ORGANISATION DU NEZ. 2$ J
surfaces latérales , au lieu detre planes , offrent alors une convexité d’un côté et une concavité de l’autre. Ces deux surfaces sont revêtues par la membrane pituitaire; elles présentent un grand nombre de petites porosités qui les font paroître comme chagrinées, et qui reçoivent des prolongcmens de cette membrane. Quelquefois aussi ce cartilage est percé d’un trou qui permet aux fosses nasales de communiquer l’une avec l’autre
Son bord supérieur est inégal , très-oblique en arrière et en bas, et articuléavec lebord inférieur de la lame verticale de l’ethmoïde, qui se divise quelquefois en deux feuillets pour le recevoir. L’inférieur présente deux portions ; l’une postérieure, plus longue, un peu oblique en bas et en avant , enchâssée dans une rainure du vomer ; l’autre , antérieure, plus courte, arrondie, libre, et sans' aucune adhérence avec les parties voisines , est placée entre les branches internes des fi bro-carlilages des ouvertures nasales, auxquelles elle tient seulement par un tissu cellulaire lâche, et avec lesquelles elle concourt à former la cloison du nez.’ Quant au bord antérieur , sous-cutané , saillant et fort épais en haut, il s’amincit inférieurement , et se trouve entièrement caché par ces mêmes fibro-cartilages , entre lesquels i se réunit, par un angle obtus, avec le bord inférieur.
C est de la moitié supérieure de ce bord antérieur que naissent les deux portions latérales, qui lui sont d’abord continues, mais qui, plus bas, s’en trouvent séparées par une fente remplie de tissu cellulaire. Elles se portentobliquement sur les côtés du nez , au-dessous de ses os propres ; eur formeest triangulaire; de courtes fibres ligamenteuses’ es fixent , en haut et en arrière , aux os du nez et aux apophyses montantes des os maxillaires supérieurs ; un tissu beaucoup moins serré , qui n’est quelquefois qu’une simple membrane dans laquelle se développent quelques noyaux iJto cai tilagiueux amorphes, les unit en bas aux fibrocariilages des ouvertures nasales. En dehors, elles sont
recouvertes par le muscle triangulaire, et tapissées en dedans par la membrane pituitaire. Un peu moins susceptibles de se rompre , elles paroissent plus flexibles que la première portion.
Au reste , les trois portions de ce cartilage semblent être quelquefois séparées et distinctes , parce que , sur le bord antérieur de la cloison, tout le long de l’adossement des portions latérales, on observe une cannelure superficielle qui se termine par une très-petite crête.
t 947* Des Fibro-cartilages des ouvertures duriez. On ne peut que difficilement en déterminer la grandeur et la foi me; cependant , en général , ils représentent une ellipse tronquée en arrière; ils sont recourbés sur eux-mêmes et comme composés de deux branches coudées à angle , l’une interne, l’autre externe; par leur réunion, elles constituent en avant, et de chaque côté, une saillie plus ou moins marquée, et séparée par une rainure de celle du côté opposé. L’externe, dirigée un peu en haut et en arrière, se termine dans ce dernier sens par une extrémité arrondie en pointe , qui se perd dans le tissu membraneux qui la réunit aux portions latérales du cartilage précédent. Elle est recouverte en dehors par l'e muscle triangulaire et par les tégumens ; en dehors , par la membrane pituitaire.
La branche interne, qui est contiguë à la cloison, fait antérieurement partie de l’extrémité inférieuredecelle-ci : elle est horizontale et située quelquefois un peu plus bas que la première. Tapissée en dehors par la membrane muqueuse, et contiguë en dedans et en arrière au cartilage de la cloison, en dedans et en avant, elle avoisine celle du côté opposé, à laquelle elle est unie par un tissu cellulaire lâche , jamais graisseux. Assez large en avant, celte branche interne se termine en pointe postérieurement. C’est sa. contiguïté à celle du côté opposé qui donne en bas , à la cloison du nez, l’épaisseur qu’elle présente.
iy4§. Des Fibro-cartilages des ailes du nez. Ils se con--