, oblique en bas pour les inferieurs. Us s’engagent bientôt après entre les languettes d insertion du muscle grand psoas (787) , pour s’anastomoser , au niveau des trous de conjugaison , avec les branches anterieures des nerfs lombaires. >

Quelques filets plus fins naissent de ceux-ci ou des premiers , et se perdent dans le muscle grand psoas.

3«. Filets internes .

1820. Nombreux et très-ténus , ils s’entrelacent ensemble fréquemment, et viennent former un réseau très-compliqué au-devant de l’aorte abdominale : souvent ils sont mêlés avec de petits ganglions particuliers.

Ce Plexus aortique envoie de nombreux filets aux plexus splénique, hépatique, rénaux, spermatiques, mesenteriques , que nous avons déjà vus. Il en jette aussi- sur les artères iliaques primitives ethypogastriques-, enfin il se continue avec le plexus hypogastrique que nous allons étudier. Quelques-uns de ceux du côté droit s’anastomosent, en passant sous l’aorte , avec ceux du côté gauche .

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